URGENCES hôpitaux de Montreal: de 15 a 20h d’attente!

Les temps d’attente pour les services d’URGENCE des hôpitaux de Montréal, en moyenne de 15 à 20 heures, sont inacceptables !

Malgré les promesses du ministère de la Santé, qui s’est engagé dernièrement à améliorer la situation dans les urgences de Montréal en 2011 et 2012, le portrait global demeure préoccupant. Les taux d’occupation se situent autour de 145 % dans la région de Montréal. De plus, dans la plupart des urgences, il n’y a qu’un seul médecin la nuit. (source)

A l’urgence d’un hôpital, il y a une infirmière au triage qui examinent brièvement  différents patients en attente pour leur attribuer un niveau de priorité. Dans l’article on apprend qu’une patiente avec une cheville fracturée et gonflée a entendu 18h pour voir un médecin.

Le ministre actuel de la sante Yves Bolduc, est un médecin. Je le mettrai de garde la nuit dans les hôpitaux qui n’ont qu’un seul médecin la nuit et je prendrai un gestionnaire talentueux comme ministre de la sante. Comme assistante de nuit au médecin Bolduc, je lui assignerai la Pauline Marois qui a fait du zèle pour que les universités limitent les places d’infirmières quand elle était ministre de la sante sous le gouvernement PQ de Lucien Bouchard. Et comme assistant brancardier, Jean Charest qui avait promis un changement dans les listes d’attentes des les premières heures, jours de son élection en 2003! Lire la suite »

Cancer : 3 hôpitaux poursuivis par une patiente

Trois hôpitaux poursuivis pour les délais à traiter une patiente

Une femme de 55 ans intente une poursuite contre trois hôpitaux montréalais en raison des délais jugés déraisonnables dans le diagnostic et le traitement de son cancer de l’utérus.

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Cancer: 6h d’operation chirurgical en France

Dans les média de masse on entend parler surtout des catastrophes, des guerres, des politiciens corrompus ou des crimes de sang. C’est en rapport avec l’audimat et ce qui attire l’attention des gens. Pour contrebalancer cette avalanche de mauvaises nouvelles, les média parlent ensuite souvent de sport ou de cinéma. Ce contraste est parfois un peu choquant ou obscène.

Aujourd’hui j’ai envie de parler des chirurgiens et médecins en France. Ma tante a un cancer du colon et elle a reçu des soins et un service de haute qualité qu’elle ne pourrait pas se payer aux USA a moins d’hypothéquer complètement son appartement.

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L’accord France-Quebec est ralenti au Quebec pour la sante !

Le Québec a gagné deux fois plus de médecins qu’il n’en a perdus au profit de la France depuis l’entrée en vigueur de l’entente sur la mobilité de la main-d’œuvre, il y a un an. On est loin, pour l’instant, du déficit que certains appréhendaient. Des médecins français dénoncent toutefois les obstacles auxquels ils se heurtent dans le processus de reconnaissance de leurs compétences.

D’après des données toutes fraîches obtenues par La Presse, 15 médecins français – 7 spécialistes et 8 généralistes – ont obtenu un permis de pratique au Québec au cours de la dernière année. Douze travaillent dans des établissements à l’heure actuelle, estime le Collège des médecins. De son côté, le Conseil national de l’Ordre des médecins de France a indiqué que, en date du 8 janvier, six médecins québécois ont obtenu un permis. Il n’a pu préciser s’ils travaillent en France en ce moment ni combien de Québécois ont soumis une demande jusqu’à présent. (source) Lire la suite »

Comédie sécuritaire au Quebec

J’en ai marre de certains aspects du Québec et je le dis haut et fort ! Je lâche mon coup de gueule et en public.

Je devais écrire un article pour une reconnaissance récente de métiers entre la France et le Québec. Aux immigrants français qui désirent faire le saut avec une situation française parfois délicate avec le chômage ou un président médiocre comme Sarkozyzy  je leur dit que tout n’est pas rose ici loin de là avec une pénurie criante de médecins et une éducation au collège public assez médiocre.

