Conserver ou changer

Aujourd’hui vendredi 13 novembre, je vous fait part de mes réflexions un peu tout azimut. Hier, j’ai été surpris de voir  mon nom sur un site français d’échecs qui reprenait en nouvelles un de mes deux articles sur les Échecs. C’est le début de la célébrité :D alors que je ne suis pas un maitre d’échecs mais seulement un blogueur amateur d’échecs.

Dans une démocratie avec un système électoral majoritaire à un tour comme aux États-Unis ou au Canada, le choix politique des citoyens se résume souvent à choisir entre conserver l’équipe dirigeante ou miser sur le changement. Bien souvent les gens ne sont pas satisfait de l’équipe dirigeante mais même si on est d’accord avec plusieurs critiques de l’opposition, nous ne savons pas si ce changement apportera dans la réalité un bilan global plus positif pour une majorité de citoyens ou plus négatif.

Les gens qui critiquent les média de masse sont nombreux sur la blogsphère francophone que je consulte, je pense en particulier à un contact québécois François Marignean. Et bien de quoi parle t’il de nos jours ? de la grippe avec les autres média de masse et encore de la grippe avec la vaccination et les lobbys de la pharmacie. Alors il ne parle pas d’une n-ieme victime ou du taux de vaccination et apporte une autre perspective mais il nous détourne de sujets plus important et intéressants. Il réagit aux média de masse en parlant d’un sujet dont  je me moque complètement dans un contexte de crise économique et financière majeure que nous vivons actuellement. Alors la vie continue et on ne va pas parler que d’économie, de compétitivité d’entreprise, des pays émergents comme la Chine, l’Inde, etc … mais passé autant de temps sur la grippe A me rappelle que ceux qui critiquent ne sont pas toujours capable de faire mieux et peuvent même faire pire avec les meilleurs intentions du monde. Idem pour ceux qui veulent changer de systéme d’organisation politique ou financier.

Ce matin, j’ai lu un court article sur le recrutement des soldats canadiens volontaires pour la guerre en Afghanistan avec les commentaires de jeunes soldats intéressants. Ont ils vraiment choisi en toute liberté cette voie ? Ils pensent être libre mais dans une société nous sommes tous conditionnés par une culture et un environnement. Ensuite certain auront un caractère plus indépendant et critique que d’autres. Les jeunes militaires sont une catégorie de personne plutôt conservateur si on occulte ceux qui sans emploi ont choisi cette alternative comme solution financière. Comme je l’écrivais sur le site de Radio Canada, je compatis avec les familles canadiennes qui verront un fils ou un père tué,  mutilé ou avec un traumatisme psychologique aliénant. Dans le même temps, le contribuable canadien devrait connaitre ce que coute cette guerre aujourd’hui et demain avec les pensions aux invalides de guerre. Plus difficile de savoir, ce que le gouvernement canadien gagne a soutenir cette initiative américaine qui a été au départ motivé officiellement pour la capture de Ben Laden (avec sa milice) qui semble t’il court toujours. Manipuler et endoctriner est toujours plus simple sur de jeunes sujets. Le courage, certaines valeurs morales font partie de la panoplie du manipulateur avec les avantages financiers. Les talibans aussi doivent recruter des combatants et plusieurs kamikazes. Eux ils utilisent probablement la religion, le sens de la résistance face a l’envahisseur mécréant étranger, le paradis pour les braves quand ils utilisent pas des enfants inconscients de ce qu’ils font vraiment.

Le candidat Obama, comme tout politique dans l’opposition devrait faire, a misé sur le thème du changement. Aujourd’hui il a une situation économique, financiere, militaire, diplomatique et sociale très délicate à gérer. Toujours difficile de recoller les morceaux qu’un autre avant soi a casser. Il n’a que de bonnes intentions mais avec les injections massives d’argent  public il encourage la reprise mais il plombe davantage la dette publique US ( 11 000 G$)  et les générations futur de contribuables américains. L’avenir nous dira si l’équipe économique d’Obama avec le président de la Fed ont fait les bons choix ou pas. Certains  analystes financiers comme Michel Santi critiquent déjà leur action. En tous cas, attribuer le prix Nobel de la paix a un président qui gère deux guerres  ridiculise un peu a mon avis cette institution norvégienne et par extension l’occident qui semble négligé les décés de milliers de civils afghans et irakiens.

Fin annoncée de l’Empire américain et du dollar US

La révolution monétaire est en marche — le dollar a du souci à se faire par Françoise Garteiser

“Le quotidien anglais The Independent fait état de discussions avancées parmi les pays arabes producteurs de pétrole, mais aussi en Chine, en Russie, au Japon, au Brésil et en France afin de préparer l’enterrement de la cotation du baril en dollars”, nous expliquait Philippe Béchade mercredi. “Il serait remplacé par un panier de devises comportant également le yuan (qui à ce jour demeure non convertible), sans oublier un pourcentage d’or à définir”. Une telle nouvelle a sans doute favorisé l’envolée de l’or au-delà des 1050 $ l’once — un nouveau record historique pour le métal jaune en termes nominaux. Dan Denning, notre collègue en Australie, apporte quelques précisions : “Dans ce rôle, l’or devient une couverture contre la dévaluation du dollar US. Ce n’est pas tant une couverture contre l’inflation qu’une manœuvre pour protéger des actifs [le pétrole, en l'occurrence] contre un soudain effondrement du dollar”. “Certes”, continue Dan, “dans notre monde occidental développé et routinier, les devises ne s’effondrent pas simplement du jour au lendemain. Elles s’érodent lentement. Et un jour, on s’aperçoit que le pouvoir d’achat n’est plus ce qu’il était”.

