Obama et l’abyssal endettement public US

Si Bush Junior est en grande partie responsable de l’explosion de l’endettement de l’état américain entre ses réductions massives de taxe pour les classes aisées, ses guerres impérialistes et sa lutte contre le terrorisme, son successeur Obama a commis avec son équipe gouvernementale ses propres erreurs.

Bien sur il hérite des nombreuses lourdes erreurs de l’équipe gouvernementale républicaine de Bush Junior mais il a commis une grosse erreur avec le rachat public de dettes privées qui ont plombe lourdement l’endettement federal US tout en créant un artificiel et temporaire rebond économique.
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Les faillites économiques de Bush Junior

Bush Junior avant de devenir président des USA, a lance quelques entreprises. Toutes ont fait faillite. Comment voulez vous avec un tel  palmarès, qu’il réussisse comme président de la première puissance économique en 2001. Il a conduit son pays a une dette colossale qu’Obama ne fait qu’amplifier dans la lancée sans pouvoir arrêter la chute. Selon les estimations du FMI, la Chine deviendra en 2016 la 1ere puissance économique.

Voici un article de l’analyste financier Michel Santi :

Désintégration annoncée de l’Euro et de l’UE ?

Le retour en force des vieux démons Européens

La désintégration annoncée de l’Europe est en passe de constituer une catastrophe économique et politique majeure qui plongera notre continent dans une série noire jalonnée de faillites bancaires, de crédit plus ou moins complètement gelé, de dévaluation substantielle de sa monnaie unique (contrairement à ce que d’aucuns pensent peu profitable à l’Union car provoquée par des exodes massifs de capitaux) et, au final, d’une stagnation prolongée…De mesures d’urgence consistant en le sauvetage de Banques en décisions protectionnistes nocives parce que désespérées, l’Union Européenne est sur le point de dévoiler son côté sombre, noir, marqué bien plus par la peur (et par la xénophobie) que par une union jadis fière de ses liens commerciaux et économiques générateurs de valeurs ajoutées.

Désintégration vraiment ? L’analyste Michel Santi lâche un mot lourd de conséquence s’il est pris sérieusement et au sens fort. Comment interpréter correctement cet article dans l’esprit de l’auteur sans en changer le sens voulue ?

Le temps semble s’accelerer. Cette désintégration ne me surprendrait pas depuis l’élargissement rapide à 20 ou 30 états. Déjà à 12 ou 16, le consensus n’était pas facile à trouver mais au delà ca ne s’arrange pas avec des économie très différentes. On aurait du s’arrêter à l’espagne et faire une longue pause, histoire de bien consolider le tout plutôt qu’une sorte de fuite en avant. Le mur arrive semble nous dire Michel Santi et il est plus possible de l’éviter. Après la révolution de l’internet et la mondialisation, un autre évènement marquant va se produire  en se début de 21e siècle entre l’avènement du dragon chinois (initiée a la fin des années 1980) et l’explosion de l’Union Européenne. Les USA vont payer également les erreurs de Bush Junior.

Le AAA de la France ne passera pas l’été !

L’abaissement inéluctable de cette notation, qui sera  accompagnée de réformes extrêmement douloureuses,  saignera encore plus le citoyen moyen de ce pays. Que ce Gouvernement s’explique également sur son plan de réduction de notre endettement quasi entièrement dépendant de la reprise de la croissance et par quel tour de passe-passe espère-t-il ramener ses déficits publics de 8 à 3% du P.I.B. à l’horizon 2013 ?

Le tour de passe-passe est motivé par les Élections présidentielles et législatives françaises de 2012. :mrgreen:

Et puis rappelons que les dettes d’un état fédéral comme les USA ou le Canada, il faut ajouter les dettes provinciales avant de le comparer avec un état comme la France. D’ailleurs Michel Santi aborde ce thème.

Les marchés, c’est entendu, sont désorientés par les affres déficitaires des pays d’Europe périphériques mais comment ces mêmes marchés – dans leur infinie prescience – feignent-ils d’ignorer les dettes Américaines pharaoniques? En réalité, le seul facteur permettant aux Etats-Unis une totale impunité doublée d’une inadmissible inconscience est le rôle de monnaie de référence et de réserves mondiales joué par le Dollar!

