Capitalisme dictatorial

mussolini2Le capitalisme dictatorial par Michel Santi

Pour reprendre l’expression de Roubini, nos Etats perpétuent ” un système où les profits sont privatisés et les pertes socialisées “!

Pourquoi le Gouvernement Américain refuse-t-il de divulguer publiquement – pas même au Congrès des Etats-Unis! – qui sont les heureux bénéficiaires des milliards de dollars d’aides prodiguées ( bailout ) sur les deniers publics … faisant ainsi dire au Parlementaire US Dennis Kucinich : ” La Réserve Fédérale n’est pas plus fédérale que Federal Express”…? La montée en puissance d’une oligarchie dominant le pouvoir politique n’a-t-elle pas étouffé il y a plusieurs mois toute tentative de régulation du secteur financier?

En réalité, il serait grossier de qualifier l’activisme et la sollicitude de nos Gouvernements du terme banal – et rassurant – de “nationalisations”. Le scénario qui se joue sous nos yeux est en effet autrement plus fin: c’est le système financier – ainsi que les grandes corporations – qui prennent le contrôle de nos Gouvernements! L’alliance contractée entre un secteur institutionnel hyper concentré et un pouvoir politique de plus en plus autoritaire et policé accouche progressivement d’une idéologie qu’il serait impropre de décrire comme un ” socialisme pour les riches” (Stiglitz).  Après tout, Hitler avait noué un partenariat lucratif avec Mercedes Benz qu’il n’a jamais nationalisé. Mussolini vantait ” la fusion de l’Etat et du pouvoir des entreprises” (liens).

Lorsque le contribuable se met à rendre des comptes aux intérêts et aux grosses entreprises privés, lorsque les profits sont privatisés mais que c’est la collectivité qui doit assumer les pertes, alors le fascisme s’installe.

Si la comparaison avec l’Allemagne nazie ou l’Italie fasciste est pertinente ça s’annonce très mal pour les USA au niveau économique. De toute façon quoiqu’il fasse la chute de l’empire sera dur. Et parmi les heureux bénéficiaires des milliards de dollars d’aides prodiguées (bailout) plusieurs vont faire faillite à plus ou moins long terme. Quand le Titanic coule, les compartiments de 1ere classe aussi même si c’est après tout les autres et c’est la course générale aux canots de sauvetage.

Le capitalisme dictatorial sera en compétition avec les autres capitalismes.

Qui va sortir le grand gagnant de cette crise mondiale ? Le Darwinisme économique dirait celui qui sait le mieux s’adapter au nouveau contexte. L’erreur courante c’est bien la pensée globalisante qui consiste à croire que nous somme tous dans le même bateau. C’est sans doute l’emergence de l’écologie qui nous pousse à ce schéma de pensée qui n’est pas toujours pertinent.

Croissance illusoire ou la reprise sans reprise

reprise_economique

En lisant plusieurs articles d’analyse sur la “reprise” économique et financière, on trouve plusieurs expressions pour indiquer un jugement assez similaire: artificiel, illusoire, pure invention, reprise sans reprise etc … Je vais faire une petite synthèse avec des extraits qui me semble particulièrement intéressants.

Si ces analyses et anticipations s’avèrent exactes, nul doute que nous allons connaitre dans les prochains mois et années de grands changements aussi bien en géopolitique que dans nos sociétés occidentales à des degrés divers autour de l’économie.

Crise systémique globale : Le choc cumulé des trois « vagues scélérates » de l’été 2009 – LEAP 2020  (*)

Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en zone Euro, au Japon, ce sera une reprise sans reprise (« recoveryless recovery »), une pure invention destinée à essayer de faire re-consommer des consommateurs américains ou britanniques insolvables et à faire patienter le plus longtemps possible les pays acheteurs de Bons du Trésor US et de Gilts britanniques (avant qu’ils ne décident qu’il n’y a plus d’avenir pour leurs produits aux pays du Dollar et de la Livre). …

Pour des centaines de millions d’habitants d’Amérique, d’Europe, d’Asie et d’Afrique, l’été 2009 va être une terrible transition vers un appauvrissement durable du fait de la perte de leur emploi sans perspective d’en retrouver un avant deux, trois ou quatre années; ou du fait de l’évaporation de leurs économies placées directement en bourse, dans des fonds de retraite par capitalisation ou des placements bancaires liés à la bourse ou libellés en Dollar US ou en Livre britannique; ou bien du fait de leur investissement dans des entreprises poussées à attendre désespérément une embellie qui ne viendra pas avant longtemps.

Une croissance illusoire – Michel Santi

La Chine est ainsi le dernier exemple en date où le Gouvernement s’efforce de perpétuer artificiellement l’essor économique au lieu de laisser son économie s’adapter – certes douloureusement – aux baisses des exportations vers l’Occident. L’expansion monétaire chinoise au pas de charge de 30% annuellement contraint ainsi les liquidités à se loger dans tous les secteurs d’activité, de l’immobilier à la bourse, en gonflant une sorte de méga bulle qui fera des ravages lors de son implosion! N’ayant rien appris des méfaits Occidentaux, les autorités et les Banques Chinoises préfèrent inonder leur économie de liquidités plutôt que de risquer aujourd’hui un ralentissement économique qui fragiliserait le pouvoir en place.