Je commente ce billet et d’autre articles financiers que je lis. Je n’ai pas acces aux chiffres qui me permettrait de vérifier tout ces opinions d’analyste financiers. Ceci dit, je vais partager une opinion basés sur ces analyses non chiffrés qui me font penser que nous allons assister à la fin de l’Empire américain aussi bien au niveau militaire, diplomatique et économique avec son endettement public colossal et un dollar qui va perdre son statut de monnaie de référence.

L’équipe Obama arrive trop tard et d’ailleurs n’agit pas toujours au mieux dans ce contexte critique en augmentant encore autant ses dépenses.

C’est un rapide raccourci car chacun de ces 2 sujets du titre pourrait faire l’objet à lui tout seul d’un livre. A suivre …

Je vous indique trois extraits de chroniques de Michel Santi.

On achève bien les Etats-Unis !

Les Américains ayant vécu ces dix dernières années sur un enrichissement fictif constitué par une appréciation immobilière aujourd’hui évaporée ? Krugman et ses acolytes n’en donnent pas moins leur blanc seing à une administration Obama ayant emprunté à ce jour 800 milliards de dollars, soit 1′700 milliards de dollars à un rythme annualisé ou 12% du P.I.B. du pays!

Les étrangers étant las de financer ce gouffre, c’est la Réserve Fédérale qui se voit contrainte de prendre la relève afin d’éviter à l’économie de son pays une saignée mortelle : Elle a ainsi acquis au troisième trimestre de cette année pour quelque 700 milliards de dollars de Bons du Trésor à un rythme annualisé tout en encourageant les institutions financières à en acquérir encore plus en leur consentant des prêts à taux zéro. Poussant encore plus loin cette boulimie morbide, la Fed a en outre acheté en 2009 des titres adossés à des hypothèques totalisant 700 milliards de dollars afin de tenter de relancer le marché immobilier.

Fidèle à lui-même, le système bancaire réagit donc favorablement à sa Banque Centrale en lui achetant 350 milliards de dollars de son papier valeur mais en prêtant 300 milliards de moins aux entreprises nationales, à un rythme annualisé…Et pourquoi pas puisqu’une Banque Américaine a ainsi la possibilité d’emprunter de la Fed à un taux de 0.75% pour acquérir un bon municipal AAA et à un taux de 0.25% au jour le jour ( overnight ) ? L’argent facile motive ainsi les Banques à investir la quasi totalité de leur bilan dans des Bons du Trésor sécurisés en lieu et place des prêts en faveur des débiteurs usuels privés et professionnels toujours susceptibles de défauts de paiement. Le résultat de ces largesses de la Fed est proprement cataclysmique : les Banques Américaines – le système financier US – se transforment du coup en simples appendices de la Réserve Fédérale Américaine!

Les contes de la crise

la formidable appréciation des Bourses Américaines – redevable certes en partie aux océans de liquidités ( par nature inflationnistes ) déversés en direction du système financier – ne pourrait-elle tout aussi bien être attribuée à la dépréciation généralisée des actifs Américains du fait de la déflation rampante?

Tempête Parfaite pour le Dollar

Passée relativement inaperçue, une décision majeure adoptée en tout état de cause lors du précédent G 20 de Pittsburgh participe de cette déchéance imminente du billet vert : L’émission de Droits de Tirage Spéciaux du F.M.I. pour un montant de 250 milliards de dollars est une étape cruciale dans l’adoption d’une autre monnaie de référence. Ces DTS étant constitués d’un panier de devises, comment ne pas être choqué que la pondération du dollar Américain y soit référencée à une valeur 50% moindre que sa valeur actuelle du fait de l’endettement Américain colossal? Joseph Stiglitz n’a-t-il pas récemment affirmé que les DTR remplaceraient le billet vert comme première monnaie de réserve au monde dans une année?

Par ailleurs, la Chine – encore elle – a également proposé la création d’une référence autre que les DTR qui serait indexée sur une trentaine de matières premières dont l’Or, un peu à l’image du “Bancor” imaginé en 1944 par Keynes et dont l’objectif était de stabiliser les échanges internationaux en gardant une certaine maîtrise sur les prix des matières premières.

Obama, Nobel de la paix

Je viens de lire cette nouvelle et ma première réaction : c’est vraiment n’importe quoi avec un président chef de deux armées en Irak et Afghanistan. Certes ses discours sont sympathiques mais il n’a encore rien réalisé vraiment dans ce sens.

Obama, Nobel de la paix

Moins de neuf mois après son arrivée à la Maison-Blanche, le président américain est récompensé pour « ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationales entre les peuples »

Maintenant au niveau diplomatique, c’est clairement une stratégie du dialogue et du multilatéralisme comme le rappelle le comité norvégien du prix Nobel qui tranche avec son prédécesseur américain Bush Junior.

Le président Obama a créé un nouveau climat en politique internationale. Le multilatéralisme a repris une position centrale, l’accent étant mis sur le rôle des Nations unies et d’autres institutions internationales. Le dialogue et les négociations sont les instruments de prédilection pour résoudre les conflits internationaux, même les plus difficiles.

C’est sans doute aussi une récompense et un encouragement pour ses efforts en vue de dénucléariser le monde. L’avenir nous dira si ce prix était mérité ou pas. La Obamania a encore frappé. Reste que les gens doivent regarder les actes et un peu moins les paroles qui s’envolent.

Je lui souhaite bonne chance pour améliorer le système de santé US car la dénucléarisation je n’y crois pas dans un avenir proche par conviction et les précédentes déclarations et les faits. Il y a des tours de passe passe comme dans certaines comptabilités douteuses et ça permet de donner une sorte de refus légitime aux nouveaux pays qui veulent acquérir l’arme nucléaire.