A lui seul, l’exemple (ou le contre-exemple!) Californien est à cet égard tout à fait révélateur: Voilà un Etat (peuplé de 40 millions d’habitants) et au P.I.B. de l’ordre de 1′900 milliards de dollars dont l’endettement global approche les 56% du P.I.B. et dont chaque citoyen doit 26′000 dollars au titre de la globalité des dettes et engagements contractés par leur Etat. L’étude des dettes totales comparées au P.I.B. démontre en fait que la Californie, tout comme le New Jersey ou l’Illinois, ne sont pas en meilleure posture que l’Espagne… sachant que les citoyens de ces Etats doivent en outre assumer les dettes du niveau supérieur, c’est-à-dire les dettes fédérales amassées par Washington, qui doivent bien-sûr s’additionner aux dettes des Etats ainsi qu’aux dettes municipales!

Dans un tel contexte, le fardeau fédéral officiel (c’est-à-dire reconnu, donc sans tenir compte des dettes escamotées) du Gouvernement Fédéral US combiné à ses diverses agences cumulé aux dettes des Etats et des localités se montant à environ 135% du P.I.B.

Maintenant si on ajoute aussi les déttes municipales, il faudra le faire aussi pour les pays européens. Sinon il faut doubler environ la dette fédérale pour avoir la dette publique : fédéral+provincial de pays comme le Canada ou les USA.

totale impunité

Oui enfin c’est pas gravé dans le bronze pour un futur proche.

Chine maître du monde ?

Pendant que les média de masse nous noient souvent avec l’actualité autour du séisme a Haïti et ses funestes conséquences pour sa population, la Chine est devenu la 2e puissance économique au monde comme nous l’indique Michel Santi dans son article La Chine, colosse aux pieds d’argile ?

Devenue cette année deuxième puissance économique au monde en dépassant le Japon, la Chine, qui bénéficie d’attributs incontournables, est de plus en plus considérée comme le concurrent de choix des Etats-Unis au rang de superpuissance. Du reste, la dénomination lapidaire de “G-2″ décrivant la relation bilatérale Etats-Unis / Chine ne fait que confirmer en creux l’absence d’autre concurrent à ce rôle de superpuissance.

Je ne suis pas vraiment d’accord avec son argumentation et la fin de son article. Je suis tombé par hasard sur ce dossier intéressant sur la Chine du journal l’Expansion dont voici un extrait :

Chine maître du monde

La Chine inquiète. Alors que la poussière de l’effondrement financier mondial se dissipe, un nouveau dragon surgit à l’horizon, un nouveau maître du monde gonflé de la faiblesse des anciennes puissances. Vue de Washington, Berlin, Paris ou Tokyo, la Chine est la grande gagnante de la crise. Elle a mis moins de six mois pour effacer les stigmates de la tempête financière. Les statistiques qui illustrent ce redémarrage ont quelque chose d’effrayant au regard des timides signes de reprise en Europe. Durant l’été, la croissance chinoise est nettement repassée au-dessus des 8 %, seuil magique à partir duquel la machine économique crée suffisamment d’emplois pour absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail. L’investissement a affiché un bond de 33 % par rapport à la même période de l’an passé. Le gouvernement de Pékin n’a pas lésiné, avec l’annonce, en décembre 2008, d’un plan de relance de 460 milliards d’euros, soit presque 13 % du produit intérieur brut. Il a aussi donné l’ordre aux banques d’ouvrir largement les vannes du crédit. Le dragon rugit à nouveau.

Mais la Chine s’inquiète aussi. Pour calmer la grogne sociale qui montait, le Premier ministre, Wen Jiabao, a peaufiné son discours en faveur d’un rééquilibrage de la croissance et du soutien à la demande intérieure par l’instauration d’un début d’Etat providence.

