Conserver ou changer

Aujourd’hui vendredi 13 novembre, je vous fait part de mes réflexions un peu tout azimut. Hier, j’ai été surpris de voir  mon nom sur un site français d’échecs qui reprenait en nouvelles un de mes deux articles sur les Échecs. C’est le début de la célébrité :D alors que je ne suis pas un maitre d’échecs mais seulement un blogueur amateur d’échecs.

Dans une démocratie avec un système électoral majoritaire à un tour comme aux États-Unis ou au Canada, le choix politique des citoyens se résume souvent à choisir entre conserver l’équipe dirigeante ou miser sur le changement. Bien souvent les gens ne sont pas satisfait de l’équipe dirigeante mais même si on est d’accord avec plusieurs critiques de l’opposition, nous ne savons pas si ce changement apportera dans la réalité un bilan global plus positif pour une majorité de citoyens ou plus négatif.

Les gens qui critiquent les média de masse sont nombreux sur la blogsphère francophone que je consulte, je pense en particulier à un contact québécois François Marignean. Et bien de quoi parle t’il de nos jours ? de la grippe avec les autres média de masse et encore de la grippe avec la vaccination et les lobbys de la pharmacie. Alors il ne parle pas d’une n-ieme victime ou du taux de vaccination et apporte une autre perspective mais il nous détourne de sujets plus important et intéressants. Il réagit aux média de masse en parlant d’un sujet dont  je me moque complètement dans un contexte de crise économique et financière majeure que nous vivons actuellement. Alors la vie continue et on ne va pas parler que d’économie, de compétitivité d’entreprise, des pays émergents comme la Chine, l’Inde, etc … mais passé autant de temps sur la grippe A me rappelle que ceux qui critiquent ne sont pas toujours capable de faire mieux et peuvent même faire pire avec les meilleurs intentions du monde. Idem pour ceux qui veulent changer de systéme d’organisation politique ou financier.

Ce matin, j’ai lu un court article sur le recrutement des soldats canadiens volontaires pour la guerre en Afghanistan avec les commentaires de jeunes soldats intéressants. Ont ils vraiment choisi en toute liberté cette voie ? Ils pensent être libre mais dans une société nous sommes tous conditionnés par une culture et un environnement. Ensuite certain auront un caractère plus indépendant et critique que d’autres. Les jeunes militaires sont une catégorie de personne plutôt conservateur si on occulte ceux qui sans emploi ont choisi cette alternative comme solution financière. Comme je l’écrivais sur le site de Radio Canada, je compatis avec les familles canadiennes qui verront un fils ou un père tué,  mutilé ou avec un traumatisme psychologique aliénant. Dans le même temps, le contribuable canadien devrait connaitre ce que coute cette guerre aujourd’hui et demain avec les pensions aux invalides de guerre. Plus difficile de savoir, ce que le gouvernement canadien gagne a soutenir cette initiative américaine qui a été au départ motivé officiellement pour la capture de Ben Laden (avec sa milice) qui semble t’il court toujours. Manipuler et endoctriner est toujours plus simple sur de jeunes sujets. Le courage, certaines valeurs morales font partie de la panoplie du manipulateur avec les avantages financiers. Les talibans aussi doivent recruter des combatants et plusieurs kamikazes. Eux ils utilisent probablement la religion, le sens de la résistance face a l’envahisseur mécréant étranger, le paradis pour les braves quand ils utilisent pas des enfants inconscients de ce qu’ils font vraiment.

Le candidat Obama, comme tout politique dans l’opposition devrait faire, a misé sur le thème du changement. Aujourd’hui il a une situation économique, financiere, militaire, diplomatique et sociale très délicate à gérer. Toujours difficile de recoller les morceaux qu’un autre avant soi a casser. Il n’a que de bonnes intentions mais avec les injections massives d’argent  public il encourage la reprise mais il plombe davantage la dette publique US ( 11 000 G$)  et les générations futur de contribuables américains. L’avenir nous dira si l’équipe économique d’Obama avec le président de la Fed ont fait les bons choix ou pas. Certains  analystes financiers comme Michel Santi critiquent déjà leur action. En tous cas, attribuer le prix Nobel de la paix a un président qui gère deux guerres  ridiculise un peu a mon avis cette institution norvégienne et par extension l’occident qui semble négligé les décés de milliers de civils afghans et irakiens.

Afghanistan : election démocratique et guerre civile

Afghanistan : Les Afghans aux urnes

Les quelque 6000 bureaux de vote, ouverts de 7 h à 16 h, heure locale, sont protégés par 300 000 forces afghanes et étrangères qui ont été placées en alerte maximale face aux menaces d’attaques des talibans. Selon les autorités électorales, plus de 10 % des bureaux de votes pourraient restés fermés à cause de l’insécurité.