Quand la Chine prépare sa « Grande Evasion » du piège Dollar pour la fin de l’été 2009 – LEAP 2020

la déclaration chinoise du 24 mars dernier demandant le remplacement du dollar par une monnaie de référence internationale, était en fait à la fois un sondage et un avertissement : un sondage direct pour évaluer le rapport de force mondial (et notamment au sein du G20) autour de l’idée d’un basculement dans l’ère post-Dollar et un avertissement constructif ou destructif …

… depuis la fin 2008, les autorités chinoises ont entrepris de se « débarrasser » chaque mois de 50 à 100 milliards de leurs actifs libellés en Dollars US. Profitant des prix historiquement bas de nombreux actifs nécessaires à l’économie chinoise (mines, espaces agricoles, énergie, parts d’entreprises européennes ou asiatiques – pas américaines ce qui n’est pas un détail, … ), Pékin fait son « shopping », respectant ainsi sa contrainte première : valoriser au mieux ses actifs libellés en Dollars … c’est-à-dire, s’en « débarrasser » en les échangeant contre d’autres classes d’actifs, indépendantes des Etats-Unis, et permettant d’avancer rapidement sur le chemin de la « Grande Evasion ».

Les deux phénomènes majeurs au cœur de la phase de dislocation géopolitique mondiale – LEAP 2020

1. La disparition du socle financier (Dollars + Dettes) sur l’ensemble de la planète

L’insolvabilité globale qui caractérise désormais le système financier mondial peut être représentée par une image très simple : le socle financier sur lequel reposaient depuis des décennies les banques, assurances et autres établissements financiers mondiaux, est en train de s’effondrer, à l’image d’une ville qui serait construite sur une immense anfractuosité et qui découvrirait soudain que ce qu’elle croyait être un sol solide, destiné à porter durablement les fondations des immeubles de la cité, n’est en fait qu’une mince croûte de terre sous laquelle se trouve un mélange de vide, de gaz toxique et de remblais instables. L’équivalent financier de ce mélange est bien entendu la combinaison hautement volatile de Dollars US, d’actifs libellés en Dollars et de dettes produites en particulier par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et nombre d’économies occidentales et en développement …

2. La fragmentation accélérée des intérêts des principaux acteurs du système global et des grands ensembles mondiaux

Le second phénomène déstructurant qui alimente la dislocation géopolitique mondiale est la fragmentation accélérée des intérêts des principaux acteurs du système global et des grands ensembles mondiaux. Tout le débat sur le risque de retour du protectionnisme est à la fois un indice et une composante de ce phénomène. Le protectionnisme est bien de retour puisque le processus de globalisation tel qu’on l’a connu ces deux dernières décennies est désormais arrêté. Les discours des dirigeants politiques mondiaux sont pathétiques dans la mesure où ils persistent à répéter leur volonté de s’opposer au retour du protectionnisme et à relancer le cycle de Doha de libéralisation du commerce (10) ; tandis que, dans les faits, ils font tout le contraire comme le prouvent le « Buy American » d’Obama, la dévaluation compétitive de la Livre Sterling de Brown, les aides à l’industrie automobile française, le plan de relance soigneusement ciblé « Allemagne » de Merkel ou la plan de stimulation de la demande interne chinoise de Hu Jintao.  Les dirigeants mondiaux sont de plus en plus schizophrènes : leurs actes s’éloignent de plus en plus de leurs discours.

(*) LEAP = Laboratoire Européen d’Anticipation Politique

Mise à jour : Entendu dans cette video d’un gestionnaire de portefeuilles et lu ici :

La maison blanche anticipe un déficit cumulatif sur les dix prochaines années de 9.000 G$ !

Ca double pratiquement la dette publique US, déjà colossale avec 11.000 G$ (Milliard de $ US), au cours des dix prochaines années.

En voiture ! à droite, à gauche ou … sur le toit pour surfer?

Mieux vaut être anarchiste que de droite ou de gauche

L’auto-organisation ne se produit que si les hommes respectent des règles, soit empiriquement découvertes et adoptées, soient proposées et testées en petit comité avant d’être propagées. Qui dit règles, implique un système judiciaire, donc aussi une forme de gouvernance, gouvernance ne voulant alors pas forcément dire gouvernement avec des hommes responsables pour tous les autres.

Mieux vaut être riche et en bonne santé que pauvre et malade.

Bon je réagis rapidement à un article du militant politique français Thierry Crouzet, expert de rien (comme il se définit lui-même),  qui radote depuis 2 ans maintenant comme un jeune retraité très actif. :lol:

Toujours le style d’organisation et les moyens en occultant les ressources humaines en présence et les résultats escomptés/prévisibles. En France, les gens parlent beaucoup de politique mais posent à mon avis souvent assez mal le problème. Il y a la méthode, les objectifs mais aussi les personnes et les résultats à considérer. Si JE vous promets la LUNE (objectif) avec ma VOITURE (moyen) avec des ailes peintes dont je laisserai monter les femmes en avant avec les chômeurs (méthode) allez vous embarquer ? Probablement non car vous estimerez que le résultat sera un échec malgré un objectif ambitieux et une méthode originale et sympathique.