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Quand le $ US va t’il chuter et l’inflation exploser ?

dollars-usInflation, déflation, or, dollar… rien ne se passe comme prévu, dans cette dépression! par Bill Bonner

Ces 10 dernières années, la masse monétaire américaine s’est développé environ deux fois plus rapidement que le PIB. Et la Fed a doublé ses engagements rien qu’au cours des 18 derniers mois. Cette dernière information est stupéfiante. Il a fallu près de 100 ans à la Banque centrale américaine pour faire grimper sa trésorerie à 1 000 milliards de dollars. Puis, sous la direction de Ben Bernanke, elle a ajouté 1 000 milliards supplémentaires en quelques mois. Cela signifie que les responsables de la Fed ont acheté une gigantesque quantité de dette aux agences américaines et au secteur financier. Ils ont “monétisé” cette dette, ils l’ont transformée en cash en la payant avec de l’argent créé spécialement dans ce but.

Il y a une loi d’airain, en économie. La qualité et la quantité évoluent en proportions inverses. Sauf que jusqu’à présent, le dollar ne s’est pas effondré. Il a chuté, mais en douceur.

Parallèlement, le taux d’inflation n’a PAS grimpé. Il a plutôt baissé. Allez comprendre. Quand on ajoute une telle quantité d’inflation monétaire, on pourrait s’attendre à voir l’IPC grimper. Mais non. Pas encore.

Encore plus surprenant, le marché obligataire ne s’est PAS effondré. Voyons voir, une gigantesque injection d’inflation monétaire : voilà qui devrait tuer le marché obligataire. Il y a aussi eu les plus grandes ventes de bons du Trésor américain de l’histoire — nécessaires pour couvrir un déficit de 1 700 milliards de dollars cette année. Cela aurait aussi dû tuer le marché obligataire. Et par-dessus tout, une projection de la Maison Blanche qui nous dit que les autorités ajouteront 9 000 milliards de dollars de dette au cours des 10 prochaines années. Et ça en se basant sur une reprise totale de l’économie ! Voilà qui devrait certainement tuer le marché obligataire. Pas du tout ! Les rendements obligataires ont grimpé… mais le bon du Trésor américain à 10 ans ne rapporte toujours que 3,4%.

L’analyste financier Bill Bonner conclu que soit la loi d’airain a été annulé soit elle n’a pas encore rattrapé le marché. Je pense que le marché va bientôt suivre cette loi de dillution monétaire mais il y a une autre possibilité toute théorique. Si je chute mais qu’un objet chute aussi vite que moi, en regardant cet objet j’ai l’illusion d’être statique. En d’autres termes, le cours du dollar US fluctue en fonction d’autre monnaie et pays qui connaissent aussi des difficultés financières et économiques. Dans l’absolu, la loi d’airain peut être respecté sans que le dollar s’écroule par rapport aux autres monnaies si ces autres monnaies chutent également en valeur intrinséque. L’europe semble aussi endétté que les USA mais pas la Chine. Elle maintient le dollar encore à flot selon moi, le temps pour elle de se débarasser des bons du trésor américain et autre placements financiers en $ US.

Autant Bush Junior a participé au déclin politique, économique et diplomatique des USA, autant Ben Bernanke va participer au déclin monétaire avec la participation du gouvernement Obama qui n’a certes pas beaucoup de choix dans ce contexte de crise économique majeure. C’est la fuite en avant toute et misère aux générations futures américaines. Ils auront le poids de la dette à rembourser et le réchauffement climatique à gérer pour les abus passés des générations précédentes.

Croissance illusoire ou la reprise sans reprise

reprise_economique

En lisant plusieurs articles d’analyse sur la “reprise” économique et financière, on trouve plusieurs expressions pour indiquer un jugement assez similaire: artificiel, illusoire, pure invention, reprise sans reprise etc … Je vais faire une petite synthèse avec des extraits qui me semble particulièrement intéressants.

Si ces analyses et anticipations s’avèrent exactes, nul doute que nous allons connaitre dans les prochains mois et années de grands changements aussi bien en géopolitique que dans nos sociétés occidentales à des degrés divers autour de l’économie.

Crise systémique globale : Le choc cumulé des trois « vagues scélérates » de l’été 2009 – LEAP 2020  (*)

Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en zone Euro, au Japon, ce sera une reprise sans reprise (« recoveryless recovery »), une pure invention destinée à essayer de faire re-consommer des consommateurs américains ou britanniques insolvables et à faire patienter le plus longtemps possible les pays acheteurs de Bons du Trésor US et de Gilts britanniques (avant qu’ils ne décident qu’il n’y a plus d’avenir pour leurs produits aux pays du Dollar et de la Livre). …

Pour des centaines de millions d’habitants d’Amérique, d’Europe, d’Asie et d’Afrique, l’été 2009 va être une terrible transition vers un appauvrissement durable du fait de la perte de leur emploi sans perspective d’en retrouver un avant deux, trois ou quatre années; ou du fait de l’évaporation de leurs économies placées directement en bourse, dans des fonds de retraite par capitalisation ou des placements bancaires liés à la bourse ou libellés en Dollar US ou en Livre britannique; ou bien du fait de leur investissement dans des entreprises poussées à attendre désespérément une embellie qui ne viendra pas avant longtemps.

Une croissance illusoire – Michel Santi

La Chine est ainsi le dernier exemple en date où le Gouvernement s’efforce de perpétuer artificiellement l’essor économique au lieu de laisser son économie s’adapter – certes douloureusement – aux baisses des exportations vers l’Occident. L’expansion monétaire chinoise au pas de charge de 30% annuellement contraint ainsi les liquidités à se loger dans tous les secteurs d’activité, de l’immobilier à la bourse, en gonflant une sorte de méga bulle qui fera des ravages lors de son implosion! N’ayant rien appris des méfaits Occidentaux, les autorités et les Banques Chinoises préfèrent inonder leur économie de liquidités plutôt que de risquer aujourd’hui un ralentissement économique qui fragiliserait le pouvoir en place.

