PLC: Repas et strategie politique de M.Ignatieff

Opération charme tous azimuts d’Ignatieff

Avec les récents sondages qui donnent le deuxième rang dans les intentions de vote au Québec à son parti, derrière le Bloc, mais loin devant les conservateurs, M. Ignatieff a admis que sa visite dans la couronne nord de Montréal n’était pas un hasard. « Cela fait partie d’une stratégie. Je veux sortir de nos forteresses, à Montréal, sortir dans les régions, sortir dans le territoire bloquiste, pour le moment bloquiste, pour dire: “Nous sommes là, revenez chez nous, nous avons traversé le désert” », a déclaré le chef libéral.

Michael Ignatieff a ajouté que selon lui le projet de souveraineté du Québec relevait maintenant de la science-fiction. Mais cela ne veut pas dire qu’il voudrait relancer le débat constitutionnel. « Je n’ai aucun désir de rouvrir la boîte constitutionnelle. La question n’est plus “qu’est-ce que le Québec veut”. La question maintenant c’est: “qu’est-ce qu’on peut faire ensemble” » a expliqué le chef libéral.

Dans son court article, le journaliste de Radio-Canada parle d’un évènement qui réunissait 200 membres au cout de 125$ le repas mais n’a pas choisi de parler de celui qui doit réunir à Montréal 1300 membres (complet) pour un Déjeuner au coût de 10$ avec Michael Ignatieff, le dimanche 15 mars 2009 à 11h au Buffet Renaissance, 7550 Boul. Henri-Bourassa Est. A 125$ surement pas  mais à 10$ j’étais tenté d’aller à cette rencontre pour lui remonter les bretelles comme on dit populairement en français. Avec une salle remplie probablement au maximum de sa capacité soit 1300 personnes, je ne regrette pas mon absence comme nouveau membre de la coalition … pardon du PLC. Eh oui je me suis inscrit pour soutenir la coalition et voici que le nouveau chef libéral a mis fin à cette coalition ambitieuse, risquée mais nécessaire dans notre contexte actuel.

Pour moi la “science-fiction”, c’est d’avoir encore le clown blanc Harper au gouvernement et d’avoir renoncer publiquement au soutien du Bloc et ainsi mettre fin à la coalition, instauré par le précédent chef Libéral, Stéphane Dion.

Je ne partage pas la stratégie de M.Ignatieff et son équipe de conseillers. Je ne suis pas vraiment impressioné non plus par sa communication. Je sais bien qu’avec un bassin de seulement 30 M de canadiens on ne peut pas exiger autant que notre voisin du Sud avec 300 M d’américains. A quand un Franklin Roosevelt et son New-Deal ou une sorte d’Obama canadien mais sans la Hillary svp ? On a déjà la Marois et le couple Charest & Madame Forget au Québec sans oublier le duo Harper & Flaherty au Canada pour nous mettre dans le pétrin. Ça va bien comme cela !

D’ailleurs à Radio-Canada, vu les photos choisies de M.Ignatieff, certains choix d’information et leur presentation, j’ai pas l’impression qu’ils l’apprecient beaucoup non plus. Est ce pour les mêmes raisons que moi? Permettez moi d’en douter un peu.

Charest sourit, Marois reste, Dion et Dumont quitte

Nous avons eu hier une actualité politique très riche au Québec. Le Parti Libéral et son chef Jean Charest viennent de réussir de justesse à avoir un gouvernement majoritaire avec 66 sur 125 députés et une participation trés faible. Le PQ profite comme le PLQ de la descente du parti de l’ADQ avec 17% de suffrage éxprimé et seulement 7 députés.  Le Parti Québécois redevient le Parti de l’opposition officielle avec 51 députés et consacre la Marois. Avons nous mérité de voir encore sa face après tout le mal qu’elle a fait en santé et dans les finances de l’état ? Mario Dumont lui quitte la scène politique après 20 ans dedans. On peut comprendre sa décision quand on voit contre qui il perd. Il a beau les féliciter, et s’auto-congratuler c’est pas fameux avec de tels protagonistes. Les électeurs eux ont boudé les urnes à 43% avec un tel choix offert malgré des enjeux économiques majeur. C’est vrai les leaders politiques ne sont pas toujours à la hauteur mais les journalistes souvent non plus quand ils parlent de détails, d’images, de “combat de boxe”. Que voulez vous avec 7 millions de québécois, autant que l’état de Virginie, le bassin de talent n’est pas énorme.

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Un grand Duceppe

Hier soir, j’ai regardé l’émission politique de Radio-Canada en direct via son site web puisque je n’ai plus de TV depuis 6 ans. Cette soirée médiatique a été de bonne qualité dans l’ensemble avec essentiellement un bon animateur, un très bon journaliste sénior a Ottawa (Daniel Lessard), 2 analystes politiques correct et 1 expert en constitution.

