Difficulté de juger la performance économique et financière

dette-publique-grecqueLa crise grecque va continuer d’alimenter nos discussions économiques et politiques pour encore plusieurs années. C’est clair que la gouvernance grecque a été médiocre pendant au moins 25 ans entre ces riches qui ne payaient pas assez d’impôt, une mauvaise perception des taxes et ces pensions de retraite a partir de 56 ans!  C’est insoutenable en temps de paix avec une population vieillissante et un accroissement de l’espérance de vie. Ces pensions représentent actuellement 15% du PIB de la Grèce. Vu le niveau de chômage des jeunes et la crise économique, plusieurs retraites aident financièrement leur jeune progéniture. Une sorte de correction se met en place mais ce n’est pas suffisant. En 2010, le Canada (gouvernement Harper) a dépensé 5 % de son PIB sur les pensions, ce qui est faible par rapport à la moyenne de 9,4 % des pays de l’OCDE.

La responsabilité des précédents plan d’aide européen qui ont plombé la croissance grecque est aussi a prendre en compte avec les jeux politiques européens a court terme. Les électeurs ont parfois aussi la vue courte comme nos gouvernants qui pour se maintenir au pouvoir n’ont un intérêt qu’a moyen terme 5 a 10 ans. Ce genre de gestion a court et moyen terme est catastrophique pour les tendances lourdes et longues comme le réchauffement climatique. Tout cela étant dit, comment l’électeur peut il choisir le bon gestionnaire plutôt que le bon communicateur et démagogue ?

C’est une question bien délicate car l’évaluation du gestionnaire est assez difficile avec un contexte non reproductible.
En ski alpin, on peut avoir une mauvaise technique et rester sur ses skis si on est sur une piste facile (verte). Sur une piste très difficile (noire) seul les bons skieurs et pas casse-cou restent debout. Quand on est dans une période de boom économique (comme les 30 glorieuses), on peut faire des bêtises sans qu’il y est nécessairement de conséquences dures mais en temps de crise, toute erreur amène une sanction dure et immédiate comme une chute en ski sur piste noire. C’est sur piste difficile qu’on peut identifier plus facilement les bons skieurs et c’est sans doute en période de crise qu’on peut repérer plus facilement les meilleurs gestionnaires.

Sauf qu’en économie, le contexte (la piste) est a chaque fois différente. On ne peut pas tester différentes gestions avec un environnement identique car non reproductible. Ce qu’on fait c’est de comparer des gestions différentes dans des contextes (pays ou régions) différents. Un exercice extrêmement délicat pour en tirer des informations pertinentes et utiles.

En macro-économie, il y a plusieurs écoles ou dogmes je devrais dire. Et sans possibilité de les comparer étroitement, on ne pourra que difficilement trouver la meilleur gestion possible dans un contexte donné.


L’internet regorge d’articles en français (et en anglais) sur la crise grecque comme sur d’autres sujets chauds du moment que ce soit via les media officiels ou via les blogs. On peut lire tout et son contraire avec une qualité d’analyse très variée, surtout avec les journalistes et les polémistes a sensation. Généralement, je publie plutôt pour palier a une pénurie de contenu en français mais vu la quantité d’article publié, c’est bien difficile a déterminer. D’autant que que les moteurs de recherche (Google, Yahoo…) référencent toujours les même site d’actualité populaire (media de masse).

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