Quand la Chine prépare sa « Grande Evasion » du piège Dollar pour la fin de l’été 2009 – LEAP 2020

la déclaration chinoise du 24 mars dernier demandant le remplacement du dollar par une monnaie de référence internationale, était en fait à la fois un sondage et un avertissement : un sondage direct pour évaluer le rapport de force mondial (et notamment au sein du G20) autour de l’idée d’un basculement dans l’ère post-Dollar et un avertissement constructif ou destructif …

… depuis la fin 2008, les autorités chinoises ont entrepris de se « débarrasser » chaque mois de 50 à 100 milliards de leurs actifs libellés en Dollars US. Profitant des prix historiquement bas de nombreux actifs nécessaires à l’économie chinoise (mines, espaces agricoles, énergie, parts d’entreprises européennes ou asiatiques – pas américaines ce qui n’est pas un détail, … ), Pékin fait son « shopping », respectant ainsi sa contrainte première : valoriser au mieux ses actifs libellés en Dollars … c’est-à-dire, s’en « débarrasser » en les échangeant contre d’autres classes d’actifs, indépendantes des Etats-Unis, et permettant d’avancer rapidement sur le chemin de la « Grande Evasion ».

Les deux phénomènes majeurs au cœur de la phase de dislocation géopolitique mondiale – LEAP 2020

1. La disparition du socle financier (Dollars + Dettes) sur l’ensemble de la planète

L’insolvabilité globale qui caractérise désormais le système financier mondial peut être représentée par une image très simple : le socle financier sur lequel reposaient depuis des décennies les banques, assurances et autres établissements financiers mondiaux, est en train de s’effondrer, à l’image d’une ville qui serait construite sur une immense anfractuosité et qui découvrirait soudain que ce qu’elle croyait être un sol solide, destiné à porter durablement les fondations des immeubles de la cité, n’est en fait qu’une mince croûte de terre sous laquelle se trouve un mélange de vide, de gaz toxique et de remblais instables. L’équivalent financier de ce mélange est bien entendu la combinaison hautement volatile de Dollars US, d’actifs libellés en Dollars et de dettes produites en particulier par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et nombre d’économies occidentales et en développement …

2. La fragmentation accélérée des intérêts des principaux acteurs du système global et des grands ensembles mondiaux

Le second phénomène déstructurant qui alimente la dislocation géopolitique mondiale est la fragmentation accélérée des intérêts des principaux acteurs du système global et des grands ensembles mondiaux. Tout le débat sur le risque de retour du protectionnisme est à la fois un indice et une composante de ce phénomène. Le protectionnisme est bien de retour puisque le processus de globalisation tel qu’on l’a connu ces deux dernières décennies est désormais arrêté. Les discours des dirigeants politiques mondiaux sont pathétiques dans la mesure où ils persistent à répéter leur volonté de s’opposer au retour du protectionnisme et à relancer le cycle de Doha de libéralisation du commerce (10) ; tandis que, dans les faits, ils font tout le contraire comme le prouvent le « Buy American » d’Obama, la dévaluation compétitive de la Livre Sterling de Brown, les aides à l’industrie automobile française, le plan de relance soigneusement ciblé « Allemagne » de Merkel ou la plan de stimulation de la demande interne chinoise de Hu Jintao.  Les dirigeants mondiaux sont de plus en plus schizophrènes : leurs actes s’éloignent de plus en plus de leurs discours.

(*) LEAP = Laboratoire Européen d’Anticipation Politique

Mise à jour : Entendu dans cette video d’un gestionnaire de portefeuilles et lu ici :

La maison blanche anticipe un déficit cumulatif sur les dix prochaines années de 9.000 G$ !

Ca double pratiquement la dette publique US, déjà colossale avec 11.000 G$ (Milliard de $ US), au cours des dix prochaines années.

Sondage favorable au Parti conservateur du Canada

Parti conservateur : Près d’une majorité

Le Parti libéral de Michael Ignatieff pourrait devoir y penser à deux fois avant de faire tomber le gouvernement minoritaire conservateur de Stephen Harper au début de l’automne, si l’on se fie aux résultats d’un récent sondage Ipsos Reid effectué pour le compte de CanWest/Global. Le coup de sonde, effectuée au téléphone auprès de 1001 personnes entre le 18 et le 20 juin aout, accorde 39 % des intentions de vote au Parti conservateur, contre 28 % pour les libéraux. Le NPD et les verts obtiennent respectivement 14 % et 10 % des appuis. Environ 7 % des répondants sont indécis. Par rapport au dernier sondage Ipsos Reid publié il y a deux mois, les conservateurs ont accru leur avance de cinq points de pourcentage, tandis que les libéraux ont perdu sept points.

Je suis déçu mais pas surpris avec un Harper actif qui rencontre des présidents américains, mexicains et français. Ca vous pose un candidat au niveau médiatique quand au même moment dans l’opposition on emet uniquement de légères critiques. Ignatieff n’a pas adopté la bonne stratégie combattive et les canadiens sondés ont la mémoire assez courte avec les erreurs de l’équipe Harper.  Le déficit fédéral de 50.000 Millions de $ que le ministre des finances nous a sorti d’un coup de son chapeau semble bien passé dans l’opinion. Ça nous montre la médiocrité de la performance du leader de l’opposition qui n’a pas assez martelé et donner l’espoir d’un changement possible et nécessaire dans l’intérêt des canadiens. La collaboration responsable ça ne trompe pas grand monde au moment de voter et ça vous fait passer davantage pour une poule mouillée, un dégonflé ou au mieux une personne pas sur et pas prêt. Que voulez vous, nous sommes condamné à subir encore plusieurs mois  la médiocrité de l’équipe Harper.

