le statut des infirmières au Québec se dégrade

Secteur public et parapublic : Les infirmières claquent la porte

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) a annoncé vendredi soir qu’elle quittait la table des négociations en vue du renouvellement de leur convention collective.

La présidente de la FIQ, Régine Laurent, accuse le gouvernement de vouloir faire de nouvelles économies sur le dos des infirmières. « Il veut récupérer dans nos conditions de travail, dans les congés, il veut par exemple, on a des congés de maladie, et il veut les diminuer », dit-elle.

Autre pomme de discorde, près de la moitié des infirmières n’ont pas de postes à plein temps et celles qui veulent des horaires décents s’engagent de plus en plus auprès d’agences de placement privées. La FIQ propose d’interdire aux hôpitaux de combler leurs effectifs en recourant à ces agences, mais le gouvernement refuserait d’en discuter.

« Le ministère de la Santé nous dit que ça lui coûte 18 % plus cher. Donc, pourquoi ne pas les ramener dans le secteur public? Et ça se fait ailleurs, par exemple l’Ontario », dit-elle.

Plus tôt, dans un communiqué, la FIQ a accusé le gouvernement de faire preuve « d’indécence » dans les pourparlers et de ne proposer que « la dégradation pure et simple des conditions de travail » de ses membres. « La Fédération ne sera pas complice du gouvernement du Québec qui laisse carrément tomber les professionnelles en soins et, par le fait même, le réseau de la santé publique », affirme Régine Laurent.

Mme Laurent soupçonne les libéraux de Jean Charest de vouloir privatiser davantage le système de santé.

La FIQ représente 58 000 membres, soit la grande majorité des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires travaillant dans les établissements publics du Québec.

Personne n’a intérêt que le statut et conditions de travail des infirmières se dégrade compte tenu de la pénurie actuelle, des conditions déjà dure pour un salaire relativement modeste. Le privé aussi aura besoin de nouvelles d’infirmières formés dans les universités publiques. Autant je ne suis pas ouvert aux augmentations de salaire pour les médecins spécialistes qui gagnent plus de 200.000$ compte tenu du budget public autant les infirmiers à 45.000$ sont relativement mal payés est mérite de meilleure  condition de travail dans les hôpitaux de Montréal et moins de stress dans les services d’urgences. Alors bien sur il y a a qui ont des postes non stressant dans plusieurs CLSC ou certains hôpitaux de province moins engorgés. Un personnel soignant fatigué et stressé peut commettre plus facilement des erreurs et ca n’encourage pas les vocations en soins infirmiers. J’appelle cela se tirer dans le pied gauche (public) en croyant que le pied droit (privé) va avancer plus vite. Que compte faire le gouvernement Charest quand les cliniques privés vont lui demander des infirmières ? Dégarnir les hôpitaux pour les mettre dans ces cliniques privées. Ça ne résoudra pas la pénurie de soins de santé offert à la POPULATION. Comme 1er ministre il doit garantir  les intérêts et la survie de sa population. Alors ? Embauchez des infirmières de pays étrangers. La société québécoise a déjà un taux d’immigration important. La capacité d’intégration fonctionne bien mais on risque d’être noyer de problèmes à moyen et long terme si on en abuse. Et on risque de parler Espagnol ou Chinois comme 2e ou 1ere langue dans 1 siècle. :mrgreen:

A chaque fois que je vois une gouvernance médiocre, j’ai envie de faire de la politique et de remplacer ces élus. A chaque fois que je vois les média de masse qui tirent sur tout ce qui bouge sans mettre en perspective les erreurs ca me dissuade.

Un commentaire intéressant :

Il ne faut pas confondre les infirmières avec les fonctionnaires. Ce n’est pas du tout la même réalité. Il est difficile de trouver un métier qui soit aussi exigent physiquement et mentalement que celui d’infirmière. Leurs conditions de travail sont absolument invivables. Il est totalement faux de prétendre qu’elles prennent 4-5 pauses l’avant-midi et l’après-midi et 1 heure pour diner. Chanceuses sont celles qui réussissent à prendre un 5 ou 10 minute l’avant-midi ou l’après-midi. En générale, c’est tout juste si elles réussissent à prendre 20 ou 30 minutes pour le lunch. La plupart commencent leur quart au moins 30 minutes avant pour se donner une chance de terminer leur chiffre à temps. Et en générale, elles ne réussissent pas à terminer leur travail à l’heure prévue et doivent continuer jusqu’à ce qu’elles aient terminer leurs dossiers. Elles ne sont pas payées pour ces dépassement de temps. C’est sûr que dans leur conventions elles ont droit à 2 pauses de 15 minutes et 45 minutes pour le lunch mais elles n’ont pratiquement jamais le temps pour se payer ce luxe.
La principale préoccupation des infirmières concerne les conditions de travail. Pas le salaire.

Publicités

2 commentaires sur “le statut des infirmières au Québec se dégrade

  1. Pourquoi les infirmières et les infirmiers sont les « NÉGLIGÉS » du système de santé quand nous voyons les administrateurs, en quantité supérieure-inutile, recevoir des BONIS de performance ???
    La seule réponse que je pense, c’est que les gouvernements veulent voir DIMINUER la population surtout les vieux, les malades et les infirmes.
    Les gouvernements ont réussis à mettre dans la tête des jeunes que le système de santé coûte trop cher et que les boomers doivent disparaître, trop coûteux.
    Ces gouvernements donnent plutôt l’argent du peuple aux AMIS du régime.
    Ces jeunes vont réaliser dans quelques années, pas très loin,
    s’ils ne prennent pas leur destiné en main soit de se débarrasser de ses vieux gouvernements POURRIS-MANIPULATEURS-MENTEURS………………………………………….

  2. C’est un dossier complexe qui dure depuis des années et difficile de faire un tour d’horizon en quelques lignes.

    Le système gratuit n’est pas viable et interessant avec les long temps d’attente pour dissuader les gens de trop consulter.

    Si les medecins ne soignent pas bien, les clients retournent consulter. S’ils sont payes a la consultation, ils ont tendance a en faire des quantités au détriment de la qualité.

    Si l’état limite le nombre d’étudiants en médecine il entretient une pénurie plus tard. S’il y avait suffisament de medecins avec la concurrence on pourrait les payer légerement plus qu’une infirmiere et pas 3 ou 4 fois plus. Le medecin comme le dentiste sont au Quebec, comme des dieux avec les anges assistants qui gravitent autour d’eux. etc … Ils m’impressionnent pas bcp ces « dieux » là.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s