Elections municipales : quoi choisir ?

Après mon article “philosophique” sur l’art de choisir, voici que s’offre un choix délicat pour les habitants du grand Montréal qui voudraient élire leur maire et maire d’arrondissement avec leurs conseillers respectifs. Première remarque, il faudrait permettre de choisir aussi au niveau provincial et fédéral 2 candidats : son 1er ministre avec le député de sa région.

La corruption a éclaboussé l’équipe du maire actuel, Gérald Tremblay, et pas qu’un peu. L’opposition officielle a elle aussi été atteinte par une corruption certes plus modeste mais sa candidate  est une ancienne député PQ qui ne semble pas brillé par son intelligence et elle parle mal l’anglais. C’est bien joli d’être honnête mais il faut être compétent et un bon gestionnaire.

Alors ? J’avoue que je me suis pas bien renseigné sur le sujet et le profil des candidats par manque d’intérêt. Pour autant il faut un peu nettoyer ce bordel et sanctionner les abus et mensonges flagrants. Il faut aussi pousser à régler le problème du financement politique. Les gens sont scandalisés par des petites corruptions mais savent ils ce que leur coute les gros contrats comme le compteur d’eau dont la note gonflée atteint 350 M$.

Ça m’ennuie de le dire mais je crois que je vais voter pour le candidat que le juge Gomery avait choisi, Bergeron. Mais que connaissons nous vraiment de ce candidat à part qu’il est à l’origine de l’enquête sur les compteurs d’eau, qu’il est conseiller municipal et ancien responsable des analyses stratégiques à l’AMT (Agence métropolitaine de transport). il s’affiche comme en faveur de l’environement et pour une rue St Catherine pietonne.  En cherchant sur le web, on découvre qu’il s’est converti à l’islam par rapport à son épouse marocaine.

Le maire de mon arrondissement sera probablement réélu. Malgré la signalisation routière surchargée de panneaux ARRÊT et des dos d’ânes installés face à un hôpital :( qui voit passé des ambulances à longueur de journée je connais pas assez bien les autres candidats pour voter contre ce vieux maire. Et comme le pire est toujours possible je vais sans doute m’abstenir le 1er novembre pour le maire d’arrondissement.

Compteurs d’eau a Montreal : trop gros et trop cher

Il y a quelques années, le projet du grand Montréal a été lancé et un débat animé a démarré entre ceux en faveur qui mettaient en avant les économies d’échelles et les opposants qui disaient que les autres projets similaires avaient vu au contraire les dépenses et taxes municipales augmentées.

En voyant cette affaire de compteur d’eau avec budget initial multiplié par 4, je comprends les raisons de ce paradoxe apparent. C’était sans compter sur les escroqueries et des contrats majorés.

Compteurs d’eau : « Trop vite, trop gros, trop cher », dit le vérificateur

Pour Jacques Bergeron, les élus ont été mal informés des coûts du projet. Et, visiblement, la Ville n’en a pas eu pour son argent en accordant un contrat de 356 M$ au consortium GÉNIeau pour l’installation de milliers de compteurs d’eau (en milieu institutionnel, industriel et commercial) et d’autres équipements reliés au réseau d’aqueduc. Rappelons que ce contrat prévoyait l’installation de compteurs d’eau dans les industries, les commerces et les institutions de la municipalité. Le vérificateur général a déploré qu’il y ait eu, tout au long du processus, des cris d’alarme qui étaient restés lettre morte. « Je ne peux pas fournir de raisons pour expliquer ce problème, a dit Jacques Bergeron. Il y a eu un problème au niveau de la gouvernance et il faut que la Ville adresse (sic) ce problème. »

De 155 M$ qu’il était au départ, le contrat d’attribution des compteurs d’eau pourrait coûter plus de 600 M$, a décrit Jacques Bergeron, avant d’ajouter que « les justifications n’étaient pas nécessairement présentes » pour expliquer cet important accroissement. « Il aurait fallu scinder le contrat », dit encore le vérificateur général, qui rappelle que seules deux grandes villes dans le monde se sont lancées dans pareil projet d’envergure.

De plus, selon Jacques Bergeron, la Ville a réduit la concurrence en exigeant des firmes soumissionnaires qu’elles financent elles-mêmes, à l’externe, le projet. Cette mesure a fait en sorte qu’il était plus difficile, pour de petites firmes indépendantes, d’aspirer à décrocher le lucratif contrat des compteurs d’eau, le plus gros jamais attribué dans l’histoire de Montréal.

En manque d’argent la Ville cherche a augmenté ses revenus et les policiers sont en premiere ligne avec les employés de la ville.

Des contraventions électroniques illégales?

La Ville de Montréal a émis en 2008 pour plus de 135 millions de dollars en contraventions. Si les constats sont invalidés par la Cour supérieure, un recours collectif pourrait permettre aux citoyens d’être remboursés.

135 M$ pour une ville qui compte un million de citoyen et combien d’automobilistes. A 150$ l’infraction à un panneau ARRET qui pullulent dans certains quartiers la note devient vite salée si les policiers jouent à cache-cache. J’ajoute d’ailleurs Taxes sur mon talon de chèque quand je fais un stop à l’américaine et que je recois une amende.

Immigration: marketing du Québec et Canada vs realité

bienvenue au quebecJe suis assez d’accord avec l’article très critique de Yann Takvorian, publié il y a 5 ans en juillet 2004 sur Le Québécois Libre, dont je vous cite un large extrait.

IMMIGRATION: LE QUÉBEC ET LE CANADA RECRUTENT À OUTRANCE

le Québec comme le Canada vont chercher des gens qui n’ont pas forcément envie d’immigrer; on leur vend le concept comme on vendrait un frigidaire à des esquimaux: avec des argumentaires de vente, des photos en couleurs des Rocheuses et des listes de «métiers en demande» alors que ces derniers sont protégés par d’hermétiques Boys Clubs (les Ordres et les syndicats).

