Actualité et réflexion réaliste

Je viens de lire un best seller « Etre bien dans sa peau » de David Burns qui m’a éclairé. Ce psychiatre americain parle de sa thérapie cognitive ( et comportementale ) pour guérir la dépression, l’anxiete et les troubles d’humeur. Très facile a lire et comprendre, ça a fait un déclic chez moi.

Il parle de la mauvaise habitude qu’on les gens anxieux ou déprimés de focaliser trop sur les erreurs, défauts et minimiser leur qualité, succès. Comme je le faisais et le fait les JT (Journaux Télévisés) qui focalisent trop sur les drames, les catastrophes … avec dramatisation pour l’audimat.

Il y parle de 10 dissonances cognitives +/- spontanées (a corriger) : Lire la suite

Secouriste fugitif bléssé

Au lieu de secouriste utilisé dans le titre, j’avais aussi pensé à « St Bernard » pour la race de chien qui est utilisé pour secourir en montagne, les personnes ensevelies sous la neige suite à une avalanche.

Par ce titre un peu énigmatique, je résume un peu ma situation et mon caractère. J’aime apporter spontanément secours et aide aux amis et proches. Probablement pour la satisfaction de se sentir utile, de faire une Bonne Action et aussi dans l’espoir d’avoir un « retour d’ascenseur » : une aide. Cependant cette stratégie n’est pas toujours efficace dans le cas ou vous êtes vous-même dans une situation délicate (bléssé) et que le retour d’aide n’arrive pas ou pas assez vite soit par incapacité, incompétence de votre ami ou proche soit par manque de volonté par égoïsme ou tout simplement parce que vous n’avez pas demandé assez clairement l’aide par fierté, par pudeur ou une autre raison. Dans ce cas de figure, mieux vaut prendre du temps pour se trouver un bon secouriste OU (inclusif) prendre du recul sur sa situation et faire une auto-analyse de ses problèmes et remèdes. C’est jamais facile et agréable mais le travail peut être salutaire si vous tournez en rond dans votre mare de boue depuis plusieurs mois ou années.

Dans le film The Fugitive, le médecin blessé en fuite, interprété par Harrison Ford,  s’auto-soigne dans une salle d’hôpital. Ces gestes filmés parraissent efficaces et agiles et nous indiquent qu’il les a très probablement appliqué plusieurs fois sur autrui de part sa profession avant de les appliquer sur lui-même. Sur soi-même, c’est pas toujours possible mais ça peut très bien fonctionner.

L’auto-analyse est plus délicate et aléatoire mais elle est aussi plus gratifiante et valorisante sur ces capacités de reflexion sur soi-même. Il faut en même temps être capable de se plonger en soi, pour comprendre ce qui ne nous convient pas  emotionnellement et aussi s’avoir « s’extraire de soi » pour s’auto-observer et s’auto-analyser afin de trouver les remedes et solutions à apporter et essayer.  Les détails nous embrouillent aussi bien notre analyse de l’actualité complexe que de nous mêmes. Ce que j’ai appris à simplifier et faire la synthèse dans l’actualité politique, économique, scientifique … j’ai mis un peu plus de temps pour l’appliquer convenablement sur ma propre actualité. Je ne pense pas avoir eu un « hapax existentiel » comme en parle Michel Onfray dans ses conférences sur la contre-histoire de la philosophie mais plutôt réussi une bonne introspection avec des remontées d’idée (bulles) qui ont mis du temps à sortir et initié par un contexte douleureux. Une crise est une opportunité de voir certaines choses négatives et de les améliorer pour aboutir à une situation qui peut être meilleur d’avant la crise.

