Médecins et thérapeutes à 3 vitesses au Quebec

En France, j’ai expérimenté les bons médecins et thérapeutes qui participent activement avec votre corps a soigner la cause profonde de vos maux. Ils vous écoutent et sont souvent d’assez bon psychologues et communicateurs.  Pas nécessairement bavard mais efficace. J’ai bien sur aussi découvert les médecins et thérapeutes qui sont plus ou moins neutres. Ils ne guérissent au mieux que des symptômes superficiels et vous orientent vers des spécialistes après vous avoir fait un perdre un temps parfois précieux. Ils cherchent mais ne trouvent pas les causes et parfois vous démoralisent ou balancent des causes farfelues. De mes souvenirs, je n’avais pas pensé de créer une nouvelle catégorie ou vitesse.

Au Québec, j’ai clairement identifié la vitesse marche arrière : les médecins et thérapeutes qui vous blessent plus ou moins vite et gravement. A cause d’eux, votre mal s’aggrave.  Ça rappelle les médecins de Molière qui faisaient des purges jusqu’à faire mourir leurs patients d’épuisement. Vous croyez cette époque de la médecine révolue ? Que nenni, Molière doit juste moderniser un peu ses textes pour le Québec. Ces Médecins et thérapeutes ne parlent pas le latin mais le québécois ou l’anglais.  Ils vous écoutent à peine et vous auscultent pas ou très sommairement. Ils sont soient jeune et assez inexpérimenté, soient fatigués et stressés. Ils sont là pour maintenir les malades en mauvaise santé et à garder les salles d’attentes pleines de clients … pardon patients. En plus d’engorger le système, ces mauvais médecins baissent la productivité d’une partie de la population active et laborieuse, réduisant ainsi les recettes fiscales de l’état provincial qui dépense environ la moitié de ses recettes dans le secteur de la santé. De vache à lait, le contribuable peut devenir assisté social pour un handicap plus ou moins lourd issus +/- directement des mauvais traitements médicaux. Il sérait interessant d’évaluer statistiquement et financièrement les dégâts pour la société.

Solution ?

Pour les médecins du privé, il faut espérer que l’abondance arrivera dans quelques années et que la concurrence mettra en faillite les mauvais avec l’aide des amis et pharmaciens qui d’après les feedback qu’ils entendront vous déconseilleront tel ou tel médecin omnipraticien, médecins spécialistes ou thérapeute manuel (physiothérapeute =kiné etc…).

Pour les médecins du public, il faut établir un bilan de résultat.

  • En dessous de 90% de succès, une formation de remise à niveau du médecin plus ou moins longue suivant son taux d’efficacité compte tenu des connaissances médicales actuelles. On doit bien sur exclure les maladies incurables.
  • En dessous de 65% de succès, le professionnel perd son diplôme comme on retire le permis de conduire à un chauffard qui risque de faire d’autres victimes. On peut leur proposer un poste de préposé dans un hôpital avec le salaire associé pour pousser les brancards.
  • En dessous de 50%, le professionnel paye en plus une amende voire dans certains cas une peine de prison pour dommages corporels involontaires (ou volontaires = arnaques) qui peut être effectuer comme travaux communautaires.

Je diminuerai aussi par deux les effectifs des gardiens de sécurité et secretaires dans les hôpitaux pour affecter les fonds pour les infirmières et médecins. Quel médecins ? Les médecins immigrants qui n’ont pas vu leur diplôme reconnu au Québec. Imaginez qu’un bon médecin français ne peut pas encore pratiquer alors qu’un mauvais médecins le peut s’il est diplomé dans une université québécoise.

Nombre de médecins par 1000 habitants au Québec (2006)

Nombre de médecins par 1000 habitants au QuébecMédecins (par 1000 habitants) France

Le taux actuel de medecins au Québec represente environ le taux de 1982-83 en France. J’ai pas le souvenir de longue attente quand j’étais adolescent à Paris et de docteurs qui vous expédient en 5 min sans vous ausculter. J’avais un rendez-vous sous 48h et un médecin qui pouvait se déplacer à la maison si nécessaire. Probablement qu’en 1984, un nouveau de groupe de soignant a été pris en compte vu l’augmentation significative dans le graphe. Maintenant il faut préciser que la capitale Paris comme Montréal, a un taux supérieur de médecins par rapport aux autres régions.

Une enquête sur le système de santé québécois qui sauve la vie

En cherchant de l’information sur François Legault, ancien ministre de l’éducation puis de la santé, je suis tombé par hasard sur cet article d’un blogueur LE SYSTEME DE SANTE QUEBECOIS A QUATRE VITESSES qui parle d’une enquête et récit du journaliste Luc Bouchard.

Pour terminer sa tournée, il contacte trois cliniques privés montréalais : RocklandMD, Omnium-Santé du Millenia Groupe Santé et le MédiClub du Sanctuaire (clinique notamment fréquenté par Jean Charest et François Legault). On ne sait pas quel est son choix, mais ça lui coûtera 1 250 $ pour avoir un bilan de santé complet d’ici quelques jours.