26 métiers reconnus

Le PM Jean Charest et la Consule générale de France à Québec, Hélène Le Gal, ont signé jeudi à Québec une entente officialisant la reconnaissance mutuelle de 26 métiers et professions entre les deux pays.

Cet accord permettra d’accélérer le traitement des demandes d’immigration des Français exerçant l’un de ces métiers ou profession. Et la France rendra la pareille aux Québécois qui voudraient traverser l’Atlantique dans l’autre sens. L’entente devrait par ailleurs permettre aux immigrants de décrocher plus facilement un emploi correspondant à leurs qualifications.

Le Québec espère pour sa part que cet accord lui permettra de prévenir la pénurie de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs : opticien d’ordonnances, plombier, boucher, soudeur, plâtrier ou encore, mécanicien. Lire la suite »

le statut des infirmières au Québec se dégrade

Secteur public et parapublic : Les infirmières claquent la porte

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) a annoncé vendredi soir qu’elle quittait la table des négociations en vue du renouvellement de leur convention collective.

La présidente de la FIQ, Régine Laurent, accuse le gouvernement de vouloir faire de nouvelles économies sur le dos des infirmières. « Il veut récupérer dans nos conditions de travail, dans les congés, il veut par exemple, on a des congés de maladie, et il veut les diminuer », dit-elle.

Autre pomme de discorde, près de la moitié des infirmières n’ont pas de postes à plein temps et celles qui veulent des horaires décents s’engagent de plus en plus auprès d’agences de placement privées. La FIQ propose d’interdire aux hôpitaux de combler leurs effectifs en recourant à ces agences, mais le gouvernement refuserait d’en discuter.

« Le ministère de la Santé nous dit que ça lui coûte 18 % plus cher. Donc, pourquoi ne pas les ramener dans le secteur public? Et ça se fait ailleurs, par exemple l’Ontario », dit-elle.

Plus tôt, dans un communiqué, la FIQ a accusé le gouvernement de faire preuve « d’indécence » dans les pourparlers et de ne proposer que « la dégradation pure et simple des conditions de travail » de ses membres. « La Fédération ne sera pas complice du gouvernement du Québec qui laisse carrément tomber les professionnelles en soins et, par le fait même, le réseau de la santé publique », affirme Régine Laurent.

Mme Laurent soupçonne les libéraux de Jean Charest de vouloir privatiser davantage le système de santé.

La FIQ représente 58 000 membres, soit la grande majorité des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires travaillant dans les établissements publics du Québec.

Personne n’a intérêt que le statut et conditions de travail des infirmières se dégrade compte tenu de la pénurie actuelle, des conditions déjà dure pour un salaire relativement modeste. Le privé aussi aura besoin de nouvelles d’infirmières formés dans les universités publiques. Autant je ne suis pas ouvert aux augmentations de salaire pour les médecins spécialistes qui gagnent plus de 200.000$ compte tenu du budget public autant les infirmiers à 45.000$ sont relativement mal payés est mérite de meilleure  condition de travail dans les hôpitaux de Montréal et moins de stress dans les services d’urgences. Alors bien sur il y a a qui ont des postes non stressant dans plusieurs CLSC ou certains hôpitaux de province moins engorgés. Un personnel soignant fatigué et stressé peut commettre plus facilement des erreurs et ca n’encourage pas les vocations en soins infirmiers. J’appelle cela se tirer dans le pied gauche (public) en croyant que le pied droit (privé) va avancer plus vite. Que compte faire le gouvernement Charest quand les cliniques privés vont lui demander des infirmières ? Dégarnir les hôpitaux pour les mettre dans ces cliniques privées. Ça ne résoudra pas la pénurie de soins de santé offert à la POPULATION. Comme 1er ministre il doit garantir  les intérêts et la survie de sa population. Alors ? Embauchez des infirmières de pays étrangers. La société québécoise a déjà un taux d’immigration important. La capacité d’intégration fonctionne bien mais on risque d’être noyer de problèmes à moyen et long terme si on en abuse. Et on risque de parler Espagnol ou Chinois comme 2e ou 1ere langue dans 1 siècle. :mrgreen:

A chaque fois que je vois une gouvernance médiocre, j’ai envie de faire de la politique et de remplacer ces élus. A chaque fois que je vois les média de masse qui tirent sur tout ce qui bouge sans mettre en perspective les erreurs ca me dissuade.

Un commentaire intéressant :

Il ne faut pas confondre les infirmières avec les fonctionnaires. Ce n’est pas du tout la même réalité. Il est difficile de trouver un métier qui soit aussi exigent physiquement et mentalement que celui d’infirmière. Leurs conditions de travail sont absolument invivables. Il est totalement faux de prétendre qu’elles prennent 4-5 pauses l’avant-midi et l’après-midi et 1 heure pour diner. Chanceuses sont celles qui réussissent à prendre un 5 ou 10 minute l’avant-midi ou l’après-midi. En générale, c’est tout juste si elles réussissent à prendre 20 ou 30 minutes pour le lunch. La plupart commencent leur quart au moins 30 minutes avant pour se donner une chance de terminer leur chiffre à temps. Et en générale, elles ne réussissent pas à terminer leur travail à l’heure prévue et doivent continuer jusqu’à ce qu’elles aient terminer leurs dossiers. Elles ne sont pas payées pour ces dépassement de temps. C’est sûr que dans leur conventions elles ont droit à 2 pauses de 15 minutes et 45 minutes pour le lunch mais elles n’ont pratiquement jamais le temps pour se payer ce luxe.
La principale préoccupation des infirmières concerne les conditions de travail. Pas le salaire.

Grêve des infirmières pour leur condition de travail

Les infirmières lancent un cri du coeur

Samedi, les équipes de soir et de nuit ont refusé de travailler pour protester contre leurs conditions de travail. Mercredi, un infirmier des soins intensifs a vivement déploré la situation dans La Presse. Il a dénoncé les dix heures supplémentaires qu’il a dû faire cette journée-là, qui ont porté sa journée de travail à 18 heures.

Selon Régine Laurent, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), cet exemple est loin d’être isolé. « Malheureusement, c’est une situation qui n’est pas exceptionnelle. C’est une situation qui perdure depuis des années ».

Mme Laurent accuse les directeurs des hôpitaux d’être en grande partie responsables de la situation en refusant catégoriquement de procéder à des aménagements. Elle dit ainsi que la FIQ a présenté plusieurs projets pour améliorer la gestion et l’aménagement du temps de travail, mais qu’elle s’est butée à une fin de non-recevoir des administrateurs. « Ils n’ont même pas regardé. Ils disent: “c’est nous autres la gestion” [mais] on voit bien que c’est un échec de gestion ».

Tout comme depuis longtemps le ministre de la santé est un médecin, les cadres de direction et de management dans les hôpitaux publics sont choisis parmi ceux étant membre d’un syndicat d’infirmière ou médecin. Il faut tourner la page aux corporations et aux syndicats qui privilégient leur membre aux dépens de l’intérêt général des patients que ca soit le collège des médecins qui freinent l’arrivée de médecins français au Québec ou les syndicats d’infirmières qui imposent des manageurs ayant une formation d’infirmière. Avec la pénurie d’infirmières, ne trouvez vous pas qu’il faudrait les laisser à cette tâche et prendre de pures gestionnaires avec une courte formation sur les exigences particulieres de ce secteur de santé ? Ma conjointe gestionnaire n’arrive pas à  rentrer dans ce secteur de la santé pour cette raison. C’est une sorte de mafia.

