Revoltes en serie en Tunisie, Egypte, Libye …

Actuellement, nous assistons a des événements historique assez spectaculaires avec la chute en série de dictateurs en seulement quelques semaines. Le processus a plusieurs similitudes avec Facebook et organisation de manifestations. Une synergie nationale puis  arabe s’est mise en place avec une sorte de tempo de libération populaire face au régime autoritaire qui sous les apparences démocratiques sont en réalité des dictatures plus ou moins déguisées.

Le président Obama réagit tres rapidement a ces événements. voir les précède un peu. Je ne sais pas quel rôle ont les politiciens et services secrets américains dans ces mouvement populaires spontanés. Dans quel mesure ces chutes vont servir les intérêts économiques des USA.

Aujourd’hui les regards se portent sur la Libye avec le colonel Khadafi mais aussi le Yémen et l’Algérie. Quel sera la prochaine dictature a tomber face a la révolte populaire pour plus de libertés, de démocratie et dans un contexte économique tres difficile ? Pour ce qui est de la corruption et détournement de fonds public, on en saura plus publiquement  dans les média occidentaux quand ces régimes tomberont effectivement ou sur le point de chuter.

Tunisie – Ben Ali (1989-2011) 23 ans

En vingt-trois ans, la famille Ben Ali et celle de son épouse, Leïla Trabelsi, 55 ans, ont fait main basse sur des pans entiers de l’économie du pays et mis en place un véritable racket institutionnalisé: l’automobile, la téléphonie, les banques, l’immobilier, le tourisme… Pas un secteur n’y a échappé. Des experts tunisiens considèrent que 40 % de l’activité économique et des flux financiers étaient aux mains de membres de la famille présidentielle il y a encore une semaine. La Fondation Global Financial Integrity estime que la corruption a fait perdre un milliard de dollars par an au pays. «Ce sont de véritables prédateurs, explique Béatrice Hibou, chercheur au Centre d’études et de recherches internationales (Ceri). Ils ont réussi à entrer dans toutes les grandes entreprises en récupérant des participations à bas prix, à se placer comme intermédiaires dans toutes les privatisations ou les grands appels d’offres, ainsi qu’à pousser tous les groupes étrangers qui cherchaient à s’implanter en Tunisie à verser des commissions.»

Égypte – Moubarak (1981-2011) 30 ans

Un pouvoir sans partage depuis 1981 (celui de Hosni Moubarak), une opposition réduite au silence, une presse muselée ou amadouée, une répression systématique de toute voix dissonante, un pouvoir d’achat en perpétuelle érosion, un chômage endémique, une corruption généralisée, etc. Ce ne sont là que quelques fragments de la carte postale de l’Égypte d’aujourd’hui, un pays en pleine ébullition à la veille des élections présidentielles de 2011, que les observateurs qualifient déjà de décisives.

Les espaces de liberté d’expression sont d’autant plus réduits que le pays vit sous l’État d’urgence depuis l’assassinat du président Sadate en 1981. Instauré initialement pour lutter contre le terrorisme, ce régime d’exception, qui n’est plus justifié selon l’opposition, restreint les libertés civiles et autorise les arrestations arbitraires. Il sert ainsi d’alibi au pouvoir en place pour justifier le verrouillage des champs politique et médiatique.

La rue étant interdite, sinon périlleuse pour les opposants qui s’y aventurent, les Égyptiens sont de plus en plus nombreux à trouver refuge dans Internet pour dire, écrire et montrer des situations ou des événements embarrassants pour le pouvoir. Les jeunes, qui représentant 60 % de la population, sont les premiers à prendre d’assaut le web pour dire leur ras-le-bol.

La toile se transforme alors en ultime retranchement pour une population désabusée. Et ce n’est pas fortuit si le vaste mouvement du 6 avril 2008, qui a paralysé plusieurs villes égyptiennes, est parti principalement d’Internet. Le mot d’ordre de grève avait été lancé sur Facebook avant de trouver écho chez des centaines de milliers de partisans dans le pays. L’Égypte n’avait jamais connu une aussi grande mobilisation depuis des décennies.