Dès lors, il faut faire un bilan de ces 4 critères (1) et choisir le meilleur compromis possible entre

  1. le(s) objectif(s) qui nous enthousiasme,
  2. la méthode mettant en œuvre efficacement et judicieusement nos moyens disponibles
  3. les candidats gouvernants compétents pour diriger et réussir ce(s) projet(s)
  4. taux de réussite prévisible du(es) projet(s) avec cette gouvernance-ci.

En fonction de notre situation sociale, nous allons privilégier le parti (ou petit comité) qui nous avantage dans les objectifs et/ou la méthode mais nous devons penser au taux de réussite et les conséquences en cas d’échec. Si je conceptualise tout cela, c’est que les gens ont une opinion politique qui ne résulte pas souvent d’un raisonnement logique et rationnel. C’est même plutôt l’irrationnel et l’émotionnel qui joue à voir sur quels critères les gens décident majoritairement. Attention ce n’est pas nécessairement mauvais mais tout le monde n’a pas une bonne intuition avec seulement quelques détails médiatisés d’un projet politique.

L’auto-organisation se met déjà en place sur le web. Ceux qui parlent le plus et sont les plus écoutés ne sont pas forcement les plus compétents comme nos élites politique. Le problème n’est que déplacé d’un petit nombre sélectionné avec des règles connues de tous pour un nombre un peu plus important de gens influents et des décideurs. On peut faire une analogie entre la presse papier classique et les blogs. On trouve des articles très intéressants parmi les blogs et de qualité supérieur à ce qu’on trouve dans la presse de masse. Reste que je ne suis pas certain que le bilan soit meilleur. Et c’est bien de cela qu’il est question, est ce que le bilan sera meilleur. Car aucun intérêt si c’est pour faire pire que le système actuel. Tout va dépendre des ressources humaines. Plus l’élite politique est médiocre plus le bilan de l’alternative semble plus positif et inversement.

Par exemple aux Etats-Unis, l’alternative anarchiste est plus séduisante avec un Bush Junior président qu’actuellement. Les objectifs d’un Obama sur le système de santé universel est bien meilleur que la volonté de plusieurs américains qui s’expriment activement contre et le traite de Nazi Socialiste pour ce dossier. La foule active n’est pas toujours tres cultivé,  intelligente et utile dans l’intérêt du plus grand nombre. Les effets de foule sont parfois dangereux et nuisible (morts par piétinement, lynchage etc…). Tout va dépendre de cette masse active dans un système auto-organisé. Quand on voit le nombre de militants par rapports aux citoyens d’un état, on se rend compte que cette masse politisée active est assez réduite (moins de 1%).  Un système judiciaire et une gouvernance implique des juges et des gouvernants même si la décision est collégiale avec une décision/responsabilité limitée et ponctuelle dans le temps. En diluant la décision on dilue aussi les responsabilités et donc on diminue les alternatives officielles d’un système démocratique.

Un système ne doit pas être étudié indépendamment des gens qui vont l’utiliser et du contexte, c’est un tout. A chaque contexte et type de population (avec sa mentalité, ses conventions sociales enracinés, …) correspond le système optimal dans l’interet du plus grand nombre. Le problème c’est qu’on ne change pas de système de gouvernance comme on change de vêtement suivant les saisons.

(1) J’oublie volontairement le critère de la durée (temps) pour simplifier un peu mon propos mais il est important, surtout dans la compétition internationale exacerbée avec la technologie et les  échanges commerciaux.

P.S. : A propos de communauté et d’auto-organisation, j’ai vu un hier soir un documentaire BBC sur les Iles du sud du Pacifique. Sur la toute petite ile d’Anuta, tres éloignée de toute autre civilisation, survit une communauté qui  met tout en commun et partage les fruits de leur travail et de la pêche. Sur l’île de Paques, au contraire une civilisation a disparu avec une compétition à qui fera la plus grosse statue. Tres consommateur en bois pour les déplacer, la déforestation qui s’en suivit a entrainé l’érosion des sols.

les premiers migrants avaient réussi à construire, à partir de ressources assez limitées, une société technologiquement avancée. Ils avaient dressé des centaines de statues. Les importantes ressources en arbres dont ils disposaient le long de la côte furent épuisées en quelques siècles. Dès les années 1500 à 1600, l’île aurait perdu la majeure partie de sa végétation; l’agriculture souffrant alors de l’érosion des sols. On suppose que les habitants auraient subi les effets des luttes tribales; à partir de cette époque la construction des statues et des plateformes cérémonielles diminue considérablement. Puis les maladies apportées par des nouveaux venus (européens) et les déportations (l’esclavage pratiqué par les blancs) réduisirent encore la population.  (source wikipedia)

Californie : 40 000 prisonniers à libérer

40 000 prisonniers à libérer

Des magistrats américains ont ordonné mardi à la Californie de libérer d’ici 45 jours quelque 40 000 détenus, afin de lutter contre la surpopulation carcérale et ses graves conséquences sanitaires. L’État le plus peuplé du pays, qui présente un déficit budgétaire colossal, a déjà prévu de libérer les détenus en mauvaise santé et ceux condamnés à des peines courtes. Et ce, pour des raisons économiques. Ce plan permettrait de libérer environ 37 000 places sur deux ans, selon le secrétaire du Département de correction et réhabilitation, Matthew Cate. Mais trois magistrats fédéraux sont allés plus loin. Ils ont ordonné mardi à l’État de réduire d’ici 45 jours son taux de surpopulation carcérale à 137,5 % de sa capacité d’accueil.

