Tragédie grecque: quel avenir pour l’Union Européenne?

C’est le sujet incontournable du moment et nul doute que peu liront cet article, noyé dans l’avalanche d’article issu des média de masse sur internet. Je vous cite un article d’un journal français Le nouvel Obs et vous livre quelques réflexions personnelles a chaud, pour cet événement hautement historique et tragique.

Grèce : avant la ruine, le référendum

LE PLUS. La décision du Premier ministre grec Georges Papandréou de soumettre le plan de sauvetage de son pays à référendum a sidéré les principaux dirigeants européens. Les Grecs vont enfin avoir l’occasion de décider de leur avenir : sortir ou non de la zone euro. Mais quelque soit leur choix, l’avenir du pays parait bien sombre.

Le Premier ministre Grec, Georges Papandréou a annoncé lundi qu’il soumettrait le plan de sauvetage de son pays accordé avec les 16 autres pays de l’eurozone à référendum. La nouvelle a sidéré les membres de son cabinet et l’opposition, déclenchant une crise ministérielle. Elle a aussi provoqué une colère bleue chez les chefs d’Etat de l’UE, qui s’étaient couchés à 4h du matin jeudi dernier pour arracher un accord, en prévision du sommet du G20 qui s’ouvre à Cannes jeudi. Les marchés financiers ont immédiatement réagi : – 5,38% à Paris, -4,94% à Francfort. -2,21% à Londres, -6,92% à Athènes et -2,79% pour l’index S&P 500 de New York.

Georges Papandréou à son arrivée au sommet de l'Union européenne le 27 octobre 2011.

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Bourse et réalité économique : le grand écart

Bulle sur les prêts en Chine, la Bank of China agit pour le yuanPhilippe Béchade

Un heureux hasard comme seuls les marchés savent nous en offrir depuis juillet 2009 a permis au CAC 40 de contenir son repli à -1,06%. Il affiche ainsi symboliquement une clôture juste au-dessus du seuil psychologique des 4 000 points, à 4 000,05.

Mais il existe d’irréductibles sceptiques qui affirment que si la main reste invisible, comme dans n’importe quel bon théâtre de marionnettes, il n’en va pas de même des grosses ficelles qui ont remplacé les fils de nylon arachnéens des années 90. A l’époque, le spectacle semblait plus naturel mais il était impossible de trop accentuer les mouvements, sinon le marché cassait ses attaches et retrouvait son apparence désarticulée.

Manipulation des carnets d’ordres à la milliseconde, suppression de toutes les phases correctives par les trading programs, injections de liquidités par la Fed dès que la tendance haussière semble menacée à Wall Street… la glorieuse incertitude de l’anticipation boursière n’a plus guère d’espace pour s’exprimer.

Nous sommes entrés depuis neuf mois dans l’ère du marché à choix unique. Nous assistons au triomphe de la volonté humaine sur l’incertitude et le chaos : le rêve des théoriciens de la planification dirigiste de l’après-Première Guerre mondiale est devenu une réalité boursière. Et s’il existe encore une alternative pour l’investisseur, elle se partage entre acheter ou ne pas vendre, en vertu de l’obéissance aveugle à la tendance qui serait notre seule amie.

Si le constat est exact et vu l’écart qui se crée sur de relatif petit volumes de transactions, le reveil risque d’être brutal et spectaculaire courant de l’année 2010.

Il n’est pas rare de voir les ménages chinois s’endetter sur huit ou dix ans pour s’offrir un petit bout de “rêve américain”. Les nouveaux conducteurs découvrent ainsi le bonheur de rester coincés pendant des heures dans des embouteillages monstres — Pékin est au bord de l’apoplexie automobile malgré la construction d’un sixième super-périphérique, achevé juste avant le début des Jeux olympiques au début de l’été 2008.

:mrgreen:

J’adore lire les nouvelles financieres et économiques sur la chronique Agora pour l’humour et l’ironie de plusieurs rédacteurs.

Sinon Michel Santi mene une charge virulente depuis plusieurs articles sur le president de la Fed, Ben Bernanke, que Obama a reconduit dans son poste et qui constitue tres probablement une erreur.