Malheureusement toutes ces incompétences sont préjudiciables pour tout le monde, patients comme médecins et infirmières épuisés dans les services d’urgences. Je précise car dans certains services comme la maternité dans les CLSC, je me rappelle d’une infirmière très souriante et reposée  venu parler aux futur mamans pour 2 h de bavardage sans grand intérêt et se pressentant avec le surnom de Banane. :mrgreen:

Suite à cette article, plusieurs commentaires intéressants que je reproduit.

1/ Les quotas d’entrée en médecine et en soins infirmiers sont dus a un manque de ressources financières et fort probablement en partie a une mauvaise gestion des ressources préalables et existantes. La formation médicale et en soins infirmiers coute très cher et ensuite, c’est de la main d’œuvre qu’il faut rémunérer…

2/ Elles ont voulu tout diriger, se charger de leur propre formation, d’organiser leur emploi du temps tout en refusant toute forme de souplesse dans l’exécution de leurs tâches.
C’est la triste réalité de groupes toujours en chialage perpétuel ou en grêve s’ils ne reçoivent pas ce qu’ils exigent sans égards à la réalité et aux possibilités. 40% des infirmières ne se lavent toujours pas les mains en sortant de la toilette ou en passant d’un malade à un autre…et comme ça j’ai 15 pages d’horreurs !

3/ Il est tout à fait illogique de demander à des personnes qui travaillent dans le domaine de la santé et qui sont responsables de nos vies d’effectuer des journées de dix-huit heures de travail! C’est impensable. Le gouvernement joue avec nos vies. Qu’on engage du personnel et qu’on coupe dans la haute et très inutile fonction publique! Il y a trop de chef et pas assez d’indiens dans les hôpitaux….c’est ça le problème.

4/ Pour qui se prend ce ministre minable qu’est le docteur Bolduc…il est temps que dans ce pays on cesse de confier le ministère de la santé à des médecins dont la compétence en la matière rime avec médiocrité…..Le système de santé fait honte ici au genre humain, aucun respect des patients traités comme de la marchandise, aucun respect du personnel soignant corvéable à merci…….. une dictature larvée est en route saluons le sieur Charest d’ être le meneur de ces basses-oeuvres

5/ Il est facile de mettre sur le dos des infirmières toutes les horreurs qu’on peut retrouver en milieu hospitalier: les infections nosocomiales, les heures de longues attentes dans les urgences, le manque de lit sur les étages (surtout aux soins palliatifs) et les erreurs médicales reliées à une mauvaise administration d’un médicament… Par contre, sachez qu’étant moi-même étudiantes en soins infirmiers, je sais que le problèmes ne se limitent pas aux infirmières. La pénurie est plus grande que la population le croie. Les heures supplémentaires sont peut-être obligatoires et il même vrai que cela vient avec notre emploi, par contre les journées de 18 heures sont inacceptables. Comment voulez-vous qu’il n’y est pas d’erreurs de médicaments… après 18 h sans dormir, sans se reposer.

6/ Comment se fait-il que les conditions des infirmières soient si médiocres en comparaison de celles des policiers? Pourtant, dans les deux cas, il s’agit d’une technique collégiale de trois ans. (En fait, il existe un baccalauréat en nursing, mais pas en “policing”.) Dans les deux cas, le financement provient directement ou indirectement du gouvernement provincial. Cependant, dans un cas, l’uniforme est fourni; pas dans l’autre. Dans un cas, la retraite se prend à un très jeune âge; pas dans l’autre. Dans un cas, la rémunération est avantageuse; pas dans l’autre. Dans un cas, le gouvernement négocie avec un arbitre; dans l’autre, une loi spéciale (bâillon) est imposée. Serait-ce qu’après des augmentations de salaire scandaleuses aux médecins, il ne reste plus rien à celles qui font fonctionner le système et rassurent en première ligne nos malades? Certainement, le ministre de la Sécurité publique ne pourrait pas tenir à l’endroit des policiers des propos similaires à ceux que tient le ministre Bolduc à l’endroit des infirmières.

