Les fonds de retraite et la crise financiere

Cette quête effrénée du profit

le monde de la finance n’aurait pas été poussé dans ces retranchements si les fonds de pension Américains n’exigeaient une rentabilité annuelle de l’ordre de 9% afin de respecter leurs engagements. Les investisseurs de 2006 n’étaient effectivement pas plus gourmands que ceux de 2000 ou de 2004 tout comme les Banquiers du début des années 2000 n’étaient pas plus prudents que ceux en poste en 2006 mais le contexte des années 2006-2007 fut marqué par un effondrement des rendements des actifs les plus solvables (AAA) qui étaient sollicités par l’ensemble de la planète. Comme il leur était impossible dans de telles conditions de continuer à miser sur des Bons du Trésor et autres papiers municipaux qui payaient à peine 5% d’intérêts, ces fonds de pension durent ainsi se rabattre sur des papiers valeurs qui, tout en offrant un rendement plus élevé, étaient naturellement plus spéculatifs (BBB)…

Banquiers peu scrupuleux, monde de la finance centré sur lui-même, univers académique incapable de proposer une construction économique alternative, investisseurs insatiables sont bien-sûr responsables chacun à sa mesure du déclenchement de la crise actuelle. Cette ruée généralisée sur des instruments financiers à risques permettant de dégager des profits au-dessus de la moyenne est toutefois la conséquence indirecte du vieillissement des populations!

Les subprimes furent ainsi inventés en guise de solution alternative permettant de dégager des rendements satisfaisants du fait de l’effritement graduel des intérêts payés par les actifs sains sollicités massivement par les investisseurs souverains et privés mondiaux. Cet afflux de liquidités en direction des Etats-Unis eut effectivement un impact direct et mécanique à la baisse sur des taux d’intérêts US qui n’étaient dès lors plus au diapason du niveau de l’activité économique domestique… En fait, cet océan de liquidités déversées notamment par les Banques Centrales Asiatiques dans le marché Américain devait contribuer à éroder progressivement toute la prime de risque intrinsèque aux papiers valeurs et ce non seulement sur les actifs les plus solvables mais également sur les obligations de moindre qualité: l’indicateur permettant en effet d’apprécier le potentiel de faillite des débiteurs les moins solvables par rapport aux taux d’intérêts offerts sur leurs obligations fut ainsi ramené à zéro, soit un niveau jamais atteint jusque là!

En d’autres termes, ces liquidités, qui devaient impérativement trouver des débouchés, avaient totalement nivelé toute appréciation qualitative du risque de la part de ces fonds de pension en mal de rentabilité mais également de la part des Banques Centrales Asiatiques qui raflaient les papiers valeurs US et ce même au prix d’une décote de plus en plus pénalisante. Ces liquidités, qui comblaient sans distinction et comme un tsunami l’ensemble des trous du gruyère des investissements et qui ne pouvaient plus se loger dans des actifs AAA n’offrant qu’un rendement misérable, furent naturellement canalisées dans des instruments inhabituels comme les titres sur prêts hypothécaires. De surcroît, comme ces titres offrant un dividende au-dessus de la moyenne étaient miraculeusement affublés de la notation suprême AAA, ils furent donc raflés par l’ensemble de la profession financière qui put ainsi gonfler ses profits en les distribuant à tout le panel des investisseurs étrangers et Américains assoiffés…

Aujourd’hui rien n’est réglé car notre monde développé est évidemment toujours dans l’incapacité de financer la vague de retraites la plus massive des temps modernes dans un contexte où les taux d’intérêts sont proches du zéro absolu! Pourquoi s’étonner dès lors que les marchés Boursiers se mettent contre toute logique à atteindre des niveaux incompréhensibles en regard des profits des sociétés cotées, pourquoi s’émouvoir des flambées spéculatives de l’Or et du Pétrole en dépit d’une inflation inexistante et d’une activité économique anémique? La réponse est pourtant limpide: Tout ce qui est susceptible d’offrir aujourd’hui d’offrir une rentabilité un tant soit peu supérieure à la moyenne est et sera condamné à se transformer quasi instantanément en bulle!