Bernanke Ponce Pilate

Bernanke ne daigne ainsi même pas justifier – et encore moins excuser – l’attitude complaisante de la Réserve Fédérale ayant volontairement appliqué entre 2001 et 2006 une politique monétaire manifestement trop laxiste tout à la fois en regard du P.I.B. nominal (composé de la croissance réelle additionnée de l’inflation) et des anticipations du marché (reflétées à travers les taux longs). Quant à son implication directe ou indirecte dans le cadre de toute décision concernant les taux d’intérêts de son pays, y compris lorsque Greenspan était aux commandes, elle est évidemment passée sous silence tout comme le sont les multiples occasions perdues ces dix dernières années d’intensifier la réglementation bancaire et financière Américaine alors qu’il était un des économistes les plus influents de son pays et ce bien avant de parvenir à son poste actuel…

Obama solidarise l’Etat US au sort de 2 organismes semi-publics

L’administration Obama soutient massivement Fannie Mae et Freddie Mac (Le Monde)

L’administration du président américain Barack Obama a offert, jeudi 24 décembre, un immense cadeau de Noël à deux entreprises cruciales pour l’immobilier, Fannie Mae et Freddie Mac, leur donnant carte blanche sur leurs pertes jusque fin 2012, pertes qui seront comblées par l’Etat. Le département du Trésor a annoncé qu’il modifiait le plafond de 200 milliards de dollars par entreprise assigné aux deux organismes semi-publics de refinancement hypothécaire, qui limitait les injections de capital auxquelles pouvait procéder l’Etat (lire notamment l’article du Wall Street Journal).

Unlimited access to bailout funds through 2012 was “necessary for preserving the continued strength and stability of the mortgage market,” the Treasury said.

Assez incroyable cet accès illimité aux fonds publics.

Entre les cadeaux de Paulson et autres ex-dirigeants de Goldman Sachs a cette banque privée d’investissement,  les erreurs du président actuel de la Fed (Ben Bernanke) qu’on a reconduit dans un nouveau mandat et les impératifs de relance économique, le brouillard s’ estompe davantage avec cette annonce. Des a présent certains peuvent déjà affirmer que l’administration Obama a commise des erreurs (volontaires ou par incompétences) dans l’intérêt de l’ensemble contribuables américains actuels et surtout futurs. Sa marge de manœuvre est certes limité mais certains cadeaux ne trompent que les imbéciles ou les gens mal informés. Les finances de l’État US et de la Fed semblent proche de la rupture avec cette annonce. Il semble urgent que la communauté internationale se trouve une monnaie de référence pour remplacer le dollar US qui devrait plonger sous peu.

Les fonds de retraite et la crise financiere

Cette quête effrénée du profit

le monde de la finance n’aurait pas été poussé dans ces retranchements si les fonds de pension Américains n’exigeaient une rentabilité annuelle de l’ordre de 9% afin de respecter leurs engagements. Les investisseurs de 2006 n’étaient effectivement pas plus gourmands que ceux de 2000 ou de 2004 tout comme les Banquiers du début des années 2000 n’étaient pas plus prudents que ceux en poste en 2006 mais le contexte des années 2006-2007 fut marqué par un effondrement des rendements des actifs les plus solvables (AAA) qui étaient sollicités par l’ensemble de la planète. Comme il leur était impossible dans de telles conditions de continuer à miser sur des Bons du Trésor et autres papiers municipaux qui payaient à peine 5% d’intérêts, ces fonds de pension durent ainsi se rabattre sur des papiers valeurs qui, tout en offrant un rendement plus élevé, étaient naturellement plus spéculatifs (BBB)…

Banquiers peu scrupuleux, monde de la finance centré sur lui-même, univers académique incapable de proposer une construction économique alternative, investisseurs insatiables sont bien-sûr responsables chacun à sa mesure du déclenchement de la crise actuelle. Cette ruée généralisée sur des instruments financiers à risques permettant de dégager des profits au-dessus de la moyenne est toutefois la conséquence indirecte du vieillissement des populations!

