Conserver ou changer

Aujourd’hui vendredi 13 novembre, je vous fait part de mes réflexions un peu tout azimut. Hier, j’ai été surpris de voir  mon nom sur un site français d’échecs qui reprenait en nouvelles un de mes deux articles sur les Échecs. C’est le début de la célébrité :D alors que je ne suis pas un maitre d’échecs mais seulement un blogueur amateur d’échecs.

Dans une démocratie avec un système électoral majoritaire à un tour comme aux États-Unis ou au Canada, le choix politique des citoyens se résume souvent à choisir entre conserver l’équipe dirigeante ou miser sur le changement. Bien souvent les gens ne sont pas satisfait de l’équipe dirigeante mais même si on est d’accord avec plusieurs critiques de l’opposition, nous ne savons pas si ce changement apportera dans la réalité un bilan global plus positif pour une majorité de citoyens ou plus négatif.

Les gens qui critiquent les média de masse sont nombreux sur la blogsphère francophone que je consulte, je pense en particulier à un contact québécois François Marignean. Et bien de quoi parle t’il de nos jours ? de la grippe avec les autres média de masse et encore de la grippe avec la vaccination et les lobbys de la pharmacie. Alors il ne parle pas d’une n-ieme victime ou du taux de vaccination et apporte une autre perspective mais il nous détourne de sujets plus important et intéressants. Il réagit aux média de masse en parlant d’un sujet dont  je me moque complètement dans un contexte de crise économique et financière majeure que nous vivons actuellement. Alors la vie continue et on ne va pas parler que d’économie, de compétitivité d’entreprise, des pays émergents comme la Chine, l’Inde, etc … mais passé autant de temps sur la grippe A me rappelle que ceux qui critiquent ne sont pas toujours capable de faire mieux et peuvent même faire pire avec les meilleurs intentions du monde. Idem pour ceux qui veulent changer de systéme d’organisation politique ou financier.

Ce matin, j’ai lu un court article sur le recrutement des soldats canadiens volontaires pour la guerre en Afghanistan avec les commentaires de jeunes soldats intéressants. Ont ils vraiment choisi en toute liberté cette voie ? Ils pensent être libre mais dans une société nous sommes tous conditionnés par une culture et un environnement. Ensuite certain auront un caractère plus indépendant et critique que d’autres. Les jeunes militaires sont une catégorie de personne plutôt conservateur si on occulte ceux qui sans emploi ont choisi cette alternative comme solution financière. Comme je l’écrivais sur le site de Radio Canada, je compatis avec les familles canadiennes qui verront un fils ou un père tué,  mutilé ou avec un traumatisme psychologique aliénant. Dans le même temps, le contribuable canadien devrait connaitre ce que coute cette guerre aujourd’hui et demain avec les pensions aux invalides de guerre. Plus difficile de savoir, ce que le gouvernement canadien gagne a soutenir cette initiative américaine qui a été au départ motivé officiellement pour la capture de Ben Laden (avec sa milice) qui semble t’il court toujours. Manipuler et endoctriner est toujours plus simple sur de jeunes sujets. Le courage, certaines valeurs morales font partie de la panoplie du manipulateur avec les avantages financiers. Les talibans aussi doivent recruter des combatants et plusieurs kamikazes. Eux ils utilisent probablement la religion, le sens de la résistance face a l’envahisseur mécréant étranger, le paradis pour les braves quand ils utilisent pas des enfants inconscients de ce qu’ils font vraiment.

Le candidat Obama, comme tout politique dans l’opposition devrait faire, a misé sur le thème du changement. Aujourd’hui il a une situation économique, financiere, militaire, diplomatique et sociale très délicate à gérer. Toujours difficile de recoller les morceaux qu’un autre avant soi a casser. Il n’a que de bonnes intentions mais avec les injections massives d’argent  public il encourage la reprise mais il plombe davantage la dette publique US ( 11 000 G$)  et les générations futur de contribuables américains. L’avenir nous dira si l’équipe économique d’Obama avec le président de la Fed ont fait les bons choix ou pas. Certains  analystes financiers comme Michel Santi critiquent déjà leur action. En tous cas, attribuer le prix Nobel de la paix a un président qui gère deux guerres  ridiculise un peu a mon avis cette institution norvégienne et par extension l’occident qui semble négligé les décés de milliers de civils afghans et irakiens.

Les américains sont ils majoritairement puribonds ?

Sur un site d’échecs américain, j’ai publié dans mon profil deux photographies : une de mon projecteur HD et l’autre de ma femme supposée ci-jointe. ;) Mon album photo a été immédiatement effacé avec un avertissement disant que le site était familial et que je pouvais avoir mon compte (St PAUL) fermé. Idem si dans une partie on traite de couillons en anglais son adversaire. Franchement pour un pays qui soi disant aime la liberté, le nombre de contraintes est assez élevé. Un président US (Clinton) ne peut même pas avoir une pipe dans son bureau ovale sans que tout le monde le sache et qu’il passe devant un jury avec possibilité d’être démis de ses fonctions pour parjure. A quoi ça sert alors d’être président des USA à part pouvoir déclencher plusieurs guerres en toute impunité ou presque ?

P.S. : par contre le buste avec le nombril d’un homme ça passe. C’est les Saints qui passent pas … euh pardon les seins.

