La robotisation détruit elle plus d’emploi que les délocalisations ?

Les robots vont tuer 70% des emplois dans les pays en voie de développement (1)

A chaque fois que je lis une actualité sur l’impact de la robotisation (ou le numérique) sur l’emploi je me souviens d’un cours d’histoire d’il y a +30 ans, ou notre prof. d’histoire nous expliquait qu’il y a de nouveaux emplois plus qualifié et que ça crée des emplois pour fabriquer et entretenir ces robots. Elle nous parlait aussi de nouveaux emplois moins répétitif et pénible physiquement. Voila pour la théorie, dans la pratique avec l’accélération du progrès technique et l’arrivée de l’Intelligence Artificielle (IA) qui menace aussi les emplois plus qualifies le bilan en occident sur l’emploi est négatif. Et quand l’impact va se reproduire dans les pays plus récemment industrialisé comme la Chine, ça risque d’être plus violent et plus rapide de ce qu’on a connu en Europe sur un siècle. La population mondiale croissante, avec la forte natalité asiatique et surtout africaine, va se heurter a une robotisation qui nécessite moins d’ouvriers et même de cols blanc avec l’IA et le numérique.

Pour qui le progrès technique est il positif et est il durable ?

Le progrès technique est un avantage pour celui qui le maîtrise mais il peut être un inconvénient a long terme s’il dégrade l’environnent des utilisateurs. Le bilan actuel et futur n’est pas toujours simple a évaluer mais il faut se questionner pour eviter, limiter ou mieux accompagner les progrès qui amèneraient plus d’inconvénients que d’avantages a moyen et long terme a la population. Je pense en particulier a l’énergie nucléaire qui sera progressivement abandonné vu son coût qui devient plus prohibitif que les énergies renouvelables (éolien, solaire, hydraulique), le risque environnemental et le problème des déchets radioactifs. Pour ce qui est des robots, si on exclu les applications militaires, l’inconvénient réside essentiellement dans l’impact négatif sur l’emploi (et aussi dans la surconsommation de certaines ressources naturelles limités pour fabriquer ces robots et ordinateurs).

La banque mondiale nous dit que la robotisation détruit plus d’emploi que les délocalisations, importations a bas coûts. Je ne sais pas sur quel pays et période de temps elle base ce constat. La délocalisation en Asie est un phénomène plus récent.

(1) article RTL :

Les robots vont tuer 70% des emplois dans les pays en voie de développement

La montée en puissance de l’automatisation pourrait être plus destructrice d’emplois que prévu, selon la Banque mondiale.

Entre 1990 et 2007, le déploiement des robots aura eu un effet massif sur l’emploi. Outre-Atlantique, 670.000 emplois industriels ont été détruits. Ce fut la conséquence de la multiplication par quatre du nombre de robots installés. En moyenne, l’implantation d’un robot pour 1.000 salariés fait disparaître cinq à six postes de travail.

Si la Banque mondiale s’inquiète, c’est que depuis 2007 les technologies de robotisation se sont profondément sophistiquées. Depuis peu, l’intelligence artificielle s’attaque aux métiers de services, comme l’assurance, la banque, le journalisme ou la comptabilité.

Est-ce la fin des ouvriers et des employés qui se dessine ?
Leur futur est incertain. Particulièrement pour les cols bleus et blancs sans diplôme. Les dernières études montrent, en effet, que les théories – la plus célèbre étant celle de l’économiste autrichien Schumpeter, qui postule qu’il y a toujours une compensation entre les destructions des vieux métiers et l’émergence de nouveaux postes plus qualifiés – ne sont pas aussi automatiques qu’espéré. En tout cas, le passage entre les deux situations est plus délicat et plus long que dans les livres.

Les pays victimes sont connus

Cela a aussi un double effet sur les politiques économiques. D’abord la thématique du « revenu universel », au moins en période de transition qui a alimenté le débat chez nous, n’est pas totalement hors sol. Par ailleurs, les thèses de Donald Trump aux États-Unis ou de Marine Le Pen en France sur la responsabilité majeure des importations à bas coûts, des délocalisations ou des travailleurs étrangers dans l’évolution de l’emploi, sont moins pertinentes que le poids des robots et de l’intelligence artificielle.
Ces scénarios vont-ils se concrétiser à brève échéance ?
La Banque mondiale ne donne pas de calendrier. Mais l’accélération et la propagation semblent inéluctables. Avec des impacts ravageurs, notamment dans les pays en développement. Les principales victimes sont d’ores et déjà connues : la Chine, la Thaïlande et l’Ethiopie (82% des emplois de la capitale de ce pays seraient menacés par les robots à court terme). De quoi relancer un peu plus les tensions migratoires et géopolitiques si les grands pays qui ont délocalisé n’en prennent pas la mesure.

Dans un contexte où la plupart des gens disposent d’Internet pour voir comment vivent les autres aux quatre coins du monde.

Le numérique menace-t-il 3 millions d’emplois en France, comme l’affirme Hamon ?

« Nous avons des rapports qui évaluent à plusieurs centaines de millions d’emplois ceux qui seraient menacés en Chine en raison de ces gains de productivité liés à la révolution numérique. Nous avons un rapport qui, pour la France, estime que ce seraient plus de 3 millions d’emplois d’ici à 2025 qui seraient menacés. »

Fait un peu plus récent on ne délocalise plus juste le manufacturier (industrie) mais aussi les services. Les services informatiques, le numérique sont délocalisé en Inde, au Maroc ou ailleurs.
Banques françaises : silence, on délocalise !

D’autres privilégient le sous-continent indien. C’est le cas de la Société Général (6.000 postes) ou de grosses sociétés de services informatique, comme Cap Gemini qui a la moitié de ses effectifs en Inde. Leurs données partent à la nuit tombée vers Bangalore et reviennent toujours par Internet, traitées, triées, assemblées, prêtes à consommer au petit matin. Les grands cabinets comptables font la même chose à Casablanca, Madagascar ou Maurice.

Comment terminer sous une note positive avec toute cette actualité anxiogène ?
1. Il faut regarder le bilan national (ou régional) avec les créations d’emploi qui varie un peu selon les pays occidentaux. Certains s’en sortent mieux que d’autres, bien que le « modèle allemand » a vu exploser le nombre de travailleurs pauvres avec le travail précaire et mal rémunéré.
2. Gardez son sens de l’humour, son optimisme et espérez une amélioration en France avec la marionnette Macron.

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