A quel niveau de dégâts, faut il arriver pour que les électeurs canadiens se réveillent massivement ? Si c’est comme pour les USA avec Bush Junior, ça fait peur le fond qu’il faut atteindre pour ensuite tourner la page et remonter. Regardez le score en 2008 face à Obama du candidat républicain Mc Cain. Il était pas si mauvais que cela compte tenu de sa colistière idiote, son âge avancé, son incompétence en matière d’économie, le fiasco irakien et la crise immobilière et financière issu de l’ère républicaine de Bush Junior. C’est dans ces moments là que je doute que la démocratie soit un bon système de choix de gouvernance. Maintenant il faut faire un bilan dans une longue durée.

Mise à jour : Un nouveau sondage réalisé plus récemment donne des résultats plus serrés.

Coups de sonde contradictoires

Un sondage Presse canadienne-Harris Decima, publié lundi, place les deux grands joueurs au coude-à-coude. Selon ce nouveau coup de sonde, les libéraux de Michael Ignatieff obtiennent 32 % des intentions de vote, contre 31 % pour les conservateurs de Stephen Harper. Les néo-démocrates de Jack Layton suivent avec 16 %.

Le sondage a été mené auprès d’un peu plus de 2000 personnes, entre le 13 et le 23 août.

Ça fait environ 2 mois d’écart entre les deux sondages. Il n’y a donc pas nécessairement de contradiction mais sans doute une tendance réelle ou le vote conservateur descend et le vote libéral monte. Je reprends confiance dans le choix judicieux des électeurs canadiens :) qui en juin ne voulaient majoritairement pas  probablement d’élection cet été.

Mise à jour 2: il semblerait qu’il y est effectivement contradiction entre les sondages puisque la date est comparable avec une erreur de mois dans l’article de Radio Canada. Il s’agirait d’un sondage téléphonique effectué entre le 18 et 20 AOUT (d’apres NP) ce qui semble plus plausible vu la date de publication. Quel institut de sondage merite notre confiance ?

En voiture ! à droite, à gauche ou … sur le toit pour surfer?

Mieux vaut être anarchiste que de droite ou de gauche

L’auto-organisation ne se produit que si les hommes respectent des règles, soit empiriquement découvertes et adoptées, soient proposées et testées en petit comité avant d’être propagées. Qui dit règles, implique un système judiciaire, donc aussi une forme de gouvernance, gouvernance ne voulant alors pas forcément dire gouvernement avec des hommes responsables pour tous les autres.

Mieux vaut être riche et en bonne santé que pauvre et malade.

Bon je réagis rapidement à un article du militant politique français Thierry Crouzet, expert de rien (comme il se définit lui-même),  qui radote depuis 2 ans maintenant comme un jeune retraité très actif. :lol:

Toujours le style d’organisation et les moyens en occultant les ressources humaines en présence et les résultats escomptés/prévisibles. En France, les gens parlent beaucoup de politique mais posent à mon avis souvent assez mal le problème. Il y a la méthode, les objectifs mais aussi les personnes et les résultats à considérer. Si JE vous promets la LUNE (objectif) avec ma VOITURE (moyen) avec des ailes peintes dont je laisserai monter les femmes en avant avec les chômeurs (méthode) allez vous embarquer ? Probablement non car vous estimerez que le résultat sera un échec malgré un objectif ambitieux et une méthode originale et sympathique.

Dès lors, il faut faire un bilan de ces 4 critères (1) et choisir le meilleur compromis possible entre

  1. le(s) objectif(s) qui nous enthousiasme,
  2. la méthode mettant en œuvre efficacement et judicieusement nos moyens disponibles
  3. les candidats gouvernants compétents pour diriger et réussir ce(s) projet(s)
  4. taux de réussite prévisible du(es) projet(s) avec cette gouvernance-ci.

En fonction de notre situation sociale, nous allons privilégier le parti (ou petit comité) qui nous avantage dans les objectifs et/ou la méthode mais nous devons penser au taux de réussite et les conséquences en cas d’échec. Si je conceptualise tout cela, c’est que les gens ont une opinion politique qui ne résulte pas souvent d’un raisonnement logique et rationnel. C’est même plutôt l’irrationnel et l’émotionnel qui joue à voir sur quels critères les gens décident majoritairement. Attention ce n’est pas nécessairement mauvais mais tout le monde n’a pas une bonne intuition avec seulement quelques détails médiatisés d’un projet politique.

L’auto-organisation se met déjà en place sur le web. Ceux qui parlent le plus et sont les plus écoutés ne sont pas forcement les plus compétents comme nos élites politique. Le problème n’est que déplacé d’un petit nombre sélectionné avec des règles connues de tous pour un nombre un peu plus important de gens influents et des décideurs. On peut faire une analogie entre la presse papier classique et les blogs. On trouve des articles très intéressants parmi les blogs et de qualité supérieur à ce qu’on trouve dans la presse de masse. Reste que je ne suis pas certain que le bilan soit meilleur. Et c’est bien de cela qu’il est question, est ce que le bilan sera meilleur. Car aucun intérêt si c’est pour faire pire que le système actuel. Tout va dépendre des ressources humaines. Plus l’élite politique est médiocre plus le bilan de l’alternative semble plus positif et inversement.

Par exemple aux Etats-Unis, l’alternative anarchiste est plus séduisante avec un Bush Junior président qu’actuellement. Les objectifs d’un Obama sur le système de santé universel est bien meilleur que la volonté de plusieurs américains qui s’expriment activement contre et le traite de Nazi Socialiste pour ce dossier. La foule active n’est pas toujours tres cultivé,  intelligente et utile dans l’intérêt du plus grand nombre. Les effets de foule sont parfois dangereux et nuisible (morts par piétinement, lynchage etc…). Tout va dépendre de cette masse active dans un système auto-organisé. Quand on voit le nombre de militants par rapports aux citoyens d’un état, on se rend compte que cette masse politisée active est assez réduite (moins de 1%).  Un système judiciaire et une gouvernance implique des juges et des gouvernants même si la décision est collégiale avec une décision/responsabilité limitée et ponctuelle dans le temps. En diluant la décision on dilue aussi les responsabilités et donc on diminue les alternatives officielles d’un système démocratique.