L’État dépense 10 milliards milliards par an pour ses pénitenciers.

Plus assez d’argent pour financer ce taux élevé d’incarcération et des conditions sanitaires pas respectés. C’est tout un système sécuritaire qui s’écroule doublement 1. financierement et 2. par le traitement réservé (insalubre) aux prisonniers avec des peines lourdes qui sont probablement mal préparés à une bonne réinsertion dans la société américaine. Dans un reportage, j’ai vu un homme de 50 ans, vétéran du Vietnam, condamné à 15 de prison pour port d’armes sans permis. Tout ces excès de répression se paye par le plus fort taux d’incarcération au monde. Ironie de l’histoire, c’est le gouvernator Arnold, M. Muscle, qui donne le coup d’envoi. D’autres états très endettés devraient suivre l’exemple.

Les États-Unis et la prison

Les États-Unis comptent 2,3 millions de prisonniers pour une population de 307 millions d’habitants – le plus fort taux d’incarcération au monde.

Publicité gratuite pour 4 marques de bieres à la Maison Blanche

Une bière et on oublie tout

C’était le pot le plus attendu de la semaine. Les médias américains étaient sur les dents, CNN affichait même à l’écran un compte à rebours jusqu’à l’heure prévue du «sommet de la bière». Deux semaines après le déclenchement de la première querelle raciale de la présidence de Barack Obama, les principaux protagonistes de l’affaire se retrouvaient à la Maison Blanche.

Vers 18 heures, Obama, en bras de chemise, accueillait donc l’universitaire noir Henry Louis Gates, ami de longue date, et James Crowley, le policier blanc qui l’a arrêté le 16 juillet, autour d’une table dans les jardins de la Maison Blanche. Le vice-président Joe Biden était aussi de la partie dans une discussion apparemment détendue.

Tout ça pour avoir traité l’intervention du policier de stupide qui consiste à arrêter pour «trouble à l’ordre public» le proprietaire noir qui force sa propre porte car il a oublié ses clés.  Après les gateries de Monica à M.Clinton, la presse US se montre encore une fois à la hauteur de la mentalité et gout du public américain majoritairement au ras des paquerettes. Mais ils sont fous ces américains ! :lol:

Organisation et Militantisme

J’ai discuté pendant plus d’un an sur un blog français qui parlait de “bottom-up” et d’organisation décentralisée dont l’auteur affirmait ne pas faire de politique. Les gens qui s’intéressent à l’organisation quelle soit pyramidale, ovale ou distribuée font de la politique. Ce débat centré sur 2 ou 3 ouvrages plus ou moins pertinent dans une décennie de début de l’internet française drainait toute sorte de participant. Les références et certains propos étaient intéressant mais comme dans toute discussion il a avait pas mal de scories : des disputes, des répititions de l’auteur et des débats idéologiques dépassées futuristes bidons et teinté de nouvelle technologie de l’information. C’est d’ailleurs ce qui m’amusait un peu mais la majorité des gens se prenaient très au sérieux et n’appréciait pas mon humour. Plusieurs ne jouaient pas aux crétins, ils l’étaient. :lol:

Je me suis inscrit a un parti (PLC) qui a mis en ligne un site avec forum et tout les textes de loi en proposition. il y a un sacré travail de lecture, de la paperasserie certes mais au moins c’est du concret avec des texte de loi a voté, le fonctionnement, les statuts du parti etc…. Alors bien sur on a pas toujours accès a toute l’information “sensible” et les députés mais c’est une 1ere étape dans le concret. Tout le monde ne s’intéresse pas à la politique et c’est en parti la faute des média qui nous y attirent par l’information mais en focalisant sur les corruptions et erreurs nous en dégoutent. Trop de gens la dénigre par amalgames multiples et variés.

Sur le forum, les députés ne semblent pas s’impliquer mais ils ont leur profil dans ce site “En Famille”. C’est bien pratique de se réunir ainsi pour un pays grand comme 40x la France. Parmi les membres il y a bien sur des militants “moutons” et d’autre comme moi qui ne le sont pas. J’ai été surpris par la qualité des intervenants et l’amabilité relative pour un site politique. il y a des thèmes de discussion économie, santé …  C’est un projet démarré début 2009. Le Canada a pris du retard par rapport aux USA et Obama qui s’est servit de l’internet pour sa campagne.

Prenez un parti, inscrivez vous et participer, influez à votre échelle les décisions. Tout les partis ne sont pas démocratique avec des chefs élu sans opposition comme a l’UMP ou ailleur avec un seul candidat comme le dernier chef libéral élu sans opposition. Ça nous montre que le parti peut être totalitaire, basé sur un réseau de membre influent souvent députés et délégués de circonscription.