HOT (766)Cachez donc ses seins madame que je ne saurai voir.

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Fin annoncée de l’Empire américain et du dollar US

La révolution monétaire est en marche — le dollar a du souci à se faire par Françoise Garteiser

“Le quotidien anglais The Independent fait état de discussions avancées parmi les pays arabes producteurs de pétrole, mais aussi en Chine, en Russie, au Japon, au Brésil et en France afin de préparer l’enterrement de la cotation du baril en dollars”, nous expliquait Philippe Béchade mercredi. “Il serait remplacé par un panier de devises comportant également le yuan (qui à ce jour demeure non convertible), sans oublier un pourcentage d’or à définir”. Une telle nouvelle a sans doute favorisé l’envolée de l’or au-delà des 1050 $ l’once — un nouveau record historique pour le métal jaune en termes nominaux. Dan Denning, notre collègue en Australie, apporte quelques précisions : “Dans ce rôle, l’or devient une couverture contre la dévaluation du dollar US. Ce n’est pas tant une couverture contre l’inflation qu’une manœuvre pour protéger des actifs [le pétrole, en l'occurrence] contre un soudain effondrement du dollar”. “Certes”, continue Dan, “dans notre monde occidental développé et routinier, les devises ne s’effondrent pas simplement du jour au lendemain. Elles s’érodent lentement. Et un jour, on s’aperçoit que le pouvoir d’achat n’est plus ce qu’il était”.

Je commente ce billet et d’autre articles financiers que je lis. Je n’ai pas acces aux chiffres qui me permettrait de vérifier tout ces opinions d’analyste financiers. Ceci dit, je vais partager une opinion basés sur ces analyses non chiffrés qui me font penser que nous allons assister à la fin de l’Empire américain aussi bien au niveau militaire, diplomatique et économique avec son endettement public colossal et un dollar qui va perdre son statut de monnaie de référence.

L’équipe Obama arrive trop tard et d’ailleurs n’agit pas toujours au mieux dans ce contexte critique en augmentant encore autant ses dépenses.

C’est un rapide raccourci car chacun de ces 2 sujets du titre pourrait faire l’objet à lui tout seul d’un livre. A suivre …

Je vous indique trois extraits de chroniques de Michel Santi.

On achève bien les Etats-Unis !

Les Américains ayant vécu ces dix dernières années sur un enrichissement fictif constitué par une appréciation immobilière aujourd’hui évaporée ? Krugman et ses acolytes n’en donnent pas moins leur blanc seing à une administration Obama ayant emprunté à ce jour 800 milliards de dollars, soit 1′700 milliards de dollars à un rythme annualisé ou 12% du P.I.B. du pays!

Les étrangers étant las de financer ce gouffre, c’est la Réserve Fédérale qui se voit contrainte de prendre la relève afin d’éviter à l’économie de son pays une saignée mortelle : Elle a ainsi acquis au troisième trimestre de cette année pour quelque 700 milliards de dollars de Bons du Trésor à un rythme annualisé tout en encourageant les institutions financières à en acquérir encore plus en leur consentant des prêts à taux zéro. Poussant encore plus loin cette boulimie morbide, la Fed a en outre acheté en 2009 des titres adossés à des hypothèques totalisant 700 milliards de dollars afin de tenter de relancer le marché immobilier.

Fidèle à lui-même, le système bancaire réagit donc favorablement à sa Banque Centrale en lui achetant 350 milliards de dollars de son papier valeur mais en prêtant 300 milliards de moins aux entreprises nationales, à un rythme annualisé…Et pourquoi pas puisqu’une Banque Américaine a ainsi la possibilité d’emprunter de la Fed à un taux de 0.75% pour acquérir un bon municipal AAA et à un taux de 0.25% au jour le jour ( overnight ) ? L’argent facile motive ainsi les Banques à investir la quasi totalité de leur bilan dans des Bons du Trésor sécurisés en lieu et place des prêts en faveur des débiteurs usuels privés et professionnels toujours susceptibles de défauts de paiement. Le résultat de ces largesses de la Fed est proprement cataclysmique : les Banques Américaines – le système financier US – se transforment du coup en simples appendices de la Réserve Fédérale Américaine!

Les contes de la crise

la formidable appréciation des Bourses Américaines – redevable certes en partie aux océans de liquidités ( par nature inflationnistes ) déversés en direction du système financier – ne pourrait-elle tout aussi bien être attribuée à la dépréciation généralisée des actifs Américains du fait de la déflation rampante?

Tempête Parfaite pour le Dollar

Passée relativement inaperçue, une décision majeure adoptée en tout état de cause lors du précédent G 20 de Pittsburgh participe de cette déchéance imminente du billet vert : L’émission de Droits de Tirage Spéciaux du F.M.I. pour un montant de 250 milliards de dollars est une étape cruciale dans l’adoption d’une autre monnaie de référence. Ces DTS étant constitués d’un panier de devises, comment ne pas être choqué que la pondération du dollar Américain y soit référencée à une valeur 50% moindre que sa valeur actuelle du fait de l’endettement Américain colossal? Joseph Stiglitz n’a-t-il pas récemment affirmé que les DTR remplaceraient le billet vert comme première monnaie de réserve au monde dans une année?