Des fonctionnaires d’État sont même intarissables en balivernes pour lever les derniers doutes:

  • Le «social» est pareil qu’en Europe! (Foutaise! Cela n’a rien à voir. Le Québec voudrait bien le copier, mais n’en a pas les moyens financiers);
  • La santé est gratuite (oui, mais son accessibilité la rend presque invisible);
  • Les allocations familiales aident les familles (oui, mais vu les montants, c’est encore mieux quand on n’a pas d’enfants);
  • Le chômage est un bon filet contre la précarité de l’emploi (40% des cotisants en bénéficient, les autres se lamentent);
  • La retraite française est reconnue au Québec (la retraite québécoise est une aumône, la retraite canadienne est perçue à 100% après 30 ans de vie au Canada – l’accord de réciprocité compte les années passées au Québec, mais exclut les montants versés qui sont perdus);
  • L’éducation est gratuite (sauf que pour avoir la qualité de l’école publique européenne, faut aller ici dans le secteur privé qui reste réservé aux plus nantis);
  • Les impôts sont presque identiques (mais en rapport aux services rendus, ils deviennent exorbitants);
  • Il y a du travail à tous les coins de rue et le Québec manque de main-d’oeuvre (mais les Ordres et les Syndicats ferment les portes aux immigrants sauf s’ils retournent à l’école pour réapprendre ce qu’ils savent déjà);
  • La qualité de vie est l’une des meilleures au monde (sauf quand on a un emploi sous-payé pour cause de non reconnaissance de l’acquit étranger et une famille à charge ou un seul salaire);
  • Le secteur immobilier est l’un des moins cher d’Amérique (vrai quand on débarque avec des euros ou des dollars US, mais avec un bas salaire local, taxé au niveau québécois, c’est moins certain. Les prix ont explosés et les taxes foncières sont parmi les plus élevées du monde);
  • Etc.

Bien sûr, on peut encore se ranger derrière le poncif qui veut que l’immigrant qui croit benoîtement ce que lui dit un ministère public est un naïf et qu’il doit se rendre sur place vérifier ce qu’on lui avance. Mais comment vérifier des aspects qui prennent un Visa de résident permanent ou une année de vie sur place pour s’en rendre compte?

Oui, c’est vrai mais il reste aussi la possibilité de lire des sites web d’expatriés qui informent mieux de la réalité que la propagande officielle et markéting des organismes gouvernementaux fédéral ou provincial. L’auteur l’indique d’ailleurs.

Évidemment que certains sites communautaires (comme immigrer-contact.com ou info-immigration.com) essaient de renverser la tendance, mais font-ils le poids face à des organismes publics comme le ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration (MRCI), la Délégation Générale du Québec, leur financement avec des fonds publics et leurs sites professionnels?

Dans un style assez polémiste toujours pour contre-balancer le tableau officiel trop idyllique l’article continue ainsi:

Si le Québec veut que les immigrants qualifiés restent, il doit songer à diminuer la toute puissance des Ordres, dompter les syndicats ou bien laisser les immigrants chez eux. Faire venir des pharmaciens pour les cantonner à des emplois de chauffeurs de taxis ou livreurs de pizzas parce que l’Ordre des pharmaciens n’autorise que 8 immigrants par an à accéder au programme universitaire, c’est être partie prenante d’une filouterie humaine qui se doit d’être dénoncée. On ne vide pas un pays étranger de son élite pour en faire des manœuvres et des pointeurs à l’aide sociale.

Avec la pénurie de médecins au Québec, c’est plus révoltant de voir des médecins étrangers au chômage qui doivent refaire toute leurs études médicales ou presque pour pouvoir pratiquer leur métier au Québec.

Si le Québec veut retenir ses cerveaux, il doit songer à repenser sa fiscalité qui reste la plus élevée d’Amérique du Nord et qui étrangle et rackette justement ceux qui, par leur formation et études, tombent dans la catégorie des «cerveaux». Une fiscalité éhontée qui part en gaspillages et en malversations à tous les paliers (Société générale de financement, scandale des commandites, etc.) et qui empêche bien souvent les citoyens à se constituer une petite retraite qui compenserait la misère gouvernementale et leur éviterait d’avoir recours à des organismes comme Les Petits Frères des Pauvres.

Si le Québec veut un système de Santé qui justifie les «pétages de bretelles», il doit se débarrasser de cette idée communisante du «tout le monde dans le même panier et le panier au fond du puits» qui a trait en la matière. La France, l’Europe comme l’Australie ont des systèmes de Santé officiels publics et privés qui coexistent dans l’harmonie; au Canada, ils existent en cachette, par voie de copinage, de passes droit et de cooptation.

S’il veut parler de filet social, il serait important que les chômeurs qui ont cotisé pendant leur emploi reçoivent une prestation d’assurance une fois l’emploi perdu (même si cette prestation est directement liée à la durée de la cotisation). Aujourd’hui, 55% des cotisants sont volés par le gouvernement qui leur refuse toute compensation.

Je n’ai pas vérifié les chiffres avancés dans cet article, mais ca semble assez juste. Disons qu’apres avoir lu le discours officiel, ce contre point vous donnera une vision plus proche de la réalité actuelle. Ce texte rédigé en 2004 reste malheureusement tres pertinent pour l’essentiel. D’ailleurs un article français publié en  mars 2009 titre même immigrer au quebec : l’arnaque :D

Laissons aux agents des services de l’immigration du Québec à Paris le soin de continuer à dépeindre cet Eden où le lait et le miel coulent à flots. Ces bons apôtres font cela très bien : Avec 45.000 immigrants qui tombent chaque année dans leurs filets et qui dépensent chacun des milliers de dollars pour s’installer, faites le calcul ! Sans compter qu’après le lobby de l’immigration, il faut affronter le lobby des formations (payantes) puisque le Québec se moque des diplômes, des références et des expériences acquises hors de son auguste territoire. Tant qu’à presser le citron, autant le faire jusqu’à la dernière goutte !

Que le Québec ait un immense besoin de chair à canon francophone pour assouvir diverses arrières pensées stratégiques est une chose. Mais que leurs agents de l’immigration ne cessent, depuis des années, de sillonner les routes de France* à la recherche de pigeons auxquels ils racontent n’importe quoi (comme on va le voir) il est grand temps de réagir…

Le 17 octobre 2008, le président français et le premier ministre du Québec ont signé une “Entente sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles” qui a pour objet de lever l’essentiel des nombreux obstacles pour les travailleurs désirant s’établir de part et d’autre de l’Atlantique.

Accès à l’avortement : démission du ministre de la santé réclamée

Accès à l’avortement : La démission du ministre Bolduc réclamée

Barrette réclame la démission du ministre

Le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), le Dr Gaétan Barrette, a réfuté la déclaration du ministre selon laquelle aucun ordre professionnel ne s’était opposé aux nouvelles exigences imposées par la loi 34 aux cliniques d’avortement. Au contraire, affirme le Dr Barrette, tant les omnipraticiens que les spécialistes ont critiqué cette décision en commission parlementaire.

Ce nouveau désaccord entre MM. Bolduc et Barrette s’ajoute à la prise de bec survenue récemment sur la situation dans les laboratoires de pathologie, à la suite de la publication d’une étude révélant des marges d’erreur importantes dans les tests sur les marqueurs du cancer du sein.

