Parti québécois : Legault quitte la politique
Le député péquiste François Legault quitte la scène politique. L’information a été confirmée par plusieurs sources péquistes à Radio-Canada.
Il a été de décembre 1998 à avril 2003, ministre de l’Éducation et de la Santé.
Il est titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise (MBA) en administration des affaires. En 2000, il s’est vu décerner le titre de fellow de l’Ordre des comptables agréés du Québec. Il est cofondateur d’Air Transat et en a été le président-directeur général. Il a aussi été administrateur chez Provigo et vérificateur chez Ernst & Young.
Le Parti québécois perd un pilier
« J’ai réalisé que j’étais de plus en plus inconfortable dans mon rôle de critique. [...] Je suis un gars d’action »
« Le Québec a toujours un écart de richesse important avec d’autres régions de l’Amérique du Nord », a-t-il affirmé. Pour pallier cet écart, il recommande « d’investir davantage en éducation, de rendre la fiscalité plus attrayante et de mieux utiliser tous nos outils de développement économique, en particulier la Caisse de dépôt ». Il constate aussi de « graves problèmes d’efficacité dans les universités et les hôpitaux ». « Il faut mettre en place une culture de l’évaluation et des résultats », croit-il.
Enfin, M. Legault estime que les finances publiques sont en crise et que « si l’on refuse d’y faire face, ce problème de déficit structurel va s’accroitre en raison du vieillissement de la population ».
J’appréciais ce politicien qui avait une honnêteté intellectuelle et une connaissance de l’économie qui tranchait dans les débats parlementaires québécois avec bon nombre de députés et en particulier ceux du PQ. Autant dire que le Québec a “perdu” un politicien et gestionnaire de valeur, qui donnait une bonne crédibilité en matière économique au PQ. Dans cette situation avec la Pauline, chef du PQ, les électeurs québécois n’auront pas d’alternative politique de qualité sérieuse face à l’équipe Charest. C’est préoccupant pour la démocratie et pour une saine compétition. J’espère qu’il y aura une compétition et un tri au sein du Parti Libéral du Québec pour avoir un meilleur premier ministre que l’actuel. Sauf qu’avec un bassin de 7.5 Millions de québécois, le choix n’est pas énorme et l’âpreté des combats politiques dégoutent les meilleurs comme Legault. Le cynisme ambiant de la population envers les politiques dont il a parlé qui “fait échoué tout projet politique”, les média de masse en porte une certaine responsabilité à travers en particulier certains éditorialistes et chroniqueurs médiocres et ironiques injustement. Je pense que sa conférence de presse est une remise en question globale et nécessaire de l’organisation de la société québécoise.
Je partage son analyse et sa décision dans ce contexte polémique et stérile dont la Marois est le mauvais exemple emblématique du PQ et le James Charest son pendant masculin au PLQ.
P.S : Comme ministre de la Santé, François Legault a laissé de mauvais souvenirs. 
« en l’espace de seulement quelques mois, François Legault a accumulé les bourdes qui ont littéralement fait rugir l’ensemble du milieu. De la loi 114 destinée à forcer les médecins à combler les urgences qui s’est révélée n’être, en définitive, qu’une forme de conscription aux bulletins des hôpitaux, inefficaces et inutiles, le mandat à la Santé de François Legault a terni l’image de solide gestionnaire qu’il avait su se forger lors de son passage à l’Éducation » source Radio-Canada