Par ailleurs, la Chine – encore elle – a également proposé la création d’une référence autre que les DTR qui serait indexée sur une trentaine de matières premières dont l’Or, un peu à l’image du “Bancor” imaginé en 1944 par Keynes et dont l’objectif était de stabiliser les échanges internationaux en gardant une certaine maîtrise sur les prix des matières premières.

Obama, Nobel de la paix

Je viens de lire cette nouvelle et ma première réaction : c’est vraiment n’importe quoi avec un président chef de deux armées en Irak et Afghanistan. Certes ses discours sont sympathiques mais il n’a encore rien réalisé vraiment dans ce sens.

Obama, Nobel de la paix

Moins de neuf mois après son arrivée à la Maison-Blanche, le président américain est récompensé pour « ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationales entre les peuples »

Maintenant au niveau diplomatique, c’est clairement une stratégie du dialogue et du multilatéralisme comme le rappelle le comité norvégien du prix Nobel qui tranche avec son prédécesseur américain Bush Junior.

Le président Obama a créé un nouveau climat en politique internationale. Le multilatéralisme a repris une position centrale, l’accent étant mis sur le rôle des Nations unies et d’autres institutions internationales. Le dialogue et les négociations sont les instruments de prédilection pour résoudre les conflits internationaux, même les plus difficiles.

C’est sans doute aussi une récompense et un encouragement pour ses efforts en vue de dénucléariser le monde. L’avenir nous dira si ce prix était mérité ou pas. La Obamania a encore frappé. Reste que les gens doivent regarder les actes et un peu moins les paroles qui s’envolent.

Je lui souhaite bonne chance pour améliorer le système de santé US car la dénucléarisation je n’y crois pas dans un avenir proche par conviction et les précédentes déclarations et les faits. Il y a des tours de passe passe comme dans certaines comptabilités douteuses et ça permet de donner une sorte de refus légitime aux nouveaux pays qui veulent acquérir l’arme nucléaire.

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Quand le $ US va t’il chuter et l’inflation exploser ?

dollars-usInflation, déflation, or, dollar… rien ne se passe comme prévu, dans cette dépression! par Bill Bonner

Ces 10 dernières années, la masse monétaire américaine s’est développé environ deux fois plus rapidement que le PIB. Et la Fed a doublé ses engagements rien qu’au cours des 18 derniers mois. Cette dernière information est stupéfiante. Il a fallu près de 100 ans à la Banque centrale américaine pour faire grimper sa trésorerie à 1 000 milliards de dollars. Puis, sous la direction de Ben Bernanke, elle a ajouté 1 000 milliards supplémentaires en quelques mois. Cela signifie que les responsables de la Fed ont acheté une gigantesque quantité de dette aux agences américaines et au secteur financier. Ils ont “monétisé” cette dette, ils l’ont transformée en cash en la payant avec de l’argent créé spécialement dans ce but.

Il y a une loi d’airain, en économie. La qualité et la quantité évoluent en proportions inverses. Sauf que jusqu’à présent, le dollar ne s’est pas effondré. Il a chuté, mais en douceur.

Parallèlement, le taux d’inflation n’a PAS grimpé. Il a plutôt baissé. Allez comprendre. Quand on ajoute une telle quantité d’inflation monétaire, on pourrait s’attendre à voir l’IPC grimper. Mais non. Pas encore.

Encore plus surprenant, le marché obligataire ne s’est PAS effondré. Voyons voir, une gigantesque injection d’inflation monétaire : voilà qui devrait tuer le marché obligataire. Il y a aussi eu les plus grandes ventes de bons du Trésor américain de l’histoire — nécessaires pour couvrir un déficit de 1 700 milliards de dollars cette année. Cela aurait aussi dû tuer le marché obligataire. Et par-dessus tout, une projection de la Maison Blanche qui nous dit que les autorités ajouteront 9 000 milliards de dollars de dette au cours des 10 prochaines années. Et ça en se basant sur une reprise totale de l’économie ! Voilà qui devrait certainement tuer le marché obligataire. Pas du tout ! Les rendements obligataires ont grimpé… mais le bon du Trésor américain à 10 ans ne rapporte toujours que 3,4%.

L’analyste financier Bill Bonner conclu que soit la loi d’airain a été annulé soit elle n’a pas encore rattrapé le marché. Je pense que le marché va bientôt suivre cette loi de dillution monétaire mais il y a une autre possibilité toute théorique. Si je chute mais qu’un objet chute aussi vite que moi, en regardant cet objet j’ai l’illusion d’être statique. En d’autres termes, le cours du dollar US fluctue en fonction d’autre monnaie et pays qui connaissent aussi des difficultés financières et économiques. Dans l’absolu, la loi d’airain peut être respecté sans que le dollar s’écroule par rapport aux autres monnaies si ces autres monnaies chutent également en valeur intrinséque. L’europe semble aussi endétté que les USA mais pas la Chine. Elle maintient le dollar encore à flot selon moi, le temps pour elle de se débarasser des bons du trésor américain et autre placements financiers en $ US.