Les subprimes furent ainsi inventés en guise de solution alternative permettant de dégager des rendements satisfaisants du fait de l’effritement graduel des intérêts payés par les actifs sains sollicités massivement par les investisseurs souverains et privés mondiaux. Cet afflux de liquidités en direction des Etats-Unis eut effectivement un impact direct et mécanique à la baisse sur des taux d’intérêts US qui n’étaient dès lors plus au diapason du niveau de l’activité économique domestique… En fait, cet océan de liquidités déversées notamment par les Banques Centrales Asiatiques dans le marché Américain devait contribuer à éroder progressivement toute la prime de risque intrinsèque aux papiers valeurs et ce non seulement sur les actifs les plus solvables mais également sur les obligations de moindre qualité: l’indicateur permettant en effet d’apprécier le potentiel de faillite des débiteurs les moins solvables par rapport aux taux d’intérêts offerts sur leurs obligations fut ainsi ramené à zéro, soit un niveau jamais atteint jusque là!

En d’autres termes, ces liquidités, qui devaient impérativement trouver des débouchés, avaient totalement nivelé toute appréciation qualitative du risque de la part de ces fonds de pension en mal de rentabilité mais également de la part des Banques Centrales Asiatiques qui raflaient les papiers valeurs US et ce même au prix d’une décote de plus en plus pénalisante. Ces liquidités, qui comblaient sans distinction et comme un tsunami l’ensemble des trous du gruyère des investissements et qui ne pouvaient plus se loger dans des actifs AAA n’offrant qu’un rendement misérable, furent naturellement canalisées dans des instruments inhabituels comme les titres sur prêts hypothécaires. De surcroît, comme ces titres offrant un dividende au-dessus de la moyenne étaient miraculeusement affublés de la notation suprême AAA, ils furent donc raflés par l’ensemble de la profession financière qui put ainsi gonfler ses profits en les distribuant à tout le panel des investisseurs étrangers et Américains assoiffés…

Aujourd’hui rien n’est réglé car notre monde développé est évidemment toujours dans l’incapacité de financer la vague de retraites la plus massive des temps modernes dans un contexte où les taux d’intérêts sont proches du zéro absolu! Pourquoi s’étonner dès lors que les marchés Boursiers se mettent contre toute logique à atteindre des niveaux incompréhensibles en regard des profits des sociétés cotées, pourquoi s’émouvoir des flambées spéculatives de l’Or et du Pétrole en dépit d’une inflation inexistante et d’une activité économique anémique? La réponse est pourtant limpide: Tout ce qui est susceptible d’offrir aujourd’hui d’offrir une rentabilité un tant soit peu supérieure à la moyenne est et sera condamné à se transformer quasi instantanément en bulle!

J’espere que je n’aurai pas de problème de copyright avec l’auteur Michel Santi pour reproduire un si long extrait de son article que je trouve excellent. Rien est à retrancher et moi qui d’habitude ne cite que les meilleurs extraits, j’étais bien ennuyé avec son dernier article. Je vous recommande le lire en entier sur son site.

Je ne suis pas un analsyte financier mais son explication, parfois imagé, est assez claire et cohérente. C’est parfois nécessaire de rappeler ces mouvements essentiels pour ne pas se perdre avec les détails de l’actualité quotidienne des média de masse. Merci Michel pour ton travail de vulgarisation financière.

Cette idée reste à vérifier avec des chiffres comptables pour mesurer l’impact réel de ces fonds de pensions américains dans la crise financiere actuelle. Par exemple, combien ces fonds détenaient de subprimes ?

Avec l’allongement de l’esperance de vie et le vieillissement des populations en occident, les retraites à partir de 55 voir 60 ans devraient diminuer à l’avenir.