Bref malgré, ces inconvénients je découvre avec euphorie ce nouveau horizon. Je ne pense pas y consacrer trop de temps car j’ai appris a éviter l’altruisme excessif et non rentable.

RAS LE BOL de l’attente et qualité des soins de santé à Montréal

RAS LE BOL d’avoir 4 mois d’attente pour une radio de l’estomac, 6 mois d’attente pour plusieurs spécialistes, 1 a 3 mois pour  le 1er rendez-vous avec un médecin généraliste, +/- 8h dans une salle d’attente a l’hôpital pour un service d’urgence ou 2h chez un medecin avec un rendez-vous. Si ce n’était que l’attente, ça serait déjà très médiocre comme service de santé mais en plus avec la pénurie de médecins, les mauvais médecins sont surchargés de clients et surchargent le système. Imaginez un plombier qui répare mal la fuite d’eau ou l’aggrave. Résultat vous l’appelez et le rappelez. Il devient vite débordé pas nécessairement ou principalement parce qu’il manque d’employés mais de COMPÉTENCE professionnelle ou du bon outil / pièce de rechange.

J’ai consulté le nouveau médecin de famille de ma conjointe qui m’a refusé de me référer a des spécialistes, un peu distrait avec ses appels tel., qui se trompait dans mon état et probablement dans son diagnostic. Pour ma conjointe, il a indiqué pour un contrôle de routine de faire une prise de sang le matin a jeun.  Le service d’urgence de l’hôpital où elle a fait sa prise de sang appelle deux fois vers midi et le cabinet du médecin aussi. Il faut aller immédiatement au service d’urgence a l’hôpital a cause d’un taux de hémoglobine bas. Ma femme indique au médecin que non elle est pas essoufflée et qu’elle a des règles menstruelles abondante actuellement. Il lui indique malgré tout d’aller aux urgences et lui envoi un fax des résultats de la prise de sang. Tous les deux inquiets, j’essaye de la rassurer en lui disant que c’est surement une erreur du laboratoire, de refaire le test et que son médecin n’est pas très bon.

attentesanteArrivé après 16h elle n’en repartira qu’après minuit (24h). Tout cela pour voir juste 5 min un médecin de garde qui lui demande pourquoi elle est venue aux urgences. Après 7 heure d’attente, elle s’entend dire par le médecin qu’elle est chanceuse de se sentir bien avec son taux bas d’hémoglobine et sans faire un autre examen. il lui conseille de voir un gastrologue. (?? mois d’attente). Il semble content quand elle lui indique qu’elle a un rendez-vous demain avec un gynécologue (rendez-vous pris il y a environ 2 mois). Chanceux plutôt tout ces médiocres médecins qui font un salaire à 6 chiffres même si ceux des urgences ont trop de stress et de charge de travail. Chanceuse qu’une ex-ministre de la Santé (les mains sales de Pauline Marois) soit en liberté et chef du PQ plutôt que sous les barreaux pour crime planifié contre les patients québécois. Il y a bien sur une responsabilité collective québécoise et je  ne veux pas faire un(e) bouc-émissaire non plus.

Ne me rappelant plus du nom de l’hôpital (Charlemagne), je rappelle vers 20h le secrétariat du service d’urgence de la rive-sud qui m’avait appelé pour voir si ma conjointe était toujours présente dans leur salle d’attente. Elle appelle et me dit que non. Elle me conseille d’appeler sur son mobile. (Si elle avait un tel. mobile, j’aurai pas appelé l’urgence). Je lui indique qu’elle en a pas et je lui demande un autre nom d’hôpital proche sur la rive-sud. C’est l’exaspération, il y en a plus de 30 et elle va pas tous me les énumérer. D’ailleurs elle en m’indique aucun. Comme un mouton je la remercie alors que je suis inquiet pour ma conjointe et que j’aurai mieux fait de l’envoyer au diable pour sa piètre collaboration et amabilité.

Bref la soirée passe dans l’inquiétude. Je fini par me coucher pour arrêter de penser au pire et qu’ils ont du la garder en observation 24h. Je reçois un appel “bloqué” vers 11h30 qui me réveille. Je n’ai pas le temps de décrocher et je suis tout secoué. Je me dis que c’est probablement ma conjointe québécoise qui a du essayé de me joindre. Arrivé a 0h45 j’apprends qu’elle ne m’a jamais appelé car elle n’a pas vu de tél. public et le personnel était assez désagréable (faible excuse et ancienne mauvaise habitude). Qui m’a appelé à cette heure si tardive ? une erreur ou plus probablement le secrétariat de l’hôpital vu qu’une secretaire m’a appelé justement le lendemain matin à 8h pour fixer un rendez-vous d’urgence avec un gastrologue le 2 juillet. 15 jours c’est drôlement rapide pour le Québec. C’est clairement un rendez-vous d’urgence !  Avec mon probable ulcere gastrique j’ai pas eu cette chance là. C’est vrai qu’elle est chanceuse. Tiens j’essayerai de l’accompagner des fois que le médecin est bon et assez compréhensible pour jeter un oeil à mon cas. On peut toujours rêver.