Autant Bush Junior a participé au déclin politique, économique et diplomatique des USA, autant Ben Bernanke va participer au déclin monétaire avec la participation du gouvernement Obama qui n’a certes pas beaucoup de choix dans ce contexte de crise économique majeure. C’est la fuite en avant toute et misère aux générations futures américaines. Ils auront le poids de la dette à rembourser et le réchauffement climatique à gérer pour les abus passés des générations précédentes.

Croissance illusoire ou la reprise sans reprise

reprise_economique

En lisant plusieurs articles d’analyse sur la “reprise” économique et financière, on trouve plusieurs expressions pour indiquer un jugement assez similaire: artificiel, illusoire, pure invention, reprise sans reprise etc … Je vais faire une petite synthèse avec des extraits qui me semble particulièrement intéressants.

Si ces analyses et anticipations s’avèrent exactes, nul doute que nous allons connaitre dans les prochains mois et années de grands changements aussi bien en géopolitique que dans nos sociétés occidentales à des degrés divers autour de l’économie.

Crise systémique globale : Le choc cumulé des trois « vagues scélérates » de l’été 2009 – LEAP 2020  (*)

Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en zone Euro, au Japon, ce sera une reprise sans reprise (« recoveryless recovery »), une pure invention destinée à essayer de faire re-consommer des consommateurs américains ou britanniques insolvables et à faire patienter le plus longtemps possible les pays acheteurs de Bons du Trésor US et de Gilts britanniques (avant qu’ils ne décident qu’il n’y a plus d’avenir pour leurs produits aux pays du Dollar et de la Livre). …

Pour des centaines de millions d’habitants d’Amérique, d’Europe, d’Asie et d’Afrique, l’été 2009 va être une terrible transition vers un appauvrissement durable du fait de la perte de leur emploi sans perspective d’en retrouver un avant deux, trois ou quatre années; ou du fait de l’évaporation de leurs économies placées directement en bourse, dans des fonds de retraite par capitalisation ou des placements bancaires liés à la bourse ou libellés en Dollar US ou en Livre britannique; ou bien du fait de leur investissement dans des entreprises poussées à attendre désespérément une embellie qui ne viendra pas avant longtemps.

Une croissance illusoire – Michel Santi

La Chine est ainsi le dernier exemple en date où le Gouvernement s’efforce de perpétuer artificiellement l’essor économique au lieu de laisser son économie s’adapter – certes douloureusement – aux baisses des exportations vers l’Occident. L’expansion monétaire chinoise au pas de charge de 30% annuellement contraint ainsi les liquidités à se loger dans tous les secteurs d’activité, de l’immobilier à la bourse, en gonflant une sorte de méga bulle qui fera des ravages lors de son implosion! N’ayant rien appris des méfaits Occidentaux, les autorités et les Banques Chinoises préfèrent inonder leur économie de liquidités plutôt que de risquer aujourd’hui un ralentissement économique qui fragiliserait le pouvoir en place.

Quand la Chine prépare sa « Grande Evasion » du piège Dollar pour la fin de l’été 2009 – LEAP 2020

la déclaration chinoise du 24 mars dernier demandant le remplacement du dollar par une monnaie de référence internationale, était en fait à la fois un sondage et un avertissement : un sondage direct pour évaluer le rapport de force mondial (et notamment au sein du G20) autour de l’idée d’un basculement dans l’ère post-Dollar et un avertissement constructif ou destructif …

… depuis la fin 2008, les autorités chinoises ont entrepris de se « débarrasser » chaque mois de 50 à 100 milliards de leurs actifs libellés en Dollars US. Profitant des prix historiquement bas de nombreux actifs nécessaires à l’économie chinoise (mines, espaces agricoles, énergie, parts d’entreprises européennes ou asiatiques – pas américaines ce qui n’est pas un détail, … ), Pékin fait son « shopping », respectant ainsi sa contrainte première : valoriser au mieux ses actifs libellés en Dollars … c’est-à-dire, s’en « débarrasser » en les échangeant contre d’autres classes d’actifs, indépendantes des Etats-Unis, et permettant d’avancer rapidement sur le chemin de la « Grande Evasion ».

Les deux phénomènes majeurs au cœur de la phase de dislocation géopolitique mondiale – LEAP 2020

1. La disparition du socle financier (Dollars + Dettes) sur l’ensemble de la planète

L’insolvabilité globale qui caractérise désormais le système financier mondial peut être représentée par une image très simple : le socle financier sur lequel reposaient depuis des décennies les banques, assurances et autres établissements financiers mondiaux, est en train de s’effondrer, à l’image d’une ville qui serait construite sur une immense anfractuosité et qui découvrirait soudain que ce qu’elle croyait être un sol solide, destiné à porter durablement les fondations des immeubles de la cité, n’est en fait qu’une mince croûte de terre sous laquelle se trouve un mélange de vide, de gaz toxique et de remblais instables. L’équivalent financier de ce mélange est bien entendu la combinaison hautement volatile de Dollars US, d’actifs libellés en Dollars et de dettes produites en particulier par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et nombre d’économies occidentales et en développement …

