AIG : Primes aux cadres et communication Obama

Je sais bien que le symbole est important en politique mais ca peut devenir parfois un peu ridicule dans la sphère économique et financière. Ici ce symbole des primes represente environ 0.1% de la facture totale des fonds publics injectés dans AIG. De l’article, j’ai tout mis en millions de $ US.

Primes aux cadres de AIG : Edward Liddy sur la selette

Le PDG du géant américain de l’assurance AIG, Edward Liddy, devait comparaître, mercredi, devant un comité du Congrès. Dans des extraits de son témoignage qui ont été diffusés à l’avance, il reconnaît les juteuses primes versées aux cadres de l’entreprise en grande difficulté financière étaient « répugnantes », mais qu’il n’avait pas le choix de les verser. Le grand patron d’AIG, arrivé en poste à l’automne, alors que le gouvernement américain injectait 170.000 M$ de fonds publics dans AIG pour lui éviter la faillite, expliquera qu’il n’avait légalement pas le choix de verser ces 165 M$ de primes prévues dans les contrats des cadres de l’entreprise.

L’administration Obama a promis d’obliger l’assureur américain AIG à rembourser l’intégralité des sommes versées en primes à ses employés. « Nous imposerons contractuellement à AIG, dans le cadre de ses opérations, de rembourser au Trésor le montant des primes versées », a écrit Timothy Geithner aux dirigeants du Congrès, en ajoutant que les 30.000 M$ que doit encore verser Washington à AIG seront par conséquent réduits d’au moins 165 M$.

La belle affaire !

Il ferait bien de s’occuper et suivre l’usage des 99.9% restant même si ca choque moins l’opinion publique que le 0.1% des primes aux cadres. Sinon j’avais pensé  à imposer une taxe de 99% aux cadres sur les primes issus de ces institutions financieres « aidées ». Je reprend d’une main ce que j’ai donné de l’autre main. Une mesure provisoire et ciblée je precise.

AIG et le renflouage : les bonus de la discorde de Bill Bonner

Pour commencer, les bonus distribués ont été largement sous-évalués. La somme réelle est de 450 millions de dollars, déclare le Wall Street Journal. Un membre du Congrès américain avance que de nombreuses primes étaient déguisées en d’autres choses… et que le total réel approche plutôt les un milliard de dollars.
Sous la pression, AIG a révélé ce qu’elle avait fait de l’argent du renflouage. Nous n’avons pas été surpris de découvrir Goldman Sachs au sommet de la liste des destinataires. Le grand homme de Goldman était dans la pièce avec les autorités — en tant que seul représentant de Wall Street — lorsque la décision a été prise de secourir AIG. De plus, le grand homme des autorités de l’époque — Hank Paulson — avait lui aussi été une huile chez Goldman. Les dés étaient donc pipés dès le départ. Le gouvernement a donné de l’argent à AIG, et AIG l’a donné à une longue liste de spéculateurs — dont Goldman. * Cela nous semble parfaitement naturel. Si nous avions été au courant de toute cette histoire, nous aurions aussi tenté d’empocher une partie du butin. Mais les politiciens feignent la stupéfaction et l’horreur.

😀

mise a jour du 19 mars 2009

La solution auquelle j’avais pensé hier a traversé l’esprit des politiciens américains qui ont déposé un texte de loi aujourd’hui dans ce sens.

Les primes transformées en taxes

Aux États-Unis, la Chambre des représentants a adopté, jeudi, un projet de loi qui impose à 90% les primes aux dirigeants d’entreprises, comme celles accordée aux cadres de l’assureur AIG, que l’État vient de renflouer de plusieurs milliards. Le projet de loi a été adopté par 328 voix contre 93. Plus précisément, le projet crée un impôt qui s’appliquera aux cadres dont le salaire annuel dépasse 250 000 dollars, et qui travaillent dans des entreprises qui ont reçu plus de cinq milliards de dollars d’aide de l’État.

J’avais proposé 99% et ils ont retenu 90% de taxe sur les primes. Bon et si on s’occupait maintenant du reste soit les 99.9% des 170.000 M$ avec les conflits d’interets en présence. Une nationalisation classique doit éviter davantage tout ces effets de bords néfastes. Les politiciens qui jouent à ceux qui n’étaient pas au courant vont devoir sévir à chaque fois que ca arrive sur la place publique sinon : « j’ai rien vu, rien entendu et rien dit ».

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