Les insurgés islamistes ont menacé de démembrer ou décapiter quiconque ira voter et d’attaquer les bureaux de vote, dénonçant une « imposture orchestrée par les États-Unis ». Ils ont d’ailleurs considérablement intensifié leurs attaques ces derniers jours, en particulier à Kaboul.

Mercredi, le président Hamid Karzaï a invité les Afghans à se présenter en masse aux urnes, malgré les plus récents attentats perpétrés par les insurgés dans le pays.

De son côté, le ministère afghan des Affaires étrangères a demandé aux journalistes de passer sous silence les actes violents qui se déroulent dans le pays, « au nom de l’intérêt national ». Les autorités craignent que ces informations n’aient un effet dissuasif sur les électeurs, mais les médias étrangers n’entendent pas respecter cette requête.

En outre, la légitimité du vote, dans ce pays dévasté par plus de 30 ans de guerre et aux traditions peu démocratiques, est déjà minée par des allégations de fraude massive.

Entre les menaces de se faire décapiter par les talibans pour les electeurs afghans qui ont voté avec leur index colorié et les allégations de fraude massive peut on encore parler d’une election démocratique valide dans ce contexte si particulier de guerre civile ?

L’organisation du scrutin représente un défi de taille, ne serait-ce que sur le plan logistique. À moins de 24 h du vote, 20 % du matériel électoral n’avait pas encore été livré, selon le chef de la commission électorale afghane.

En plus, 10% des bureaux seront fermés pour cause d’insécurité. Ca fait beaucoup et risque sérieusement d’entacher  le résultat de cette élection qui deviendrait un peu une mascarade davantage pour justifier l’intervention militaire US à son électorat et  les contribuables américains pour ceux que les arguments anti-Al Quaida et pétrolier ne sont pas suffisant.

Nouveau système électoral au Québec et Canada ?

Au Canada comme dans la province du Québec, le scrutin et le système politique est le même basé sur le système anglais de démocratie parlementaire. Le scrutin majoritaire à un  seul tour favorise une majorité mais au détriment de la diversité de représentation en favorisant le bipartisme comme aux USA. Quand il n’y a malgré tout pas de majorité absolu mais relative parmi les députés, ça devient un peu plus problématique pour son fonctionnement. L’actualité récente nous le montre bien.

Un nouveau scrutin j’y pense comme sans doute beaucoup de passionné de politique. Je lis le blog Nouvelle Société de Pierre JC Allard, un retraité québécois avocat et économiste avec une  riche et prestigieuse expérience. Il cherche des solutions à des problèmes politiques comme L’exclusion des “petits partis”. Sa formation d’avocat se reflète parfois dans ses solutions avec ses contrats politiques. Je l’aime bien mais je le secoue un peu parfois  sans toujours obtenir de réponse à mes contre-arguments.  C’est dommage de laisser ces idées en commentaire et qui plus est sans réponse.

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Crise de gouvernance

Après la prorogation du parlement canadien de 7 semaines accordée par une gouverneur générale à un 1er ministre ayant perdu la confiance de la chambre des representants ET au cours  d’une très grave crise économique, je pense qu’il y a en plus de la crise politique, une crise de gouvernance du système lui-même.

Cette crise politique et parlementaire, me montre qu’un parti politique qui  obtient seulement 36% des voix peut prendre le pouvoir, bloquer pendant 7 semaines une démocratie en période de grave crise économique et peut redemander des élections anticipée après juste 2 mois des précédentes ce qui retarde de plusieurs mois l’action gouvernementale. Sans gouvernement majoritaire, ce système a des faiblesses et dépend d’une ex-journaliste désignée par un ancien 1er ministre qui a été dans une situation de gouvernement minoritaire. il s’est choisi une Oui-Oui.

Conditionné avec ce système, une partie des canadiens trouve “normal” et démocratique cet état de chose. J’ai été habitué au système présidentiel français, avec un vote à 2 tours si nécessaire, qui nécessite une majorité absolu de minimum 50% pour désigner le président (équivalent du 1er ministre) et aussi chaque député. L’autre alternative avec un vote réduit à un seul tour, serait un système parlementaire à scrutin proportionnel (ou mixte) où un parti ou une coalition de parti doit avoir le soutien de 50% minimum des députés de la chambre des representants pour gouverner la nation. Comme simple garant de nos institutions et système démocratique moderne, un président serait élu par une majorité absolu de députés ou de représentant du peuple comme aux USA. Plus de Reine et de gouverneur générale à la gomme qui nous coute en taxe sans en avoir pour notre argent quand le besoin est là !