2. La fragmentation accélérée des intérêts des principaux acteurs du système global et des grands ensembles mondiaux

Le second phénomène déstructurant qui alimente la dislocation géopolitique mondiale est la fragmentation accélérée des intérêts des principaux acteurs du système global et des grands ensembles mondiaux. Tout le débat sur le risque de retour du protectionnisme est à la fois un indice et une composante de ce phénomène. Le protectionnisme est bien de retour puisque le processus de globalisation tel qu’on l’a connu ces deux dernières décennies est désormais arrêté. Les discours des dirigeants politiques mondiaux sont pathétiques dans la mesure où ils persistent à répéter leur volonté de s’opposer au retour du protectionnisme et à relancer le cycle de Doha de libéralisation du commerce (10) ; tandis que, dans les faits, ils font tout le contraire comme le prouvent le « Buy American » d’Obama, la dévaluation compétitive de la Livre Sterling de Brown, les aides à l’industrie automobile française, le plan de relance soigneusement ciblé « Allemagne » de Merkel ou la plan de stimulation de la demande interne chinoise de Hu Jintao.  Les dirigeants mondiaux sont de plus en plus schizophrènes : leurs actes s’éloignent de plus en plus de leurs discours.

(*) LEAP = Laboratoire Européen d’Anticipation Politique

Mise à jour : Entendu dans cette video d’un gestionnaire de portefeuilles et lu ici :

La maison blanche anticipe un déficit cumulatif sur les dix prochaines années de 9.000 G$ !

Ca double pratiquement la dette publique US, déjà colossale avec 11.000 G$ (Milliard de $ US), au cours des dix prochaines années.

Afghanistan : election démocratique et guerre civile

Afghanistan : Les Afghans aux urnes

Les quelque 6000 bureaux de vote, ouverts de 7 h à 16 h, heure locale, sont protégés par 300 000 forces afghanes et étrangères qui ont été placées en alerte maximale face aux menaces d’attaques des talibans. Selon les autorités électorales, plus de 10 % des bureaux de votes pourraient restés fermés à cause de l’insécurité.

Les insurgés islamistes ont menacé de démembrer ou décapiter quiconque ira voter et d’attaquer les bureaux de vote, dénonçant une « imposture orchestrée par les États-Unis ». Ils ont d’ailleurs considérablement intensifié leurs attaques ces derniers jours, en particulier à Kaboul.

Mercredi, le président Hamid Karzaï a invité les Afghans à se présenter en masse aux urnes, malgré les plus récents attentats perpétrés par les insurgés dans le pays.

De son côté, le ministère afghan des Affaires étrangères a demandé aux journalistes de passer sous silence les actes violents qui se déroulent dans le pays, « au nom de l’intérêt national ». Les autorités craignent que ces informations n’aient un effet dissuasif sur les électeurs, mais les médias étrangers n’entendent pas respecter cette requête.

En outre, la légitimité du vote, dans ce pays dévasté par plus de 30 ans de guerre et aux traditions peu démocratiques, est déjà minée par des allégations de fraude massive.

Entre les menaces de se faire décapiter par les talibans pour les electeurs afghans qui ont voté avec leur index colorié et les allégations de fraude massive peut on encore parler d’une election démocratique valide dans ce contexte si particulier de guerre civile ?

L’organisation du scrutin représente un défi de taille, ne serait-ce que sur le plan logistique. À moins de 24 h du vote, 20 % du matériel électoral n’avait pas encore été livré, selon le chef de la commission électorale afghane.

En plus, 10% des bureaux seront fermés pour cause d’insécurité. Ca fait beaucoup et risque sérieusement d’entacher  le résultat de cette élection qui deviendrait un peu une mascarade davantage pour justifier l’intervention militaire US à son électorat et  les contribuables américains pour ceux que les arguments anti-Al Quaida et pétrolier ne sont pas suffisant.

130 millions de numéro de carte de crédit subtilisés

The Canadian Press: Un homme est accusé aux Etats-Unis d’avoir voulu voler 130M de cartes de crédit.

Les avocats du gouvernement américain ont accusé, lundi, un homme originaire de Miami d’avoir tenté de subtiliser 130 millions de numéros de cartes de crédit, la plus importante fraude du genre jamais mise à jour aux Etats-Unis. Albert Gonzalez, un homme de 28 ans, est un ancien informateur du gouvernement américain. Il avait collaboré avec les services secrets américains pour les aider à capturer des pirates informatiques, mais il transmettait aussi à ces pirates des informations concernant des enquêtes.

Le département américain de la Justice affirme que les nouvelles accusations portées contre lui représentent la plus importante fraude du genre jamais éventée aux Etats-Unis. Gonzalez aurait élaboré un système sophistiqué qui lui aurait permis, dès octobre 2006, de pénétrer dans les réseaux informatiques de ses victimes, d’y voler des données et de les stocker sur des serveurs informatiques aux États-Unis, aux Pays-Bas et en Ukraine. Celles-ci étaient ensuite vendues à d’autres individus qui auraient fait des achats frauduleux.

L’an dernier, Gonzalez et ses complices ont été accusés d’avoir volé quelque 40 millions de numéros de cartes de crédit à des détaillants comme Barnes & Noble, Sports Authority and OfficeMax. Il s’agissait, à cette époque, de la plus importante fraude du genre jamais mise à jour aux Etats-Unis.

WoW !!

Un agent double en quelque sorte informateur et pirate informatique. Je pense qu’un producteur hollywoodien va lui racheter ses mémoires à ce Gonzalez avec le temps qu’il aura en prison pour les écrire.

