Discours et débat politique en période électorale

A 15 jours du 1er tour de l’élection présidentielle française, l’équité du temps de parole des 11 candidats va rendre l’actualité politique française plutôt indigeste et grotesque pour le spectateur et lourd a gérer pour les médias français. Avec le débat des 11 candidats organisé par BFM TV  qui a duré 4h et seulement 17 min par candidat on avait déjà un aperçu de ce bordel médiatique. Mettre sur le même plan, les guignols comme Lasalle, Cheminade, Poutou, la candidate de Lutte Ouvrière et un ancien premier ministre ou un ancien ministre de l’économie c’était d’une certaine façon désacraliser les politiciens et nous montrer un spectacle « sportif » d’orateur. On apprenait un peu sur le fond et beaucoup sur la personnalité, le comportement de ces candidats.

BFM-TV m’a aussi permis de voir de chez moi les meetings complet de Macron, Fillon, Marine Le Pen, Melenchon et Hamon. Je n’ai pas toujours vu en intégralité ces meetings mais ça permet de mieux écouter le programme d’un candidat qui n’est pas interrompu par un journaliste. Sinon les journalistes et commentaires de BFM-TV se répètent souvent comme d’ailleurs les politiciens a leur meeting mais a chaque fois il y a des petites nouveautés en fonction de l’actualité. Avec tout ce temps de parole on parle toujours des mêmes sujets en surface et on oublie certaines précisions et d’autres sujets comme la prolifération des réglementation locales, régionales, nationales, européennes. C’est dommage intellectuellement. Il faut sans doute passer au livre pour approfondir ces sujets. Livre et pas les programmes des candidats car par ex. celui de Macron ne parle ni de banque et ni d’évasion fiscale.

De toutes ces discussions j’en retiens que le politicien français au pouvoir est limité dans son pouvoir : au niveau des hauts fonctionnaires permanent de l’état français et au niveau de l’union européenne.  Enfin il y a la compétence du politicien élu. On l’élit pour ses promesses et ensuite on vote contre pour son bilan décevant ( Chirac, Sarkozy et Hollande). C’est ce qu’on appelle l’alternance.

Ces journalistes des media de masse font souvent un travail de décryptage quotidien relativement bon mais il est vital d’avoir des émissions qui vont plus dans le détail comme celle sur BFM Business ou certains documentaires politiques, économiques, environnemental, technologique, historique… Ça permet ensuite d’éliminer les candidats trop fantaisistes, utopique comme Hamon ou un Melenchon qui a pourtant le vent dans les voiles dans les sondages.

Jusqu’ici mon article est relativement superficiel et n’apporte rien au débat qu’un commentaire sur la forme.

Do you speak English?

A l’heure de l’union européenne et de la mondialisation, combien parmi ces candidats maîtrisent bien l’anglais ?
A la primaire du PS, un téléspectateur l’a demandé aux 2 finalistes. Benoit Hamon a marmonné sa réponse dans un anglais correct mais pas très enthousiaste. Quant à Manuel Valls, il a enchaîné, guère plus à l’aise : « My English is very bad, but I speak well in Spanish », faisant au passage une petite erreur (le « in » était de trop) et rappelant ses origines espagnoles.
On peut aussi s’en rendre compte quand ils sont interviewe en anglais par des médias étrangers. En 2007, je disais que Sarkozy était nul en anglais et j’ai découvert que Bayrou est passable. Ni Melanchon, Fillon ou Marine Le Pen ne semblent bien le parler. Parmi les 5 candidats a +10%, le seul a bien maîtriser l’anglais c’est l’ex-banquier d’affaires a la City, Emmanuel Macron.

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