Quand le $ US va t’il chuter et l’inflation exploser ?

dollars-usInflation, déflation, or, dollar… rien ne se passe comme prévu, dans cette dépression! par Bill Bonner

Ces 10 dernières années, la masse monétaire américaine s’est développé environ deux fois plus rapidement que le PIB. Et la Fed a doublé ses engagements rien qu’au cours des 18 derniers mois. Cette dernière information est stupéfiante. Il a fallu près de 100 ans à la Banque centrale américaine pour faire grimper sa trésorerie à 1 000 milliards de dollars. Puis, sous la direction de Ben Bernanke, elle a ajouté 1 000 milliards supplémentaires en quelques mois. Cela signifie que les responsables de la Fed ont acheté une gigantesque quantité de dette aux agences américaines et au secteur financier. Ils ont “monétisé” cette dette, ils l’ont transformée en cash en la payant avec de l’argent créé spécialement dans ce but.

Il y a une loi d’airain, en économie. La qualité et la quantité évoluent en proportions inverses. Sauf que jusqu’à présent, le dollar ne s’est pas effondré. Il a chuté, mais en douceur.

Parallèlement, le taux d’inflation n’a PAS grimpé. Il a plutôt baissé. Allez comprendre. Quand on ajoute une telle quantité d’inflation monétaire, on pourrait s’attendre à voir l’IPC grimper. Mais non. Pas encore.

Encore plus surprenant, le marché obligataire ne s’est PAS effondré. Voyons voir, une gigantesque injection d’inflation monétaire : voilà qui devrait tuer le marché obligataire. Il y a aussi eu les plus grandes ventes de bons du Trésor américain de l’histoire — nécessaires pour couvrir un déficit de 1 700 milliards de dollars cette année. Cela aurait aussi dû tuer le marché obligataire. Et par-dessus tout, une projection de la Maison Blanche qui nous dit que les autorités ajouteront 9 000 milliards de dollars de dette au cours des 10 prochaines années. Et ça en se basant sur une reprise totale de l’économie ! Voilà qui devrait certainement tuer le marché obligataire. Pas du tout ! Les rendements obligataires ont grimpé… mais le bon du Trésor américain à 10 ans ne rapporte toujours que 3,4%.

L’analyste financier Bill Bonner conclu que soit la loi d’airain a été annulé soit elle n’a pas encore rattrapé le marché. Je pense que le marché va bientôt suivre cette loi de dilution monétaire mais il y a une autre possibilité toute théorique. Si je chute mais qu’un objet chute aussi vite que moi, en regardant cet objet j’ai l’illusion d’être statique. En d’autres termes, le cours du dollar US fluctue en fonction d’autre monnaie et pays qui connaissent aussi des difficultés financières et économiques. Dans l’absolu, la loi d’airain peut être respecté sans que le dollar s’écroule par rapport aux autres monnaies si ces autres monnaies chutent également en valeur intrinsèque. L’Europe semble aussi endetté que les USA mais pas la Chine. Elle maintient le dollar encore à flot selon moi, le temps pour elle de se débarrasser des bons du trésor américain et autre placements financiers en $ US.

Autant Bush Junior a participé au déclin politique, économique et diplomatique des USA, autant Ben Bernanke va participer au déclin monétaire avec la participation du gouvernement Obama qui n’a certes pas beaucoup de choix dans ce contexte de crise économique majeure. C’est la fuite en avant toute et misère aux générations futures américaines. Ils auront le poids de la dette à rembourser et le réchauffement climatique à gérer pour les abus passés des générations précédentes.

Croissance illusoire ou la reprise sans reprise

reprise_economique

En lisant plusieurs articles d’analyse sur la “reprise” économique et financière, on trouve plusieurs expressions pour indiquer un jugement assez similaire: artificiel, illusoire, pure invention, reprise sans reprise etc … Je vais faire une petite synthèse avec des extraits qui me semble particulièrement intéressants.

Si ces analyses et anticipations s’avèrent exactes, nul doute que nous allons connaitre dans les prochains mois et années de grands changements aussi bien en géopolitique que dans nos sociétés occidentales à des degrés divers autour de l’économie.