Devant la forte mobilisation, syndicale et politique notamment, sur Internet, le pouvoir de Moubarak convoque les mêmes réflexes autoritaires : blogueurs et journalistes arrêtés, sites fermés, surveillance accrue des contenus, etc. Mais, visiblement, rien ne fait reculer cette nouvelle génération de dissidents. En dépit des nombreuses arrestations et des harcèlements continus, la blogosphère égyptienne, la plus importante du monde arabe, demeure vive et dynamique. Le changement en Égypte viendra-t-il d’Internet?

Libye – Khadafi (1969- ??) 43 ans

Ayant pris le pouvoir à Tripoli lors d’un coup d’État le 1er septembre 1969, il prône à ses débuts le passage à un socialisme arabe d’État teinté de panarabisme. Il nationalise certaines entreprises, notamment celles détenues par des ressortissants italiens. En 1977, il déclare la « révolution du peuple » : il change le nom du pays de République arabe libyenne en Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste et met en place des « comités révolutionnaires », en lieu et place de partis. Il demande aux États-Unis d’évacuer les bases militaires en Libye dont Wheelus Airfield. En septembre 1970, à l’aide de son ami et conseiller Abdessalam Jalloud, il réussit à imposer pour la première fois une augmentation du prix du baril de pétrole, ouvrant la voie aux autres pays producteurs[8], et déséquilibrant la géopolitique du pétrole.

Pratiquant une politique extérieure agressive, il annexe en 1973 de facto de la bande d’Aozou au Tchad[9], ce qui lui vaudra l’inimitié de la France, et envoie 3 000 militaires pour soutenir Idi Amin Dada durant la guerre ougando-tanzanienne en 1978-1979, qui aboutit au renversement du dictateur ougandais en avril 1979. il fait l’objet en juin 1980 d’une tentative d’assassinat par l’OTAN, au cours de laquelle celle-ci aurait abattu par erreur un DC-9 civil italien, faisant 80 morts. Le gouvernement francais niera toujours avoir été impliquée dans l’affaire.

Par ailleurs, Kadhafi est accusé de soutenir de nombreuses organisations armées accusées d’actes de terrorisme et d’être directement impliqué dans plusieurs actes terroristes. Il est alors mis au ban de la « communauté internationale », en particulier à l’Ouest, et subit des représailles de la part des États-Unis. (source wikipedia)

Des morts et des immeubles incendiés en Libye (source RC)

Plusieurs villes libyennes, dont Benghazi et Beyida, sont le théâtre de manifestations antigouvernementales, jeudi, à l’occasion d’une « Journée de la colère » organisée par des opposants au régime du colonel Mouammar Khadafi. Selon les sites Internet Al-Youm et Al-Manara, qui sont basés à Nicosie, six personnes sont mortes à Benghazi, deuxième ville du pays. Des affrontements avaient déjà eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi dans cette ville située à 1000 kilomètres à l’est de Tripoli. Un hôpital a dit avoir reçu 38 blessés. Des avocats auraient aussi manifesté devant un palais de justice de Benghazi pour exiger des réformes politiques et économiques. L’organisation libyenne Human Rights Solidarity, basée à Genève, cite pour sa part des témoins qui font état de 13 morts et de douzaines de blessés à Beyida. Les témoins disent que des tireurs d’élite placés sur des toits ont tiré sur la foule..

Berlusconi - Khadafi

30 Aout 2009 – L’Italie a présenté ses excuses et consenti des indemnisations de 25 milliards de dollars US pour la période coloniale de la Libye.

Maj du samedi 19 fevrier:

Le bilan des victimes lors des soulèvements populaires qui agitent la Libye depuis mardi est à la hausse. Selon l’ONG Human Rights Watch, au moins 84 personnes ont été tuées. La plupart auraient péri sous les balles des forces de sécurité déployées depuis vendredi à travers le pays, selon des sources hospitalières et des témoignages recueillis par l’organisation internationale.

Apres un tel massacre, une simple fuite n’est plus acceptable. Il faut le capturer et le juger pour ces crimes de sang et les détournements de fond publics. Vu les sommes, il doit avoir de belle réserves cachées quelque part. Exceptionnellement, une torture si nécessaire pour faire parler cette vieille ordure.

Il en faut du courage et de la colère du désespoir pour manifester devant des forces policières et militaires qui tirent sur la foule sans aucune somation, comme on tire sur des pigeons. C’est un peu la stratégie de Gandhi en Inde qui compte sur la pression internationale et un ralentissement economique pour faire tomber un régime qui se décrédibilise avec  des moyens de répression disproportionne face a de simples citoyens mécontents

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