Avec ce genre de vol de numéro, on comprend mieux pourquoi plusieurs commercants sur le web exigent de livrer uniquement à l’adresse enregistrée du détenteur de la carte de crédit.

Les actifs toxiques des banques et leur bilan comptable

The Mess That Greenspan Made By Tim Iacono, sinch march 2005.

Le désordre qu’Alan Greenspan a mis.
Comment 18 ans d’argent facile a changé le monde
.

Quel titre de blog ! :lol:

Elizabeth Warren est la présidente du comité de surveillance du congres de TARP. Elle nous parle des actifs toxiques que detiennent encore les banques malgré les programmes TARP et PPIP (1). Dans ces conditons, selon elle, il demeure une instabilité préoccupante du système bancaire vu l’écart entre la valeur réelle actuelle et l’évaluation comptable plus élevée des banques.

(1) TARP = Troubled Asset Relief Program et PPIP = Public-Private Investment Program

Elizabeth Warren Introduces COP’s August Report (aout 2009)
Chairwoman Elizabeth Warren of the TARP Congressional Oversight Panel talks about the group’s August report titled “The Continued Risk of Troubled Assets”.

Monnaie US regionale

Je vous signale un court article intéressant de Michel Santi sur l’interêt d’une politique monétaire adaptée à la situation de la région étudiée par rapport à une monnaie unique européenne qui ne peut être qu’une sorte de compromis de toutes les disparités économiques des régions englobés.

Small is Beautiful !

C’est ainsi que la Caroline du Nord, le Massachusetts ou encore l’Arizona impriment depuis quelques mois leur propre monnaie afin de favoriser leurs entreprises locales dans un contexte de perte totale de confiance dans le système financier traditionnel! Cette devise locale – et légale selon la réglementation US! – permettant aux régions de se protéger partiellement vis-à-vis des aléas et des tourmentes affectant l’économie nationale…Ces Devises régionales, qui ont prospéré à l’époque de la Grande Dépression, permettent souvent de sauver un commerce local à l’agonie, l’expérience actuelle la plus efficace étant conduite en Caroline du Nord où la monnaie régionale, le “Plenty”, est acceptée en guise de règlement par de plus en plus de commerces et de professions! Certaines entreprises locales sembleraient même sur le point de payer leur salaire à leurs employés en Plenty, monnaie dont les billets sont conçus par des artistes locaux et où l’on peut lire la Devise : “In Each Other We Trust”.

Californie : 40 000 prisonniers à libérer

40 000 prisonniers à libérer

Des magistrats américains ont ordonné mardi à la Californie de libérer d’ici 45 jours quelque 40 000 détenus, afin de lutter contre la surpopulation carcérale et ses graves conséquences sanitaires. L’État le plus peuplé du pays, qui présente un déficit budgétaire colossal, a déjà prévu de libérer les détenus en mauvaise santé et ceux condamnés à des peines courtes. Et ce, pour des raisons économiques. Ce plan permettrait de libérer environ 37 000 places sur deux ans, selon le secrétaire du Département de correction et réhabilitation, Matthew Cate. Mais trois magistrats fédéraux sont allés plus loin. Ils ont ordonné mardi à l’État de réduire d’ici 45 jours son taux de surpopulation carcérale à 137,5 % de sa capacité d’accueil.

L’État dépense 10 milliards milliards par an pour ses pénitenciers.

Plus assez d’argent pour financer ce taux élevé d’incarcération et des conditions sanitaires pas respectés. C’est tout un système sécuritaire qui s’écroule doublement 1. financierement et 2. par le traitement réservé (insalubre) aux prisonniers avec des peines lourdes qui sont probablement mal préparés à une bonne réinsertion dans la société américaine. Dans un reportage, j’ai vu un homme de 50 ans, vétéran du Vietnam, condamné à 15 de prison pour port d’armes sans permis. Tout ces excès de répression se paye par le plus fort taux d’incarcération au monde. Ironie de l’histoire, c’est le gouvernator Arnold, M. Muscle, qui donne le coup d’envoi. D’autres états très endettés devraient suivre l’exemple.

Les États-Unis et la prison

Les États-Unis comptent 2,3 millions de prisonniers pour une population de 307 millions d’habitants – le plus fort taux d’incarcération au monde.

Publicité gratuite pour 4 marques de bieres à la Maison Blanche

Une bière et on oublie tout

C’était le pot le plus attendu de la semaine. Les médias américains étaient sur les dents, CNN affichait même à l’écran un compte à rebours jusqu’à l’heure prévue du «sommet de la bière». Deux semaines après le déclenchement de la première querelle raciale de la présidence de Barack Obama, les principaux protagonistes de l’affaire se retrouvaient à la Maison Blanche.

Vers 18 heures, Obama, en bras de chemise, accueillait donc l’universitaire noir Henry Louis Gates, ami de longue date, et James Crowley, le policier blanc qui l’a arrêté le 16 juillet, autour d’une table dans les jardins de la Maison Blanche. Le vice-président Joe Biden était aussi de la partie dans une discussion apparemment détendue.

