Afghanistan : election démocratique et guerre civile

Afghanistan : Les Afghans aux urnes

Les quelque 6000 bureaux de vote, ouverts de 7 h à 16 h, heure locale, sont protégés par 300 000 forces afghanes et étrangères qui ont été placées en alerte maximale face aux menaces d’attaques des talibans. Selon les autorités électorales, plus de 10 % des bureaux de votes pourraient restés fermés à cause de l’insécurité.

Les insurgés islamistes ont menacé de démembrer ou décapiter quiconque ira voter et d’attaquer les bureaux de vote, dénonçant une « imposture orchestrée par les États-Unis ». Ils ont d’ailleurs considérablement intensifié leurs attaques ces derniers jours, en particulier à Kaboul.

Mercredi, le président Hamid Karzaï a invité les Afghans à se présenter en masse aux urnes, malgré les plus récents attentats perpétrés par les insurgés dans le pays.

De son côté, le ministère afghan des Affaires étrangères a demandé aux journalistes de passer sous silence les actes violents qui se déroulent dans le pays, « au nom de l’intérêt national ». Les autorités craignent que ces informations n’aient un effet dissuasif sur les électeurs, mais les médias étrangers n’entendent pas respecter cette requête.

En outre, la légitimité du vote, dans ce pays dévasté par plus de 30 ans de guerre et aux traditions peu démocratiques, est déjà minée par des allégations de fraude massive.

Entre les menaces de se faire décapiter par les talibans pour les electeurs afghans qui ont voté avec leur index colorié et les allégations de fraude massive peut on encore parler d’une election démocratique valide dans ce contexte si particulier de guerre civile ?

L’organisation du scrutin représente un défi de taille, ne serait-ce que sur le plan logistique. À moins de 24 h du vote, 20 % du matériel électoral n’avait pas encore été livré, selon le chef de la commission électorale afghane.

En plus, 10% des bureaux seront fermés pour cause d’insécurité. Ca fait beaucoup et risque sérieusement d’entacher  le résultat de cette élection qui deviendrait un peu une mascarade davantage pour justifier l’intervention militaire US à son électorat et  les contribuables américains pour ceux que les arguments anti-Al Quaida et pétrolier ne sont pas suffisant.

Géopolitique: Discours majeur de Barack Obama sur l’Islam

Discours au monde musulman : Obama plaide pour la réconciliation

Le président américain Barack Obama a livré jeudi l’un des discours les plus importants de sa jeune présidence, jeudi, à l’Université du Caire, en Égypte. Pendant 45 minutes, il a plaidé pour un nouveau départ dans les relations entre son pays et le monde musulman, et a tenté de persuader plus d’un milliard de disciples de Mahomet de partout au monde que son administration veut dialoguer honnêtement et respectueusement avec leurs dirigeants et eux. Le discours était également destiné au peuple américain à plusieurs égards. Citant le Saint Coran à quelques reprises, le président américain s’est par exemple appliqué à convaincre le peuple américain que l’Islam n’est pas une religion d’extrémistes. D’entrée de jeu, le président Obama a brossé un portrait rapide des relations entre l’Occident et le monde musulman, des guerres de religion, à l’époque coloniale puis à la Guerre froide, période pendant laquelle, a-t-il admis, la majorité des pays musulmans ont été utilisés comme des pions sur l’échiquier géopolitique, au détriment des aspirations des populations.Le président Obama a déclaré que les États-Unis et du monde musulman peuvent coexister, puisqu’ils partagent les mêmes principes de justice, de progrès, de tolérance et de dignité de l’être humain. La discorde actuelle, dit-il, ne sert que les intérêts des extrémistes.