Des grands travaux d’infrastructures ont été lancés en masse cet hiver pour occuper les millions de travailleurs migrants rejetés sur les routes par les grandes entreprises exportatrices, victimes de la récession des échanges mondiaux. Les banques ont déversé des tombereaux d’argent frais dans l’économie. Sur les neuf premiers mois de l’année, près de 870 milliards d’euros ont été injectés dans le système, soit 75 % de plus que sur l’ensemble de l’année 2008.

Cependant, l’empire du Milieu tient un double discours. S’il prétend se recentrer sur son marché intérieur, il est en réalité de plus en plus agressif à l’extérieur. A l’exportation, d’abord, où il entend conserver sa place de premier fournisseur mondial, quitte à tricher avec les règles de l’OMC et à piloter une monnaie largement sous-évaluée. Plus conquérant, il l’est aussi sur les marchés de matières premières, obnubilé par la sécurisation de ses approvisionnements en produits de base.

Et quelques % intéressants :

54 %

C’est le taux d’épargne des ménages chinois, l’un des plus élevés du monde. Un frein majeur à une montée en puissance du moteur de la consommation.

50 %

C’est le poids des dépenses d’infrastructures et d’équipement dans la croissance chinoise cette année. Une hypertrophie de l’investissement qui pourrait déboucher sur d’importantes surcapacités de production.

30 %

des étudiants sortis des universités l’an passé n’ont pas trouvé de travail. En 2009, 6,1 millions de nouveaux diplômés arriveront sur le marché de l’emploi, mais beaucoup ne trouveront pas d’emploi.

80 %

des élèves des zones rurales n’atteignent pas le lycée et quittent l’école à 15 ans. La plupart retournent aux champs pour aider leurs parents.

Bourse et réalité économique : le grand écart

Bulle sur les prêts en Chine, la Bank of China agit pour le yuanPhilippe Béchade

Un heureux hasard comme seuls les marchés savent nous en offrir depuis juillet 2009 a permis au CAC 40 de contenir son repli à -1,06%. Il affiche ainsi symboliquement une clôture juste au-dessus du seuil psychologique des 4 000 points, à 4 000,05.

Mais il existe d’irréductibles sceptiques qui affirment que si la main reste invisible, comme dans n’importe quel bon théâtre de marionnettes, il n’en va pas de même des grosses ficelles qui ont remplacé les fils de nylon arachnéens des années 90. A l’époque, le spectacle semblait plus naturel mais il était impossible de trop accentuer les mouvements, sinon le marché cassait ses attaches et retrouvait son apparence désarticulée.

Manipulation des carnets d’ordres à la milliseconde, suppression de toutes les phases correctives par les trading programs, injections de liquidités par la Fed dès que la tendance haussière semble menacée à Wall Street… la glorieuse incertitude de l’anticipation boursière n’a plus guère d’espace pour s’exprimer.

Nous sommes entrés depuis neuf mois dans l’ère du marché à choix unique. Nous assistons au triomphe de la volonté humaine sur l’incertitude et le chaos : le rêve des théoriciens de la planification dirigiste de l’après-Première Guerre mondiale est devenu une réalité boursière. Et s’il existe encore une alternative pour l’investisseur, elle se partage entre acheter ou ne pas vendre, en vertu de l’obéissance aveugle à la tendance qui serait notre seule amie.

Si le constat est exact et vu l’écart qui se crée sur de relatif petit volumes de transactions, le reveil risque d’être brutal et spectaculaire courant de l’année 2010.

Il n’est pas rare de voir les ménages chinois s’endetter sur huit ou dix ans pour s’offrir un petit bout de “rêve américain”. Les nouveaux conducteurs découvrent ainsi le bonheur de rester coincés pendant des heures dans des embouteillages monstres — Pékin est au bord de l’apoplexie automobile malgré la construction d’un sixième super-périphérique, achevé juste avant le début des Jeux olympiques au début de l’été 2008.

:mrgreen:

J’adore lire les nouvelles financieres et économiques sur la chronique Agora pour l’humour et l’ironie de plusieurs rédacteurs.

Sinon Michel Santi mene une charge virulente depuis plusieurs articles sur le president de la Fed, Ben Bernanke, que Obama a reconduit dans son poste et qui constitue tres probablement une erreur.