J’espere que je n’aurai pas de problème de copyright avec l’auteur Michel Santi pour reproduire un si long extrait de son article que je trouve excellent. Rien est à retrancher et moi qui d’habitude ne cite que les meilleurs extraits, j’étais bien ennuyé avec son dernier article. Je vous recommande le lire en entier sur son site.

Je ne suis pas un analsyte financier mais son explication, parfois imagé, est assez claire et cohérente. C’est parfois nécessaire de rappeler ces mouvements essentiels pour ne pas se perdre avec les détails de l’actualité quotidienne des média de masse. Merci Michel pour ton travail de vulgarisation financière.

Cette idée reste à vérifier avec des chiffres comptables pour mesurer l’impact réel de ces fonds de pensions américains dans la crise financiere actuelle. Par exemple, combien ces fonds détenaient de subprimes ?

Avec l’allongement de l’esperance de vie et le vieillissement des populations en occident, les retraites à partir de 55 voir 60 ans devraient diminuer à l’avenir.

Conserver ou changer

Aujourd’hui vendredi 13 novembre, je vous fait part de mes réflexions un peu tout azimut. Hier, j’ai été surpris de voir  mon nom sur un site français d’échecs qui reprenait en nouvelles un de mes deux articles sur les Échecs. C’est le début de la célébrité :D alors que je ne suis pas un maitre d’échecs mais seulement un blogueur amateur d’échecs.

Dans une démocratie avec un système électoral majoritaire à un tour comme aux États-Unis ou au Canada, le choix politique des citoyens se résume souvent à choisir entre conserver l’équipe dirigeante ou miser sur le changement. Bien souvent les gens ne sont pas satisfait de l’équipe dirigeante mais même si on est d’accord avec plusieurs critiques de l’opposition, nous ne savons pas si ce changement apportera dans la réalité un bilan global plus positif pour une majorité de citoyens ou plus négatif.

Les gens qui critiquent les média de masse sont nombreux sur la blogsphère francophone que je consulte, je pense en particulier à un contact québécois François Marignean. Et bien de quoi parle t’il de nos jours ? de la grippe avec les autres média de masse et encore de la grippe avec la vaccination et les lobbys de la pharmacie. Alors il ne parle pas d’une n-ieme victime ou du taux de vaccination et apporte une autre perspective mais il nous détourne de sujets plus important et intéressants. Il réagit aux média de masse en parlant d’un sujet dont  je me moque complètement dans un contexte de crise économique et financière majeure que nous vivons actuellement. Alors la vie continue et on ne va pas parler que d’économie, de compétitivité d’entreprise, des pays émergents comme la Chine, l’Inde, etc … mais passé autant de temps sur la grippe A me rappelle que ceux qui critiquent ne sont pas toujours capable de faire mieux et peuvent même faire pire avec les meilleurs intentions du monde. Idem pour ceux qui veulent changer de systéme d’organisation politique ou financier.

Ce matin, j’ai lu un court article sur le recrutement des soldats canadiens volontaires pour la guerre en Afghanistan avec les commentaires de jeunes soldats intéressants. Ont ils vraiment choisi en toute liberté cette voie ? Ils pensent être libre mais dans une société nous sommes tous conditionnés par une culture et un environnement. Ensuite certain auront un caractère plus indépendant et critique que d’autres. Les jeunes militaires sont une catégorie de personne plutôt conservateur si on occulte ceux qui sans emploi ont choisi cette alternative comme solution financière. Comme je l’écrivais sur le site de Radio Canada, je compatis avec les familles canadiennes qui verront un fils ou un père tué,  mutilé ou avec un traumatisme psychologique aliénant. Dans le même temps, le contribuable canadien devrait connaitre ce que coute cette guerre aujourd’hui et demain avec les pensions aux invalides de guerre. Plus difficile de savoir, ce que le gouvernement canadien gagne a soutenir cette initiative américaine qui a été au départ motivé officiellement pour la capture de Ben Laden (avec sa milice) qui semble t’il court toujours. Manipuler et endoctriner est toujours plus simple sur de jeunes sujets. Le courage, certaines valeurs morales font partie de la panoplie du manipulateur avec les avantages financiers. Les talibans aussi doivent recruter des combatants et plusieurs kamikazes. Eux ils utilisent probablement la religion, le sens de la résistance face a l’envahisseur mécréant étranger, le paradis pour les braves quand ils utilisent pas des enfants inconscients de ce qu’ils font vraiment.

