Bourse et réalité économique : le grand écart

Bulle sur les prêts en Chine, la Bank of China agit pour le yuanPhilippe Béchade

Un heureux hasard comme seuls les marchés savent nous en offrir depuis juillet 2009 a permis au CAC 40 de contenir son repli à -1,06%. Il affiche ainsi symboliquement une clôture juste au-dessus du seuil psychologique des 4 000 points, à 4 000,05.

Mais il existe d’irréductibles sceptiques qui affirment que si la main reste invisible, comme dans n’importe quel bon théâtre de marionnettes, il n’en va pas de même des grosses ficelles qui ont remplacé les fils de nylon arachnéens des années 90. A l’époque, le spectacle semblait plus naturel mais il était impossible de trop accentuer les mouvements, sinon le marché cassait ses attaches et retrouvait son apparence désarticulée.

Manipulation des carnets d’ordres à la milliseconde, suppression de toutes les phases correctives par les trading programs, injections de liquidités par la Fed dès que la tendance haussière semble menacée à Wall Street… la glorieuse incertitude de l’anticipation boursière n’a plus guère d’espace pour s’exprimer.

Nous sommes entrés depuis neuf mois dans l’ère du marché à choix unique. Nous assistons au triomphe de la volonté humaine sur l’incertitude et le chaos : le rêve des théoriciens de la planification dirigiste de l’après-Première Guerre mondiale est devenu une réalité boursière. Et s’il existe encore une alternative pour l’investisseur, elle se partage entre acheter ou ne pas vendre, en vertu de l’obéissance aveugle à la tendance qui serait notre seule amie.

Si le constat est exact et vu l’écart qui se crée sur de relatif petit volumes de transactions, le reveil risque d’être brutal et spectaculaire courant de l’année 2010.

Il n’est pas rare de voir les ménages chinois s’endetter sur huit ou dix ans pour s’offrir un petit bout de « rêve américain ». Les nouveaux conducteurs découvrent ainsi le bonheur de rester coincés pendant des heures dans des embouteillages monstres — Pékin est au bord de l’apoplexie automobile malgré la construction d’un sixième super-périphérique, achevé juste avant le début des Jeux olympiques au début de l’été 2008.

:mrgreen:

J’adore lire les nouvelles financieres et économiques sur la chronique Agora pour l’humour et l’ironie de plusieurs rédacteurs.

Sinon Michel Santi mene une charge virulente depuis plusieurs articles sur le president de la Fed, Ben Bernanke, que Obama a reconduit dans son poste et qui constitue tres probablement une erreur.

Bernanke Ponce Pilate

Bernanke ne daigne ainsi même pas justifier – et encore moins excuser – l’attitude complaisante de la Réserve Fédérale ayant volontairement appliqué entre 2001 et 2006 une politique monétaire manifestement trop laxiste tout à la fois en regard du P.I.B. nominal (composé de la croissance réelle additionnée de l’inflation) et des anticipations du marché (reflétées à travers les taux longs). Quant à son implication directe ou indirecte dans le cadre de toute décision concernant les taux d’intérêts de son pays, y compris lorsque Greenspan était aux commandes, elle est évidemment passée sous silence tout comme le sont les multiples occasions perdues ces dix dernières années d’intensifier la réglementation bancaire et financière Américaine alors qu’il était un des économistes les plus influents de son pays et ce bien avant de parvenir à son poste actuel…

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