Bernanke Ponce Pilate

Bernanke ne daigne ainsi même pas justifier – et encore moins excuser – l’attitude complaisante de la Réserve Fédérale ayant volontairement appliqué entre 2001 et 2006 une politique monétaire manifestement trop laxiste tout à la fois en regard du P.I.B. nominal (composé de la croissance réelle additionnée de l’inflation) et des anticipations du marché (reflétées à travers les taux longs). Quant à son implication directe ou indirecte dans le cadre de toute décision concernant les taux d’intérêts de son pays, y compris lorsque Greenspan était aux commandes, elle est évidemment passée sous silence tout comme le sont les multiples occasions perdues ces dix dernières années d’intensifier la réglementation bancaire et financière Américaine alors qu’il était un des économistes les plus influents de son pays et ce bien avant de parvenir à son poste actuel…

Les fonds de retraite et la crise financiere

Cette quête effrénée du profit

le monde de la finance n’aurait pas été poussé dans ces retranchements si les fonds de pension Américains n’exigeaient une rentabilité annuelle de l’ordre de 9% afin de respecter leurs engagements. Les investisseurs de 2006 n’étaient effectivement pas plus gourmands que ceux de 2000 ou de 2004 tout comme les Banquiers du début des années 2000 n’étaient pas plus prudents que ceux en poste en 2006 mais le contexte des années 2006-2007 fut marqué par un effondrement des rendements des actifs les plus solvables (AAA) qui étaient sollicités par l’ensemble de la planète. Comme il leur était impossible dans de telles conditions de continuer à miser sur des Bons du Trésor et autres papiers municipaux qui payaient à peine 5% d’intérêts, ces fonds de pension durent ainsi se rabattre sur des papiers valeurs qui, tout en offrant un rendement plus élevé, étaient naturellement plus spéculatifs (BBB)…

Banquiers peu scrupuleux, monde de la finance centré sur lui-même, univers académique incapable de proposer une construction économique alternative, investisseurs insatiables sont bien-sûr responsables chacun à sa mesure du déclenchement de la crise actuelle. Cette ruée généralisée sur des instruments financiers à risques permettant de dégager des profits au-dessus de la moyenne est toutefois la conséquence indirecte du vieillissement des populations!

Les subprimes furent ainsi inventés en guise de solution alternative permettant de dégager des rendements satisfaisants du fait de l’effritement graduel des intérêts payés par les actifs sains sollicités massivement par les investisseurs souverains et privés mondiaux. Cet afflux de liquidités en direction des Etats-Unis eut effectivement un impact direct et mécanique à la baisse sur des taux d’intérêts US qui n’étaient dès lors plus au diapason du niveau de l’activité économique domestique… En fait, cet océan de liquidités déversées notamment par les Banques Centrales Asiatiques dans le marché Américain devait contribuer à éroder progressivement toute la prime de risque intrinsèque aux papiers valeurs et ce non seulement sur les actifs les plus solvables mais également sur les obligations de moindre qualité: l’indicateur permettant en effet d’apprécier le potentiel de faillite des débiteurs les moins solvables par rapport aux taux d’intérêts offerts sur leurs obligations fut ainsi ramené à zéro, soit un niveau jamais atteint jusque là!

En d’autres termes, ces liquidités, qui devaient impérativement trouver des débouchés, avaient totalement nivelé toute appréciation qualitative du risque de la part de ces fonds de pension en mal de rentabilité mais également de la part des Banques Centrales Asiatiques qui raflaient les papiers valeurs US et ce même au prix d’une décote de plus en plus pénalisante. Ces liquidités, qui comblaient sans distinction et comme un tsunami l’ensemble des trous du gruyère des investissements et qui ne pouvaient plus se loger dans des actifs AAA n’offrant qu’un rendement misérable, furent naturellement canalisées dans des instruments inhabituels comme les titres sur prêts hypothécaires. De surcroît, comme ces titres offrant un dividende au-dessus de la moyenne étaient miraculeusement affublés de la notation suprême AAA, ils furent donc raflés par l’ensemble de la profession financière qui put ainsi gonfler ses profits en les distribuant à tout le panel des investisseurs étrangers et Américains assoiffés…