Le candidat Obama, comme tout politique dans l’opposition devrait faire, a misé sur le thème du changement. Aujourd’hui il a une situation économique, financiere, militaire, diplomatique et sociale très délicate à gérer. Toujours difficile de recoller les morceaux qu’un autre avant soi a casser. Il n’a que de bonnes intentions mais avec les injections massives d’argent  public il encourage la reprise mais il plombe davantage la dette publique US ( 11 000 G$)  et les générations futur de contribuables américains. L’avenir nous dira si l’équipe économique d’Obama avec le président de la Fed ont fait les bons choix ou pas. Certains  analystes financiers comme Michel Santi critiquent déjà leur action. En tous cas, attribuer le prix Nobel de la paix a un président qui gère deux guerres  ridiculise un peu a mon avis cette institution norvégienne et par extension l’occident qui semble négligé les décés de milliers de civils afghans et irakiens.

Capitalisme dictatorial

mussolini2Le capitalisme dictatorial par Michel Santi

Pour reprendre l’expression de Roubini, nos Etats perpétuent ” un système où les profits sont privatisés et les pertes socialisées “!

Pourquoi le Gouvernement Américain refuse-t-il de divulguer publiquement – pas même au Congrès des Etats-Unis! – qui sont les heureux bénéficiaires des milliards de dollars d’aides prodiguées ( bailout ) sur les deniers publics … faisant ainsi dire au Parlementaire US Dennis Kucinich : ” La Réserve Fédérale n’est pas plus fédérale que Federal Express”…? La montée en puissance d’une oligarchie dominant le pouvoir politique n’a-t-elle pas étouffé il y a plusieurs mois toute tentative de régulation du secteur financier?

En réalité, il serait grossier de qualifier l’activisme et la sollicitude de nos Gouvernements du terme banal – et rassurant – de “nationalisations”. Le scénario qui se joue sous nos yeux est en effet autrement plus fin: c’est le système financier – ainsi que les grandes corporations – qui prennent le contrôle de nos Gouvernements! L’alliance contractée entre un secteur institutionnel hyper concentré et un pouvoir politique de plus en plus autoritaire et policé accouche progressivement d’une idéologie qu’il serait impropre de décrire comme un ” socialisme pour les riches” (Stiglitz).  Après tout, Hitler avait noué un partenariat lucratif avec Mercedes Benz qu’il n’a jamais nationalisé. Mussolini vantait ” la fusion de l’Etat et du pouvoir des entreprises” (liens).

Lorsque le contribuable se met à rendre des comptes aux intérêts et aux grosses entreprises privés, lorsque les profits sont privatisés mais que c’est la collectivité qui doit assumer les pertes, alors le fascisme s’installe.

Si la comparaison avec l’Allemagne nazie ou l’Italie fasciste est pertinente ça s’annonce très mal pour les USA au niveau économique. De toute façon quoiqu’il fasse la chute de l’empire sera dur. Et parmi les heureux bénéficiaires des milliards de dollars d’aides prodiguées (bailout) plusieurs vont faire faillite à plus ou moins long terme. Quand le Titanic coule, les compartiments de 1ere classe aussi même si c’est après tout les autres et c’est la course générale aux canots de sauvetage.

Le capitalisme dictatorial sera en compétition avec les autres capitalismes.