Le président américain a reconnu d’emblée qu’un seul discours ne saurait effacer des années de méfiance, et qu’il n’avait pas d’ailleurs réponse à toutes les questions complexes qui ne manquaient pas d’être soulevées dans le cadre de ces relations tumultueuses. Il importe toutefois, a-t-il déclaré, d’apprendre, d’écouter, de se respecter et de trouver des terrains d’entente. Barack Obama a alors entrepris une recension de divers éléments soulignant « la dette de la civilisation envers l’Islam », rappelant comme le monde musulman avait ouvert la voie à la Renaissance et au Siècle des Lumières, grâce à des innovations scientifiques, sociales et culturelles. Le président a ensuite parlé des liens historiques entre les États-Unis et le monde musulman et a dit qu’il était de son devoir de président de se battre contre les préjugés qui circulent au sujet de l’Islam. Le monde musulman doit toutefois faire de même avec les États-Unis, a-t-il dit. Barack Obama a mentionné à cet effet que 7 millions d’Américains sont musulmans, et que leur niveau d’éducation et leurs revenus sont plus élevés que la moyenne des Américains. Il a fait valoir que quelque 1200 mosquées ont été érigées aux États-Unis, et que chaque État du pays en a au moins une sur son territoire.

C’est un sérieux changement de cap en géopolitique avec Bush Junior mais aussi ses autres prédécesseurs. Cette porte ouverte au dialogue initiée en début de mandat est un signal très fort et qui aura tres probablement des répercutions importantes avec ses alliés occidentaux sur les relations avec le monde musulman. Certains chef d’état européen plutôt pro-Bush vont devoir corriger leur position à l’avenir pour s’aligner sur cette position plus pacifique et conciliante.

Nul doute que plusieurs journalistes dans le monde vont analyser en détail ce discours majeur et ces multiples  implications jusqu’en 2012 et au delà. Google news indique ce matin déjà 700 articles en langue française. Vous avez l’embarras du choix.

Afghanistan: Les USA et leur boomerang islamiste anti-URSS

Afghanistan : Islamabad appelé à dompter ses services secrets

À visage découvert ou sous couvert de l’anonymat, des militaires américains hauts gradés et des membres de l’administration Obama dénoncent depuis quelques jours le double jeu des services secrets pakistanais avec les talibans et al-Qaïda, au moment où Washington annonce une nouvelle stratégie en Afghanistan. Selon l’amiral Mullen, le renseignement militaire pakistanais, l’Inter-Services Intelligence (ISI), persiste à entretenir des liens avec les militants islamistes opérant tant à la frontière du Pakistan avec l’Afghanistan qu’à la frontière commune avec l’Inde.

Les liens entre l’ISI et les talibans sont connus par Washington et dénoncés depuis des années. Le général Petraeus, dans son entrevue au réseau américain PBS, avait d’ailleurs rappelé que plusieurs des groupes islamistes actifs avaient été créés dans les années 1980 grâce à l’ISI, avec l’aide financière de Washington, qui voyait là une façon habile de lutter contre les Soviétiques en Afghanistan.

:lol: Ca me fait toujours rire quand je lis ce genre de rappel. Vous connaissez le boomerang qui vous revient dessus. Même si Bush Junior c’était limité à l’Afghanistan avec l’Al-Qaïda et les talibans qui les supportaient la victoire n’était pas assurée alors imaginais avec le 2e front irakien simultanément. La nouvelle stratégie d’Obama est beaucoup plus raisonnable en se limitant à lutter contre le terrorisme et l’Al-Qaïda pour éviter un nouveau 11/09 mais elle n’est pas non plus garantie de succès. Il arrive derrière probablement la pire équipe politique de toute l’histoire américaine. Rôle ingrat mais s’il reussit ce défit je pense que les historiens pourront souligner à sa juste valeur la  performance. Son mandat sera d’autant plus délicat que son équipe avec Madame Clinton & Co ne semble pas excellente et je reste courtois. D’ailleurs l’ex-president Bill Clinton a également une part de responsabilité avec l’enlisement palestinien qu’il a +/- cautionné et le long embargo en Irak qu’il a instauré faisant des dizaines de milliers de victimes parmi les personnes les moins résistantes (jeunes enfants et personnes agées). Les années 1980 correspondent aux années Regan (avec sa guerre des étoiles) que plusieurs analystes ont évalués positivement. Avec la crise financière et économique actuelle, il faudra qu’ils revoient leur copie sur l’acteur cowboy :D devenu président pour ne pas faire grimacer ou sourire les historiens des générations futures. Et oui certaines décisions entrainent un long effet domino qui peut se dérouler sur 30 ans sans apercevoir toute de suite les effets négatifs. Avec un mandat de 4 ans renouvelable une seule fois, un politicien peut privilegier le court ou moyen terme et passer pour un bon politicien à ces contemporains. D’un autre côté s’il met trop en avant le long terme il risque de perdre les élections même s’il est tres éfficace pour les interets à long terme de ses électeurs et l’ensemble des citoyens du pays.