Tout ça pour avoir traité l’intervention du policier de stupide qui consiste à arrêter pour «trouble à l’ordre public» le proprietaire noir qui force sa propre porte car il a oublié ses clés.  Après les gateries de Monica à M.Clinton, la presse US se montre encore une fois à la hauteur de la mentalité et gout du public américain majoritairement au ras des paquerettes. Mais ils sont fous ces américains ! :lol:

Les Chinois hésitent à acquérir des obligations américaines

Les Chinois hésitent à acquérir des obligations américaines par Bill Bonner

Il s’est passé une chose amusante, ces derniers jours. L’envoyé de Wall Street à Washington — et secrétaire au Trésor US, accessoirement — s’est rendu à Pékin. Sa mission : convaincre les rusés Chinois d’une chose dont tout le monde sait qu’elle fausse — que les obligations américaines sont sûres.

Il y a abondance de papier gouvernemental américain en Chine. Les détentions obligataires à elles seules atteignent 768 milliards de dollars. Les autres actifs libellés en dollars entre les mains chinoises rajoutent environ 700 milliards de dollars. En dépit de tous ces terrils qui encombrent les coffres, les Etats-Unis aimeraient que la Chine achète encore plus de charbon.

Sauf que ces derniers temps, les performances de ces détentions en dollars n’ont pas été franchement fabuleuses. Grâce au soi-disant rebond économique, le dollar a chuté par rapport à tout ou presque. Face à l’or, il a perdu 15% à ce jour en 2009. Par rapport au pétrole, on en est à -50%. Par rapport au cuivre, le dollar a perdu 65% de son pouvoir d’achat. Les bons du Trésor US à 30 ans ont chuté eux aussi — de près de 27% depuis janvier. A vue de nez, la Chine a perdu plus de 200 milliards de dollars à ce jour cette année suite à la chute du dollar et des T-Bonds.

Les Chinois s’inquiètent. Ils ont mis pas mal d’oeufs dans le panier que portent désormais Geithner, Bernanke et al. Et si la Team America n’avait pas le pied aussi sûr qu’elle l’affirme ?

Il serait utile que M. Geithner puisse nous montrer un peu d’arithmétique“, a déclaré M. Yu Yongding, décrit comme ancien conseiller à la banque centrale chinoise. M. Geithner est venu avec des chiffres, bien entendu. Alors que leur déficit est à 12% du PIB, les Etats-Unis ont l’intention de le faire revenir à 3%, a-t-il déclaré. Mais lorsqu’il a annoncé ce solennel bobard à l’université de Pékin, les étudiants lui ont ri au nez. Les secrétaires au Trésor US n’ont pas l’habitude qu’on leur rie au nez. Il y a près de 40 ans, un secrétaire au Trésor US — John Connally — a exprimé le point de vue impérial : “c’est peut-être notre devise, mais c’est votre problème”. Même après l’effondrement de l’automne 2008, les Etats-Unis ont continué à croire qu’ils pouvaient repasser aux étrangers autant de papier qu’ils le voulaient.

M. Yu Yongding, précédemment cité, a abordé le sujet sans détour : “Je voudrais dire au gouvernement américain : ‘ne soyez pas complaisants en pensant qu’il n’y a aucune alternative pour la Chine à l’achat de vos obligations… L’euro est une alternative. Et il y a beaucoup de matières premières que nous pouvons encore acheter’.”

Le gouvernement tentera plutôt de faire jouer l’inflation jusqu’à ce que le problème disparaisse“. Même Warren Buffett a annoncé à CNBC que la solution probable aux soucis de l’Amérique était l’inflation.

Yu a rétorqué : “vous ne devriez pas essayer de faire jouer l’inflation pour vous débarrasser de vos dettes“… Mais c’est exactement ce que les Etats-Unis essaient de faire. Jusqu’à présent, ce n’est pas la bonne foi qui protège les actifs en dollars de la Chine. C’est une dépression… et l’incompétence. L’équipe de Geithner tente de créer de l’inflation, mais ne maîtrise pas encore tout à fait le processus. Laissez-leur un peu de temps.

J’aime le style imagé et humorisitique de Bill Bonner, patron de presse et journaliste financier. Il informe tout en amusant le lecteur avec son humour et ironie. Avec ce style, il rend la finance moins compliqué et plus attrayante. C’est un excellent “vulgarisateur” et sa passion est contagieuse.

Le déficit américain pour cette année est de 1 840 G$. Tous les deux mois, les autorités doivent emprunter l’équivalent de l’intégralité du déficit de l’année dernière, qui battait déjà des records.

Géopolitique: Discours majeur de Barack Obama sur l’Islam

Discours au monde musulman : Obama plaide pour la réconciliation

Le président américain Barack Obama a livré jeudi l’un des discours les plus importants de sa jeune présidence, jeudi, à l’Université du Caire, en Égypte. Pendant 45 minutes, il a plaidé pour un nouveau départ dans les relations entre son pays et le monde musulman, et a tenté de persuader plus d’un milliard de disciples de Mahomet de partout au monde que son administration veut dialoguer honnêtement et respectueusement avec leurs dirigeants et eux. Le discours était également destiné au peuple américain à plusieurs égards. Citant le Saint Coran à quelques reprises, le président américain s’est par exemple appliqué à convaincre le peuple américain que l’Islam n’est pas une religion d’extrémistes. D’entrée de jeu, le président Obama a brossé un portrait rapide des relations entre l’Occident et le monde musulman, des guerres de religion, à l’époque coloniale puis à la Guerre froide, période pendant laquelle, a-t-il admis, la majorité des pays musulmans ont été utilisés comme des pions sur l’échiquier géopolitique, au détriment des aspirations des populations.Le président Obama a déclaré que les États-Unis et du monde musulman peuvent coexister, puisqu’ils partagent les mêmes principes de justice, de progrès, de tolérance et de dignité de l’être humain. La discorde actuelle, dit-il, ne sert que les intérêts des extrémistes.