Un système ne doit pas être étudié indépendamment des gens qui vont l’utiliser et du contexte, c’est un tout. A chaque contexte et type de population (avec sa mentalité, ses conventions sociales enracinés, …) correspond le système optimal dans l’interet du plus grand nombre. Le problème c’est qu’on ne change pas de système de gouvernance comme on change de vêtement suivant les saisons.

(1) J’oublie volontairement le critère de la durée (temps) pour simplifier un peu mon propos mais il est important, surtout dans la compétition internationale exacerbée avec la technologie et les  échanges commerciaux.

P.S. : A propos de communauté et d’auto-organisation, j’ai vu un hier soir un documentaire BBC sur les Iles du sud du Pacifique. Sur la toute petite ile d’Anuta, tres éloignée de toute autre civilisation, survit une communauté qui  met tout en commun et partage les fruits de leur travail et de la pêche. Sur l’île de Paques, au contraire une civilisation a disparu avec une compétition à qui fera la plus grosse statue. Tres consommateur en bois pour les déplacer, la déforestation qui s’en suivit a entrainé l’érosion des sols.

les premiers migrants avaient réussi à construire, à partir de ressources assez limitées, une société technologiquement avancée. Ils avaient dressé des centaines de statues. Les importantes ressources en arbres dont ils disposaient le long de la côte furent épuisées en quelques siècles. Dès les années 1500 à 1600, l’île aurait perdu la majeure partie de sa végétation; l’agriculture souffrant alors de l’érosion des sols. On suppose que les habitants auraient subi les effets des luttes tribales; à partir de cette époque la construction des statues et des plateformes cérémonielles diminue considérablement. Puis les maladies apportées par des nouveaux venus (européens) et les déportations (l’esclavage pratiqué par les blancs) réduisirent encore la population.  (source wikipedia)

Publicité gratuite pour 4 marques de bieres à la Maison Blanche

Une bière et on oublie tout

C’était le pot le plus attendu de la semaine. Les médias américains étaient sur les dents, CNN affichait même à l’écran un compte à rebours jusqu’à l’heure prévue du «sommet de la bière». Deux semaines après le déclenchement de la première querelle raciale de la présidence de Barack Obama, les principaux protagonistes de l’affaire se retrouvaient à la Maison Blanche.

Vers 18 heures, Obama, en bras de chemise, accueillait donc l’universitaire noir Henry Louis Gates, ami de longue date, et James Crowley, le policier blanc qui l’a arrêté le 16 juillet, autour d’une table dans les jardins de la Maison Blanche. Le vice-président Joe Biden était aussi de la partie dans une discussion apparemment détendue.

Tout ça pour avoir traité l’intervention du policier de stupide qui consiste à arrêter pour «trouble à l’ordre public» le proprietaire noir qui force sa propre porte car il a oublié ses clés.  Après les gateries de Monica à M.Clinton, la presse US se montre encore une fois à la hauteur de la mentalité et gout du public américain majoritairement au ras des paquerettes. Mais ils sont fous ces américains ! :lol:

Géopolitique: Discours majeur de Barack Obama sur l’Islam

Discours au monde musulman : Obama plaide pour la réconciliation

Le président américain Barack Obama a livré jeudi l’un des discours les plus importants de sa jeune présidence, jeudi, à l’Université du Caire, en Égypte. Pendant 45 minutes, il a plaidé pour un nouveau départ dans les relations entre son pays et le monde musulman, et a tenté de persuader plus d’un milliard de disciples de Mahomet de partout au monde que son administration veut dialoguer honnêtement et respectueusement avec leurs dirigeants et eux. Le discours était également destiné au peuple américain à plusieurs égards. Citant le Saint Coran à quelques reprises, le président américain s’est par exemple appliqué à convaincre le peuple américain que l’Islam n’est pas une religion d’extrémistes. D’entrée de jeu, le président Obama a brossé un portrait rapide des relations entre l’Occident et le monde musulman, des guerres de religion, à l’époque coloniale puis à la Guerre froide, période pendant laquelle, a-t-il admis, la majorité des pays musulmans ont été utilisés comme des pions sur l’échiquier géopolitique, au détriment des aspirations des populations.Le président Obama a déclaré que les États-Unis et du monde musulman peuvent coexister, puisqu’ils partagent les mêmes principes de justice, de progrès, de tolérance et de dignité de l’être humain. La discorde actuelle, dit-il, ne sert que les intérêts des extrémistes.

Le président américain a reconnu d’emblée qu’un seul discours ne saurait effacer des années de méfiance, et qu’il n’avait pas d’ailleurs réponse à toutes les questions complexes qui ne manquaient pas d’être soulevées dans le cadre de ces relations tumultueuses. Il importe toutefois, a-t-il déclaré, d’apprendre, d’écouter, de se respecter et de trouver des terrains d’entente. Barack Obama a alors entrepris une recension de divers éléments soulignant « la dette de la civilisation envers l’Islam », rappelant comme le monde musulman avait ouvert la voie à la Renaissance et au Siècle des Lumières, grâce à des innovations scientifiques, sociales et culturelles. Le président a ensuite parlé des liens historiques entre les États-Unis et le monde musulman et a dit qu’il était de son devoir de président de se battre contre les préjugés qui circulent au sujet de l’Islam. Le monde musulman doit toutefois faire de même avec les États-Unis, a-t-il dit. Barack Obama a mentionné à cet effet que 7 millions d’Américains sont musulmans, et que leur niveau d’éducation et leurs revenus sont plus élevés que la moyenne des Américains. Il a fait valoir que quelque 1200 mosquées ont été érigées aux États-Unis, et que chaque État du pays en a au moins une sur son territoire.