Aujourd’hui rien n’est réglé car notre monde développé est évidemment toujours dans l’incapacité de financer la vague de retraites la plus massive des temps modernes dans un contexte où les taux d’intérêts sont proches du zéro absolu! Pourquoi s’étonner dès lors que les marchés Boursiers se mettent contre toute logique à atteindre des niveaux incompréhensibles en regard des profits des sociétés cotées, pourquoi s’émouvoir des flambées spéculatives de l’Or et du Pétrole en dépit d’une inflation inexistante et d’une activité économique anémique? La réponse est pourtant limpide: Tout ce qui est susceptible d’offrir aujourd’hui d’offrir une rentabilité un tant soit peu supérieure à la moyenne est et sera condamné à se transformer quasi instantanément en bulle!

J’espere que je n’aurai pas de problème de copyright avec l’auteur Michel Santi pour reproduire un si long extrait de son article que je trouve excellent. Rien est à retrancher et moi qui d’habitude ne cite que les meilleurs extraits, j’étais bien ennuyé avec son dernier article. Je vous recommande le lire en entier sur son site.

Je ne suis pas un analsyte financier mais son explication, parfois imagé, est assez claire et cohérente. C’est parfois nécessaire de rappeler ces mouvements essentiels pour ne pas se perdre avec les détails de l’actualité quotidienne des média de masse. Merci Michel pour ton travail de vulgarisation financière.

Cette idée reste à vérifier avec des chiffres comptables pour mesurer l’impact réel de ces fonds de pensions américains dans la crise financiere actuelle. Par exemple, combien ces fonds détenaient de subprimes ?

Avec l’allongement de l’esperance de vie et le vieillissement des populations en occident, les retraites à partir de 55 voir 60 ans devraient diminuer à l’avenir.

Conserver ou changer

Aujourd’hui vendredi 13 novembre, je vous fait part de mes réflexions un peu tout azimut. Hier, j’ai été surpris de voir  mon nom sur un site français d’échecs qui reprenait en nouvelles un de mes deux articles sur les Échecs. C’est le début de la célébrité :D alors que je ne suis pas un maitre d’échecs mais seulement un blogueur amateur d’échecs.

Dans une démocratie avec un système électoral majoritaire à un tour comme aux États-Unis ou au Canada, le choix politique des citoyens se résume souvent à choisir entre conserver l’équipe dirigeante ou miser sur le changement. Bien souvent les gens ne sont pas satisfait de l’équipe dirigeante mais même si on est d’accord avec plusieurs critiques de l’opposition, nous ne savons pas si ce changement apportera dans la réalité un bilan global plus positif pour une majorité de citoyens ou plus négatif.

Les gens qui critiquent les média de masse sont nombreux sur la blogsphère francophone que je consulte, je pense en particulier à un contact québécois François Marignean. Et bien de quoi parle t’il de nos jours ? de la grippe avec les autres média de masse et encore de la grippe avec la vaccination et les lobbys de la pharmacie. Alors il ne parle pas d’une n-ieme victime ou du taux de vaccination et apporte une autre perspective mais il nous détourne de sujets plus important et intéressants. Il réagit aux média de masse en parlant d’un sujet dont  je me moque complètement dans un contexte de crise économique et financière majeure que nous vivons actuellement. Alors la vie continue et on ne va pas parler que d’économie, de compétitivité d’entreprise, des pays émergents comme la Chine, l’Inde, etc … mais passé autant de temps sur la grippe A me rappelle que ceux qui critiquent ne sont pas toujours capable de faire mieux et peuvent même faire pire avec les meilleurs intentions du monde. Idem pour ceux qui veulent changer de systéme d’organisation politique ou financier.