Crise systémique globale : Le choc cumulé des trois « vagues scélérates » de l’été 2009 – LEAP 2020  (*)

Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en zone Euro, au Japon, ce sera une reprise sans reprise (« recoveryless recovery »), une pure invention destinée à essayer de faire re-consommer des consommateurs américains ou britanniques insolvables et à faire patienter le plus longtemps possible les pays acheteurs de Bons du Trésor US et de Gilts britanniques (avant qu’ils ne décident qu’il n’y a plus d’avenir pour leurs produits aux pays du Dollar et de la Livre). …

Pour des centaines de millions d’habitants d’Amérique, d’Europe, d’Asie et d’Afrique, l’été 2009 va être une terrible transition vers un appauvrissement durable du fait de la perte de leur emploi sans perspective d’en retrouver un avant deux, trois ou quatre années; ou du fait de l’évaporation de leurs économies placées directement en bourse, dans des fonds de retraite par capitalisation ou des placements bancaires liés à la bourse ou libellés en Dollar US ou en Livre britannique; ou bien du fait de leur investissement dans des entreprises poussées à attendre désespérément une embellie qui ne viendra pas avant longtemps.

Une croissance illusoire – Michel Santi

La Chine est ainsi le dernier exemple en date où le Gouvernement s’efforce de perpétuer artificiellement l’essor économique au lieu de laisser son économie s’adapter – certes douloureusement – aux baisses des exportations vers l’Occident. L’expansion monétaire chinoise au pas de charge de 30% annuellement contraint ainsi les liquidités à se loger dans tous les secteurs d’activité, de l’immobilier à la bourse, en gonflant une sorte de méga bulle qui fera des ravages lors de son implosion! N’ayant rien appris des méfaits Occidentaux, les autorités et les Banques Chinoises préfèrent inonder leur économie de liquidités plutôt que de risquer aujourd’hui un ralentissement économique qui fragiliserait le pouvoir en place.

Quand la Chine prépare sa « Grande Evasion » du piège Dollar pour la fin de l’été 2009 – LEAP 2020

la déclaration chinoise du 24 mars dernier demandant le remplacement du dollar par une monnaie de référence internationale, était en fait à la fois un sondage et un avertissement : un sondage direct pour évaluer le rapport de force mondial (et notamment au sein du G20) autour de l’idée d’un basculement dans l’ère post-Dollar et un avertissement constructif ou destructif …

… depuis la fin 2008, les autorités chinoises ont entrepris de se « débarrasser » chaque mois de 50 à 100 milliards de leurs actifs libellés en Dollars US. Profitant des prix historiquement bas de nombreux actifs nécessaires à l’économie chinoise (mines, espaces agricoles, énergie, parts d’entreprises européennes ou asiatiques – pas américaines ce qui n’est pas un détail, … ), Pékin fait son « shopping », respectant ainsi sa contrainte première : valoriser au mieux ses actifs libellés en Dollars … c’est-à-dire, s’en « débarrasser » en les échangeant contre d’autres classes d’actifs, indépendantes des Etats-Unis, et permettant d’avancer rapidement sur le chemin de la « Grande Evasion ».

Les deux phénomènes majeurs au cœur de la phase de dislocation géopolitique mondiale – LEAP 2020

1. La disparition du socle financier (Dollars + Dettes) sur l’ensemble de la planète

L’insolvabilité globale qui caractérise désormais le système financier mondial peut être représentée par une image très simple : le socle financier sur lequel reposaient depuis des décennies les banques, assurances et autres établissements financiers mondiaux, est en train de s’effondrer, à l’image d’une ville qui serait construite sur une immense anfractuosité et qui découvrirait soudain que ce qu’elle croyait être un sol solide, destiné à porter durablement les fondations des immeubles de la cité, n’est en fait qu’une mince croûte de terre sous laquelle se trouve un mélange de vide, de gaz toxique et de remblais instables. L’équivalent financier de ce mélange est bien entendu la combinaison hautement volatile de Dollars US, d’actifs libellés en Dollars et de dettes produites en particulier par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et nombre d’économies occidentales et en développement …