Le 1er ministre canadien actuel, M.Harper, s’est exprimé dans un clip de 6 minutes pour expliquer la situation et ce qu’il comptait faire.  Le Harper pyromane qui fait peur a ici montré un visage plus calme, conciliant et mesuré. Comme acteur, il n’est pas mauvais bien que sa diction en français n’est pas parfaite. Comme jeune leader politique de 49 ans, il est plutôt combattif et rusé. Comme chef d’état, il n’est tout simplement pas à la hauteur pour un pays du G7 qui va traverser une crise économique majeur et qui déclenche une grave crise politique par manque de clairvoyance et calcul partisan. Et cadeau une citation mensongère du jeune pyromane :

Les partis d’opposition n’ont pas le droit démocratique d’imposer une coalition avec les souverainistes.
Stephen Harper

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Le discours de Stéphane Dion

Le discours intégral de Stéphane Dion ( 3 décembre 2008 )

Le Canada est aux prises avec les répercussions que pourrait avoir la crise économique mondiale. Notre économie est au bord d’une récession. Les Canadiens ont peur de perdre leur emploi, leur maison et leurs économies. Chaque économiste au pays prédit des pertes d’emplois de plus en plus nombreuses et des déficits de plus en plus lourds au cours des prochaines années.

Le gouvernement fédéral a le devoir d’agir et d’aider les Canadiens à traverser ces temps difficiles.

Stephen Harper refuse toujours de proposer des mesures pour stimuler l’économie canadienne. Le mini-budget qu’il a présenté la semaine dernière démontre que sa priorité est la partisanerie et le règlement de ses comptes idéologiques.

Les conservateurs de Stephen Harper ont perdu la confiance de la majorité des députés à la Chambre des communes. Dans notre système démocratique, dans notre régime parlementaire, selon notre Constitution, cela signifie qu’ils ont perdu le droit de gouverner.

PAS D’AUTRES ÉLECTIONS

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Crise politique au Canada et myopie des médias français

A part deux messages de l’AFP dans le journal du Figaro, je n’ai rien vu dans l’actualité française (presse et JT) au sujet de cette crise politique majeure au Canada. Je comprend bien que le Canada n’occupe pas la place des États-Unis mais cet écart de traitement avec l’élection américaine du démocrate Obama me choque et me surprend. En effet, le Canada fait partie du G7 et a lancé des accords de coopération étendu avec l’Europe. De plus, le Québec est majoritairement francophone ce qui laisse des possibilités aux médias français de reprendre facilement des textes et vidéo francophones.

Cette crise politique a Ottawa est tout a fait exceptionnel et spéctaculaire. Pourtant rien sur les médias français jusqu’à date. Est qu’ils attendent que cette coalition ait effectivement pris le pouvoir pour parler de cette actualité ? Je le crains.

J’espère qu’au niveau politique français, ils suivent cette affaire qui pourrait amener un nouveau 1er ministre canadien qui aurra une politique radicalement différente de celle de l’équipe conservateur de M.Harper, tant au niveau de la relance économique que sur l’environnement. M.Dion actuel leader du Parti Libéral et probable 1er ministre canadien intérimaire avait lancé il y a 3 mois une campagne “Le Tournant Vert” qui n’a pas eu un bon accueil parmi les électeurs canadiens avec la crise économique mondiale naissante.

Crise à Ottawa – Le pouvoir à trois

Le chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion, le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, et le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, ont signé une entente en fin d’après-midi, lundi, au Parlement d’Ottawa, sur la composition d’un éventuel gouvernement de coalition qui succéderait aux conservateurs de Stephen Harper.

Le Bloc québécois s’engagerait à ne pas défaire le gouvernement de coalition avant la fin juin 2010, donc durant 19 mois. Les néo-démocrates et les libéraux, eux, seraient solidaires jusqu’à la fin juin 2011.

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Dion le prochain 1er ministre du Canada ?

dion_fCrise à Ottawa – La résurrection de Dion
Mise à jour le lundi 1 décembre 2008 à 14 h 04

À Ottawa, les libéraux ont décidé dans le cadre d’un caucus de remettre les rênes d’un éventuel gouvernement de coalition avec le NPD entre les mains de leur chef sortant, Stéphane Dion.

Les trois aspirants à la direction du PLC, Michael Ignatieff, Bob Rae et Dominic LeBlanc ont salué cette décision de façon unanime lors d’un point de presse au sortir du caucus.

Ils ont poursuivi en soutenant qu’un tel choix permettrait que se poursuive normalement la course au leadership du parti. Stéphane Dion doit normalement demeurer chef du parti jusqu’à ce que ses membres en choisissent un nouveau en mai prochain.

15h.
Incroyable !
Comme son élection au parti Libéral en 2006, il vient de remporter une nouvelle victoire tout aussi inattendue. Sa ténacité aurra porté ses fruits malgré le score très faible qu’à obtenu le Parti Libéral aux dernières élections canadiennes depuis que ce parti existe. Tel un phœnix il renait de ses cendres.

Quel claque pour M.Harper qui disait que ce n’était pas possible. Il voit ainsi son principal adversaire politique qui s’apprête à le renverser et lui prendre sa place au pouvoir avec un gouvernement de coalition qui devrait mettre en œuvre un programme politique qui tourne le dos à ce qui vient d’être entrepris par l’équipe conservateur de M.Harper.