Qui va sortir le grand gagnant de cette crise mondiale ? Le Darwinisme économique dirait celui qui sait le mieux s’adapter au nouveau contexte. L’erreur courante c’est bien la pensée globalisante qui consiste à croire que nous somme tous dans le même bateau. C’est sans doute l’emergence de l’écologie qui nous pousse à ce schéma de pensée qui n’est pas toujours pertinent.

Croissance illusoire ou la reprise sans reprise

reprise_economique

En lisant plusieurs articles d’analyse sur la “reprise” économique et financière, on trouve plusieurs expressions pour indiquer un jugement assez similaire: artificiel, illusoire, pure invention, reprise sans reprise etc … Je vais faire une petite synthèse avec des extraits qui me semble particulièrement intéressants.

Si ces analyses et anticipations s’avèrent exactes, nul doute que nous allons connaitre dans les prochains mois et années de grands changements aussi bien en géopolitique que dans nos sociétés occidentales à des degrés divers autour de l’économie.

Crise systémique globale : Le choc cumulé des trois « vagues scélérates » de l’été 2009 – LEAP 2020  (*)

Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en zone Euro, au Japon, ce sera une reprise sans reprise (« recoveryless recovery »), une pure invention destinée à essayer de faire re-consommer des consommateurs américains ou britanniques insolvables et à faire patienter le plus longtemps possible les pays acheteurs de Bons du Trésor US et de Gilts britanniques (avant qu’ils ne décident qu’il n’y a plus d’avenir pour leurs produits aux pays du Dollar et de la Livre). …

Pour des centaines de millions d’habitants d’Amérique, d’Europe, d’Asie et d’Afrique, l’été 2009 va être une terrible transition vers un appauvrissement durable du fait de la perte de leur emploi sans perspective d’en retrouver un avant deux, trois ou quatre années; ou du fait de l’évaporation de leurs économies placées directement en bourse, dans des fonds de retraite par capitalisation ou des placements bancaires liés à la bourse ou libellés en Dollar US ou en Livre britannique; ou bien du fait de leur investissement dans des entreprises poussées à attendre désespérément une embellie qui ne viendra pas avant longtemps.

Une croissance illusoire – Michel Santi

La Chine est ainsi le dernier exemple en date où le Gouvernement s’efforce de perpétuer artificiellement l’essor économique au lieu de laisser son économie s’adapter – certes douloureusement – aux baisses des exportations vers l’Occident. L’expansion monétaire chinoise au pas de charge de 30% annuellement contraint ainsi les liquidités à se loger dans tous les secteurs d’activité, de l’immobilier à la bourse, en gonflant une sorte de méga bulle qui fera des ravages lors de son implosion! N’ayant rien appris des méfaits Occidentaux, les autorités et les Banques Chinoises préfèrent inonder leur économie de liquidités plutôt que de risquer aujourd’hui un ralentissement économique qui fragiliserait le pouvoir en place.

Quand la Chine prépare sa « Grande Evasion » du piège Dollar pour la fin de l’été 2009 – LEAP 2020

la déclaration chinoise du 24 mars dernier demandant le remplacement du dollar par une monnaie de référence internationale, était en fait à la fois un sondage et un avertissement : un sondage direct pour évaluer le rapport de force mondial (et notamment au sein du G20) autour de l’idée d’un basculement dans l’ère post-Dollar et un avertissement constructif ou destructif …

… depuis la fin 2008, les autorités chinoises ont entrepris de se « débarrasser » chaque mois de 50 à 100 milliards de leurs actifs libellés en Dollars US. Profitant des prix historiquement bas de nombreux actifs nécessaires à l’économie chinoise (mines, espaces agricoles, énergie, parts d’entreprises européennes ou asiatiques – pas américaines ce qui n’est pas un détail, … ), Pékin fait son « shopping », respectant ainsi sa contrainte première : valoriser au mieux ses actifs libellés en Dollars … c’est-à-dire, s’en « débarrasser » en les échangeant contre d’autres classes d’actifs, indépendantes des Etats-Unis, et permettant d’avancer rapidement sur le chemin de la « Grande Evasion ».