Le Dr Barrette demande maintenant la démission du ministre Bolduc ou son congédiement. Le président de la FMSQ s’est adressé directement à Jean Charest, mardi. « Comment se fait-il qu’après mensonge par-dessus mensonge, comme premier ministre, on accepte cette situation-là face au public? » a déclaré Gaétan Barrette.

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J’ai suivi un peu cette affaire québécoise et je trouve justifié la demande de démission du ministre actuel de la santé M.Bolduc par le Dr.Barette, président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec. La tâche du ministre de la santé est certes délicate dans le contexte budgétaire québécois mais un peu de bon sens et de consultation eviterait ces “erreurs” si grossières.

Élections municipales: l’ex-juge Gomery s’en mele

M.NetÉlections municipales : John Gomery avec Projet Montréal

« Je suis profondément troublé par l’état de ma ville », a expliqué M. Gomery en entrevue au Réseau de l’information. « C’est triste de voir le déclin de Montréal », a-t-il ajouté, rappelant avoir vécu toute sa vie dans la métropole. M. Gomery veut contribuer à assainir la vie politique à Montréal, après les révélations de malversations présumées qui ont éclaboussé l’administration Tremblay. Il s’occupera de la campagne de financement de Projet Montréal, qui veut du reste innover en la matière. Le parti veut, entre autres, inscrire sur son site Internet le nom des personnes qui donneront plus de 100 $. Pour les dons de 250 $ à 1000 $, Projet Montréal compte faire une vérification pour s’assurer que le donateur n’attend rien en contrepartie.

Bordel !!!

Après avoir indirectement favorisé, l’élection de Stephen Harper qui s’est servi électoralement du scandale des commandites pour décrédibiliser le Parti Libéral avec le premier ministre Jean Chrétien et celui en poste au moment des faits, Paul Martin, il se mêle aujourd’hui de politique municipale! L’affaire des commandites (311 M$) c’est seulement quelques M$ détournés frauduleusement sur 10 ans avec une commission Gomery qui a couté plus cher avec la vérification comptable (14 M$) que la fraude elle-même. Le déficit annoncé pour l’année 2009 ministre des finances de l’équipe Harper est de 50.000 M$. On prévoit autant pour 2010. Aucun rapport ? Mais si il y en a un, quand le précédent ministre des finances privilégiait la prudence et était bien plus compétent que le clown blanc actuel.

Ce genre de M.Propre (ou M.Net) et honnête risque de nous refiler un autre jeune candidat “vertueux” et aussi incompétent que Harper Junior. Il est pas le seul a ne pas savoir faire la part des choses. Les juristes et la presse de masse focalisent souvent sur la corruption sans voir son importance et ce que coute une incompétence honnête comme à la CDPQ qui a enregistré une perte comptable d’environ 40.000 M$ le plus honnêtement du monde.

Il risque d’avoir l’appui des média et de la masse. On s’en va vers des politiciens honnêtes avant tout (jusqu’à preuve du contraire) et compétents par hasard. Cette incursion de la justice dans la politique comme dans d’autres sphères de la société est à terme préjudiciable avec un accroissement constant des lois et règlements en tout genres. Il y a quelques jours, le maire d’Ottawa a été finalement “innocenté” dans une affaire judiciaire Le procès de Larry O’Brien qui a duré plusieurs mois pour trafic d’influence : avoir proposé un poste à un candidat du même parti pour qu’il se retire et ne pas diviser le vote municipal. Et alors ? Voyez toute une ville privée de son maire pendant des mois pour une telle broutille. Et les gens en re-demandent avec les média qui grossissent une affaire sans la mettre bien en perspective. Ils vont écrire un article de corruption presque identique pour quelqu’un qui a pris 50.000$ ou 50.000 M$. Je caricature à peine. Ils sont nuls avec les ordres de grandeur et puis il y a le dicton populaire que les imbéciles vous balanceront “Qui vole un œuf, vole un bœuf“. Misère!

Quitter le Quebec

En cherchant sur le net des statistiques sur le retour en France des français expatriés au Québec je suis tombé sur plusieurs sites et blogs : QuitterLeQuebec.com , Quebec Attention et 5 ans de déceptions plus un article un peu biaisé et polémique sur Argoravox Immigrants Français au Québec : L’Arnaque.

De ce que j’ai lu, plus de 50% des français expatriés au Québec rentrent au bout de 5 ans.

Avant de m’expatrier il y a 10 ans, j’avais lu quelques sites d’expatriés français au Québec pour ne pas boire que les paroles (=propagandes/marketing) des sites officiels canadiens ou québécois où tout est beau et parfait dans le meilleur des mondes. J’ai eu moins de désillusions que plusieurs immigrants qui n’avaient pas fait cette recherche mais certaines choses doivent être vécu pour bien comprendre l’étendu du problème.

QuitterLeQuebec parle aussi de québécois qui quittent leur province pour l’Ontario ou l’Alberta par exemple.

Dans les plaintes on retrouve souvent le système de santé inefficace avec des long temps d’attente, la pénurie de médecin de famille, l’état des routes et infrastructures, l’éducation avec un décrochage important chez les garçons, la fiscalité la moins avantageuse d’Amérique du Nord, le froid rigoureux et la misandrie avec des lois particulierment avantageuse pour les femmes. Certains parlent même de racisme. Personnellement je l’ai jamais vraiment ressenti. Ca ne veut pas dire qu’il existe pas mais il est pas visible comme en France par exemple.

Difficile de faire un bilan, qui peut varier considérablement suivant la situation de l’expatrié. J’étais moi-même assez enthousiaste les premières années et plutôt un “ambassadeur de Montréal” malgré m’être aperçu d’un système de soins de santé plutôt lent et peu efficace sur la région de Montréal qui compte environ 3 Millions de personnes soit presque la moitié de la population du Québec. Ce constat était différent à St Agathe, situé a environ 100km au nord de Montréal, qui disposait d’un hôpital peu engorgé avec une faible population locale.

Avec les années, on oublie sans doute les défauts (chômage, loyer parisien élevé, manque de libertés individuelles, lourdeur administrative, stress parisien etc…) qui nous ont fait quitter notre pays d’origine pour ne plus focaliser que sur les défauts de notre nouveau lieu de résidence. J’ai pris assez vite conscience des acquis et on comprend plus progressivement les pertes. Apres 5 ans, j’ai eu le gout de rentrer mais ca ne s’est pas fait. C’est plus délicat le retour avec femme et enfant(s) nés au Québec que simple aventurier français.

