Crise financière : Plan de nettoyage du secteur bancaire

Crise financière : Plan de nettoyage du secteur bancaire

Le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a dévoilé lundi matin les premiers détails de son plan de rachat de centaines de milliards de dollars de créances toxiques des banques américaines afin de relancer la confiance dans les marchés et l’économie. Le Trésor américain propose un plan de 500 milliards de dollars pour racheter les mauvaises créances qui freinent l’offre de crédit aux entreprises et aux particuliers. En fonction du succès du plan, les rachats pourraient atteindre plus de 1000 milliards.

Le plan du secrétaire au Trésor est construit autour de trois axes majeurs.

  1. les milliards de dollars engagés proviendront non seulement du Trésor américain, mais également de la Corporation fédérale d’assurance dépôt (FDIC) ainsi que de la Réserve fédérale pour « mobiliser le capital des investisseurs privés ».
  2. le plan doit assurer un partage de risques équitable entre les secteurs publics et privés qui engageront conjointement leurs ressources dans le plan. Le secteur public devra aussi toucher sa juste part des bénéfices potentiels que pourraient engendrer ces investissements.
  3. la valeur des prêts et des créances toxiques que rachètera le Trésor américain sera déterminée par enchères pour éviter que l’État ne paie un prix trop élevé pour ces mauvais placements.

Et comment se débaresse t’on des comportements toxiques ? Un certain Eric J. Fry y répond de façon tres directe et sans nuance sur un site d’actualité financiere.

AIG et Hank Paulson, un cambriolage capitaliste

Il est peut-être temps de virer les dirigeants égoïstes et dorlotés d’AIG, et de laisser le capitalisme s’occuper d’eux à mains nues. Les individus de chez AIG, qui ont un réel talent, devraient pouvoir accomplir des réussites futures ailleurs. Pas les autres. Alors virons-les tous. Le capitalisme reconnaîtra les siens.

– Si Paulson n’avait pas donné 150 milliards à AIG, AIG n’aurait pas donné 12 milliards à Goldman Sachs pour régler divers trades et positions en produits dérivés. Si Goldman n’avait jamais eu ces fonds, ou les dizaines de milliards d’autres dollars que Paulson a rendus disponibles pour ses anciens partenaires par le biais de diverses facilités de prêts d’urgence, Goldman Sachs aurait peut-être suivi Lehman Bros dans le paradis des investissement bancaires.

– Goldman n’est pas un cas unique, évidemment. Le cambriolage multi-syllabique de Paulson a également bénéficié à d’autres bandits. Et qui sait ? Il vaut peut-être mieux maintenir un système financier dirigé par des bandits que de le laisser s’écrouler et attendre qu’un nouveau gang de bandits construise un nouveau système. Mais dans ce cas particulier, vos chroniqueurs pensent qu’ils préfèreraient les dangers qu’ils ne connaissent pas encore.

– Les dangers inconnus pourraient-ils être pires que ceux qui nous ont amené à cette situation ?

– Virez-les tous. Le capitalisme reconnaîtra les siens.

C’est assez surprenant un propos aussi critique et direct d’un analyste financier mais nous vivons une période assez exceptionnelle avec cette crise financière et économique.

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