Les deux phénomènes majeurs au cœur de la phase de dislocation géopolitique mondiale – LEAP 2020

1. La disparition du socle financier (Dollars + Dettes) sur l’ensemble de la planète

L’insolvabilité globale qui caractérise désormais le système financier mondial peut être représentée par une image très simple : le socle financier sur lequel reposaient depuis des décennies les banques, assurances et autres établissements financiers mondiaux, est en train de s’effondrer, à l’image d’une ville qui serait construite sur une immense anfractuosité et qui découvrirait soudain que ce qu’elle croyait être un sol solide, destiné à porter durablement les fondations des immeubles de la cité, n’est en fait qu’une mince croûte de terre sous laquelle se trouve un mélange de vide, de gaz toxique et de remblais instables. L’équivalent financier de ce mélange est bien entendu la combinaison hautement volatile de Dollars US, d’actifs libellés en Dollars et de dettes produites en particulier par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et nombre d’économies occidentales et en développement …

2. La fragmentation accélérée des intérêts des principaux acteurs du système global et des grands ensembles mondiaux

Le second phénomène déstructurant qui alimente la dislocation géopolitique mondiale est la fragmentation accélérée des intérêts des principaux acteurs du système global et des grands ensembles mondiaux. Tout le débat sur le risque de retour du protectionnisme est à la fois un indice et une composante de ce phénomène. Le protectionnisme est bien de retour puisque le processus de globalisation tel qu’on l’a connu ces deux dernières décennies est désormais arrêté. Les discours des dirigeants politiques mondiaux sont pathétiques dans la mesure où ils persistent à répéter leur volonté de s’opposer au retour du protectionnisme et à relancer le cycle de Doha de libéralisation du commerce (10) ; tandis que, dans les faits, ils font tout le contraire comme le prouvent le « Buy American » d’Obama, la dévaluation compétitive de la Livre Sterling de Brown, les aides à l’industrie automobile française, le plan de relance soigneusement ciblé « Allemagne » de Merkel ou la plan de stimulation de la demande interne chinoise de Hu Jintao.  Les dirigeants mondiaux sont de plus en plus schizophrènes : leurs actes s’éloignent de plus en plus de leurs discours.

(*) LEAP = Laboratoire Européen d’Anticipation Politique

Mise à jour : Entendu dans cette video d’un gestionnaire de portefeuilles et lu ici :

La maison blanche anticipe un déficit cumulatif sur les dix prochaines années de 9.000 G$ !

Ca double pratiquement la dette publique US, déjà colossale avec 11.000 G$ (Milliard de $ US), au cours des dix prochaines années.

Monnaie US regionale

Je vous signale un court article intéressant de Michel Santi sur l’interêt d’une politique monétaire adaptée à la situation de la région étudiée par rapport à une monnaie unique européenne qui ne peut être qu’une sorte de compromis de toutes les disparités économiques des régions englobés.

Small is Beautiful !

C’est ainsi que la Caroline du Nord, le Massachusetts ou encore l’Arizona impriment depuis quelques mois leur propre monnaie afin de favoriser leurs entreprises locales dans un contexte de perte totale de confiance dans le système financier traditionnel! Cette devise locale – et légale selon la réglementation US! – permettant aux régions de se protéger partiellement vis-à-vis des aléas et des tourmentes affectant l’économie nationale…Ces Devises régionales, qui ont prospéré à l’époque de la Grande Dépression, permettent souvent de sauver un commerce local à l’agonie, l’expérience actuelle la plus efficace étant conduite en Caroline du Nord où la monnaie régionale, le “Plenty”, est acceptée en guise de règlement par de plus en plus de commerces et de professions! Certaines entreprises locales sembleraient même sur le point de payer leur salaire à leurs employés en Plenty, monnaie dont les billets sont conçus par des artistes locaux et où l’on peut lire la Devise : “In Each Other We Trust”.