C’est un sérieux changement de cap en géopolitique avec Bush Junior mais aussi ses autres prédécesseurs. Cette porte ouverte au dialogue initiée en début de mandat est un signal très fort et qui aura tres probablement des répercutions importantes avec ses alliés occidentaux sur les relations avec le monde musulman. Certains chef d’état européen plutôt pro-Bush vont devoir corriger leur position à l’avenir pour s’aligner sur cette position plus pacifique et conciliante.

Nul doute que plusieurs journalistes dans le monde vont analyser en détail ce discours majeur et ces multiples  implications jusqu’en 2012 et au delà. Google news indique ce matin déjà 700 articles en langue française. Vous avez l’embarras du choix.

Afghanistan: Les USA et leur boomerang islamiste anti-URSS

Afghanistan : Islamabad appelé à dompter ses services secrets

À visage découvert ou sous couvert de l’anonymat, des militaires américains hauts gradés et des membres de l’administration Obama dénoncent depuis quelques jours le double jeu des services secrets pakistanais avec les talibans et al-Qaïda, au moment où Washington annonce une nouvelle stratégie en Afghanistan. Selon l’amiral Mullen, le renseignement militaire pakistanais, l’Inter-Services Intelligence (ISI), persiste à entretenir des liens avec les militants islamistes opérant tant à la frontière du Pakistan avec l’Afghanistan qu’à la frontière commune avec l’Inde.

Les liens entre l’ISI et les talibans sont connus par Washington et dénoncés depuis des années. Le général Petraeus, dans son entrevue au réseau américain PBS, avait d’ailleurs rappelé que plusieurs des groupes islamistes actifs avaient été créés dans les années 1980 grâce à l’ISI, avec l’aide financière de Washington, qui voyait là une façon habile de lutter contre les Soviétiques en Afghanistan.

:lol: Ca me fait toujours rire quand je lis ce genre de rappel. Vous connaissez le boomerang qui vous revient dessus. Même si Bush Junior c’était limité à l’Afghanistan avec l’Al-Qaïda et les talibans qui les supportaient la victoire n’était pas assurée alors imaginais avec le 2e front irakien simultanément. La nouvelle stratégie d’Obama est beaucoup plus raisonnable en se limitant à lutter contre le terrorisme et l’Al-Qaïda pour éviter un nouveau 11/09 mais elle n’est pas non plus garantie de succès. Il arrive derrière probablement la pire équipe politique de toute l’histoire américaine. Rôle ingrat mais s’il reussit ce défit je pense que les historiens pourront souligner à sa juste valeur la  performance. Son mandat sera d’autant plus délicat que son équipe avec Madame Clinton & Co ne semble pas excellente et je reste courtois. D’ailleurs l’ex-president Bill Clinton a également une part de responsabilité avec l’enlisement palestinien qu’il a +/- cautionné et le long embargo en Irak qu’il a instauré faisant des dizaines de milliers de victimes parmi les personnes les moins résistantes (jeunes enfants et personnes agées). Les années 1980 correspondent aux années Regan (avec sa guerre des étoiles) que plusieurs analystes ont évalués positivement. Avec la crise financière et économique actuelle, il faudra qu’ils revoient leur copie sur l’acteur cowboy :D devenu président pour ne pas faire grimacer ou sourire les historiens des générations futures. Et oui certaines décisions entrainent un long effet domino qui peut se dérouler sur 30 ans sans apercevoir toute de suite les effets négatifs. Avec un mandat de 4 ans renouvelable une seule fois, un politicien peut privilegier le court ou moyen terme et passer pour un bon politicien à ces contemporains. D’un autre côté s’il met trop en avant le long terme il risque de perdre les élections même s’il est tres éfficace pour les interets à long terme de ses électeurs et l’ensemble des citoyens du pays.

AIG : Primes aux cadres et communication Obama

Je sais bien que le symbole est important en politique mais ca peut devenir parfois un peu ridicule dans la sphère économique et financière. Ici ce symbole des primes represente environ 0.1% de la facture totale des fonds publics injectés dans AIG. De l’article, j’ai tout mis en millions de $ US.

Primes aux cadres de AIG : Edward Liddy sur la selette

Le PDG du géant américain de l’assurance AIG, Edward Liddy, devait comparaître, mercredi, devant un comité du Congrès. Dans des extraits de son témoignage qui ont été diffusés à l’avance, il reconnaît les juteuses primes versées aux cadres de l’entreprise en grande difficulté financière étaient « répugnantes », mais qu’il n’avait pas le choix de les verser. Le grand patron d’AIG, arrivé en poste à l’automne, alors que le gouvernement américain injectait 170.000 M$ de fonds publics dans AIG pour lui éviter la faillite, expliquera qu’il n’avait légalement pas le choix de verser ces 165 M$ de primes prévues dans les contrats des cadres de l’entreprise.

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Obama veut réformer le système de santé US

États-Unis : Obama s’attaque au système de santé

Le président des États-Unis, Barack Obama, a invité quelque 150 médecins, patients, experts et fonctionnaires à participer à un forum chargé de se pencher sur une réforme du système de santé. Les États-Unis sont le seul pays industrialisé sans assurance-maladie universelle.

Un Américain sur sept sans assurance. Près d’un Américain sur sept – 46 millions – n’a aucune assurance parce que leurs coûts sont trop élevés. En 2008, on évalue qu’une famille payait en moyenne plus de 10 000 $US par année pour une assurance-maladie. Les frais de santé forcent un foyer américain à déclarer faillite personnelle toutes les 30 secondes.

