Fin annoncée de l’Empire américain et du dollar US

La révolution monétaire est en marche — le dollar a du souci à se faire par Françoise Garteiser

« Le quotidien anglais The Independent fait état de discussions avancées parmi les pays arabes producteurs de pétrole, mais aussi en Chine, en Russie, au Japon, au Brésil et en France afin de préparer l’enterrement de la cotation du baril en dollars », nous expliquait Philippe Béchade mercredi. « Il serait remplacé par un panier de devises comportant également le yuan (qui à ce jour demeure non convertible), sans oublier un pourcentage d’or à définir ». Une telle nouvelle a sans doute favorisé l’envolée de l’or au-delà des 1050 $ l’once — un nouveau record historique pour le métal jaune en termes nominaux. Dan Denning, notre collègue en Australie, apporte quelques précisions : « Dans ce rôle, l’or devient une couverture contre la dévaluation du dollar US. Ce n’est pas tant une couverture contre l’inflation qu’une manœuvre pour protéger des actifs [le pétrole, en l’occurrence] contre un soudain effondrement du dollar ». « Certes », continue Dan, « dans notre monde occidental développé et routinier, les devises ne s’effondrent pas simplement du jour au lendemain. Elles s’érodent lentement. Et un jour, on s’aperçoit que le pouvoir d’achat n’est plus ce qu’il était ».

Je commente ce billet et d’autre articles financiers que je lis. Je n’ai pas accès aux chiffres qui me permettrait de vérifier tout ces opinions d’analyste financiers. Ceci dit, je vais partager une opinion basés sur ces analyses non chiffrés qui me font penser que nous allons assister à la fin de l’Empire américain aussi bien au niveau militaire, diplomatique et économique avec son endettement public colossal et un dollar qui va perdre son statut de monnaie de référence.

L’équipe Obama arrive trop tard et d’ailleurs n’agit pas toujours au mieux dans ce contexte critique en augmentant encore autant ses dépenses.

C’est un rapide raccourci car chacun de ces 2 sujets du titre pourrait faire l’objet à lui tout seul d’un livre. A suivre …

Je vous indique trois extraits de chroniques de Michel Santi.

On achève bien les Etats-Unis !

Les Américains ayant vécu ces dix dernières années sur un enrichissement fictif constitué par une appréciation immobilière aujourd’hui évaporée ? Krugman et ses acolytes n’en donnent pas moins leur blanc seing à une administration Obama ayant emprunté à ce jour 800 milliards de dollars, soit 1’700 milliards de dollars à un rythme annualisé ou 12% du P.I.B. du pays!

Les étrangers étant las de financer ce gouffre, c’est la Réserve Fédérale qui se voit contrainte de prendre la relève afin d’éviter à l’économie de son pays une saignée mortelle : Elle a ainsi acquis au troisième trimestre de cette année pour quelque 700 milliards de dollars de Bons du Trésor à un rythme annualisé tout en encourageant les institutions financières à en acquérir encore plus en leur consentant des prêts à taux zéro. Poussant encore plus loin cette boulimie morbide, la Fed a en outre acheté en 2009 des titres adossés à des hypothèques totalisant 700 milliards de dollars afin de tenter de relancer le marché immobilier.

Fidèle à lui-même, le système bancaire réagit donc favorablement à sa Banque Centrale en lui achetant 350 milliards de dollars de son papier valeur mais en prêtant 300 milliards de moins aux entreprises nationales, à un rythme annualisé…Et pourquoi pas puisqu’une Banque Américaine a ainsi la possibilité d’emprunter de la Fed à un taux de 0.75% pour acquérir un bon municipal AAA et à un taux de 0.25% au jour le jour ( overnight ) ? L’argent facile motive ainsi les Banques à investir la quasi totalité de leur bilan dans des Bons du Trésor sécurisés en lieu et place des prêts en faveur des débiteurs usuels privés et professionnels toujours susceptibles de défauts de paiement. Le résultat de ces largesses de la Fed est proprement cataclysmique : les Banques Américaines – le système financier US – se transforment du coup en simples appendices de la Réserve Fédérale Américaine!

Les contes de la crise

la formidable appréciation des Bourses Américaines – redevable certes en partie aux océans de liquidités ( par nature inflationnistes ) déversés en direction du système financier – ne pourrait-elle tout aussi bien être attribuée à la dépréciation généralisée des actifs Américains du fait de la déflation rampante?

Tempête Parfaite pour le Dollar

Passée relativement inaperçue, une décision majeure adoptée en tout état de cause lors du précédent G 20 de Pittsburgh participe de cette déchéance imminente du billet vert : L’émission de Droits de Tirage Spéciaux du F.M.I. pour un montant de 250 milliards de dollars est une étape cruciale dans l’adoption d’une autre monnaie de référence. Ces DTS étant constitués d’un panier de devises, comment ne pas être choqué que la pondération du dollar Américain y soit référencée à une valeur 50% moindre que sa valeur actuelle du fait de l’endettement Américain colossal? Joseph Stiglitz n’a-t-il pas récemment affirmé que les DTR remplaceraient le billet vert comme première monnaie de réserve au monde dans une année?

Par ailleurs, la Chine – encore elle – a également proposé la création d’une référence autre que les DTR qui serait indexée sur une trentaine de matières premières dont l’Or, un peu à l’image du « Bancor » imaginé en 1944 par Keynes et dont l’objectif était de stabiliser les échanges internationaux en gardant une certaine maîtrise sur les prix des matières premières.

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