Il se rend donc à la clinique privé et il passe l’avant-midi à passer des examens pour finalement rencontré un médecin qui lui annonce que son électrocardiogramme indique un bloc de branche gauche et qu’il doit passer, à l’hôpital, une scintigraphie du cœur, il s’agit d’une sorte de scanographie qu’on appelle un MIBI-Persantin.

Inquiété par son état de santé, il va cherché lui-même les résultats de l’examen et il parle à une amie médecin qui, tout aussi inquiète, lui ordonne d’aller à l’urgence. Quatre jours plus tard, il est amené au bloc opératoire, il en ressortira avec trois endoprothèses. Selon le cardiologue il était à «deux heures, deux jours, deux mois, deux ans d’un infarctus majeur.»

En conclusion, voici les quatre possibilités du système de santé que Luc Bouchard a vécu.

Délai pour une 1ere rencontre Prix Délai pour passer le bilan de santé complet
Clinique sans rendez-vous le jour même 0 $ Impossible
Médecin de famille public 43 jours 0 $ 90 jours minimum
Médecin de famille privé +/- 7 jours 295 $ 21 jours
Clinique privée +/- 7 jours 1 250 $ le jour même

Et la conclusion de Luc Bouchard extrait de L’enquête qui m’a sauvé la vie

Ironie du sort, j’obtiens mon congé de l’hôpital la veille de mon rendez-vous avec mon médecin de famille – soit 42 jours après le début de cette enquête. Quarante-deux jours qui ont changé ma vie et mon regard sur notre système de santé. Et sur moi-même, puisque je suis le premier responsable de ce qui m’est arrivé: comme beaucoup d’hommes, j’ai plus ou moins consciemment choisi de ne pas voir, de ne rien changer à mon style de vie. Pourtant, tous les voyants étaient au rouge, et je m’en doutais bien.

Notre système de santé s’est quant à lui montré égal à lui-même: capable du meilleur comme du pire, de sauver une vie avec une remarquable efficacité comme de laisser ses «ouailles» aller à la dérive. On nous parle sans arrêt de médecine familiale et d’amélioration des délais d’attente, or, même si j’ai la «chance» d’avoir un médecin de famille, j’ai dû attendre un mois et demi avant de pouvoir entamer un bilan.

Que se serait-il passé si je n’avais pas eu de bonnes assurances me permettant d’aller dans une clinique privée? si je ne travaillais pas pour un magazine qui a accepté d’assumer une partie des frais de consultation?

Et je ne peux même pas affirmer, en conclusion, que le privé est la solution à tous nos maux: le premier médecin à 295$ que j’ai vu n’a pas cru bon de me faire passer tout de suite un test à l’effort sur tapis roulant. Quant à la superbe clinique privée qui a permis de découvrir mon problème cardiaque, elle n’a jamais reçu les résultats de mes examens à la suite d’un incroyable cafouillage administratif… et personne ne s’en est inquiété, jusqu’à ce que je rappelle, cinq mois plus tard. Pour le suivi, on repassera!

Pas simple pour avoir un rapide bilan de santé. Vous comprenez mieux pourquoi j’ai le gout de rentrer assez rapidement en France ? Sans assurance privée, j’ai pas vraiment les moyens de payer à moi et ma famille plusieurs bilans de santé à 1250$ l’unité. Ca complete bien mes deux précedents articles RAS LE BOL  de l’attente et qualite des soins de sante a montreal et Le choix et la concurrence en sante.

RAS LE BOL de l’attente et qualité des soins de santé à Montréal

RAS LE BOL d’avoir 4 mois d’attente pour une radio de l’estomac, 6 mois d’attente pour plusieurs spécialistes, 1 a 3 mois pour  le 1er rendez-vous avec un médecin généraliste, +/- 8h dans une salle d’attente a l’hôpital pour un service d’urgence ou 2h chez un medecin avec un rendez-vous. Si ce n’était que l’attente, ça serait déjà très médiocre comme service de santé mais en plus avec la pénurie de médecins, les mauvais médecins sont surchargés de clients et surchargent le système. Imaginez un plombier qui répare mal la fuite d’eau ou l’aggrave. Résultat vous l’appelez et le rappelez. Il devient vite débordé pas nécessairement ou principalement parce qu’il manque d’employés mais de COMPÉTENCE professionnelle ou du bon outil / pièce de rechange.

J’ai consulté le nouveau médecin de famille de ma conjointe qui m’a refusé de me référer a des spécialistes, un peu distrait avec ses appels tel., qui se trompait dans mon état et probablement dans son diagnostic. Pour ma conjointe, il a indiqué pour un contrôle de routine de faire une prise de sang le matin a jeun.  Le service d’urgence de l’hôpital où elle a fait sa prise de sang appelle deux fois vers midi et le cabinet du médecin aussi. Il faut aller immédiatement au service d’urgence a l’hôpital a cause d’un taux de hémoglobine bas. Ma femme indique au médecin que non elle est pas essoufflée et qu’elle a des règles menstruelles abondante actuellement. Il lui indique malgré tout d’aller aux urgences et lui envoi un fax des résultats de la prise de sang. Tous les deux inquiets, j’essaye de la rassurer en lui disant que c’est surement une erreur du laboratoire, de refaire le test et que son médecin n’est pas très bon.

