Informatisation du réseau de la santé au Québec

Informatisation du réseau de la santé : Les coûts explosent

Les coûts d’informatisation du réseau québécois de la santé ne cessent d’augmenter. Radio-Canada a appris que les montants liés au développement d’un réseau informatique pour les personnes âgées en perte d’autonomie sont passés de 63 millions à 194 millions de dollars en quatre ans.
En 2006, le gouvernement Charest a lancé un immense projet pour informatiser le réseau de santé, dont les services et les dossiers cliniques des personnes âgées en perte d’autonomie. C’est ce que le gouvernement appelle le Réseau des services intégrés pour personnes âgées RSIPA.
Mais quatre ans plus tard, le projet RSIPA piétine et accuse du retard en dépit des millions investis. « Alors ça, c’est assez préoccupant et frustrant pour l’ensemble des intervenants aussi du réseau de la santé parce que, quand on annonce ces choses-là, on soulève des attentes », explique Luc Mathieu, chercheur dans le domaine des technologies de l’information en santé.

Un commentaire intéressant pour expliquer pourquoi le prix initial est ainsi multiplié par 3 ou plus.

  1. Au ministère des hauts fonctionnaires décide que l’informatique dans tel situation apporterais des avantages fonctionnels et économiques. Ils étudient le besoin, la façon de fonctionner et demandent aux programmeurs annalistes de créer un cahier de charge pour l’application.
  2. Ce cahier de charge est inclus dans une demande de soumission envoyé au secteur privé.
  3. Comme il s’agit d’un système informatique spécialisé, ça n’existe pas dans le commerce il faut le créer.
  4. Les compagnies regarde le cahier de charge et évaluent ce que ça va leur coûter pour développer cette application et en supporter l’implantation. Ils font leur soumissions en conséquence. Mais comme ils veulent avoir le contrat ils soumissionnent le plus bas possible car ils savent qu’ils vont pouvoir se rattraper.
  5. Une compagnie obtient la soumission, envoie ces propres analystes dans établissement cible pour faire leur propre analysent… Beaucoup de discussions avec les spécialistes du ministère.
  6. Ils développent une première version et la mette à l’essaie dans l’institution cible (pilote).
  7. On se rend compte rapidement que certaines choses n’avaient pas été prévues dans le cahier de charge initial. Ho! ho! cette fonctionnalité n’était pas prévue dans le cahier de charge initial nous devront vous facturez un supplément pour ça.
  8. D’une version à l’autre les suppléments s’accumulent car il est simplement impossible de tout prévoir dans une analyse initiale, même le plus compétent et le plus talentueux des analystes aura oublié quelque chose.

Le surcout est gênant mais reste relativement modeste dans le budget total du Québec pour le secteur de la santé c’est surtout que le produit n’est toujours pas livré !

Sinon le bilan politique est assez médiocre vu les résultats obtenus alors que James Charest annonçait en 2003, que la santé serait la priorité #1 de son futur gouvernement. Pour qui voulez vous voter ? Celle qui comme ministre de la santé, Mme Marois,  l’a saigné ou celui qui n’a pas su le soigner et le temps passant la situation se dégrade. Maintenant avec la crise économique, le Charest a changé de priorité. S’ii le gère comme le secteur de la santé, nous avons tout à gagner qu’il laisse vite sa place à un politicien plus compétent en gestion. L’actuel est surtout fort pour agiter le spectre de l’indépandance.

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