Compteurs d’eau a Montreal : trop gros et trop cher

Il y a quelques années, le projet du grand Montréal a été lancé et un débat animé a démarré entre ceux en faveur qui mettaient en avant les économies d’échelles et les opposants qui disaient que les autres projets similaires avaient vu au contraire les dépenses et taxes municipales augmentées.

En voyant cette affaire de compteur d’eau avec budget initial multiplié par 4, je comprends les raisons de ce paradoxe apparent. C’était sans compter sur les escroqueries et des contrats majorés.

Compteurs d’eau : « Trop vite, trop gros, trop cher », dit le vérificateur

Pour Jacques Bergeron, les élus ont été mal informés des coûts du projet. Et, visiblement, la Ville n’en a pas eu pour son argent en accordant un contrat de 356 M$ au consortium GÉNIeau pour l’installation de milliers de compteurs d’eau (en milieu institutionnel, industriel et commercial) et d’autres équipements reliés au réseau d’aqueduc. Rappelons que ce contrat prévoyait l’installation de compteurs d’eau dans les industries, les commerces et les institutions de la municipalité. Le vérificateur général a déploré qu’il y ait eu, tout au long du processus, des cris d’alarme qui étaient restés lettre morte. « Je ne peux pas fournir de raisons pour expliquer ce problème, a dit Jacques Bergeron. Il y a eu un problème au niveau de la gouvernance et il faut que la Ville adresse (sic) ce problème. »

De 155 M$ qu’il était au départ, le contrat d’attribution des compteurs d’eau pourrait coûter plus de 600 M$, a décrit Jacques Bergeron, avant d’ajouter que « les justifications n’étaient pas nécessairement présentes » pour expliquer cet important accroissement. « Il aurait fallu scinder le contrat », dit encore le vérificateur général, qui rappelle que seules deux grandes villes dans le monde se sont lancées dans pareil projet d’envergure.

De plus, selon Jacques Bergeron, la Ville a réduit la concurrence en exigeant des firmes soumissionnaires qu’elles financent elles-mêmes, à l’externe, le projet. Cette mesure a fait en sorte qu’il était plus difficile, pour de petites firmes indépendantes, d’aspirer à décrocher le lucratif contrat des compteurs d’eau, le plus gros jamais attribué dans l’histoire de Montréal.

En manque d’argent la Ville cherche a augmenté ses revenus et les policiers sont en premiere ligne avec les employés de la ville.

Des contraventions électroniques illégales?

La Ville de Montréal a émis en 2008 pour plus de 135 millions de dollars en contraventions. Si les constats sont invalidés par la Cour supérieure, un recours collectif pourrait permettre aux citoyens d’être remboursés.

135 M$ pour une ville qui compte un million de citoyen et combien d’automobilistes. A 150$ l’infraction à un panneau ARRET qui pullulent dans certains quartiers la note devient vite salée si les policiers jouent à cache-cache. J’ajoute d’ailleurs Taxes sur mon talon de chèque quand je fais un stop à l’américaine et que je recois une amende.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s