Effondrement planétaire irréversible imminent

Les média de masse relayent généralement bien les guerres et les catastrophes naturelles car cela généra un bon audimat et donc des meilleurs revenus publicitaires. Ceci dit certaines prévisions scientifiques trop pessimistes / alarmistes ne semblent pas bien passer. Sans doute qu’on ne veut pas trop fâcher / mécontenter nos responsables politiques et inquiéter trop ses téléspectateurs / lecteurs. Idem pour les prévisions trop pessimistes / alarmistes en matière de crise économique et financière mondiale dont j’ai parlé dans un précédent article: Pierre Jovanovic “Les banques ont volé la démocratie”.

Une étude prédit un effondrement planétaire irréversible imminent

En se basant sur des théories scientifiques, des modélisations d’écosystèmes et des preuves paléontologiques, une équipe de 18 chercheurs, incluant un professeur de la Simon Fraser University (SFU, Vancouver), prédit que les écosystèmes terriens vont faire face à un effondrement imminent et irréversible.

Dans un article récemment publié dans Nature, les auteurs examinent l’accélération de la perte de biodiversité, les fluctuations climatiques de plus en plus extrêmes, l’interconnexion grandissante des écosystèmes et le changement radical dans le bilan énergétique global. Ils suggèrent que tous ces éléments constituent des précurseurs à l’apparition d’un état planétaire de seuil ou encore d’un point de basculement. Si cela s’avérait exact, ce que les auteurs prédisent pour le siècle en cours, les écosystèmes de la planète, en l’état de connaissances actuelles, pourraient rapidement et irréversiblement s’effondrer.

« Le dernier point de basculement dans l’histoire de la Terre est apparu il y a 12.000 ans, lorsque notre planète est passée de l’âge de glace, qui a duré 100.000 ans, à un état inter glacial« , dit Arne Mooers, professeur de biodiversité à SFU. « Alors, des changements biologiques les plus extrêmes menant à notre état actuel sont apparus en seulement 1000 ans. C’est comme passer de l’état de bébé à l’âge adulte en moins d’une année. Et la planète est en train de changer encore plus vite aujourd’hui ».

« Il y a une probabilité élevée que le prochain changement d’état global sera extrêmement perturbateur pour nos civilisations. Souvenez-vous, nous sommes passés de l’état de chasseurs-cueilleurs à celui capable de marcher sur la Lune dans une des périodes les plus stables et anodines de toute l’histoire de la Terre », précise Moeers. « Lorsque le seuil sera atteint, ce sera un point de non-retour. La planète ne possède pas la mémoire de son état précédent ».

Ces projections contredisent une croyance populaire répandue selon laquelle la pression de l’Homme sur le changement climatique qui détruit notre planète est encore contestable, et qu’un effondrement serait alors graduel et étalé sur plusieurs siècles. L’étude conclut que nous serions avisés de ne pas transformer la surface de la Terre de plus de 50%, ou nous ne serions plus capables d’inverser ce processus. Nous avons aujourd’hui atteint 43% de ces changements, en convertissant les paysages en zones agricoles et urbaines. « En un mot, les hommes n’ont rien fait réellement d’important pour éviter le pire car les structures sociales existantes ne sont juste pas les bonnes », dit Mooers. « Mes collègues qui étudient les changements climatiques induits à travers l’histoire de la Terre sont plus qu’inquiets. En fait, certains sont terrifiés ».

Nouvelle en anglais paru sur le site de l’Université Simon Fraser

Article complet en anglais payant (30 euro) paru en juin dans la revue Nature

Je précise que l’imminent pour une planète c’est moins d’un siècle, soit avant 2100.
Et toujours sur le réchauffement climatique un article de Radio-Canada :

Le réchauffement climatique prouvé par les faits

Le type de vagues de chaleur sans fin qui ont frappé les États-Unis et d’autres parties du monde au cours des dernières années est si exceptionnel qu’il ne peut s’agir que de réchauffement climatique provoqué par l’homme, affirme une nouvelle étude statistique réalisée par l’un des principaux chercheurs du gouvernement américain.