attentesanteArrivé après 16h elle n’en repartira qu’après minuit (24h). Tout cela pour voir juste 5 min un médecin de garde qui lui demande pourquoi elle est venue aux urgences. Après 7 heure d’attente, elle s’entend dire par le médecin qu’elle est chanceuse de se sentir bien avec son taux bas d’hémoglobine et sans faire un autre examen. il lui conseille de voir un gastrologue. (?? mois d’attente). Il semble content quand elle lui indique qu’elle a un rendez-vous demain avec un gynécologue (rendez-vous pris il y a environ 2 mois). Chanceux plutôt tout ces médiocres médecins qui font un salaire à 6 chiffres même si ceux des urgences ont trop de stress et de charge de travail. Chanceuse qu’une ex-ministre de la Santé (les mains sales de Pauline Marois) soit en liberté et chef du PQ plutôt que sous les barreaux pour crime planifié contre les patients québécois. Il y a bien sur une responsabilité collective québécoise et je  ne veux pas faire un(e) bouc-émissaire non plus.

Ne me rappelant plus du nom de l’hôpital (Charlemagne), je rappelle vers 20h le secrétariat du service d’urgence de la rive-sud qui m’avait appelé pour voir si ma conjointe était toujours présente dans leur salle d’attente. Elle appelle et me dit que non. Elle me conseille d’appeler sur son mobile. (Si elle avait un tel. mobile, j’aurai pas appelé l’urgence). Je lui indique qu’elle en a pas et je lui demande un autre nom d’hôpital proche sur la rive-sud. C’est l’exaspération, il y en a plus de 30 et elle va pas tous me les énumérer. D’ailleurs elle en m’indique aucun. Comme un mouton je la remercie alors que je suis inquiet pour ma conjointe et que j’aurai mieux fait de l’envoyer au diable pour sa piètre collaboration et amabilité.

Bref la soirée passe dans l’inquiétude. Je fini par me coucher pour arrêter de penser au pire et qu’ils ont du la garder en observation 24h. Je reçois un appel “bloqué” vers 11h30 qui me réveille. Je n’ai pas le temps de décrocher et je suis tout secoué. Je me dis que c’est probablement ma conjointe québécoise qui a du essayé de me joindre. Arrivé a 0h45 j’apprends qu’elle ne m’a jamais appelé car elle n’a pas vu de tél. public et le personnel était assez désagréable (faible excuse et ancienne mauvaise habitude). Qui m’a appelé à cette heure si tardive ? une erreur ou plus probablement le secrétariat de l’hôpital vu qu’une secretaire m’a appelé justement le lendemain matin à 8h pour fixer un rendez-vous d’urgence avec un gastrologue le 2 juillet. 15 jours c’est drôlement rapide pour le Québec. C’est clairement un rendez-vous d’urgence !  Avec mon probable ulcere gastrique j’ai pas eu cette chance là. C’est vrai qu’elle est chanceuse. Tiens j’essayerai de l’accompagner des fois que le médecin est bon et assez compréhensible pour jeter un oeil à mon cas. On peut toujours rêver.

Comment peux t’on si mal dépenser l’argent des contribuables québécois (en 2008, même ratio par personne qu’en France) pour ce piteux système de santé depuis plusieurs décennies. Une partie va sans doute dans les CLSC, une clinique publique spécifique au Québec et à la Suède dont j’apprécie pas la qualité de service de soins ni la qualité d’accueil.

Cet exemple réel vécu ne constitue pas un bilan sur l’état des services de santé sur Montréal et sa région proche. Cependant il me semble assez révélateur et emblématique avec d’autres mauvaises expériences passées et les retours de mon entourage.

Les autres provinces du Canada, n’ont pas toutes ce même niveau d’attente. D’ailleurs certains québécois vont en Ontario, la province voisine, pour se faire soigner. J’ai l’impression que le Québec a certaines spécificités qu’il faudrait regarder de prés pour identifier ce qui coince le système.

Arrivé en assez bonne santé au Québec, depuis 10 ans mon état s’est progressivement détérioré avec tous ses mauvais médecins et j’en ai plus que marre, RAS LE BOL !! C’est de loin mon principal reproche à cette région :( dont j’ai souvent vanté les avantages. C’est terminé, je ne conseille plus le Québec aux français de France, excepté aux jeunes étudiants en excellente santé ou ceux qui peuvent s’offrir de multiples séjours en France si nécessaire pour se faire bien soigner.

Si vous avez des bonnes références de médecin de famille sur Montréal, je suis preneur. J’en cherche un bon et disponible pour de nouveaux patients : la perle rare en somme sur Montréal et ses environs.

P.S. : J’ai finalement trouvé un laboratoire privé qui m’a donné un rendez-vous sous 15 jours et ca sera probablement gratuit car prise en charge avec l’assurance santé (carte soleil).

Santé : le choix et la concurrence

Le système de santé au Canada, et au Québec en particulier, fonctionne mal par rapport à la France. Les médecins sont des fonctionnaires qui ne connaissent pas le chômage mais plutôt l’épuisement avec la pénurie actuelle. Bon ou mauvais, aimable ou désagréable ils ont des clients. Vous imaginez si toutes les entreprises avaient ces conditions là. Le rêve pour les commerçants. Plus besoin d’être aimable, fiable, efficace y a toujours la queue pour vos services. C’est ce qui se passe avec les soins de santé “gratuit” que nous payons cher comme contribuable. Les mauvaises habitudes sont tellement acceptés par les clients que je sais pas ce qu’ils leur faut pour qu’ils se réveillent a part de faire un voyage dans un pays développé comme la France.