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Médecins et thérapeutes à 3 vitesses au Quebec

En France, j’ai expérimenté les bons médecins et thérapeutes qui participent activement avec votre corps a soigner la cause profonde de vos maux. Ils vous écoutent et sont souvent d’assez bon psychologues et communicateurs.  Pas nécessairement bavard mais efficace. J’ai bien sur aussi découvert les médecins et thérapeutes qui sont plus ou moins neutres. Ils ne guérissent au mieux que des symptômes superficiels et vous orientent vers des spécialistes après vous avoir fait un perdre un temps parfois précieux. Ils cherchent mais ne trouvent pas les causes et parfois vous démoralisent ou balancent des causes farfelues. De mes souvenirs, je n’avais pas pensé de créer une nouvelle catégorie ou vitesse.

Au Québec, j’ai clairement identifié la vitesse marche arrière : les médecins et thérapeutes qui vous blessent plus ou moins vite et gravement. A cause d’eux, votre mal s’aggrave.  Ça rappelle les médecins de Molière qui faisaient des purges jusqu’à faire mourir leurs patients d’épuisement. Vous croyez cette époque de la médecine révolue ? Que nenni, Molière doit juste moderniser un peu ses textes pour le Québec. Ces Médecins et thérapeutes ne parlent pas le latin mais le québécois ou l’anglais.  Ils vous écoutent à peine et vous auscultent pas ou très sommairement. Ils sont soient jeune et assez inexpérimenté, soient fatigués et stressés. Ils sont là pour maintenir les malades en mauvaise santé et à garder les salles d’attentes pleines de clients … pardon patients. En plus d’engorger le système, ces mauvais médecins baissent la productivité d’une partie de la population active et laborieuse, réduisant ainsi les recettes fiscales de l’état provincial qui dépense environ la moitié de ses recettes dans le secteur de la santé. De vache à lait, le contribuable peut devenir assisté social pour un handicap plus ou moins lourd issus +/- directement des mauvais traitements médicaux. Il sérait interessant d’évaluer statistiquement et financièrement les dégâts pour la société.

Solution ?

Pour les médecins du privé, il faut espérer que l’abondance arrivera dans quelques années et que la concurrence mettra en faillite les mauvais avec l’aide des amis et pharmaciens qui d’après les feedback qu’ils entendront vous déconseilleront tel ou tel médecin omnipraticien, médecins spécialistes ou thérapeute manuel (physiothérapeute =kiné etc…).

Pour les médecins du public, il faut établir un bilan de résultat.

  • En dessous de 90% de succès, une formation de remise à niveau du médecin plus ou moins longue suivant son taux d’efficacité compte tenu des connaissances médicales actuelles. On doit bien sur exclure les maladies incurables.
  • En dessous de 65% de succès, le professionnel perd son diplôme comme on retire le permis de conduire à un chauffard qui risque de faire d’autres victimes. On peut leur proposer un poste de préposé dans un hôpital avec le salaire associé pour pousser les brancards.
  • En dessous de 50%, le professionnel paye en plus une amende voire dans certains cas une peine de prison pour dommages corporels involontaires (ou volontaires = arnaques) qui peut être effectuer comme travaux communautaires.

Je diminuerai aussi par deux les effectifs des gardiens de sécurité et secretaires dans les hôpitaux pour affecter les fonds pour les infirmières et médecins. Quel médecins ? Les médecins immigrants qui n’ont pas vu leur diplôme reconnu au Québec. Imaginez qu’un bon médecin français ne peut pas encore pratiquer alors qu’un mauvais médecins le peut s’il est diplomé dans une université québécoise.

Nombre de médecins par 1000 habitants au Québec (2006)

Nombre de médecins par 1000 habitants au QuébecMédecins (par 1000 habitants) France

Le taux actuel de medecins au Québec represente environ le taux de 1982-83 en France. J’ai pas le souvenir de longue attente quand j’étais adolescent à Paris et de docteurs qui vous expédient en 5 min sans vous ausculter. J’avais un rendez-vous sous 48h et un médecin qui pouvait se déplacer à la maison si nécessaire. Probablement qu’en 1984, un nouveau de groupe de soignant a été pris en compte vu l’augmentation significative dans le graphe. Maintenant il faut préciser que la capitale Paris comme Montréal, a un taux supérieur de médecins par rapport aux autres régions.

Une enquête sur le système de santé québécois qui sauve la vie

En cherchant de l’information sur François Legault, ancien ministre de l’éducation puis de la santé, je suis tombé par hasard sur cet article d’un blogueur LE SYSTEME DE SANTE QUEBECOIS A QUATRE VITESSES qui parle d’une enquête et récit du journaliste Luc Bouchard.

Pour terminer sa tournée, il contacte trois cliniques privés montréalais : RocklandMD, Omnium-Santé du Millenia Groupe Santé et le MédiClub du Sanctuaire (clinique notamment fréquenté par Jean Charest et François Legault). On ne sait pas quel est son choix, mais ça lui coûtera 1 250 $ pour avoir un bilan de santé complet d’ici quelques jours.

Il se rend donc à la clinique privé et il passe l’avant-midi à passer des examens pour finalement rencontré un médecin qui lui annonce que son électrocardiogramme indique un bloc de branche gauche et qu’il doit passer, à l’hôpital, une scintigraphie du cœur, il s’agit d’une sorte de scanographie qu’on appelle un MIBI-Persantin.

Inquiété par son état de santé, il va cherché lui-même les résultats de l’examen et il parle à une amie médecin qui, tout aussi inquiète, lui ordonne d’aller à l’urgence. Quatre jours plus tard, il est amené au bloc opératoire, il en ressortira avec trois endoprothèses. Selon le cardiologue il était à «deux heures, deux jours, deux mois, deux ans d’un infarctus majeur.»

En conclusion, voici les quatre possibilités du système de santé que Luc Bouchard a vécu.

Délai pour une 1ere rencontre Prix Délai pour passer le bilan de santé complet
Clinique sans rendez-vous le jour même 0 $ Impossible
Médecin de famille public 43 jours 0 $ 90 jours minimum
Médecin de famille privé +/- 7 jours 295 $ 21 jours
Clinique privée +/- 7 jours 1 250 $ le jour même

Et la conclusion de Luc Bouchard extrait de L’enquête qui m’a sauvé la vie

Ironie du sort, j’obtiens mon congé de l’hôpital la veille de mon rendez-vous avec mon médecin de famille – soit 42 jours après le début de cette enquête. Quarante-deux jours qui ont changé ma vie et mon regard sur notre système de santé. Et sur moi-même, puisque je suis le premier responsable de ce qui m’est arrivé: comme beaucoup d’hommes, j’ai plus ou moins consciemment choisi de ne pas voir, de ne rien changer à mon style de vie. Pourtant, tous les voyants étaient au rouge, et je m’en doutais bien.

