Stabilité d’un gouvernement de coalition

Après 6 semaines d’une élection fédérale qui aura couté 300 millions de $ aux contribuables canadiens, voici que le nouveau gouvernement minoritaire conservateur de M.Harper est sur le point de tomber. S’il tombe effectivement, la gouverneur générale devra regarder la stabilité d’un gouvernement de coalition versus un nouveau gouvernement (via de nouvelles élections) probablement encore minoritaire et conservateur avec 300 millions de $ et un mois de perdu supplémentaire dans un contexte de récession mondiale. Il est clair que si les conditions de stabilité sont garanties, cette 1ere solution présente beaucoup d’avantages dont celui de faire un précédent pour un gouvernement minoritaire qui se comporte comme s’il était majoritaire. La crise économique est une opportunité pour des réformes dans l’intérêt du pays et pas dans l’intérêt uniquement d’un parti au pouvoir. Le discours officiel conservateur est assez pitoyable de mauvaise foi. A ce niveau, c’est une insulte à notre intelligence de citoyens canadiens. La sanction sera salutaire.

Je vous conseille de lire cet article du Devoir qui donne plusieurs informations très intéressantes.

Le Canada en crise

les discussions entre les trois partis d’opposition portent avant tout sur une lettre d’entente devant être soumise à la gouverneure générale, Michaëlle Jean, en cas de chute du gouvernement dans les prochains jours.

Michaëlle Jean devrait alors rapidement prendre une décision sur la possibilité qu’un gouvernement de coalition remplace le Parti conservateur à la tête du pays. Le Parti libéral et le NPD devraient alors prouver qu’ils peuvent s’entendre sur quelques grands enjeux, question d’être capables de gouverner pendant un certain temps. Pour ce faire, les partis tentent déjà de définir les contours d’un plan de relance économique, puisqu’il s’agira de l’enjeu principal.

PS: Dans la Presse, André Pratte a écrit un bon article mais il n’insiste pas assez sur le manque de soutien de l’économie avec des coupures au plus mauvais moment qu’il soit possible avec cette récession mondiale. Idem dans Irresponsable, M. Harper!.

Le vrai Harper

Jusqu’au congrès du Parti conservateur il y a deux semaines, M.Harper semblait vouloir respecter ce contrat moral qui le liait aux électeurs. «Nous devrons être forts et pragmatiques, et non pas irréalistes ou idéologiques, quand nous relèverons les défis économiques complexes auxquels nous sommes confrontés», a-t-il dit à ses militants.

L’énoncé économique et financier présenté jeudi aux Communes révèle qu’en réalité, Stephen Harper reste animé par une obsession: affaiblir ses adversaires, en particulier le Parti libéral, afin que le Parti conservateur devienne le «natural governing party» du Canada. Devant cette obsession, même la pire récession mondiale depuis les années 30 passe au second plan.

Le premier ministre n’a donc aucun scrupule à utiliser la crise pour camoufler une manoeuvre honteuse visant à asphyxier financièrement les autres formations. Il n’hésite pas non plus à se servir du marasme pour faire adopter en douce des mesures destinées à plaire aux esprits les plus étroits de son parti.

Je partage moins sa conclusion. S’il s’est autant décrédibilisé dans l’intérêt supérieur du Canada, son mandat est affaibli et mieux vaux un gouvernement de coalition stable.

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