Non seulement, il faut avoir le nombre de médecins et spécialistes nécessaires pour la population mais il faut un surplus pour que les médiocres aient peu de client voir que les plus mauvais doivent changer de métier pour des  motifs financiers. C’est pas demain la veille avec le système mis en place. Le privé seul ne suffit pas, il n’y a qu’a voir les montants élevés des dentistes québécois, souvent double de Paris, ou le système privé US. il faut du privé concurrentiel et encadré comme en France. Les gens payent et se font rembourser ensuite environ 75% de la consultation et idem pour les médicaments. Pour les gens démunis, une carte santé spéciale leur permettrait la gratuité des soins comme en France.

Il y a un mois j’avais réussi à avoir un rendez-vous chez un médecin généraliste dans une nouveau centre médical ZinaSanté (décembre 2008) à Montreal. Une semaine avant et la veille, une secrétaire m’appelle pour confirmer mon rendez-vous. Je lui demande s’il y aura 1h30 d’attente. Elle me répond que oui souvent et qu’elle est pas responsable. Elle alloue 20 min par client mais le médecin arrive en retard le matin. 30 min avant j’appelle pour savoir s’il y a beaucoup de monde avant moi. Non !? ok merci. Je pars. Après un accueil froid, limite professionnel, j’attends presque 2 longues heures dans la salle d’attente avec décor oriental et peintures de prophètes musulmans dans les couloirs. Durant cette période d’attente, j’ai le malheur de prendre 2 verres en plastique pour boire de l’eau. Le préposé qui reparait la machine depuis une bonne heure le remarque et me fait une réflexion “vous pouvez pas garder le même verre” “je les paye moi les verres” “vous polluez” … “bon ça va retournez à votre place”. Il était chanceux que j’étais chez le docteur et en assez mauvaise forme. C’était son jour de chance divine mais il le savait même pas.

Après ces petites péripéties et une infirmière qui me répond “parfait” à chaque misère que je souffre j’accède finalement au prophète docteur en chair et en os. Mais il est occupé au téléphone. J’attends encore. Après 120 min d’attente dans une salle d’attente (qui porte bien son nom) avec le bruit de la machine café qu’on répare je suis plus à 5 min prés, non ? Finalement je lui raconte mon histoire raccourcie et je dois le ramener à la réalité à chaque fois qu’il se trompe sur mon état. J’avais apporté mes radios IRM de France mais au Québec, ils les regardent pas juste le rapport. Ça fait bizarre mais c’est ainsi. D’ailleurs les patients n’ont pas les radio ca appartient a l’hôpital ou aux médecins. Tres pratique quand on change de médecin ou d’hôpital. :lol: Ce docteur d’origine africaine est plutôt aimable et sympathique. Je suis d’ailleurs resté une heure au lieu des 10 min habituelles. il a étudié en Belgique mais n’articule pas bien et j’ai du mal parfois à comprendre les mots français qu’il prononce. il est pas très attentif, recoit des appels et m’amuse/m’ennuie avec sa philosophie. Je suis meilleur philosophe que ce gars et je viens pas pour cela. Après m’avoir rapidement ausculté, il me diagnostique que j’ai probablement un ulcère gastrique avec les anti-inflammatoires que j’ai pris, avec les prescriptions des médecins des urgences de l’hôpital Verdun (Montréal) pendant plus d’un mois sans rien pour protéger mon estomac. Je lui demande des prescriptions pour deux spécialistes et il refuse pas nécessaire pour l’instant. Je lui parle du 3 mois d’attente pour un spécialiste (rhumatologue ou physiatre) pour mon dos et d’avancer en parallèle. Rien y fait, il n’y a pas d’urgence je ne suis pas en fauteuil roulant. Pour les médicaments, j’insiste pour avoir un calmant qu’il finit par ajouter après m’avoir indiqué tout les effets négatifs et demandez trois fois mon âge au cour de notre discussion. J’ai 42 ans. 42 ans. 42.

Ce médecin habite le même quartier que moi, mais nous sommes à 40 min de notre résidence en voiture. Aucun médecin de quartier dans un immeuble d’habitation comme en France. Ça ne se fait pas. Ça serait sans doute trop pratique pour les patients. Non il faut qu’ils prennent leur voiture, les transports en commun ou l’ambulance. Ambulance car les médecins ne se déplacent jamais chez leur patient. Vous êtes un martien ou quoi ? Ah français ok. Tout est fait pour vous dégouter d’aller voir le médecin. L’accueil des hôtesses, des infirmières et des médecins vous indiquent trop souvent qu’ils vous font une faveur de vous prendre, que vous les ennuyez plutôt qu’autre chose. Je mettrais bien tout ce monde  limite désagréable en usine avec un licenciement s’ils répondent de travers au petit chef de service qui les engueuleraient en cas de retard au travail ou d’un travail mal fait.