Notre système de santé s’est quant à lui montré égal à lui-même: capable du meilleur comme du pire, de sauver une vie avec une remarquable efficacité comme de laisser ses «ouailles» aller à la dérive. On nous parle sans arrêt de médecine familiale et d’amélioration des délais d’attente, or, même si j’ai la «chance» d’avoir un médecin de famille, j’ai dû attendre un mois et demi avant de pouvoir entamer un bilan.

Que se serait-il passé si je n’avais pas eu de bonnes assurances me permettant d’aller dans une clinique privée? si je ne travaillais pas pour un magazine qui a accepté d’assumer une partie des frais de consultation?

Et je ne peux même pas affirmer, en conclusion, que le privé est la solution à tous nos maux: le premier médecin à 295$ que j’ai vu n’a pas cru bon de me faire passer tout de suite un test à l’effort sur tapis roulant. Quant à la superbe clinique privée qui a permis de découvrir mon problème cardiaque, elle n’a jamais reçu les résultats de mes examens à la suite d’un incroyable cafouillage administratif… et personne ne s’en est inquiété, jusqu’à ce que je rappelle, cinq mois plus tard. Pour le suivi, on repassera!

Pas simple pour avoir un rapide bilan de santé. Vous comprenez mieux pourquoi j’ai le gout de rentrer assez rapidement en France ? Sans assurance privée, j’ai pas vraiment les moyens de payer à moi et ma famille plusieurs bilans de santé à 1250$ l’unité. Ca complete bien mes deux précedents articles RAS LE BOL  de l’attente et qualite des soins de sante a montreal et Le choix et la concurrence en sante.

PQ : Legault quitte la politique

Parti québécois : Legault quitte la politique

Le député péquiste François Legault quitte la scène politique. L’information a été confirmée par plusieurs sources péquistes à Radio-Canada.

Il a été de décembre 1998 à avril 2003, ministre de l’Éducation et de la Santé.

Il est titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise (MBA) en administration des affaires. En 2000, il s’est vu décerner le titre de fellow de l’Ordre des comptables agréés du Québec. Il est cofondateur d’Air Transat et en a été le président-directeur général. Il a aussi été administrateur chez Provigo et vérificateur chez Ernst & Young.

Le Parti québécois perd un pilier

« J’ai réalisé que j’étais de plus en plus inconfortable dans mon rôle de critique. [...] Je suis un gars d’action »

« Le Québec a toujours un écart de richesse important avec d’autres régions de l’Amérique du Nord », a-t-il affirmé. Pour pallier cet écart, il recommande « d’investir davantage en éducation, de rendre la fiscalité plus attrayante et de mieux utiliser tous nos outils de développement économique, en particulier la Caisse de dépôt ». Il constate aussi de « graves problèmes d’efficacité dans les universités et les hôpitaux ». « Il faut mettre en place une culture de l’évaluation et des résultats », croit-il.

Enfin, M. Legault estime que les finances publiques sont en crise et que « si l’on refuse d’y faire face, ce problème de déficit structurel va s’accroitre en raison du vieillissement de la population ».

J’appréciais ce politicien qui avait une honnêteté intellectuelle et une connaissance de l’économie qui tranchait dans les débats parlementaires québécois avec bon nombre de députés et en particulier ceux du PQ.  Autant dire que le Québec a “perdu” un politicien et gestionnaire de valeur, qui donnait une bonne crédibilité en matière économique au PQ. Dans cette situation avec la Pauline, chef du PQ, les électeurs québécois n’auront pas d’alternative politique de qualité sérieuse face à l’équipe Charest. C’est préoccupant pour la démocratie et pour une saine compétition. J’espère qu’il y aura une compétition et un tri au sein du Parti Libéral du Québec pour avoir un meilleur premier ministre que l’actuel. Sauf qu’avec un bassin de 7.5 Millions de québécois, le choix n’est pas énorme et l’âpreté des combats politiques dégoutent les meilleurs comme Legault. Le cynisme ambiant de la population envers les politiques dont il a parlé qui “fait échoué tout projet politique”, les média de masse en porte une certaine responsabilité à travers en particulier certains éditorialistes et chroniqueurs médiocres et ironiques  injustement. Je pense que sa conférence de presse est une remise en question globale et nécessaire de l’organisation de la société québécoise.

Je partage son analyse et sa décision dans ce contexte polémique et stérile dont la Marois est le mauvais exemple emblématique du PQ et le James Charest son pendant masculin au PLQ.

P.S : Comme ministre de la Santé, François Legault a laissé de mauvais souvenirs. Legault  demission

« en l’espace de seulement quelques mois, François Legault a accumulé les bourdes qui ont littéralement fait rugir l’ensemble du milieu. De la loi 114 destinée à forcer les médecins à combler les urgences qui s’est révélée n’être, en définitive, qu’une forme de conscription aux bulletins des hôpitaux, inefficaces et inutiles, le mandat à la Santé de François Legault a terni l’image de solide gestionnaire qu’il avait su se forger lors de son passage à l’Éducation »  source Radio-Canada

RAS LE BOL de l’attente et qualité des soins de santé à Montréal

RAS LE BOL d’avoir 4 mois d’attente pour une radio de l’estomac, 6 mois d’attente pour plusieurs spécialistes, 1 a 3 mois pour  le 1er rendez-vous avec un médecin généraliste, +/- 8h dans une salle d’attente a l’hôpital pour un service d’urgence ou 2h chez un medecin avec un rendez-vous. Si ce n’était que l’attente, ça serait déjà très médiocre comme service de santé mais en plus avec la pénurie de médecins, les mauvais médecins sont surchargés de clients et surchargent le système. Imaginez un plombier qui répare mal la fuite d’eau ou l’aggrave. Résultat vous l’appelez et le rappelez. Il devient vite débordé pas nécessairement ou principalement parce qu’il manque d’employés mais de COMPÉTENCE professionnelle ou du bon outil / pièce de rechange.