Le président américain a reconnu d’emblée qu’un seul discours ne saurait effacer des années de méfiance, et qu’il n’avait pas d’ailleurs réponse à toutes les questions complexes qui ne manquaient pas d’être soulevées dans le cadre de ces relations tumultueuses. Il importe toutefois, a-t-il déclaré, d’apprendre, d’écouter, de se respecter et de trouver des terrains d’entente. Barack Obama a alors entrepris une recension de divers éléments soulignant « la dette de la civilisation envers l’Islam », rappelant comme le monde musulman avait ouvert la voie à la Renaissance et au Siècle des Lumières, grâce à des innovations scientifiques, sociales et culturelles. Le président a ensuite parlé des liens historiques entre les États-Unis et le monde musulman et a dit qu’il était de son devoir de président de se battre contre les préjugés qui circulent au sujet de l’Islam. Le monde musulman doit toutefois faire de même avec les États-Unis, a-t-il dit. Barack Obama a mentionné à cet effet que 7 millions d’Américains sont musulmans, et que leur niveau d’éducation et leurs revenus sont plus élevés que la moyenne des Américains. Il a fait valoir que quelque 1200 mosquées ont été érigées aux États-Unis, et que chaque État du pays en a au moins une sur son territoire.

C’est un sérieux changement de cap en géopolitique avec Bush Junior mais aussi ses autres prédécesseurs. Cette porte ouverte au dialogue initiée en début de mandat est un signal très fort et qui aura tres probablement des répercutions importantes avec ses alliés occidentaux sur les relations avec le monde musulman. Certains chef d’état européen plutôt pro-Bush vont devoir corriger leur position à l’avenir pour s’aligner sur cette position plus pacifique et conciliante.

Nul doute que plusieurs journalistes dans le monde vont analyser en détail ce discours majeur et ces multiples  implications jusqu’en 2012 et au delà. Google news indique ce matin déjà 700 articles en langue française. Vous avez l’embarras du choix.

Inflation provoquée par la Fed et prochaine chute du dollar

La Chine commence à s’inquiéter de l’inflation provoquée par la Fed
par Isabelle Mouilleseaux

Les Chinois voient… rouge !
Multiplier les dollars de façon pléthorique à coup de planche à billets et d’accroissement de la masse monétaire, c’est inéluctablement générer à terme de l’inflation. Multiplier les dollars de façon pléthorique, c’est torpiller à coup sûr la valeur du billet vert à long terme. Multiplier les dollars de façon pléthorique, c’est immanquablement se mettre à dos la Chine, le plus gros créancier des Américains. Sans les Chinois, les Américains seraient coincés. 50% de leurs 2 000 milliards de dollars de réserves de change sont placés en T-Bonds américains pour soutenir les Etats-Unis. Or force est de constater que tout cet argent placé en dollars perd chaque jour de la valeur…

Les Chinois le savent : c’est une “escroquerie”
Les Américains vont leur rembourser leurs créances en monnaie dépréciée — pour ne pas dire en monnaie de singe pour les échéances les plus longues… Et d’ici là, qui sait ce qu’ils toucheront en rendements et en remerciements de leurs “bons et loyaux services” !

Les signes avant-coureurs sont là
Alors il ne faut pas s’étonner de voir les Chinois réclamer une nouvelle “monnaie de réserve internationale stable” pour remplacer le dollar. Il ne faut pas s’étonner de voir Pékin annoncer qu’elle sera dorénavant très attentive à “la sécurité et au rendement” de ses actifs. Il ne faut pas s’étonner de voir la Banque centrale chinoise vouloir multiplier par sept ses réserves d’or, les portant ainsi de 600 tonnes à quelque 4 000 tonnes à terme. Des signes qui devraient alerter la Fed et les détenteurs de dollars… Si la Chine commence à vendre ses dollars, la spirale baissière sur le dollar se met en branle…

La vengeance : un plat qui se mange froid
Pour l’instant encore, l’Empire du Milieu dépend de la consommation des Etats-Unis. Alors il ne peut pas “plaquer” les Américains du jour au lendemain… Pas encore du moins. Mais attendez un peu de voir ce qui se passera quand la demande interne chinoise aura pris le relais et que les Chinois n’auront plus besoin des consommateurs Américains pour faire tourner leurs usines…

Je suis assez d’accord avec cette analyse financière mais attention aux analystes financiers qui sont aussi des agents pour vendre de l’or et qui vous affirment comme cette jolie Isabelle que l’or ne peut pas se déprécier. Ignorance de la jeunesse ou hypocrisie et mensonge d’une courtière en matieres premières. Il en demeure pas moins que son texte résume assez bien la situation.

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