Et les choses ne vont pas s’arranger. Les départs en retraite des médecins du baby-boom ne sont pas complétement compensés par les nouveaux diplômés. Un beau bordel pour encore 20 ou 30 ans. Ça dure déjà depuis 30 ou 40 ans. Dés que j’ai une bonne opportunité, je quitte ce pays avec des droits limités du patient et un médiocre acces aux soins de santé. Je veux pas finir dans un couloir d’hôpital sur un brancard a essayer d’attraper une infirmière qui vous évite.

On peut toujours trouver pire comme ratio prix/service comme le système privé US mais je m’interesse davantage au 1er de la classe. La situation que j’ai décrite est assez representative des soins à Montréal mais ca peut varier en mieux ou pire suivant les endroits. Je me rappelle d’un bon service à St Agathe. Tout dépend du personnel disponible et des infrastructures par rapport au volume de population.

Sur ce document pdf OECD Health Data 2008 (pdf) on constate que le cout des soins de santé publique pas personne est actuellement tres proche de celui de la France pour un service nettement moins bon. Donc le sous-financement public n’explique qu’une partie du problème du système de santé canadien et plus particulierement québécois.

PS: J’appelle le laboratoire de radiologie et il me propose un rendez vous pour septembre. Environ 4 mois ! :lol:
Bienvenue au Quebec !

Santé: le Québec, champion de l’attente

Santé: le Québec, champion de l’attente

Le Québec est la province canadienne où il est le plus difficile de fixer un rendez-vous avec un médecin. C’est aussi ici que l’attente à l’urgence est la plus longue.

Au Québec, 45 % des gens n’arrivent pas à avoir un rendez-vous avec un médecin en moins de six jours, contre une moyenne canadienne de 30 %. C’est aussi plus que dans les six pays étudiés, dont les États-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Même scénario à l’urgence, alors que 60 % des Québécois doivent attendre au moins deux heures (46 % dans le reste du Canada). Et ce n’est pourtant pas parce que le Québec manque de médecins, précise Robert Salois. S’il y a pénurie, elle est «relative», dit-il. «Avant de parler de pénurie de médecins, on devrait revoir comment ils travaillent. Quand on aura mis en place ces recommandations, on aura une meilleure idée du nombre qui manque.» Le commissaire propose plutôt de repenser le système et la façon de travailler des médecins. Parmi les 10 recommandations, celle de la rémunération retient l’attention. Ainsi, M. Salois propose que soient implantés de nouveaux modèles. Il pourrait par exemple s’agir de payer les médecins à un taux horaire, par montant forfaitaire ou par capitation, où un montant est ajusté en fonction de la lourdeur du cas à soigner, explique le commissaire adjoint Jean-Frédéric Lévesque, qui souligne que la clé est dans la mixité. Parmi les autres recommandations du commissaire, on retrouve notamment celle d’atteindre la cible de  300 groupes de médecins de famille et d’inciter la population à s’y inscrire. Robert Salois propose aussi de soutenir l’implantation du dossier médical informatisé et de favoriser la contribution des proches aidants. Autant de recommandations, dit-il, qui ne peuvent être prises à la pièce. «Elles sont toutes interreliées et c’est l’ensemble qui va faire la différence», martèle M. Salois.

Ce rapport semble très intéressant et il semble bien accueilli par la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec. Il faudra rester vigilant pour la rémunération pour que tout le monde y mette du sien.

Le temps d’accès aux soins de santé est un indicateur intéressant mais partiel. Il faudrait également parler de la qualité de ses soins effectués. Par exemple que vaut une visite très rapidement expédiée par un médecin débordé et dérangé par une secrétaire. Et la compétence du médecin, la disponibilité et l’usage de l’appareillage médical etc… Bref un bilan global de la qualité des soins dont le temps d’accès est juste un paramètre plus facilement mesurable. Entre temps, certains infirmières tirent la sonnette d’alarme.
Hôpital Sacré-Coeur – Des infirmières au bout du rouleau

« Je ne peux pas pratiquer mon métier de façon sécuritaire, de façon sécuritaire pour moi, de façon sécuritaire pour mes patients. Ça fait des mois que ça perdure, ça fait des mois qu’on lance des cris d’alarme de nombreuses façons à notre employeur, et qu’on n’est pas entendues », déclare Karine Bernard.

J’en ai assez d’annoncer les mauvaises nouvelles, surtout dans la santé au Québec qui n’est pas prêt de s’arranger rapidement. :(

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Soins intensifs au Québec, danger

Soins intensifs, danger

Il y a deux ans, l’émission s’était intéressée aux unités de soins intensifs des grands hôpitaux de la région de Montréal. L’enquête révélait que la situation était critique, au point que des patients gravement malades ne pouvaient être admis, faute de place.  Aujourd’hui, les choses ont-elles changé ? L’équipe d’Enquête est retournée sur place pour le vérifier. Dans certaines unités de soins, la situation est toujours aussi préoccupante et il arrive que des patients meurent en attendant qu’on leur trouve un lit. L’équipe d’Enquête est retournée sur place pour le vérifier. Dans certaines unités de soins, la situation est toujours aussi préoccupante et il arrive que des patients meurent en attendant qu’on leur trouve un lit. Mais des initiatives locales, comme le programme de résidence pour les infirmières mis en place à l’hôpital du Sacré-Coeur, montrent que des améliorations sont possibles.