Les trois partis d’opposition canadiens – majoritaires ensemble à la Chambre des communes – sont parvenus à un accord de principe pour renverser le gouvernement minoritaire de Stephen Harper et former une coalition pour diriger le pays pendant deux ans et demi. AFP

PS: Si Dion devient 1er ministre ca sera de façon intérimaire jusqu’en mai 2009. Date à laquelle le caucus libéral se réunira pour désigner le nouveau leader du Parti Libéral. Le leader désigné deviendra le nouveau 1er ministre du Canada.

Coalition NPD-PLC OK et Harper KO ?

Cette situation politique me fait penseur au boxeur trop confiant de son avantage. Il baisse sa garde pour mettre KO son adversaire, en défense dans les cordes, et se prend un puissant Uppercut offensif qui l’envoi au sol. Est ce qu’il va pouvoir se relever, tenir sur ses jambes et gagner le combat ?

Les titres dans Le Devoir donne également cette impression.

Est-il trop tard pour Harper ? de Hélène Buzzetti

Les chefs des trois partis d’opposition se sont rencontrés en soirée hier pour s’entendre sur les mesures que prendrait la coalition pour venir en aide à l’économie. Le PLC et le NPD ont discuté intensément samedi et hier matin pour déterminer la forme que prendrait ce gouvernement de coalition. La rumeur la plus persistante veut que le cabinet comporterait 30 ministres, dont 10 néodémocrates. Le but hier soir était de présenter à Gilles Duceppe le fruit de ces discussions et s’assurer ainsi l’appui de ses troupes.

D’autre part, les trois prétendants à la direction libérale — Bob Rae, Michael Ignatieff et Dominic LeBlanc — se sont aussi rencontrés tard hier soir à Toronto dans un contexte où la coalition se cherche un chef. À cette rencontre, Bob Rae, que plusieurs disent tirer de l’arrière dans la course, s’est fait le défenseur de Stéphane Dion. Il a demandé à ses adversaires de se rallier à la proposition de M. Dion à l’effet qu’il reste le chef jusqu’à ce qu’un vainqueur soit couronné en mai.

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Stabilité d’un gouvernement de coalition

Après 6 semaines d’une élection fédérale qui aura couté 300 millions de $ aux contribuables canadiens, voici que le nouveau gouvernement minoritaire conservateur de M.Harper est sur le point de tomber. S’il tombe effectivement, la gouverneur générale devra regarder la stabilité d’un gouvernement de coalition versus un nouveau gouvernement (via de nouvelles élections) probablement encore minoritaire et conservateur avec 300 millions de $ et un mois de perdu supplémentaire dans un contexte de récession mondiale. Il est clair que si les conditions de stabilité sont garanties, cette 1ere solution présente beaucoup d’avantages dont celui de faire un précédent pour un gouvernement minoritaire qui se comporte comme s’il était majoritaire. La crise économique est une opportunité pour des réformes dans l’intérêt du pays et pas dans l’intérêt uniquement d’un parti au pouvoir. Le discours officiel conservateur est assez pitoyable de mauvaise foi. A ce niveau, c’est une insulte à notre intelligence de citoyens canadiens. La sanction sera salutaire.

Je vous conseille de lire cet article du Devoir qui donne plusieurs informations très intéressantes.

Le Canada en crise

les discussions entre les trois partis d’opposition portent avant tout sur une lettre d’entente devant être soumise à la gouverneure générale, Michaëlle Jean, en cas de chute du gouvernement dans les prochains jours.

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L’opposition devrait renverser le gouvernement minoritaire

layton dion duceppe

Les choses vont vite et se précise depuis hier. Un véritable coup de tonnerre politique !

L’opposition se prépare à défaire gouvernement

Au lendemain de la présentation controversée de la mise à jour économique du ministre des Finances, Jim Flaherty, les partis d’opposition de décolèrent pas.

Les libéraux déposeraient lundi une série de motions aux Communes, dont une de défiance à l’encontre du gouvernement minoritaire de Stephen Harper.

La motion de défiance, qui a l’appui du Bloc québécois et du Nouveau Parti démocratique, propose la formation d’un nouveau gouvernement de coalition pour diriger le pays.

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L’équipe Harper, un club d’amateur ?

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Hier soir, je m’interrogeais sur les intentions cachées du ministre des finances et de Harper avec ce budget d’austérité en temps de récession mondiale et ce vote de confiance. Ce matin un journaliste de la Presse, Alain Dubuc, reflète bien ma pensée avec son article:

Est-ce qu’ils sont tombés sur la tête?

Le gouvernement Harper avait multiplié les messages pour prévenir que son énoncé économique et financier ne proposerait pas de grandes mesures pour stimuler notre économie, malmenée par la crise mondiale. Mais on reste quand même pantois quand on le voit, noir sur blanc, dans le document déposé hier par le ministre des Finances, Jim Flaherty.

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