L’objectif du président Obama est de réformer le système des soins de santé d’ici la fin de l’année. Dans son discours prononcé à l’ouverture du forum, il a présenté cette réforme autant comme une nécessité sociale que comme une nécessité budgétaire en pleine période de crise économique. « Si nous voulons créer des emplois et reconstruire notre économie, et reprendre le contrôle de notre budget fédéral, il faut s’occuper du coût exorbitant du système de santé cette année, sous cette administration », a dit M. Obama. Le président ne vise pas à établir une couverture universelle principalement payée par le gouvernement, comme au Canada. Il propose plutôt de subventionner les familles pour rendre les assurances accessibles au plus grand nombre, et créer une assurance gouvernementale qui ferait compétition aux régimes privés.

Excellente initiative !  :)

Obama a raison de ne pas vouloir suivre le système de couverture universelle canadien. En effet, le modèle canadien est meilleur pour la classe modeste mais il a eu des effets pervers avec plusieurs provinces qui ont voulu réduire leur frais et ont entrainé une pénurie de médecins salariés par l’état provincial. Les services ont souvent un mauvais rapport qualité prix (impôts) par rapport au système et soins médicaux français. Peu de droit accordé aux patients. C’est un peu comparable aux services de l’Europe de l’Est.

L’enjeu est de taille. Les États-Unis ont dépensé 2400 milliards de dollars en service de santé en 2007.

Il s’agit de réduire l’appétit des sociétés œuvrant dans la santé et assurer de meilleurs soins à l’ensemble de la société US. Si son système est efficace, il faudra que le Canada l’étudie vue les longs temps d’attente dans les urgence hôpitaux au Québec (et d’autres provinces) plus ou moins relié à la pénurie de médecins de famille et au virage ambulatoire qui fait que plus aucun medecins ne se déplacent chez le patient malade. Vous pouvez pas vous déplacez ? Appelez l’ambulance et payez 150$.

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Record du budget US en 2009

Les records s’enchainent avec un budget record de 3724 G$ pour les dépenses du gouvernement US en 2009 soit un déficit de 1750 G$ par rapport au déficit de 455 G$ pour 2008 selon l’article de Radio-Canada.

États-Unis : À besoins énormes, budget énorme

Le déficit projeté pour l’année budgétaire commencée le 1er octobre 2008 représenterait 12,3 % du produit intérieur brut (PIB), soit la proportion la plus importante depuis celle de 21,5 % enregistrée en 1945. L’an dernier, le déficit américain s’établissait à 455 milliards de dollars.

Ce plan, qui prévoit en partie les revenus et les dépenses de l’État pour les 10 prochaines années, doit réconcilier les gigantesques dépenses qui ont été ou qui seront engagées par le président avec sa promesse de réduire l’énorme déficit budgétaire de moitié d’ici 2013. Il s’établirait ainsi à 533 milliards de dollars, soit 3 % du PIB. Il prévoit de nouveaux investissements dans les domaines de l’énergie, de la santé et de l’éducation, mais aussi, à plus long terme, des réductions des dépenses pour les guerres en Irak et en Afghanistan, des hausses d’impôts pour les plus riches et de nouveaux revenus provenant de la vente de permis d’émissions de gaz polluants que le gouvernement prévoit délivrer dans le cadre d’un système d’échanges de crédits d’émissions.

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Obama en visite officielle au Canada

Une escale de 400 minutes à Ottawa

Le président Obama arrivera d’ailleurs au Canada entouré de trois poids lourds de son administration: son conseiller économique, Lawrence Summers, son conseiller à la sécurité nationale, James Jones, et la responsable de l’Agence de la protection de l’environnement, Carol Browner.

Une certaine inquiétude est néanmoins palpable au nord du 49e parallèle: 62 % des 1000 répondants au même sondage disaient craindre les contrecoups d’éventuelles modifications à l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) et 86 % croyaient que le coût des politiques du président Obama créera de graves problèmes pour les États-Unis.

En choisissant le Canada pour effectuer sa première visite officielle à l’étranger, le président américain Barack Obama renoue avec une tradition amorcée par le président Warren Harding en 1923. George W. Bush y avait fait un accroc en 2001, en optant plutôt pour une rencontre avec son homologue mexicain, Vicente Fox.

hand-of-obama1Obama va pouvoir regarder en face le responsable des fuites canadiennes dans l’affaire de l’Alenagate (*), j’ai nommé Harper Junior. J’avais discuté de cette affaire louche mais ils vont probablement parler d’économie, d’environement et de l’Afghanistan. Ignatieff aurrait pu renverser ce 1er ministre dangereux et incompétent mais non il le laisse rencontrer l’actuel président américain. Déçu et amer d’avoir à offrir ce clown maladroit au nouveau président américain.

PS: Et la gouverneur du Canada a une tres lourde responsabilité en acceptant de suspendre l’assemblée des députés canadiens. Le cours de l’histoire politique en a été dévié par sa décision douteuse et qui fera malheureusement jurisprudence dans ce contexte.

(*) L’ingérence du gouvernement Harper dans les primaires américaines: De quoi je me mêle ?!

Le président Obama au travail

dessin de Ygreck

États-Unis : Le président Obama au travail – Radio-Canada

Ah finalement apres 2 ans de campagne électorale, en comptant les primaires du parti démocrate, et plus de 300 Millions de $ dépensés  ce n’est pas trop tôt. Un homme et son équipe vont décidé de choix sur l’économie,  le social , la justice, la sécurité, l’éducation, l’environement etc … en lieu et place de plus de 300 millions de personnes. Que dire de la Chine et l’Inde avec environ 1300 et 900 millions de citoyens ? Une énorme pyramide qui pèse lourd sur la base.

la nouvelle administration américaine a ordonné le gel de toutes les réglementations en suspens héritées de l’administration Bush afin qu’elles soient réexaminées.

Il faudra aussi réexaminer les réglementations adoptées par l’ancienne administration sur plusieurs thèmes dont les libertés individuelles et les mesures de protections sociales.

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