J’ai consulté le nouveau médecin de famille de ma conjointe qui m’a refusé de me référer a des spécialistes, un peu distrait avec ses appels tel., qui se trompait dans mon état et probablement dans son diagnostic. Pour ma conjointe, il a indiqué pour un contrôle de routine de faire une prise de sang le matin a jeun.  Le service d’urgence de l’hôpital où elle a fait sa prise de sang appelle deux fois vers midi et le cabinet du médecin aussi. Il faut aller immédiatement au service d’urgence a l’hôpital a cause d’un taux de hémoglobine bas. Ma femme indique au médecin que non elle est pas essoufflée et qu’elle a des règles menstruelles abondante actuellement. Il lui indique malgré tout d’aller aux urgences et lui envoi un fax des résultats de la prise de sang. Tous les deux inquiets, j’essaye de la rassurer en lui disant que c’est surement une erreur du laboratoire, de refaire le test et que son médecin n’est pas très bon.

attentesanteArrivé après 16h elle n’en repartira qu’après minuit (24h). Tout cela pour voir juste 5 min un médecin de garde qui lui demande pourquoi elle est venue aux urgences. Après 7 heure d’attente, elle s’entend dire par le médecin qu’elle est chanceuse de se sentir bien avec son taux bas d’hémoglobine et sans faire un autre examen. il lui conseille de voir un gastrologue. (?? mois d’attente). Il semble content quand elle lui indique qu’elle a un rendez-vous demain avec un gynécologue (rendez-vous pris il y a environ 2 mois). Chanceux plutôt tout ces médiocres médecins qui font un salaire à 6 chiffres même si ceux des urgences ont trop de stress et de charge de travail. Chanceuse qu’une ex-ministre de la Santé (les mains sales de Pauline Marois) soit en liberté et chef du PQ plutôt que sous les barreaux pour crime planifié contre les patients québécois. Il y a bien sur une responsabilité collective québécoise et je  ne veux pas faire un(e) bouc-émissaire non plus.

Ne me rappelant plus du nom de l’hôpital (Charlemagne), je rappelle vers 20h le secrétariat du service d’urgence de la rive-sud qui m’avait appelé pour voir si ma conjointe était toujours présente dans leur salle d’attente. Elle appelle et me dit que non. Elle me conseille d’appeler sur son mobile. (Si elle avait un tel. mobile, j’aurai pas appelé l’urgence). Je lui indique qu’elle en a pas et je lui demande un autre nom d’hôpital proche sur la rive-sud. C’est l’exaspération, il y en a plus de 30 et elle va pas tous me les énumérer. D’ailleurs elle en m’indique aucun. Comme un mouton je la remercie alors que je suis inquiet pour ma conjointe et que j’aurai mieux fait de l’envoyer au diable pour sa piètre collaboration et amabilité.

Bref la soirée passe dans l’inquiétude. Je fini par me coucher pour arrêter de penser au pire et qu’ils ont du la garder en observation 24h. Je reçois un appel “bloqué” vers 11h30 qui me réveille. Je n’ai pas le temps de décrocher et je suis tout secoué. Je me dis que c’est probablement ma conjointe québécoise qui a du essayé de me joindre. Arrivé a 0h45 j’apprends qu’elle ne m’a jamais appelé car elle n’a pas vu de tél. public et le personnel était assez désagréable (faible excuse et ancienne mauvaise habitude). Qui m’a appelé à cette heure si tardive ? une erreur ou plus probablement le secrétariat de l’hôpital vu qu’une secretaire m’a appelé justement le lendemain matin à 8h pour fixer un rendez-vous d’urgence avec un gastrologue le 2 juillet. 15 jours c’est drôlement rapide pour le Québec. C’est clairement un rendez-vous d’urgence !  Avec mon probable ulcere gastrique j’ai pas eu cette chance là. C’est vrai qu’elle est chanceuse. Tiens j’essayerai de l’accompagner des fois que le médecin est bon et assez compréhensible pour jeter un oeil à mon cas. On peut toujours rêver.

Comment peux t’on si mal dépenser l’argent des contribuables québécois (en 2008, même ratio par personne qu’en France) pour ce piteux système de santé depuis plusieurs décennies. Une partie va sans doute dans les CLSC, une clinique publique spécifique au Québec et à la Suède dont j’apprécie pas la qualité de service de soins ni la qualité d’accueil.

Cet exemple réel vécu ne constitue pas un bilan sur l’état des services de santé sur Montréal et sa région proche. Cependant il me semble assez révélateur et emblématique avec d’autres mauvaises expériences passées et les retours de mon entourage.

Les autres provinces du Canada, n’ont pas toutes ce même niveau d’attente. D’ailleurs certains québécois vont en Ontario, la province voisine, pour se faire soigner. J’ai l’impression que le Québec a certaines spécificités qu’il faudrait regarder de prés pour identifier ce qui coince le système.

Arrivé en assez bonne santé au Québec, depuis 10 ans mon état s’est progressivement détérioré avec tous ses mauvais médecins et j’en ai plus que marre, RAS LE BOL !! C’est de loin mon principal reproche à cette région :( dont j’ai souvent vanté les avantages. C’est terminé, je ne conseille plus le Québec aux français de France, excepté aux jeunes étudiants en excellente santé ou ceux qui peuvent s’offrir de multiples séjours en France si nécessaire pour se faire bien soigner.

Si vous avez des bonnes références de médecin de famille sur Montréal, je suis preneur. J’en cherche un bon et disponible pour de nouveaux patients : la perle rare en somme sur Montréal et ses environs.

P.S. : J’ai finalement trouvé un laboratoire privé qui m’a donné un rendez-vous sous 15 jours et ca sera probablement gratuit car prise en charge avec l’assurance santé (carte soleil).

Cancer : Eau contaminé par le gouvernement canadien

Base militaire de Valcartier : Au moins 71 sites contaminés (Quebec)

Contamination à Shannon
Depuis près de 10 ans, les citoyens de Shannon sont tourmentés parce que la nappe phréatique est contaminée par les TCE. Ce produit toxique a été utilisé en abondance sur la base militaire de Valcartier pendant 50 ans. Le panache de contamination progresse sans qu’on sache comment l’arrêter.

Les citoyens de Shannon poursuivent le gouvernement canadien, la multinationale General Dynamics et une filiale de SNC-Lavalin pour la contamination de l’eau potable par le TCE. Le recours collectif sera entendu à l’automne 2009 en Cour supérieure.

Selon le comité des citoyens de Shannon, au moins 400 personnes seraient mortes ou souffriraient de maladies en raison de l’exposition aux produits toxiques provenant de la base militaire de Valcartier.

Environnement Canada note que les sites contaminés par des organismes fédéraux, dont ceux sur la base militaire, peuvent constituer un risque pour la santé humaine et l’environnement. Il y en a 18 000 au Canada.

Incroyable et crimminel ! Ca dure depuis plusieurs décénnies et parmi tout les gouvernement aucun ont jugé utile d’informer la population. Une responsabilité civile devrait être engagé contre tout ses responsables politiques qui n’ont pas honnorer leur charge et protèger la santé de tout ses riverains.