Pendant ce temps, les gros gagnants *du secteur de la santé au Québéc, les médecins spécialistes, lancent une campagne publicitaire “L’expertise a un prix. Oui et il est déja trop élevé pour la qualité des services rendus et les moyens financiers disponibles !

Aux yeux de Christian Désilets, professeur de publicité sociale à l’Université Laval, le commanditaire aurait pourtant dû être identifié, compte tenu de la teneur des messages et des objectifs poursuivis par la fédération, qui s’apprête à négocier avec le gouvernement.

“Dès qu’il y a une tentative de manipulation ou d’influence de l’opinion publique et que ça se fait à visière baissée, ça pose un sérieux problème éthique, estime-t-il, surtout pour une fédération.”

* salaire qui varie grandement de 150.000$ à plus de 900.000 $ par an.

Les chiens sont mieux soignés en France que ne le sont les humains au Canada

C’est la réflexion que je me suis faite en regardant un reportage sur le CHU vétérinaire (Centre Hospitalier Universitaire) de Maisons-Alfort en France.

Un centre de soins intensifs en prime

Sur 3.700 m² au total, la nouvelle structure abrite dix-huit salles de consultation, douze consacrées à la chirurgie, quatre d’échographie, trois de radiologie dotées pour l’occasion d’équipements flambant neufs et deux d’endoscopie. À quoi s’ajoute une grande nouveauté : un centre de soins intensifs, qui permet d’accueillir des animaux nécessitant des soins lourds et continus, et qui, en prime, donne la priorité à la gestion de la douleur.  source

Durant les vacances de Noël et du nouvel an, j’ai passé 2 semaines a Paris ou j’ai pu profiter de la gastronomie française mais aussi de la télévision française. Mon titre est un peu provocateur mais si vous connaissiez la situation des urgences dans les hôpitaux au Québec et en particulier dans la région de Montréal, nul doute que vous auriez réagi pareillement en visionnant ce documentaire.

Alors ce système de santé publique “gratuit” au Canada fais l’envie des américains sans le sous pour s’offrir une assurance privée mais comme franco-canadien j’ai un gout amer dans la bouche tant il nous coute relativement cher en impôts pour un service de médiocre qualité digne d’un pays de l’ex-URSS. Pas beaucoup de droits du patient. Au lieu de batailler autant sur les droits et libertés individuelles du canadien pour porter par exemple un voile sur la tête,  les gouvernements canadiens successifs feraient bien de batailler davantage pour mieux soigner la tête et le corps de leur concitoyens et electeurs. Au lieu de cela, je vois des ex-responsables canadiens se flataient de la situation sanitaire canadienne par rapport au voisin du sud.

Oh Canada …

Une enquête sur le système de santé québécois qui sauve la vie

En cherchant de l’information sur François Legault, ancien ministre de l’éducation puis de la santé, je suis tombé par hasard sur cet article d’un blogueur LE SYSTEME DE SANTE QUEBECOIS A QUATRE VITESSES qui parle d’une enquête et récit du journaliste Luc Bouchard.

Pour terminer sa tournée, il contacte trois cliniques privés montréalais : RocklandMD, Omnium-Santé du Millenia Groupe Santé et le MédiClub du Sanctuaire (clinique notamment fréquenté par Jean Charest et François Legault). On ne sait pas quel est son choix, mais ça lui coûtera 1 250 $ pour avoir un bilan de santé complet d’ici quelques jours.

Il se rend donc à la clinique privé et il passe l’avant-midi à passer des examens pour finalement rencontré un médecin qui lui annonce que son électrocardiogramme indique un bloc de branche gauche et qu’il doit passer, à l’hôpital, une scintigraphie du cœur, il s’agit d’une sorte de scanographie qu’on appelle un MIBI-Persantin.

