Secouriste fugitif bléssé

Au lieu de secouriste utilisé dans le titre, j’avais aussi pensé à « St Bernard » pour la race de chien qui est utilisé pour secourir en montagne, les personnes ensevelies sous la neige suite à une avalanche.

Par ce titre un peu énigmatique, je résume un peu ma situation et mon caractère. J’aime apporter spontanément secours et aide aux amis et proches. Probablement pour la satisfaction de se sentir utile, de faire une Bonne Action et aussi dans l’espoir d’avoir un « retour d’ascenseur » : une aide. Cependant cette stratégie n’est pas toujours efficace dans le cas ou vous êtes vous-même dans une situation délicate (bléssé) et que le retour d’aide n’arrive pas ou pas assez vite soit par incapacité, incompétence de votre ami ou proche soit par manque de volonté par égoïsme ou tout simplement parce que vous n’avez pas demandé assez clairement l’aide par fierté, par pudeur ou une autre raison. Dans ce cas de figure, mieux vaut prendre du temps pour se trouver un bon secouriste OU (inclusif) prendre du recul sur sa situation et faire une auto-analyse de ses problèmes et remèdes. C’est jamais facile et agréable mais le travail peut être salutaire si vous tournez en rond dans votre mare de boue depuis plusieurs mois ou années.

Dans le film The Fugitive, le médecin blessé en fuite, interprété par Harrison Ford,  s’auto-soigne dans une salle d’hôpital. Ces gestes filmés parraissent efficaces et agiles et nous indiquent qu’il les a très probablement appliqué plusieurs fois sur autrui de part sa profession avant de les appliquer sur lui-même. Sur soi-même, c’est pas toujours possible mais ça peut très bien fonctionner.

L’auto-analyse est plus délicate et aléatoire mais elle est aussi plus gratifiante et valorisante sur ces capacités de reflexion sur soi-même. Il faut en même temps être capable de se plonger en soi, pour comprendre ce qui ne nous convient pas  emotionnellement et aussi s’avoir « s’extraire de soi » pour s’auto-observer et s’auto-analyser afin de trouver les remedes et solutions à apporter et essayer.  Les détails nous embrouillent aussi bien notre analyse de l’actualité complexe que de nous mêmes. Ce que j’ai appris à simplifier et faire la synthèse dans l’actualité politique, économique, scientifique … j’ai mis un peu plus de temps pour l’appliquer convenablement sur ma propre actualité. Je ne pense pas avoir eu un « hapax existentiel » comme en parle Michel Onfray dans ses conférences sur la contre-histoire de la philosophie mais plutôt réussi une bonne introspection avec des remontées d’idée (bulles) qui ont mis du temps à sortir et initié par un contexte douleureux. Une crise est une opportunité de voir certaines choses négatives et de les améliorer pour aboutir à une situation qui peut être meilleur d’avant la crise.

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