Avoir raison et ne pas en profiter souvent

Mon expérience et mes capacités cognitives font que j’ai assez souvent raison avec mon entourage +/- immédiat. Souvent quand je montre les erreurs à mes interlocuteurs, j’en retire des grimaces et des discours défensifs aussi erroné que le message initial mais plus désagréable à mon égard. J’ai essayé de tirer partie de ma vision et perspicacité dans la finance mais j’ai vite constaté que les dés étaient partiellement pipés. La majorité des gens ont un complexe d’infériorité ou de supériorité avec un égo qui les empêche de reconnaitre leurs erreurs et de remercier le « conseiller ».  Ça touche toutes les couches sociales du plus modeste socialement à l’élite (politique, intellectuelle, artistique …) que j’ai pu observer directement ou via l’information issu des journalistes et des blogs.

Quand la reconnaissance arrive, je suis passé à un autre sujet ou je bute contre une nouveau obstacle. Je suis comme un défricheur qui au mieux laisse une voie dégagée derrière lui mais à souvent une dense végétation devant lui et le travail est considérable tant le raisonnement peut être altérés volontairement par intérêt ou involontairement par l’émotion  ou une  lacune en logique. Je me fais plus beaucoup d’illusion sur le progres de l’humanité d’une part car c’est une vue de l’esprit, une sorte d’idéologie et ensuite je cherche juste à tirer profit de mes capacités dans mon interet et celui de mon entourage immédiat sans y laisser ma santé. Le reste peut exploser je m’en moque. Enfin pas autant que ca, j’ai encore  un reste d’altruisme (mon côté secouriste – St Bernard) surtout quand je vois d’autres gens altruistes et généreux pas uniquement motivé par l’argent. Dans certaines sociétés « égoïstes », mieux vaut être soi même assez égoiste pour ne pas être désavantagé en utilisant son temps avec une multitude de gens qui n’en valent pas la peine. Je le sais mais je n’ai pas encore changé complètement mon caractère initial suivant le contexte régional. Je ne cherche pas à aller plus vite que la musique. Je prends mon temps et apprécie les changements sans utiliser de raccourci et trucs en tout genre. Je suis plutôt impatient et je vais déjà assez vite « naturellement » pour ne pas aller chercher des coachs pour me booster dans un sens donné. D’ailleurs  certains jeunes coach en management gagneraient à développer leur philosophie et spiritualité *. C’est amusant les discours d’entreprises ou d’employés/recruteur modèles. En regardant un site Web avec vidéo d’une SSII ou les intervants récités des textes appris par coeur, je me suis rendu compte que j’avais plus grand chose de commun avec ces gens là. 😀 Probablement que j’ai jamais été dans le bon milieu qui convenait à mes gouts et capacités. J’ai passé mon temps à me contenter de ma situation et de l’entourage que ce soit adolescent avec mes idiots de parent et une fois pris le pli j’ai continué sans vraiment m’en rendre compte, j’ai prolongé malgré mon expatriation. Ça m’a accompagné malheureusement.

* Par spirituel, je ne parle pas de religions ou des sectes, ni des tentatives de ‘philosophie chretienne’ plus ou moins récente. Ce blog est une étape. Je dois construire au lieu de simplement me moquer et rire des erreurs d’autrui. Construire nécessite une constance, un objectif et une résistance aux critiques. Les critiques de qualité et justifiées me feront progresser mais celles injustifiées et désagréables peuvent m’écarter de ma route et y perdre de l’énergie à y répondre. Il y a aussi que je suis pas entierement satisfait de mon expréssion écrite. Je lis des bêtises bien écrite et mon écriture est relativement maladroite par rapport aux vérités et réfléxions que je voudrais exprimer. Je trouve que cette forme fait préjudice au fond. Et puis je me dis qu’il doit bien avoir des intellectuels qui ont les deux avec une pensée similaire à la mienne et que je ne connais pas. C’est sans doute des excuses pour m’éviter un travail de réflexion pour un épicurien convaincu.  C’est d’ailleurs le paradoxe comment un philosophe épicurien peut s’attreindre à écrire un livre au lieu de profiter de la vie et des plaisirs. Je connais malheureusement les raisons d’une exception valable. Sinon on a davantage les écrit s d’hypocrite, de rats de bibliothèque ou de peine à jouir. 😆