Dans ce reportage, un scientifique indique que le TCE (TriChlorÉthylène) a une signature particulière qu’on peut retrouver dans une tumeur cancéreuse.

Santé : le choix et la concurrence

Le système de santé au Canada, et au Québec en particulier, fonctionne mal par rapport à la France. Les médecins sont des fonctionnaires qui ne connaissent pas le chômage mais plutôt l’épuisement avec la pénurie actuelle. Bon ou mauvais, aimable ou désagréable ils ont des clients. Vous imaginez si toutes les entreprises avaient ces conditions là. Le rêve pour les commerçants. Plus besoin d’être aimable, fiable, efficace y a toujours la queue pour vos services. C’est ce qui se passe avec les soins de santé “gratuit” que nous payons cher comme contribuable. Les mauvaises habitudes sont tellement acceptés par les clients que je sais pas ce qu’ils leur faut pour qu’ils se réveillent a part de faire un voyage dans un pays développé comme la France.

Non seulement, il faut avoir le nombre de médecins et spécialistes nécessaires pour la population mais il faut un surplus pour que les médiocres aient peu de client voir que les plus mauvais doivent changer de métier pour des  motifs financiers. C’est pas demain la veille avec le système mis en place. Le privé seul ne suffit pas, il n’y a qu’a voir les montants élevés des dentistes québécois, souvent double de Paris, ou le système privé US. il faut du privé concurrentiel et encadré comme en France. Les gens payent et se font rembourser ensuite environ 75% de la consultation et idem pour les médicaments. Pour les gens démunis, une carte santé spéciale leur permettrait la gratuité des soins comme en France.

Il y a un mois j’avais réussi à avoir un rendez-vous chez un médecin généraliste dans une nouveau centre médical ZinaSanté (décembre 2008) à Montreal. Une semaine avant et la veille, une secrétaire m’appelle pour confirmer mon rendez-vous. Je lui demande s’il y aura 1h30 d’attente. Elle me répond que oui souvent et qu’elle est pas responsable. Elle alloue 20 min par client mais le médecin arrive en retard le matin. 30 min avant j’appelle pour savoir s’il y a beaucoup de monde avant moi. Non !? ok merci. Je pars. Après un accueil froid, limite professionnel, j’attends presque 2 longues heures dans la salle d’attente avec décor oriental et peintures de prophètes musulmans dans les couloirs. Durant cette période d’attente, j’ai le malheur de prendre 2 verres en plastique pour boire de l’eau. Le préposé qui reparait la machine depuis une bonne heure le remarque et me fait une réflexion “vous pouvez pas garder le même verre” “je les paye moi les verres” “vous polluez” … “bon ça va retournez à votre place”. Il était chanceux que j’étais chez le docteur et en assez mauvaise forme. C’était son jour de chance divine mais il le savait même pas.

Après ces petites péripéties et une infirmière qui me répond “parfait” à chaque misère que je souffre j’accède finalement au prophète docteur en chair et en os. Mais il est occupé au téléphone. J’attends encore. Après 120 min d’attente dans une salle d’attente (qui porte bien son nom) avec le bruit de la machine café qu’on répare je suis plus à 5 min prés, non ? Finalement je lui raconte mon histoire raccourcie et je dois le ramener à la réalité à chaque fois qu’il se trompe sur mon état. J’avais apporté mes radios IRM de France mais au Québec, ils les regardent pas juste le rapport. Ça fait bizarre mais c’est ainsi. D’ailleurs les patients n’ont pas les radio ca appartient a l’hôpital ou aux médecins. Tres pratique quand on change de médecin ou d’hôpital. :lol: Ce docteur d’origine africaine est plutôt aimable et sympathique. Je suis d’ailleurs resté une heure au lieu des 10 min habituelles. il a étudié en Belgique mais n’articule pas bien et j’ai du mal parfois à comprendre les mots français qu’il prononce. il est pas très attentif, recoit des appels et m’amuse/m’ennuie avec sa philosophie. Je suis meilleur philosophe que ce gars et je viens pas pour cela. Après m’avoir rapidement ausculté, il me diagnostique que j’ai probablement un ulcère gastrique avec les anti-inflammatoires que j’ai pris, avec les prescriptions des médecins des urgences de l’hôpital Verdun (Montréal) pendant plus d’un mois sans rien pour protéger mon estomac. Je lui demande des prescriptions pour deux spécialistes et il refuse pas nécessaire pour l’instant. Je lui parle du 3 mois d’attente pour un spécialiste (rhumatologue ou physiatre) pour mon dos et d’avancer en parallèle. Rien y fait, il n’y a pas d’urgence je ne suis pas en fauteuil roulant. Pour les médicaments, j’insiste pour avoir un calmant qu’il finit par ajouter après m’avoir indiqué tout les effets négatifs et demandez trois fois mon âge au cour de notre discussion. J’ai 42 ans. 42 ans. 42.

Ce médecin habite le même quartier que moi, mais nous sommes à 40 min de notre résidence en voiture. Aucun médecin de quartier dans un immeuble d’habitation comme en France. Ça ne se fait pas. Ça serait sans doute trop pratique pour les patients. Non il faut qu’ils prennent leur voiture, les transports en commun ou l’ambulance. Ambulance car les médecins ne se déplacent jamais chez leur patient. Vous êtes un martien ou quoi ? Ah français ok. Tout est fait pour vous dégouter d’aller voir le médecin. L’accueil des hôtesses, des infirmières et des médecins vous indiquent trop souvent qu’ils vous font une faveur de vous prendre, que vous les ennuyez plutôt qu’autre chose. Je mettrais bien tout ce monde  limite désagréable en usine avec un licenciement s’ils répondent de travers au petit chef de service qui les engueuleraient en cas de retard au travail ou d’un travail mal fait.

Et les choses ne vont pas s’arranger. Les départs en retraite des médecins du baby-boom ne sont pas complétement compensés par les nouveaux diplômés. Un beau bordel pour encore 20 ou 30 ans. Ça dure déjà depuis 30 ou 40 ans. Dés que j’ai une bonne opportunité, je quitte ce pays avec des droits limités du patient et un médiocre acces aux soins de santé. Je veux pas finir dans un couloir d’hôpital sur un brancard a essayer d’attraper une infirmière qui vous évite.

On peut toujours trouver pire comme ratio prix/service comme le système privé US mais je m’interesse davantage au 1er de la classe. La situation que j’ai décrite est assez representative des soins à Montréal mais ca peut varier en mieux ou pire suivant les endroits. Je me rappelle d’un bon service à St Agathe. Tout dépend du personnel disponible et des infrastructures par rapport au volume de population.