De la peur des tremblement de terre, des crises financières et du chômage

Aujourd’hui mardi 7 avril, je vais me livrer à un exercice délicat de synthèse et recul extrême (survol tel un aigle) autour des crises et catastrophes. Depuis quelques jours j’envisageais de commenter et publier un large extrait d’un article très intéressant de Michel Santi. Entre temps, dimanche il y a eu un terrible tremblement terre en Italie, dans L’Aquila, qui a été assez meurtrié (environ 200 morts en date d’aujourd’hui) et a terrorisé ou choqué les survivants. Plusieurs sites historiques se sont effondrés. Ce qui est étonnant c’est que dans une région connue pour ses secousses sismiques, l’hôpital ne semble pas avoir été bâtit en conséquence avec des normes de construction anti-sismique.

G 20 : Le Déclin de l’Occident par Michel Santi

si ce sommet de Londres a incontestablement été à somme nulle pour l’Occident, il a néanmoins écrit la dernière scène d’une pièce où le personnage principal est désormais la Chine flanquée de l’Inde, du Brésil et de la Russie. Symbolisme cru d’un glissement de pouvoir où les membres du club hier très fermé des 7 sont rattrapés par la réalité. A l’image du premier conflit mondial qui a achevé de consacrer la prédominance Américaine sur le Vieux Continent, cette crise aura, pour un Occident coupable de l’avoir provoquée, des conséquences similaires à une Troisième Guerre Mondiale!

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Efficacité douteuse du plan Geithner

Je reproduis en entier un article de Michel Santi, analyste financier en Suisse, car je le trouve tres intéressant, concis et suffisament clair et accessible aux non-initiés. Rien à retrancher mais plusieurs petites choses à ajouter comme le plan Britanique a eu comme conseiller Alan Greenspan, l’ancien président de la Réserve Fédérale US (Fed) et favorable au “laisser faire” du marché. C’est à ce changement de comportement à 180 degré qu’on observe les gens capable d’autocritique et qui peuvent s’adapter aux situations extraordinaires au delà d’une idéologie.  Il faudrait aussi développer dans un prochain article la procédure de nationalisation souhaitable dans l’interet à moyen et long terme des contribuables américains. La critique est aisée mais l’art est difficile.

Le plan Geithner ne suscite que du scepticisme

Le Secrétaire d’Etat Américain au Trésor Geithner – dont la crédibilité est déjà sérieusement entamée depuis quelques semaines – a donc dévoilé il y a quelques jours les modalités d’un plan dont l’objectif est de soulager les établissements bancaires de leurs actifs toxiques. Les détails rendus tout récemment publics lèvent certes quelques doutes et ambiguïtés quant aux intentions de ce membre éminent de l’équipe économique Obama taxé – souvent avec raison – d’amateurisme mais les résultats de cet enième plan US ne dérouleront leurs effets – si effets positifs il y a? – que sur le moyen terme. Du reste, ce plan n’est-il qu’une version supplémentaire de tentatives souvent hâtives d’escamoter des actifs pourris ou constitue-t-il au contraire une trouvaille géniale consistant à faire participer le secteur privé dans l’évaluation et la reprise de ces créances toxiques? En réalité, le plan Geithner est tout simplement à mi-chemin entre le plan Paulson ( le fameux TARP consistant à faire usage de la Banque Zombie ) et le plan Britannique. En d’autres termes, alors que l’ancienne Administration US emmenée par Paulson, prédécesseur de Geithner, prévoyait de racheter les actifs douteux des Banques avec l’argent du contribuable, pendant que le plan Britannique, lui, privilégie le maintien de ces actifs douteux au sein des Banques moyennant une caution Etatique garantissant une valorisation minimale de ces créances ( ce qui revient en fait à maintenir à flot les Banques ), la dernière mouture du plan US consiste à faire participer le secteur privé et public de manière égale dans la reprise de ces actifs pourris…

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Implosion à venir du système bancaire Européen ?