Comment peux t’on si mal dépenser l’argent des contribuables québécois (en 2008, même ratio par personne qu’en France) pour ce piteux système de santé depuis plusieurs décennies. Une partie va sans doute dans les CLSC, une clinique publique spécifique au Québec et à la Suède dont j’apprécie pas la qualité de service de soins ni la qualité d’accueil.

Cet exemple réel vécu ne constitue pas un bilan sur l’état des services de santé sur Montréal et sa région proche. Cependant il me semble assez révélateur et emblématique avec d’autres mauvaises expériences passées et les retours de mon entourage.

Les autres provinces du Canada, n’ont pas toutes ce même niveau d’attente. D’ailleurs certains québécois vont en Ontario, la province voisine, pour se faire soigner. J’ai l’impression que le Québec a certaines spécificités qu’il faudrait regarder de prés pour identifier ce qui coince le système.

Arrivé en assez bonne santé au Québec, depuis 10 ans mon état s’est progressivement détérioré avec tous ses mauvais médecins et j’en ai plus que marre, RAS LE BOL !! C’est de loin mon principal reproche à cette région :( dont j’ai souvent vanté les avantages. C’est terminé, je ne conseille plus le Québec aux français de France, excepté aux jeunes étudiants en excellente santé ou ceux qui peuvent s’offrir de multiples séjours en France si nécessaire pour se faire bien soigner.

Si vous avez des bonnes références de médecin de famille sur Montréal, je suis preneur. J’en cherche un bon et disponible pour de nouveaux patients : la perle rare en somme sur Montréal et ses environs.

P.S. : J’ai finalement trouvé un laboratoire privé qui m’a donné un rendez-vous sous 15 jours et ca sera probablement gratuit car prise en charge avec l’assurance santé (carte soleil).

Isotopes médicaux

17 mai 2008

Isotopes médicaux : Les réacteurs MAPLE aux oubliettes

« Le gouvernement du Canada accepte la décision du conseil d’administration d’Énergie atomique du Canada limitée (EACL) de mettre fin au projet des réacteurs MAPLE qui avait été lancé en 1996 dans le but de produire des isotopes médicaux », indique le gouvernement Harper dans un communiqué.

Ottawa assure que cette décision n’aura pas d’effet sur l’approvisionnement en isotopes médicaux, utilisés dans le dépistage par imagerie médicale du cancer ou de maladies cardiaques et osseuses. Le gouvernement minoritaire du conservateur Stephen Harper précise que les installations actuelles du réacteur de recherche de Chalk River en Ontario « vont demeurer une source fiable d’approvisionnement continu ».

11 juin 2009

Le Canada prépare sa sortie

Stephen Harper a souligné mercredi qu’il était impossible de construire un nouveau réacteur dans les mois et même dans les années à venir.

Il espère que la centrale de Chalk River, âgée de 50 ans, pourra fonctionner un maximum d’ici 2016. Toutefois, au-delà de cette date, l’approvisionnement en isotopes, selon lui, passera par le marché international, de nouvelles technologies ou le privé.

Pas de solution à court terme

En entrevue à RDI, le Dr Jean-Paul Soucy, spécialiste en médecine nucléaire au Centre hospitalier de l’Université de Montréal, a expliqué que la fermeture, pour au moins trois mois, du réacteur ontarien de Chalk River, l’un des principaux producteurs d’isotopes médicaux au monde, entraînait de nombreuses annulations de rendez-vous pour des patients atteints du cancer.

Le Dr Soucy a expliqué que les réacteurs toujours actifs en Afrique du Sud et en France ne pouvaient suffire à la demande. Le marché des isotopes médicaux n’est pas énorme, environ 300 millions de dollars à l’échelle mondiale, et les producteurs sont peu nombreux.Qui plus est, le design de deux réacteurs construits récemment au Canada ne permet pas la production de l’isotope utilisé en médecine nucléaire. Certains réacteurs ailleurs dans le monde pourraient être adaptés pour en produire, mais, d’après le Dr Soucy, cela ne pourrait arriver qu’à moyen terme.

Mensonge ou tres mauvaise planification de M.Harper Junior !

15 juin 2009

Une solution exigée

La crise des isotopes médicaux au Canada dépasse les frontières et inquiète les sommités mondiales de la médecine nucléaire.

Lundi, la Société de médecine nucléaire a pressé les gouvernements occidentaux, dont celui du Canada, de trouver une solution à la pénurie d’isotopes médicaux. Selon le président de l’organisation, Robert Atcher, les gouvernements doivent pallier au problème, car les conséquences pourraient être dévastatrices: « Nous faisons face à l’une des plus grandes menaces de la médecine moderne ». M. Atcher a lancé cet avertissement de Toronto, où des milliers de scientifiques de 70 pays sont réunis cette semaine, à l’occasion de la conférence annuelle de la Société de médecine nucléaire.

La pénurie d’isotopes médicaux a des effets partout dans le monde. Des examens essentiels de médecine nucléaire doivent être reportés.