2. La fragmentation accélérée des intérêts des principaux acteurs du système global et des grands ensembles mondiaux

Le second phénomène déstructurant qui alimente la dislocation géopolitique mondiale est la fragmentation accélérée des intérêts des principaux acteurs du système global et des grands ensembles mondiaux. Tout le débat sur le risque de retour du protectionnisme est à la fois un indice et une composante de ce phénomène. Le protectionnisme est bien de retour puisque le processus de globalisation tel qu’on l’a connu ces deux dernières décennies est désormais arrêté. Les discours des dirigeants politiques mondiaux sont pathétiques dans la mesure où ils persistent à répéter leur volonté de s’opposer au retour du protectionnisme et à relancer le cycle de Doha de libéralisation du commerce (10) ; tandis que, dans les faits, ils font tout le contraire comme le prouvent le « Buy American » d’Obama, la dévaluation compétitive de la Livre Sterling de Brown, les aides à l’industrie automobile française, le plan de relance soigneusement ciblé « Allemagne » de Merkel ou la plan de stimulation de la demande interne chinoise de Hu Jintao.  Les dirigeants mondiaux sont de plus en plus schizophrènes : leurs actes s’éloignent de plus en plus de leurs discours.

(*) LEAP = Laboratoire Européen d’Anticipation Politique

Mise à jour : Entendu dans cette video d’un gestionnaire de portefeuilles et lu ici :

La maison blanche anticipe un déficit cumulatif sur les dix prochaines années de 9.000 G$ !

Ca double pratiquement la dette publique US, déjà colossale avec 11.000 G$ (Milliard de $ US), au cours des dix prochaines années.

La crise ou la quadrature du cercle

L’actualité de la crise : Quadratures du cercle, par François Leclerc.

Et, d’une manière générale, rien ne va venir efficacement contrarier l’essor industriel des pays « émergents », ainsi que ses conséquences sociales dans les pays « développés », si la reprise est au rendez-vous, même faiblement. Par ailleurs, les économistes reconnaissent que les ménages vont continuer d’avoir des « difficultés d’accès » au crédit …

Une autre image impressionnante de la pauvreté et des difficultés grandissantes d’y faire face est donnée aux Etats-Unis, dans ce qui était le riche Etat de la Californie, où les prisons sont surpeuplées en raison de la sévérité avec laquelle sont réprimés des petits délits liés à la pauvreté. Arnold Schwarzenegger, le gouverneur, vient de déclarer que le système carcéral californien « s’effondre sous son propre poids », 150.000 personnes sont incarcérés, la population totale étant d’environ 37 millions d’habitants, chaque prisonnier coûtant 50.000 dollars par an, ce qui n’est plus dans les moyens de l’Etat…

Je partage assez l’analyse de cet article de François Leclerc publié sur le blog de Paul Jorion.

J’en profite pour vous indiquer de lire aussi les commentaires de ce blog qui sont parfois aussi intéressant et long que les articles.

Les actifs toxiques des banques et leur bilan comptable

The Mess That Greenspan Made By Tim Iacono, sinch march 2005.

Le désordre qu’Alan Greenspan a mis.
Comment 18 ans d’argent facile a changé le monde
.

Quel titre de blog ! :lol:

Elizabeth Warren est la présidente du comité de surveillance du congres de TARP. Elle nous parle des actifs toxiques que detiennent encore les banques malgré les programmes TARP et PPIP (1). Dans ces conditons, selon elle, il demeure une instabilité préoccupante du système bancaire vu l’écart entre la valeur réelle actuelle et l’évaluation comptable plus élevée des banques.

(1) TARP = Troubled Asset Relief Program et PPIP = Public-Private Investment Program

Elizabeth Warren Introduces COP’s August Report (aout 2009)
Chairwoman Elizabeth Warren of the TARP Congressional Oversight Panel talks about the group’s August report titled “The Continued Risk of Troubled Assets”.[Youtube="http://www.youtube.com/watch?v=h75TNIkZ9PI"]

Super Madoff

Quelques extraits de texte apres les profits et bonus de la banque d’affaire Goldman Sachs

De la Fed à la BCE, le secteur bancaire profite à plein des plans de relance par Bill Bonner

En Europe, les banques ont monté une jolie petite affaire — presque aussi intéressante qu’aux Etats-Unis. Elles empruntent de l’argent à la Banque centrale européenne puis le re-prêtent au gouvernement.