L’étude menée par un homme souvent présenté comme le « père du réchauffement planétaire » affirme que la possibilité que de telles températures surviennent entre les années 1950 et les années 1980 était plus faible qu’une sur 300. Désormais, les probabilités sont plutôt d’une sur 10, selon le rapport du chercheur de la NASA James Hansen. Ce dernier soutient que ce qui arrive n’est pas aléatoire ou normal d’un point de vue statistique, mais que c’est uniquement le résultat des changements climatiques.

Lors d’une entrevue accordée à l’Associated Press, il a déclaré qu’il ne s’agissait pas d’une théorie scientifique, mais plutôt de l’expérience d’un fait scientifique.

M. Hansen est un scientifique du Goddard Institute for Space Studies de la NASA, à New York, et un professeur à l’Université Columbia. Il est également un activiste qui réclame depuis des années que le gouvernement agisse pour réduire les quantités de gaz à effet de serre. Bien que son étude ait été publiée samedi dans le journal Proceedings of the National Academy of Science, elle ne va probablement pas réussir à faire changer d’avis les derniers « climatosceptiques ».

Les pires effets du réchauffement climatique

En s’éloignant de la majorité des recherches sur le climat, l’étude de M. Hansen – basée sur les statistiques, et non pas sur les modèles climatiques courants – attribue trois récentes vagues de chaleur au réchauffement climatique. Dans cette liste, on retrouve la sécheresse qui a touché le Texas et l’Oklahoma l’an dernier ; les vagues de chaleur frappant la Russie et le Moyen-Orient en 2010, faisant des milliers de morts ; ainsi que la vague de chaleur européenne de 2003 qui a tué plusieurs dizaines de milliers de personnes, particulièrement des personnes âgées en France.

Les effets de ce réchauffement climatique ont déjà des répercutions importantes comme par ex. La sécheresse aux Etats-Unis fait flamber le prix des céréales (JT TF1)
Nous allons payer cher et les générations futures encore plus cher, l’inaction des gouvernements actuels les plus pollueurs.

Une réflexion sur “Effondrement planétaire irréversible imminent

  1. Dégel du pergélisol d’ici 10 à 30 ans
    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/science/2013/06/19/003-pergelisol-degel-etude.shtml

    Le pergélisol, les sous-sols arctiques gelés, pourrait commencer à dégeler d’ici 10 à 30 ans, aggravant le réchauffement climatique, révèle une étude publiée mercredi.

    Ce dégel à partir d’un réchauffement du globe de 1,5 °C pourrait avoir des effets dévastateurs, puisqu’il libérerait d’énormes quantités de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, alerte l’équipe dirigée par Gideon Henderson du département des sciences de la terre à l’Université d’Oxford, en Grande-Bretagne.

    La température globale moyenne a déjà augmenté de 0,8 degré depuis la révolution industrielle, et si la tendance actuelle se poursuit, le seuil pourrait être atteint dans « 10 à 30 ans », indique l’étude.

    Les chercheurs ont mené leur étude sur des stalagmites et stalactites retrouvées dans une grotte près de Lensk, dans l’est de la Sibérie. Ces dépôts minéraux surnommés « spéléothèmes » sont des témoins précieux d’une époque où la région n’était pas gelée.

    Grâce à des traces d’uranium et des isotopes de plomb, les chercheurs ont établi qu’ils se sont formés il y a presque 1 million d’années, puis à nouveau il y a 400 000 ans. Ces périodes de dégel du pergélisol coïncident avec des périodes où la surface de la Terre était plus chaude de 1,5 °C comparativement au niveau préindustriel, avec une marge d’erreur de 0,5 °C.

    Le pergélisol couvre 24 % de la surface des terres dans l’hémisphère nord, soit 25 millions de kilomètres carrés, et environ la moitié de la surface du Canada. Au niveau mondial, il renferme quelque 1700 milliards de tonnes de carbone, soit environ le double du CO2 déjà présent dans l’atmosphère.

    S’il fond, il libérerait lentement tout le carbone qui y a été stocké et ainsi « neutralisé » au fil des siècles. En 2011, une étude indiquait qu’entre un et deux tiers du pergélisol sur la planète risquait de disparaître d’ici 2200. Le dégel du pergélisol est d’autant plus inquiétant qu’il n’est pas encore pris en compte dans les prévisions climatiques, avertissait l’an dernier un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

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