Grêve des infirmières pour leur condition de travail

Les infirmières lancent un cri du coeur

Samedi, les équipes de soir et de nuit ont refusé de travailler pour protester contre leurs conditions de travail. Mercredi, un infirmier des soins intensifs a vivement déploré la situation dans La Presse. Il a dénoncé les dix heures supplémentaires qu’il a dû faire cette journée-là, qui ont porté sa journée de travail à 18 heures.

Selon Régine Laurent, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), cet exemple est loin d’être isolé. « Malheureusement, c’est une situation qui n’est pas exceptionnelle. C’est une situation qui perdure depuis des années ».

Mme Laurent accuse les directeurs des hôpitaux d’être en grande partie responsables de la situation en refusant catégoriquement de procéder à des aménagements. Elle dit ainsi que la FIQ a présenté plusieurs projets pour améliorer la gestion et l’aménagement du temps de travail, mais qu’elle s’est butée à une fin de non-recevoir des administrateurs. « Ils n’ont même pas regardé. Ils disent: « c’est nous autres la gestion » [mais] on voit bien que c’est un échec de gestion ».

Tout comme depuis longtemps le ministre de la santé est un médecin, les cadres de direction et de management dans les hôpitaux publics sont choisis parmi ceux étant membre d’un syndicat d’infirmière ou médecin. Il faut tourner la page aux corporations et aux syndicats qui privilégient leur membre aux dépens de l’intérêt général des patients que ca soit le collège des médecins qui freinent l’arrivée de médecins français au Québec ou les syndicats d’infirmières qui imposent des manageurs ayant une formation d’infirmière. Avec la pénurie d’infirmières, ne trouvez vous pas qu’il faudrait les laisser à cette tâche et prendre de pures gestionnaires avec une courte formation sur les exigences particulieres de ce secteur de santé ? Ma conjointe gestionnaire n’arrive pas à  rentrer dans ce secteur de la santé pour cette raison. C’est une sorte de mafia.

Malheureusement toutes ces incompétences sont préjudiciables pour tout le monde, patients comme médecins et infirmières épuisés dans les services d’urgences. Je précise car dans certains services comme la maternité dans les CLSC, je me rappelle d’une infirmière très souriante et reposée  venu parler aux futur mamans pour 2 h de bavardage sans grand intérêt et se pressentant avec le surnom de Banane. :mrgreen:

Suite à cette article, plusieurs commentaires intéressants que je reproduit.

1/ Les quotas d’entrée en médecine et en soins infirmiers sont dus a un manque de ressources financières et fort probablement en partie a une mauvaise gestion des ressources préalables et existantes. La formation médicale et en soins infirmiers coute très cher et ensuite, c’est de la main d’œuvre qu’il faut rémunérer…

2/ Elles ont voulu tout diriger, se charger de leur propre formation, d’organiser leur emploi du temps tout en refusant toute forme de souplesse dans l’exécution de leurs tâches.
C’est la triste réalité de groupes toujours en chialage perpétuel ou en grêve s’ils ne reçoivent pas ce qu’ils exigent sans égards à la réalité et aux possibilités. 40% des infirmières ne se lavent toujours pas les mains en sortant de la toilette ou en passant d’un malade à un autre…et comme ça j’ai 15 pages d’horreurs !

3/ Il est tout à fait illogique de demander à des personnes qui travaillent dans le domaine de la santé et qui sont responsables de nos vies d’effectuer des journées de dix-huit heures de travail! C’est impensable. Le gouvernement joue avec nos vies. Qu’on engage du personnel et qu’on coupe dans la haute et très inutile fonction publique! Il y a trop de chef et pas assez d’indiens dans les hôpitaux….c’est ça le problème.

4/ Pour qui se prend ce ministre minable qu’est le docteur Bolduc…il est temps que dans ce pays on cesse de confier le ministère de la santé à des médecins dont la compétence en la matière rime avec médiocrité…..Le système de santé fait honte ici au genre humain, aucun respect des patients traités comme de la marchandise, aucun respect du personnel soignant corvéable à merci…….. une dictature larvée est en route saluons le sieur Charest d’ être le meneur de ces basses-oeuvres

5/ Il est facile de mettre sur le dos des infirmières toutes les horreurs qu’on peut retrouver en milieu hospitalier: les infections nosocomiales, les heures de longues attentes dans les urgences, le manque de lit sur les étages (surtout aux soins palliatifs) et les erreurs médicales reliées à une mauvaise administration d’un médicament… Par contre, sachez qu’étant moi-même étudiantes en soins infirmiers, je sais que le problèmes ne se limitent pas aux infirmières. La pénurie est plus grande que la population le croie. Les heures supplémentaires sont peut-être obligatoires et il même vrai que cela vient avec notre emploi, par contre les journées de 18 heures sont inacceptables. Comment voulez-vous qu’il n’y est pas d’erreurs de médicaments… après 18 h sans dormir, sans se reposer.

6/ Comment se fait-il que les conditions des infirmières soient si médiocres en comparaison de celles des policiers? Pourtant, dans les deux cas, il s’agit d’une technique collégiale de trois ans. (En fait, il existe un baccalauréat en nursing, mais pas en « policing ».) Dans les deux cas, le financement provient directement ou indirectement du gouvernement provincial. Cependant, dans un cas, l’uniforme est fourni; pas dans l’autre. Dans un cas, la retraite se prend à un très jeune âge; pas dans l’autre. Dans un cas, la rémunération est avantageuse; pas dans l’autre. Dans un cas, le gouvernement négocie avec un arbitre; dans l’autre, une loi spéciale (bâillon) est imposée. Serait-ce qu’après des augmentations de salaire scandaleuses aux médecins, il ne reste plus rien à celles qui font fonctionner le système et rassurent en première ligne nos malades? Certainement, le ministre de la Sécurité publique ne pourrait pas tenir à l’endroit des policiers des propos similaires à ceux que tient le ministre Bolduc à l’endroit des infirmières.

Pendant ce temps, les gros gagnants *du secteur de la santé au Québéc, les médecins spécialistes, lancent une campagne publicitaire « L’expertise a un prix« . Oui et il est déja trop élevé pour la qualité des services rendus et les moyens financiers disponibles !

Aux yeux de Christian Désilets, professeur de publicité sociale à l’Université Laval, le commanditaire aurait pourtant dû être identifié, compte tenu de la teneur des messages et des objectifs poursuivis par la fédération, qui s’apprête à négocier avec le gouvernement.

« Dès qu’il y a une tentative de manipulation ou d’influence de l’opinion publique et que ça se fait à visière baissée, ça pose un sérieux problème éthique, estime-t-il, surtout pour une fédération. »

* salaire qui varie grandement de 150.000$ à plus de 900.000 $ par an.

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Un commentaire sur “Grêve des infirmières pour leur condition de travail

  1. Au moment ou les infirmières auront droit à une grève légale,
    elles devraient prendre ce MOYEN pour se REPOSER.
    Une journée par semaine de grève ne change RIEN sur le rapport d’impots à la fin de l’année.

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