La logique du kamikaze

Afghanistan : Du danger d’être policier

En Afghanistan, 21 réservistes de la police sont morts et au moins 8 autres ont été blessés, lundi, lorsqu’un kamikaze s’est fait exploser

J’ai eu une discussion “philosophique” avec un professeur et jeune scientifique en biologie et écologie. Admiratif pour son travail dans son domaine,  j’ai relevé des petites erreurs de raisonnement et autres imprécisions du langage dans un texte à teneur philosophique. A chaque fois que j’essayais de lui expliquer ses erreurs, il me parlait de sa définition personnelle d’un mot. Peu pédagogue et patient, j’ai alors mieux apprécié l’intérêt des mathématiques d’utiliser un langage précis, formel et standardisé. C’est difficile de démontrer une erreur avec ces ‘tirs en touches’ perpétuelles avec les significations et différentes interprétations d’un mot. Le langage est flou et même le philosophe qui est précis dans son expression n’élimine jamais complètement cette ambigüité du langage.  Il ne contrôle pas toutes les interprétations possibles ou incorrectes de ses lecteurs.

Dans notre discussion, il me parle de logique qui poussé à l’extrême amene des horreurs en parlant du nazisme. Je lui répond que la logique n’est pas lié à l’horreur et qu’il faut comprendre qu’elle est un outil au raisonnement. La logique quand elle est poussé à l’extrême elle permet de tester la validité d’un concept avec ses présupposes eux-même, d’identifier des faiblesses initiales qui induisent des effets de bord. Ensuite dans le langage courant même d’un scientifique de sciences “non exactes”, il y a des utilisations abusives de ce mot. Je vais essayé de ne pas tomber dans cet écueil avec un sujet hautement délicat et polémique.

La logique du kamikaze que remet elle en cause ?

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Abdulla en prison et Madoff en liberté

C’est parfois cocasse, de lire pèle mêle l’actualité dans les média de masse.

Bilal Abdulla, le passager irakien de 29 ans sorti indemne le 30 juin 2007 d’un “accident” de voiture prés d’un aéroport en Écosse ayant causé la mort du conducteur, vient d’être condamné a 32 ans de prison.

Bilal Abdulla derrière les barreaux

Bilal Abdulla, coupable d’avoir fomenté un complot en vue de provoquer des explosions mortelles à Londres et Glasgow, en juin 2007, a été condamné mercredi à 32 ans de prison. Le médecin irakien de 29 ans avait été reconnu coupable de complot pour meurtre et de complot en vue de commettre des explosions, mardi, par le tribunal de Woolwich, au sud de Londres. Les policiers l’ont arrêté le 30 juin 2007 dans une voiture remplie de bouteilles de gaz qui a foncé sur l’aéroport de Glasgow, en Écosse, sans exploser. Le chauffeur, un Indien, a été grièvement brûlé et est mort un mois plus tard. Abdulla était le passager de la voiture. Le 29 juin 2007, deux autres voitures piégées avaient été découvertes dans le West End, un quartier touristique de Londres. Un problème de connexion les a empêchées d’exploser.

Pendant ce temps, l’escroc Madoff est en liberté après avoir payé les 10 M$ de sa caution avec justement le fruit de ses arnaques “criminelles” d’un montant de l’ordre de 50 000 M$. il risque 20 ans de prison et 5 M$ d’amende. 50000M$ – 15M$ son affaire reste rentable. :D

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