L’analyse financière de Michel Santi est assez alarmante. En même temps, avec l’expansion accélérée de l’UE ces dernieres années j’envisageais le scénario à plus ou moins long terme d’une eclatement politique mais la crise financière et économique va probablement accelerer le mouvement et changer la cause. Nous sommes dans l’hypothèse et des scénarios +/- probables.

Gestion Suisse

Le système bancaire Européen, on le constate, a ses subprimes bien à lui si ce n’est que les Banques Européennes – exposées en Europe mais aussi aux Etats-Unis! – se retrouvent dans une posture nettement plus délicate que leurs consoeurs Américaines qui, elles, sont exposées seulement dans leur propre pays. De surcroît, selon le F.M.I., les Banques Européennes sont créancières à hauteur de 74% de la totalité des 4′900 milliards de dollars dus par l’ensemble des pays émergeants ! Toujours selon le F.M.I., outre que cette exposition des Banques Européennes vis-à-vis des nations émergeantes est cinq fois plus grande que celle des Banques Américaines et Japonaises, elle est également deux fois plus importante du fait de l’effet de levier utilisé! L’Espagne a elle aussi son marché subprimes, à savoir l’Amérique Latine qui s’installe progressivement à son tour dans la crise, le Brésil ayant ainsi créé 650′000 chômeurs de plus en un mois tandis que les ventes de voitures s’effondrent de plus de 50% en un mois au Mexique…

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Ne tirez pas sur le Trader! de M.Santi

Ne tirez pas sur le Trader!

“Bouffer du Trader et du Banquier” devient un sport international populiste, une aubaine pour des politiques opportunistes trop heureux de pouvoir brûler cette nouvelle race de sorciers sur un bûcher afin de détourner l’attention de leurs propres carences!

J’apprécie en général les articles de Michel Santi, conseiller financier et ex-trader, qui dans cet article défend un peu sa corporation et re-équilibre les responsabilités. Les politiques essayent de trouver un bouc-émissaire pour se dédouaner de leurs propres responsabilités. C’est assez classique comme le chef de service qui blâme son employé. Leur discours est souvent biaisé et il vaut mieux partir d’une page vide. J’en parle généralement uniquement pour me moquer ou montrer leurs ficelles grossières mais qui semblent assez bien fonctionner avec la majorité des citoyens électeurs.

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Gouvernance financière

Voici deux extraits d’articles intéressants.

Individuals respond to incentives… même les banquiers

L’implication de tout ça est que le problème n’est pas le recours à l’effet de levier en lui-même mais bien l’incitation à contrôler l’usage des capitaux prêtés. Si évolution législative il doit y avoir, elle est à ce niveau : réaligner les incitations dans le sens d’une meilleure évaluation des risques et d’un meilleur contrôle par les prêteurs eux-mêmes. L’auteur évoque deux mesures qui découlent de tout ça : il faut 1) que les institutions financières aient une taille raisonnable, de manière à ce que leur disparition n’entraine pas de risque systémique ; 2) privilégier les structures de gouvernance de type partnership pour les banques d’investissement. Ce type de structure est plus incitatif à la mise en oeuvre d’un contrôle étroit des activités en son sein puisque les partenaires sont solidairement responsables des pertes encourues. De manière plus générale, la question de la gouvernance est un problème important mais néanmoins sous-estimé. Aujourd’hui, l’heure est plutôt à la concentration bancaire et à la transposition du “patriotisme économique” au secteur financier.

L’Histoire est toujours écrite par les gagnants par Michel Santi

L’utilisation de l’effet de levier s’était généralisée affectant ainsi la globalité du spectre des investissements car le moindre des investisseurs se finançait désormais dans des Devises à faible taux d’intérêt pour placer plusieurs fois ce montant emprunté sur des instruments à haut rendement : quoi de plus naturel dans un contexte de volatilité maîtrisée? Laisser le cash dormir sur un compte relevait à cette époque du sacrilège : L’Histoire financière n’est-elle pas systématiquement écrite par les gagnants?

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