Ce matin, j’ai lu un court article sur le recrutement des soldats canadiens volontaires pour la guerre en Afghanistan avec les commentaires de jeunes soldats intéressants. Ont ils vraiment choisi en toute liberté cette voie ? Ils pensent être libre mais dans une société nous sommes tous conditionnés par une culture et un environnement. Ensuite certain auront un caractère plus indépendant et critique que d’autres. Les jeunes militaires sont une catégorie de personne plutôt conservateur si on occulte ceux qui sans emploi ont choisi cette alternative comme solution financière. Comme je l’écrivais sur le site de Radio Canada, je compatis avec les familles canadiennes qui verront un fils ou un père tué,  mutilé ou avec un traumatisme psychologique aliénant. Dans le même temps, le contribuable canadien devrait connaitre ce que coute cette guerre aujourd’hui et demain avec les pensions aux invalides de guerre. Plus difficile de savoir, ce que le gouvernement canadien gagne a soutenir cette initiative américaine qui a été au départ motivé officiellement pour la capture de Ben Laden (avec sa milice) qui semble t’il court toujours. Manipuler et endoctriner est toujours plus simple sur de jeunes sujets. Le courage, certaines valeurs morales font partie de la panoplie du manipulateur avec les avantages financiers. Les talibans aussi doivent recruter des combatants et plusieurs kamikazes. Eux ils utilisent probablement la religion, le sens de la résistance face a l’envahisseur mécréant étranger, le paradis pour les braves quand ils utilisent pas des enfants inconscients de ce qu’ils font vraiment.

Le candidat Obama, comme tout politique dans l’opposition devrait faire, a misé sur le thème du changement. Aujourd’hui il a une situation économique, financiere, militaire, diplomatique et sociale très délicate à gérer. Toujours difficile de recoller les morceaux qu’un autre avant soi a casser. Il n’a que de bonnes intentions mais avec les injections massives d’argent  public il encourage la reprise mais il plombe davantage la dette publique US ( 11 000 G$)  et les générations futur de contribuables américains. L’avenir nous dira si l’équipe économique d’Obama avec le président de la Fed ont fait les bons choix ou pas. Certains  analystes financiers comme Michel Santi critiquent déjà leur action. En tous cas, attribuer le prix Nobel de la paix a un président qui gère deux guerres  ridiculise un peu a mon avis cette institution norvégienne et par extension l’occident qui semble négligé les décés de milliers de civils afghans et irakiens.

Capitalisme dictatorial

mussolini2Le capitalisme dictatorial par Michel Santi

Pour reprendre l’expression de Roubini, nos Etats perpétuent ” un système où les profits sont privatisés et les pertes socialisées “!

Pourquoi le Gouvernement Américain refuse-t-il de divulguer publiquement – pas même au Congrès des Etats-Unis! – qui sont les heureux bénéficiaires des milliards de dollars d’aides prodiguées ( bailout ) sur les deniers publics … faisant ainsi dire au Parlementaire US Dennis Kucinich : ” La Réserve Fédérale n’est pas plus fédérale que Federal Express”…? La montée en puissance d’une oligarchie dominant le pouvoir politique n’a-t-elle pas étouffé il y a plusieurs mois toute tentative de régulation du secteur financier?

En réalité, il serait grossier de qualifier l’activisme et la sollicitude de nos Gouvernements du terme banal – et rassurant – de “nationalisations”. Le scénario qui se joue sous nos yeux est en effet autrement plus fin: c’est le système financier – ainsi que les grandes corporations – qui prennent le contrôle de nos Gouvernements! L’alliance contractée entre un secteur institutionnel hyper concentré et un pouvoir politique de plus en plus autoritaire et policé accouche progressivement d’une idéologie qu’il serait impropre de décrire comme un ” socialisme pour les riches” (Stiglitz).  Après tout, Hitler avait noué un partenariat lucratif avec Mercedes Benz qu’il n’a jamais nationalisé. Mussolini vantait ” la fusion de l’Etat et du pouvoir des entreprises” (liens).

Lorsque le contribuable se met à rendre des comptes aux intérêts et aux grosses entreprises privés, lorsque les profits sont privatisés mais que c’est la collectivité qui doit assumer les pertes, alors le fascisme s’installe.

Si la comparaison avec l’Allemagne nazie ou l’Italie fasciste est pertinente ça s’annonce très mal pour les USA au niveau économique. De toute façon quoiqu’il fasse la chute de l’empire sera dur. Et parmi les heureux bénéficiaires des milliards de dollars d’aides prodiguées (bailout) plusieurs vont faire faillite à plus ou moins long terme. Quand le Titanic coule, les compartiments de 1ere classe aussi même si c’est après tout les autres et c’est la course générale aux canots de sauvetage.