Dans le reste du Québec, il apparaît que la situation peut grandement varier selon les hôpitaux, et selon les régions.

Regardez l’intégrale (video 2009-02)

Je ne veux pas politiser ce débat avec la souffrance de ces patients, de leur proche et des médecins stressés qui se rendent bien compte qu’ils n’offrent pas le meilleur service  possible. Ceci dit il faut que les responsables politiques rendent des comptes comme Pauline Marois qui a une très lourde responsabilité avec ses coupes et le virage ambulatoire. Depuis 5 ans, le 1er ministre Jean Charest n’arrive pas a redresser la barre du paquebot sanitaire du Québec et avec des promesses excessivement démagogique et racoleuse en 2003 parlant d’amélioration dans les semaines voir jours qui suivraient son élection. Après 5 ans, les choses ne sont pas encore améliorés et je crains une dégradation avec le départ en retraite prochain des médecins de la génération du “baby boom”. Seul point positif l’accord signé entre la France et le Québec pour reconnaitre mutuellement a partir de la fin 2010 les diplômes dont ceux du domaine médical. Ce n’est pas trop tard. Cela aurait été ma 1ere mesure avec la réforme du système “gratuit” qui coute tres cher par rapport a la qualité  des services rendus à la population.

Comme immigrant français si j’avais mieux connu cette situation, jamais je ne serai venu m’installer au Québec. Au consulat du Québec à Paris, il refusait en 1998 pour le visa permanent les professionnels de la santé. A l’époque je me disais que c’était probablement à cause d’une abondance de médecins et infirmieres. C’était le contraire une grave pénurie car salariés par l’état et qui cherchait à réduire ses dépenses de santé. Une décision politique que je qualifierai de criminelle puisque l’alternative privée n’était pas autorisé. Ces “économies” coutent en réalité sur le long terme bien plus cher à la société avec ces ratés comme les canalisations mal entretenu durant des décennies à Montréal et qui explosent actuellement avec le cout des réparations associées.

Quand la “bulle médicale” va-t-elle éclater ?

Je vous invite a lire Quand la “bulle médicale” va-t-elle éclater ?, un long et détaillé article du Dr. Dupagne (en France) qui fait une analogie délicate entre le secteur de la santé avec le secteur immobilier et l’éclatement de sa bulle spéculative. Voici ci-dessous mon message rapidement rédigé que je lui ai laissé et que je reproduit ici pour conserver une trace de mon état actuel de reflexion.

“Je n’ai pas lu tout votre article ni tous les commentaires mais je tiens à vous faire part de mon experience canadienne. Votre analogie d’un secteur semi-public, les soins de santé, avec le secteur privé de l’immobilier est assez délicate mais l’exercice est interessant.

Le prix de vente est fonction de l’offre et la demande et pas de sa qualité intrinséque.

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Clinique de Physiatrie a Montreal

Clinique de Physiatrie CDN

Clinique de Physiatrie CDN – CDN Physiatry clinic

Voici une magnifique clinique flambant neuve (2008-09) qui a une salle d’IRM et une clinique médicale au RdC dans le même immeuble. Tout ce qu’on peut attendre d’un pays développé et moderne qui fait partie du G7. Au 2e étage, une équipe de 6 physiatres est disponible avec des expériences variables. Ce matin, j’ai visité  probablement la plus jeune, Valerie Dahan avec un diplôme de physiatrie obtenu en 2006. Elle n’a même pas regardé les radio et IRM que j’avais pris la peine de lui apporter excepté le compte rendu qu’elle a demandé de faire photocopier par les secrétaires. Tres sur d’elle malgré sa courte expérience, elle m’a balancé un diagnostic noir qui ne coïncidait pas avec les précédents diagnostics de spécialistes en France plus sénior. Elle a fait d’autres commentaires sur son dictaphone devant moi. Elle m’a indiqué que c’était tout et qu’elle enverrait son rapport à mon médecin. J’en essayerai un autre de plus expérimenté, professionnel, utile et … humain.

Les mauvais physiothérapeutes (kiné) sont aussi assez répandue d’apres mon entourage et peuvent vous faire plus de mal que du bien tant au Québec, qu’en France. Je pense que pour faire des économies en santé, il faut avoir  une majorité de médecins bien formé et qui soignent plutôt qu’ils ne blessent d’avantage leur patients. La RAMQ (Régie d’Assurance Maladie du Québec) pourrait faire des économies avec un meilleur pourcentage de bon médecins suffisamment reposés et attentifs. ils sont parfois fatigués, agacés et stressés avec la pénurie au QC mais parfois ce n’est pas l’excuse comme cette fois-ci. On a l’impression chez certains qu’ils font ce travail non par ‘vocation’ mais pour le pouvoir et le haut salaire (à 6 chiffres) que ca génère.

En attendant j’ai trouvé un site ratemds.com ou les médecins nord américains sont évalués par les patients. Pour le Quebec, les commentaires sont en français et anglais. Si vous en avez assez comme moi des mauvais médecins je vous invite à le consulter. Laissez y aussi vos commentaires élogieux pour les médecins qui ont été efficaces et ceux à éviter si vous tenez à votre santé. J’ai envoyé mon rapport à ratemds.com de Valerie Dahan qui est malheureusement assez sombre.