Cancer : Eau contaminé par le gouvernement canadien

Base militaire de Valcartier : Au moins 71 sites contaminés (Quebec)

Contamination à Shannon
Depuis près de 10 ans, les citoyens de Shannon sont tourmentés parce que la nappe phréatique est contaminée par les TCE. Ce produit toxique a été utilisé en abondance sur la base militaire de Valcartier pendant 50 ans. Le panache de contamination progresse sans qu’on sache comment l’arrêter.

Les citoyens de Shannon poursuivent le gouvernement canadien, la multinationale General Dynamics et une filiale de SNC-Lavalin pour la contamination de l’eau potable par le TCE. Le recours collectif sera entendu à l’automne 2009 en Cour supérieure.

Selon le comité des citoyens de Shannon, au moins 400 personnes seraient mortes ou souffriraient de maladies en raison de l’exposition aux produits toxiques provenant de la base militaire de Valcartier.

Environnement Canada note que les sites contaminés par des organismes fédéraux, dont ceux sur la base militaire, peuvent constituer un risque pour la santé humaine et l’environnement. Il y en a 18 000 au Canada.

Incroyable et crimminel ! Ca dure depuis plusieurs décénnies et parmi tout les gouvernement aucun ont jugé utile d’informer la population. Une responsabilité civile devrait être engagé contre tout ses responsables politiques qui n’ont pas honnorer leur charge et protèger la santé de tout ses riverains.

Dans ce reportage, un scientifique indique que le TCE (TriChlorÉthylène) a une signature particulière qu’on peut retrouver dans une tumeur cancéreuse.

La valse des milliards: A votre santé!

Je reproduit ici un texte publié sur CentPapiers de Pierre SCHNEIDER, ancien membre du RIN (Rassemblement pour l’indépendance nationale), qui commet certains légers amalgames probablement volontairement dans un but politique. Suit ma réponse +/- humoristique avec la signature SuperDupont dont l’image de mon avatar ressemble un peu avec son béret. Superdupont est un personnage de BD crée en 1972 par Gotlib qu’on peut définir brièvement comme une sorte de parodie de superman bedonnant et un français ultra-patriotique qui défend son pays contre l’Anti-France. J’ajoute à mes lecteurs que James correspond au prénom original du 1er ministre québécois actuel M.Charest qui l’a francisé en Jean. Pauline est le prénom du chef de l’opposition et du PQ actuel, Madame Marois. La vie est trop courte pour la vivre trop sérieusement je trouve, sans tomber non plus dans l’écueil opposé.

La valse des millliards: A votre santé!

Quand je prends connaissance de tout le cafouillis administratif entourant les méga projets des méga hôpitaux que nos élus veulent nous imposer, je suis certain que je me dirigerais inexorablement vers la faillite si j’administrais mes biens comme font ceux qui nous dirigent.

Le vérificateur général, Renaud Lachance, a scruté les chiffres et ses constatations confirment le laxisme et le laisser-aller du gouvernement qui tient à perpétuer la ségrégation dans la métropole en construisant un établissement francophone et un autre anglophone alors que les descendants des conquérants sont minoritaires et que le Québec a adopté, il me semble, une loi 101 pour confirmer la nette prédominance de la langue française.

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1.1M$ pour l’ex-PDG de la Caisse de dépot

En attendant Henri-Paul Rousseau

Henri-Paul RousseauL’ancien président-directeur général de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Henri-Paul Rousseau, prononcera une allocution attendue, lundi, à midi, devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Celui qui a dirigé l’institution de 2002 à 2008 doit offrir ses « perspectives sur la Caisse et la crise financière » à la suite de l’annonce des pertes de 39,8 milliards de dollars subies par l’institution en 2008.

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Record du budget US en 2009

Les records s’enchainent avec un budget record de 3724 G$ pour les dépenses du gouvernement US en 2009 soit un déficit de 1750 G$ par rapport au déficit de 455 G$ pour 2008 selon l’article de Radio-Canada.

États-Unis : À besoins énormes, budget énorme

Le déficit projeté pour l’année budgétaire commencée le 1er octobre 2008 représenterait 12,3 % du produit intérieur brut (PIB), soit la proportion la plus importante depuis celle de 21,5 % enregistrée en 1945. L’an dernier, le déficit américain s’établissait à 455 milliards de dollars.

Ce plan, qui prévoit en partie les revenus et les dépenses de l’État pour les 10 prochaines années, doit réconcilier les gigantesques dépenses qui ont été ou qui seront engagées par le président avec sa promesse de réduire l’énorme déficit budgétaire de moitié d’ici 2013. Il s’établirait ainsi à 533 milliards de dollars, soit 3 % du PIB. Il prévoit de nouveaux investissements dans les domaines de l’énergie, de la santé et de l’éducation, mais aussi, à plus long terme, des réductions des dépenses pour les guerres en Irak et en Afghanistan, des hausses d’impôts pour les plus riches et de nouveaux revenus provenant de la vente de permis d’émissions de gaz polluants que le gouvernement prévoit délivrer dans le cadre d’un système d’échanges de crédits d’émissions.