Sur ce document pdf OECD Health Data 2008 (pdf) on constate que le cout des soins de santé publique pas personne est actuellement tres proche de celui de la France pour un service nettement moins bon. Donc le sous-financement public n’explique qu’une partie du problème du système de santé canadien et plus particulierement québécois.

PS: J’appelle le laboratoire de radiologie et il me propose un rendez vous pour septembre. Environ 4 mois ! :lol:
Bienvenue au Quebec !

Plan Nord: Charest, bon orateur bilingue. Et bon 1er ministre?

Voila un show à l’américaine avec musique et très bon montage video disponible sur le site du Parti Libéral du Québec. On y découvre un très bon orateur qui s’exprime en québécois. Est ce aussi un très bon 1er ministre dans l’intérêt des québécois ? Malheureusement NON au vu des résultats depuis 6 ans de son équipe. Comme chef et 1er ministre, il lui manque sans doute un peu plus d’intelligence, de diplomatie, de meilleurs collaborateurs, d’une meilleure qualité d’écoute et d’analyse pour obtenir mon label. En attendant, il est parfaitement bilingue et n’a pas besoin d’Oreillette invisible pour comprendre l’anglais dans des rencontres canadiennes ou internationales comme le président actuel de la république française. :lol:

Il est temps que le Parti Libéral du Québec renouvèle ses cadres et ses militants. Ca peut venir de transfuge du fédéral. Il faut intéresser les gestionnaires talentueux à la politique et l’administration publique. Cette pénurie se fait sentir aussi bien dans le privé qu’en politique ou dans l’administration publique. Il faut aussi avoir des journalistes qui mettent mieux en perspective les erreurs ou succès des politiciens, financiers, … Ne pas focaliser uniquement sur ce qui marche mal mais aussi parler de ce qui fonctionne bien pour donner espoir et fierté aux citoyens.

“Ensemble, beaucoup de choses deviennent réalisables.” ;-)

Santé: le Québec, champion de l’attente

Santé: le Québec, champion de l’attente

Le Québec est la province canadienne où il est le plus difficile de fixer un rendez-vous avec un médecin. C’est aussi ici que l’attente à l’urgence est la plus longue.

Au Québec, 45 % des gens n’arrivent pas à avoir un rendez-vous avec un médecin en moins de six jours, contre une moyenne canadienne de 30 %. C’est aussi plus que dans les six pays étudiés, dont les États-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Même scénario à l’urgence, alors que 60 % des Québécois doivent attendre au moins deux heures (46 % dans le reste du Canada). Et ce n’est pourtant pas parce que le Québec manque de médecins, précise Robert Salois. S’il y a pénurie, elle est «relative», dit-il. «Avant de parler de pénurie de médecins, on devrait revoir comment ils travaillent. Quand on aura mis en place ces recommandations, on aura une meilleure idée du nombre qui manque.» Le commissaire propose plutôt de repenser le système et la façon de travailler des médecins. Parmi les 10 recommandations, celle de la rémunération retient l’attention. Ainsi, M. Salois propose que soient implantés de nouveaux modèles. Il pourrait par exemple s’agir de payer les médecins à un taux horaire, par montant forfaitaire ou par capitation, où un montant est ajusté en fonction de la lourdeur du cas à soigner, explique le commissaire adjoint Jean-Frédéric Lévesque, qui souligne que la clé est dans la mixité. Parmi les autres recommandations du commissaire, on retrouve notamment celle d’atteindre la cible de  300 groupes de médecins de famille et d’inciter la population à s’y inscrire. Robert Salois propose aussi de soutenir l’implantation du dossier médical informatisé et de favoriser la contribution des proches aidants. Autant de recommandations, dit-il, qui ne peuvent être prises à la pièce. «Elles sont toutes interreliées et c’est l’ensemble qui va faire la différence», martèle M. Salois.

Ce rapport semble très intéressant et il semble bien accueilli par la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec. Il faudra rester vigilant pour la rémunération pour que tout le monde y mette du sien.

Le temps d’accès aux soins de santé est un indicateur intéressant mais partiel. Il faudrait également parler de la qualité de ses soins effectués. Par exemple que vaut une visite très rapidement expédiée par un médecin débordé et dérangé par une secrétaire. Et la compétence du médecin, la disponibilité et l’usage de l’appareillage médical etc… Bref un bilan global de la qualité des soins dont le temps d’accès est juste un paramètre plus facilement mesurable. Entre temps, certains infirmières tirent la sonnette d’alarme.
Hôpital Sacré-Coeur – Des infirmières au bout du rouleau

« Je ne peux pas pratiquer mon métier de façon sécuritaire, de façon sécuritaire pour moi, de façon sécuritaire pour mes patients. Ça fait des mois que ça perdure, ça fait des mois qu’on lance des cris d’alarme de nombreuses façons à notre employeur, et qu’on n’est pas entendues », déclare Karine Bernard.

J’en ai assez d’annoncer les mauvaises nouvelles, surtout dans la santé au Québec qui n’est pas prêt de s’arranger rapidement. :(

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La valse des milliards: A votre santé!

Je reproduit ici un texte publié sur CentPapiers de Pierre SCHNEIDER, ancien membre du RIN (Rassemblement pour l’indépendance nationale), qui commet certains légers amalgames probablement volontairement dans un but politique. Suit ma réponse +/- humoristique avec la signature SuperDupont dont l’image de mon avatar ressemble un peu avec son béret. Superdupont est un personnage de BD crée en 1972 par Gotlib qu’on peut définir brièvement comme une sorte de parodie de superman bedonnant et un français ultra-patriotique qui défend son pays contre l’Anti-France. J’ajoute à mes lecteurs que James correspond au prénom original du 1er ministre québécois actuel M.Charest qui l’a francisé en Jean. Pauline est le prénom du chef de l’opposition et du PQ actuel, Madame Marois. La vie est trop courte pour la vivre trop sérieusement je trouve, sans tomber non plus dans l’écueil opposé.

La valse des millliards: A votre santé!

Quand je prends connaissance de tout le cafouillis administratif entourant les méga projets des méga hôpitaux que nos élus veulent nous imposer, je suis certain que je me dirigerais inexorablement vers la faillite si j’administrais mes biens comme font ceux qui nous dirigent.

Le vérificateur général, Renaud Lachance, a scruté les chiffres et ses constatations confirment le laxisme et le laisser-aller du gouvernement qui tient à perpétuer la ségrégation dans la métropole en construisant un établissement francophone et un autre anglophone alors que les descendants des conquérants sont minoritaires et que le Québec a adopté, il me semble, une loi 101 pour confirmer la nette prédominance de la langue française.

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