Mise à jour le 6 juillet 2009 :

Clinique privée pour les traitements et “gratuit” pour les consultations (RAMQ). 6 mois d’attente. Il y a une liste de 300 personnes en attente et il faut envoyer une demande par fax comme l’institut de réadaptation de Montréal. La standardiste est assez expéditive voir désagréable.

Physiatrie CDN – Tel. 514-735-5547

Et sinon 30 mois d’attente hahaha pour une première visite avec un physiatre à l’hôpital Notre Dame.

Bon c’est décidé je vais faire du tourisme médical à Paris. :D

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Urgence en santé : 3 mois d’attente !

Non ce n’est pas une plaisanterie malgré mon sourire.
Ça correspond au délai d’attente pour l’Institut de physiatrie et pour l’Institut de réadaptation de Montréal. La demande doit être envoyée par fax avec la prescription médicale. Si le médecin qui lit juste le commentaire ne considère pas que ce soit une urgence, le délai passe à un an ou plus. Dans mon cas considéré “pas urgent” la prescription venait d’un médecin d’un service d’urgence de l’hôpital de Verdun.

La secrétaire m’explique qu’ils reçoivent une centaine de fax par jour et qu’il faut plusieurs jours pour y répondre. Elle m’indique que la consultation est prise en charge (d’ou le temps d’attente) mais pas les traitements qui peuvent consister en une infiltration réalisée dans le mois qui suit. Apres mes questions sur les délais, elle ajoute que je peux m’adresser à une clinique privée mais elle n’en connait aucune.

Après toutes ces informations prises, je la rassure sur mon cas. Je vais beaucoup mieux et c’est juste pour faire un suivi. A Paris, j’ai consulté dés mon arrivé un physiatre réputé (professeur), réalisé mes 2 IRM en 10 jours et revu le médecin après 3 jours. Elle me parle du Québec et des longs délais d’attente. D’après les informations que j’ai lues, ca ne semble être mieux dans les autres provinces.

Comment un pays comme le Canada qui fait parti du G7, peut il y avoir pour une Urgence de santé des délais aussi longs ?

Quand début 2003, Jean Charest annonçait que dans les heures qui suivrait son élection, il y aurait du changement dans les délais d’attente aux urgences, je ne le croyais pas un instant mais je ne me doutais pas que 5 ans plus tard, soit 44000 heures, on en serait arrivé (ou resté ?) là !

Pendant ce temps, des immigrants au Québec avec un diplôme étranger de médecine doivent refaire entièrement ou presque leurs études pour pouvoir pratiquer leur métier.

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Plus jamais mal au dos

Un peu avant les fêtes de Noël, je reçois par email un avis d’un procureur pour une procédure judiciaire « a l’amiable » qui me demande de l’appeler des la réception pour une affaire familiale. Son « harcèlement » téléphonique avec plusieurs email « Urgent ! » me procure un stress important que j’essaye de dissiper tant bien que mal avec l’activité sportive. Pour ma défense, je ne consulte aucun avocat à part un service téléphonique pour poser quelques questions juridiques sur mes droits de parent.

Début février 2008, je vois un médecin d’une clinique d’urgence de Montréal pour une douleur à l’épaule.

Je lui explique que ça m’est arrivé à la piscine avec un léger engourdissement et que je prends des anti-inflammatoires légers (ibuprofène) en vente libre. Je fais aussi un peu d’hypertension. Je lui explique que ces douleurs sont plutôt chroniques avec une très ancienne chute de vélo (20ans) et des excès de natation. Il me dit qu’il n’y a rien à faire et que ça va empirer avec le temps. Rien à faire pour améliorer mon état ?? Alors, j’évoque un physiothérapeute. Le médecin rédige sans conviction une prescription sans aucune référence de thérapeute. J’ai attendu 3h dans la salle d’attente pour ce diagnostic euphorisant. La secrétaire m’avait appris qu’il était resté bloqué plus d’une 1h dans un embouteillage. N’ayant pas de médecin de famille comme plusieurs milliers de Québécois je consulte un jeune physiothérapeute d’un centre de soins sportifs KINATEX tout près de ma résidence. Après un long questionnaire et des tests de mobilité, il me dit que si je ne fais rien j’aurais une calcite à l’épaule et que je pourrais plus la bouger. Malgré un diagnostic sévère de blocage, je reprends espoir. La séance dure 1h et je paye 75$.

J’étais prudent pendant la séance âpre avoir eu une mauvaise expérience (douleur dos) avec une physiothérapeute il y a 7/8 ans pour le même problème d’épaule. Malgré que j’ai fait que 10% du volume des exercices, après 3j d’exercice matin et soir j’ai une très vive douleur au dos au niveau des omoplates (épaules). Cloué au lit j’appelle l’ambulance qui me conduit à l’hôpital Verdun. Rien sur les radiographies et prescription d’anti-inflammatoire, de relaxant musculaire et comprimé de morphine pour la douleur. Le médecin de garde me rassure et m’indique de revenir dans une semaine pour le suivi. Une semaine après j’annule mon rendez-vous avec une douleur qui est réapparue avec la marche.