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Réorganisation à la Caisse de dépôt du Québec?

J’ai déjà parlé dans un précédent article des problèmes de gestion et pertes financières de la Caisse de dépôt du Québec. Publiquement, certains anciens de la caisse ont parlé hier de la responsabilité de l’ancien dirigeant (et son équipe ) Henri-Paul Rousseau qui avait démissionné pour un poste prestigieux à Power Corporation, une société de Paul Desmarais. Plusieurs interviews sont proposés dans l’article ci-dessous de Radio-Canada.

Bas de laine des Québécois : Grand ménage à la Caisse de dépôt?

En pleine crise économique, Québec n’a toujours pas nommé le nouveau PDG de la Caisse et le mandat de 9 des 14 membres du C.A. n’a toujours pas été renouvelé.

Démenti formel

« Le gouvernement du Québec tient à démentir formellement l’information véhiculée aujourd’hui par Radio-Canada à l’effet qu’il aurait demandé à la Caisse de dépôt et placement du Québec de congédier 7 des 11 premiers vice-présidents de la Caisse. Cette information est sans aucun fondement », a rétorqué par voie de communiqué le Cabinet de la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget.

Le gouvernement rappelle qu’il nomme le président et chef de la direction de la Caisse, ainsi que le président et les membres de son conseil d’administration, sur recommandation du C.A. de l’institution. « Les autres nominations, notamment celles des premiers vice-présidents, relèvent de la Caisse de dépôt et il n’est pas de l’intention du gouvernement de changer quoi que ce soit à cet égard », ajoute le communiqué.

Une perte actuelle évaluée à 37G$ * sur un actif de 155G$ au 31 décembre 2007. Le gestionnaire héros de la caisse est devenu aujourd’hui publiquement le vilain canard qui a fait prendre trop de risque à la caisse. Pas grand chose à ajouter autre que la priorité reste d’élire un nouveau président dans la crise financière et économique actuelle. En espérant qu’il soit plus avisé et prudent avec les économies des Québécois.

* G$ = Giga ou Milliard de $

Gouvernance financière

Voici deux extraits d’articles intéressants.

Individuals respond to incentives… même les banquiers

L’implication de tout ça est que le problème n’est pas le recours à l’effet de levier en lui-même mais bien l’incitation à contrôler l’usage des capitaux prêtés. Si évolution législative il doit y avoir, elle est à ce niveau : réaligner les incitations dans le sens d’une meilleure évaluation des risques et d’un meilleur contrôle par les prêteurs eux-mêmes. L’auteur évoque deux mesures qui découlent de tout ça : il faut 1) que les institutions financières aient une taille raisonnable, de manière à ce que leur disparition n’entraine pas de risque systémique ; 2) privilégier les structures de gouvernance de type partnership pour les banques d’investissement. Ce type de structure est plus incitatif à la mise en oeuvre d’un contrôle étroit des activités en son sein puisque les partenaires sont solidairement responsables des pertes encourues. De manière plus générale, la question de la gouvernance est un problème important mais néanmoins sous-estimé. Aujourd’hui, l’heure est plutôt à la concentration bancaire et à la transposition du “patriotisme économique” au secteur financier.

L’Histoire est toujours écrite par les gagnants par Michel Santi

L’utilisation de l’effet de levier s’était généralisée affectant ainsi la globalité du spectre des investissements car le moindre des investisseurs se finançait désormais dans des Devises à faible taux d’intérêt pour placer plusieurs fois ce montant emprunté sur des instruments à haut rendement : quoi de plus naturel dans un contexte de volatilité maîtrisée? Laisser le cash dormir sur un compte relevait à cette époque du sacrilège : L’Histoire financière n’est-elle pas systématiquement écrite par les gagnants?

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Harper Junior encore 2 mois et puis OUT!

Vu la crise politique, parlementaire et d’unité nationale que Harper Junior vient d’ajouter  lui-même à la crise financière et économique qui se  répand au Canada, deux mois de répit pour une telle gouvernance est un luxe dont je doute que les canadiens peuvent se payer. Je partage l’analyse de l’article ci-dessous mais moins son optimisme sur Harper.

Au travail, M. Harper! de Raymond Giroux

Les emplois s’envolent, le dollar s’effrite, la récession s’installe : Stephen Harper a décidément du pain sur la planche pour corriger son incurie et son attentisme injustifiables.

Le premier ministre nous a promis cette semaine de se mettre au travail, après avoir déposé une Mise à jour économique au total farfelue.Veut-il enfin passer aux choses sérieuses? J’hésite comme bien d’autres à lui faire confiance, à donner la chance au coureur, même s’il a rangé ses coupes idéologiques. Quand M. Harper admet du bout des lèvres que la responsabilité du triste spectacle parlementaire qui vient de se terminer revient à tous les acteurs, il s’agit là d’un euphémisme. C’est lui et lui seul qui a ouvert le bal. Quand il invite les deux autres partis dits nationaux à collaborer avec lui, il oublie sa propre attitude belliqueuse à leur endroit. Quand il met de côté les «séparatistes», il gomme le fait qu’il a survécu grâce au Bloc québécois pendant 18 mois.

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