La BCE prête de l’argent à taux bas aux banques — espérant encourager les prêts à la consommation et aux entreprises. En juin, par exemple, les banques ont emprunté 442 milliards d’euros au taux d’intérêt fixe de 1%. Mais les prêts aux entreprises et aux ménages sont à leur plus bas niveau depuis qu’on a commencé à enregistrer les chiffres — et ils ralentissent, annonce James Saft dans le International Herald Tribune.

En mai, la masse monétaire européenne a augmenté au taux annuel de 3,5%, note-t-il. Mais les prêts au secteur privé ont ralenti en juin, passant de 1,8% un mois auparavant à 1,5%. Les prêts aux entreprises non-financières ont même chuté en mai, tandis que les prêts aux ménages ont augmenté de moins de 1%.

Si les banques n’ont pas prêté l’argent… qu’ont-elles fait avec ? Eh bien, elles l’ont prêté, en fait — aux gens à qui elles l’avaient emprunté. En juin, les banques ont acheté pour 75 milliards de dollars d’obligations gouvernementales et ont prêté près de 30 milliards de dollars directement aux gouvernements européens.

L’article ne dit pas à quel taux elles pretent aux gouvernements européens mais c’est certainement bien supérieur à 1%. Une affaire qui rapporte et sans grand risque.

Super-Madoff  (MoneyWeek)

Une arnaque faisant 200 fois la taille de celle de Bernie Madoff pourrait exploser dans les mois qui viennent et réduire à néant l’épargne de millions de Français…

En 2009, le gouvernement américain devrait emprunter 2 500 MILLIARDS de dollars — qui viennent s’ajouter à 500 milliards l’an dernier. Et à une dette nationale de plus de 10 000 milliards de dollars.

La dette est si gigantesque… et grandit si rapidement… que le gouvernement US a du mal ne serait-ce qu’à payer les intérêts. Et si vous imaginez qu’il va pouvoir rembourser ses précédents prêts… vous allez être très déçu. C’est une véritable “arnaque en pyramide” — qui demande de nouveaux investissements en permanence. Avant que cette crise ne termine, les investisseurs se retrouveront “dans le rouge” de plus de 20 000 milliards de dollars.

Mais les Américains ne sont pas idiots. Ils savent qu’ils ne peuvent pas financer cette sorte d’emprunts éternellement. S’ils essayaient, cette immense demande d’argent ferait certainement grimper les taux d’intérêt — ruinant ainsi leurs efforts. En fait, les prêteurs étrangers réduisent déjà leurs engagements ; la proportion de dette US entre des mains étrangères chute rapidement.

Mais les Américains ont un vilain petit secret — et réservent une bien mauvaise surprise aux investisseurs qui ne se doutent de rien. En toute discrétion, la Réserve fédérale (la banque centrale des Etats-Unis) s’est vu accorder le droit de prêter de l’argent directement au gouvernement américain.

La crise économique et financière profite a eBay et Paypal

Avec des commissions suivant le type de produit allant de 6 à 15% pour une enchère eBay plus les frais Paypal 3% et les éventuels frais de taux de change, le cumul peut atteindre environ 21% de commission essentiellement payé par le vendeur. Quand on regarde la courbe du nombre d’enchères depuis sa création on constate une progression assez régulière sur 10 ans jusqu’à septembre 2008.

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Avec la courbe de l’année 2008, on aperçoit un décollage clair vers la mi-septembre 2008 qui double le volume d’enchères en seulement deux mois. Le signe est assez net et clair pour ne pas l’attribuer aux cadeaux de Noël et nouvel an. On passe d’environ 16M de transactions à 32Millions de transactions (par jour?).

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Ce volume se maintient par suite relativement constant jusqu’à notre période actuelle mai 2009. Il faut regarder la valeur moyenne des ventes car le volume seul ne suffit pas à calculer les profits. Il est possible qu’il y est une baisse de la valeur moyenne mais très probablement pas de moitié.