Le capitalisme dictatorial sera en compétition avec les autres capitalismes.

Qui va sortir le grand gagnant de cette crise mondiale ? Le Darwinisme économique dirait celui qui sait le mieux s’adapter au nouveau contexte. L’erreur courante c’est bien la pensée globalisante qui consiste à croire que nous somme tous dans le même bateau. C’est sans doute l’emergence de l’écologie qui nous pousse à ce schéma de pensée qui n’est pas toujours pertinent.

Croissance illusoire ou la reprise sans reprise

reprise_economique

En lisant plusieurs articles d’analyse sur la “reprise” économique et financière, on trouve plusieurs expressions pour indiquer un jugement assez similaire: artificiel, illusoire, pure invention, reprise sans reprise etc … Je vais faire une petite synthèse avec des extraits qui me semble particulièrement intéressants.

Si ces analyses et anticipations s’avèrent exactes, nul doute que nous allons connaitre dans les prochains mois et années de grands changements aussi bien en géopolitique que dans nos sociétés occidentales à des degrés divers autour de l’économie.

Crise systémique globale : Le choc cumulé des trois « vagues scélérates » de l’été 2009 – LEAP 2020  (*)

Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en zone Euro, au Japon, ce sera une reprise sans reprise (« recoveryless recovery »), une pure invention destinée à essayer de faire re-consommer des consommateurs américains ou britanniques insolvables et à faire patienter le plus longtemps possible les pays acheteurs de Bons du Trésor US et de Gilts britanniques (avant qu’ils ne décident qu’il n’y a plus d’avenir pour leurs produits aux pays du Dollar et de la Livre). …

Pour des centaines de millions d’habitants d’Amérique, d’Europe, d’Asie et d’Afrique, l’été 2009 va être une terrible transition vers un appauvrissement durable du fait de la perte de leur emploi sans perspective d’en retrouver un avant deux, trois ou quatre années; ou du fait de l’évaporation de leurs économies placées directement en bourse, dans des fonds de retraite par capitalisation ou des placements bancaires liés à la bourse ou libellés en Dollar US ou en Livre britannique; ou bien du fait de leur investissement dans des entreprises poussées à attendre désespérément une embellie qui ne viendra pas avant longtemps.

Une croissance illusoire – Michel Santi

La Chine est ainsi le dernier exemple en date où le Gouvernement s’efforce de perpétuer artificiellement l’essor économique au lieu de laisser son économie s’adapter – certes douloureusement – aux baisses des exportations vers l’Occident. L’expansion monétaire chinoise au pas de charge de 30% annuellement contraint ainsi les liquidités à se loger dans tous les secteurs d’activité, de l’immobilier à la bourse, en gonflant une sorte de méga bulle qui fera des ravages lors de son implosion! N’ayant rien appris des méfaits Occidentaux, les autorités et les Banques Chinoises préfèrent inonder leur économie de liquidités plutôt que de risquer aujourd’hui un ralentissement économique qui fragiliserait le pouvoir en place.

Quand la Chine prépare sa « Grande Evasion » du piège Dollar pour la fin de l’été 2009 – LEAP 2020

la déclaration chinoise du 24 mars dernier demandant le remplacement du dollar par une monnaie de référence internationale, était en fait à la fois un sondage et un avertissement : un sondage direct pour évaluer le rapport de force mondial (et notamment au sein du G20) autour de l’idée d’un basculement dans l’ère post-Dollar et un avertissement constructif ou destructif …

… depuis la fin 2008, les autorités chinoises ont entrepris de se « débarrasser » chaque mois de 50 à 100 milliards de leurs actifs libellés en Dollars US. Profitant des prix historiquement bas de nombreux actifs nécessaires à l’économie chinoise (mines, espaces agricoles, énergie, parts d’entreprises européennes ou asiatiques – pas américaines ce qui n’est pas un détail, … ), Pékin fait son « shopping », respectant ainsi sa contrainte première : valoriser au mieux ses actifs libellés en Dollars … c’est-à-dire, s’en « débarrasser » en les échangeant contre d’autres classes d’actifs, indépendantes des Etats-Unis, et permettant d’avancer rapidement sur le chemin de la « Grande Evasion ».