15 jours après, je retourne dans un fauteuil roulant. Le médecin débordé m’accorde peu de minutes d’attention, mais sa secrétaire arrive à l’interrompre deux fois. Il m’ausculte à peine et me dit que ça vient peut-être des cervicales pour les sensations d’irradiations aux bras et épaules. Je parle d’IRM pour voir les ligaments et muscles qu’on ne voit pas dans une radiographie X et je récolte une radio X de mon épaule et 15 jours d’anti-inflammatoires supplémentaires et comprimés contre la douleur. « Comment va votre estomac ? » Je lui dis que j’ai eu un peu acidité, mais que je supporte plutôt bien en les prenant avec un grand verre d’eau. J’oublie de demander une prescription pour un rhumatologue.

À la 2e visite de suivi je suis encore en fauteuil roulant et je porte une Minerve, car en faisant un peu trop d’exercices d’assouplissement (conseillés dans un livre d’un ostéopathe français.) je me suis blessé. Je demande avant d’oublier une prescription pour un rhumatologue (et un physiatre). Le médecin me dit qu’il n’y en a pas à l’hôpital et que ça prendra du temps pour un rendez-vous même en cabinet privé. Le rendez-vous le plus rapide que j’obtiens en urgence est dans 6 semaines.

Entre temps je fais une crise de panique initiée par une douleur à l’estomac. Le lendemain je décide d’aller me soigner en France où vivent mes parents. Ma conjointe emprunte à l’hôpital mes radiographies avec une autorisation signée de ma part et ma carte d’assurance maladie et me prends billet d’avion pour Paris.

Mes parents connaissent un physiatre expérimenté et très réputé que je vois dès mon arrivée. Au vu des radiographies et d’une osculation minutieuse, il me rassure et pratique une manipulation sur mes cervicales. « Pour me rassurer » il prescrit 2 IRM pour les cervicales et dorsales. Il me dit d’arrêter les anti-inflammatoires pour ne pas endommager mon estomac, de reprendre une vie normale (0 exercice) et m’indique un tranquillisant avec des anti-douleurs en vente libre en France (Efferalgan). Je reste 2 jours au repos après cette manipulation « surprise ». La semaine suivante je passe mes 2 IRM et les médecins radiologistes sont plutôt rassurants avec « rien de grave », mais une discopathie pour les dorsales et un tassement des cervicales.

Je consulte un jeune rhumatologue qui me fait des tests de mobilité. Il me parle d’une « petite hernie discale » qui explique mes vives douleurs et me parle d’arthrose. Pour le risque de « calcite à l’épaule » du jeune physiothérapeute de KINETAX il me dit que c’est faux, aucun risque. J’annule mon 2e rendez-vous avec un autre rhumatologue vu que les vibrations du transport (pavés parisiens) et cette auscultation poussée ont ravivé mes douleurs. Entre temps j’ai consulté un médecin pour les crampes d’estomac que j’ai contractées après plus d’un mois d’anti-inflammatoire. J’ai sans doute une gastrite et je mange très légèrement. Ennuyant avec autant de viennoiserie et délicieux gâteaux.

Finalement, je retourne voir le physiatre réputé qui prend le temps de regarder à la loupe les IRM. Rien de grave, mais il faut y aller très progressivement avec marche et natation. Quand je lui demande s’il a une référence d’un bon kinésithérapeute (physiothérapeute) il me « c’est le mouton à 5 pattes ». Ils veulent souvent en faire trop. Il me conseille plutôt des massages très doux.
Avant de le quitter, il m’indique des anciens élèves physiatres actuellement à Montréal. [Apres vérification : Aucun exerce encore ou numéro plus valide ]

Avant de partir, je fais deux séances avec un médecin acupuncture et 2 très doux massages « à domicile » d’un ami kinésithérapeute (physiothérapeute) qui me permet d’améliorer mon état et de diminuer ma prise d’antidouleurs.

Pour le titre de mon article, j’ai repris le titre d’un livre d’un célèbre ostéopathe français qui m’a beaucoup aidé dans le passé pour soulager mes douleurs de dos et avoir une meilleure hygiène que j’ai un peu oublié quand j’ai oublié avec le temps mes douleurs passées. En venant à Paris, je comptais le consulter. Malheureusement pour moi, il a été écroué pour agression sexuelle en 2006.

Je suis rentré avec deux IRM qui m’appartiennent puisque je les ai payés.

Au retour, dans l’avion j’ai vu la dernière comédie dramatique de Denis Arcand « L’Âge des ténèbres » qui a eu un singulier écho après ma triste et très dure expérience. J’ai vu de prés les hôpitaux et toutes ces personnes âgées qui attendent et dont plusieurs souffrent visiblement.

Comment vous êtes-vous débrouillé dans une situation d’urgence avec les soins de santé au Québec ?

Certains m’ont dit qu’avec un médecin de famille, les délais sont un plus court.

Y-a-t’il des cliniques privées au Québec qui effectuent rapidement des IRM et scanner avec des spécialistes et à quel prix ?

Est ce meilleur en Ontario ?

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