Inquiété par son état de santé, il va cherché lui-même les résultats de l’examen et il parle à une amie médecin qui, tout aussi inquiète, lui ordonne d’aller à l’urgence. Quatre jours plus tard, il est amené au bloc opératoire, il en ressortira avec trois endoprothèses. Selon le cardiologue il était à «deux heures, deux jours, deux mois, deux ans d’un infarctus majeur.»

En conclusion, voici les quatre possibilités du système de santé que Luc Bouchard a vécu.

Délai pour une 1ere rencontre Prix Délai pour passer le bilan de santé complet
Clinique sans rendez-vous le jour même 0 $ Impossible
Médecin de famille public 43 jours 0 $ 90 jours minimum
Médecin de famille privé +/- 7 jours 295 $ 21 jours
Clinique privée +/- 7 jours 1 250 $ le jour même

Et la conclusion de Luc Bouchard extrait de L’enquête qui m’a sauvé la vie

Ironie du sort, j’obtiens mon congé de l’hôpital la veille de mon rendez-vous avec mon médecin de famille – soit 42 jours après le début de cette enquête. Quarante-deux jours qui ont changé ma vie et mon regard sur notre système de santé. Et sur moi-même, puisque je suis le premier responsable de ce qui m’est arrivé: comme beaucoup d’hommes, j’ai plus ou moins consciemment choisi de ne pas voir, de ne rien changer à mon style de vie. Pourtant, tous les voyants étaient au rouge, et je m’en doutais bien.

Notre système de santé s’est quant à lui montré égal à lui-même: capable du meilleur comme du pire, de sauver une vie avec une remarquable efficacité comme de laisser ses «ouailles» aller à la dérive. On nous parle sans arrêt de médecine familiale et d’amélioration des délais d’attente, or, même si j’ai la «chance» d’avoir un médecin de famille, j’ai dû attendre un mois et demi avant de pouvoir entamer un bilan.

Que se serait-il passé si je n’avais pas eu de bonnes assurances me permettant d’aller dans une clinique privée? si je ne travaillais pas pour un magazine qui a accepté d’assumer une partie des frais de consultation?

Et je ne peux même pas affirmer, en conclusion, que le privé est la solution à tous nos maux: le premier médecin à 295$ que j’ai vu n’a pas cru bon de me faire passer tout de suite un test à l’effort sur tapis roulant. Quant à la superbe clinique privée qui a permis de découvrir mon problème cardiaque, elle n’a jamais reçu les résultats de mes examens à la suite d’un incroyable cafouillage administratif… et personne ne s’en est inquiété, jusqu’à ce que je rappelle, cinq mois plus tard. Pour le suivi, on repassera!

Pas simple pour avoir un rapide bilan de santé. Vous comprenez mieux pourquoi j’ai le goût de rentrer assez rapidement en France. Sans assurance privée, j’ai pas vraiment les moyens de payer à moi et ma famille plusieurs bilans de santé à 1250$ l’unité. Ca complete bien mes deux précedents articles RAS LE BOL  de l’attente et qualité des soins de sante a Montreal et Le choix et la concurrence en sante.

RAS LE BOL de l’attente et qualité des soins de santé à Montréal

RAS LE BOL d’avoir 4 mois d’attente pour une radio de l’estomac, 6 mois d’attente pour plusieurs spécialistes, 1 a 3 mois pour  le 1er rendez-vous avec un médecin généraliste, +/- 8h dans une salle d’attente a l’hôpital pour un service d’urgence ou 2h chez un medecin avec un rendez-vous. Si ce n’était que l’attente, ça serait déjà très médiocre comme service de santé mais en plus avec la pénurie de médecins, les mauvais médecins sont surchargés de clients et surchargent le système. Imaginez un plombier qui répare mal la fuite d’eau ou l’aggrave. Résultat vous l’appelez et le rappelez. Il devient vite débordé pas nécessairement ou principalement parce qu’il manque d’employés mais de COMPÉTENCE professionnelle ou du bon outil / pièce de rechange.

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