Les deux phénomènes majeurs au cœur de la phase de dislocation géopolitique mondiale – LEAP 2020

1. La disparition du socle financier (Dollars + Dettes) sur l’ensemble de la planète

L’insolvabilité globale qui caractérise désormais le système financier mondial peut être représentée par une image très simple : le socle financier sur lequel reposaient depuis des décennies les banques, assurances et autres établissements financiers mondiaux, est en train de s’effondrer, à l’image d’une ville qui serait construite sur une immense anfractuosité et qui découvrirait soudain que ce qu’elle croyait être un sol solide, destiné à porter durablement les fondations des immeubles de la cité, n’est en fait qu’une mince croûte de terre sous laquelle se trouve un mélange de vide, de gaz toxique et de remblais instables. L’équivalent financier de ce mélange est bien entendu la combinaison hautement volatile de Dollars US, d’actifs libellés en Dollars et de dettes produites en particulier par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et nombre d’économies occidentales et en développement …

2. La fragmentation accélérée des intérêts des principaux acteurs du système global et des grands ensembles mondiaux

Le second phénomène déstructurant qui alimente la dislocation géopolitique mondiale est la fragmentation accélérée des intérêts des principaux acteurs du système global et des grands ensembles mondiaux. Tout le débat sur le risque de retour du protectionnisme est à la fois un indice et une composante de ce phénomène. Le protectionnisme est bien de retour puisque le processus de globalisation tel qu’on l’a connu ces deux dernières décennies est désormais arrêté. Les discours des dirigeants politiques mondiaux sont pathétiques dans la mesure où ils persistent à répéter leur volonté de s’opposer au retour du protectionnisme et à relancer le cycle de Doha de libéralisation du commerce (10) ; tandis que, dans les faits, ils font tout le contraire comme le prouvent le « Buy American » d’Obama, la dévaluation compétitive de la Livre Sterling de Brown, les aides à l’industrie automobile française, le plan de relance soigneusement ciblé « Allemagne » de Merkel ou la plan de stimulation de la demande interne chinoise de Hu Jintao.  Les dirigeants mondiaux sont de plus en plus schizophrènes : leurs actes s’éloignent de plus en plus de leurs discours.

(*) LEAP = Laboratoire Européen d’Anticipation Politique

Mise à jour : Entendu dans cette video d’un gestionnaire de portefeuilles et lu ici :

La maison blanche anticipe un déficit cumulatif sur les dix prochaines années de 9.000 G$ !

Ca double pratiquement la dette publique US, déjà colossale avec 11.000 G$ (Milliard de $ US), au cours des dix prochaines années.

Monnaie US regionale

Je vous signale un court article intéressant de Michel Santi sur l’interêt d’une politique monétaire adaptée à la situation de la région étudiée par rapport à une monnaie unique européenne qui ne peut être qu’une sorte de compromis de toutes les disparités économiques des régions englobés.

Small is Beautiful !

C’est ainsi que la Caroline du Nord, le Massachusetts ou encore l’Arizona impriment depuis quelques mois leur propre monnaie afin de favoriser leurs entreprises locales dans un contexte de perte totale de confiance dans le système financier traditionnel! Cette devise locale – et légale selon la réglementation US! – permettant aux régions de se protéger partiellement vis-à-vis des aléas et des tourmentes affectant l’économie nationale…Ces Devises régionales, qui ont prospéré à l’époque de la Grande Dépression, permettent souvent de sauver un commerce local à l’agonie, l’expérience actuelle la plus efficace étant conduite en Caroline du Nord où la monnaie régionale, le “Plenty”, est acceptée en guise de règlement par de plus en plus de commerces et de professions! Certaines entreprises locales sembleraient même sur le point de payer leur salaire à leurs employés en Plenty, monnaie dont les billets sont conçus par des artistes locaux et où l’on peut lire la Devise : “In Each Other We Trust”.