Les actifs toxiques des banques et leur bilan comptable

The Mess That Greenspan Made By Tim Iacono, sinch march 2005.

Le désordre qu’Alan Greenspan a mis.
Comment 18 ans d’argent facile a changé le monde
.

Quel titre de blog ! :lol:

Elizabeth Warren est la présidente du comité de surveillance du congres de TARP. Elle nous parle des actifs toxiques que detiennent encore les banques malgré les programmes TARP et PPIP (1). Dans ces conditons, selon elle, il demeure une instabilité préoccupante du système bancaire vu l’écart entre la valeur réelle actuelle et l’évaluation comptable plus élevée des banques.

(1) TARP = Troubled Asset Relief Program et PPIP = Public-Private Investment Program

Elizabeth Warren Introduces COP’s August Report (aout 2009)
Chairwoman Elizabeth Warren of the TARP Congressional Oversight Panel talks about the group’s August report titled “The Continued Risk of Troubled Assets”.

Super Madoff

Quelques extraits de texte apres les profits et bonus de la banque d’affaire Goldman Sachs

De la Fed à la BCE, le secteur bancaire profite à plein des plans de relance par Bill Bonner

En Europe, les banques ont monté une jolie petite affaire — presque aussi intéressante qu’aux Etats-Unis. Elles empruntent de l’argent à la Banque centrale européenne puis le re-prêtent au gouvernement.

La BCE prête de l’argent à taux bas aux banques — espérant encourager les prêts à la consommation et aux entreprises. En juin, par exemple, les banques ont emprunté 442 milliards d’euros au taux d’intérêt fixe de 1%. Mais les prêts aux entreprises et aux ménages sont à leur plus bas niveau depuis qu’on a commencé à enregistrer les chiffres — et ils ralentissent, annonce James Saft dans le International Herald Tribune.

En mai, la masse monétaire européenne a augmenté au taux annuel de 3,5%, note-t-il. Mais les prêts au secteur privé ont ralenti en juin, passant de 1,8% un mois auparavant à 1,5%. Les prêts aux entreprises non-financières ont même chuté en mai, tandis que les prêts aux ménages ont augmenté de moins de 1%.

Si les banques n’ont pas prêté l’argent… qu’ont-elles fait avec ? Eh bien, elles l’ont prêté, en fait — aux gens à qui elles l’avaient emprunté. En juin, les banques ont acheté pour 75 milliards de dollars d’obligations gouvernementales et ont prêté près de 30 milliards de dollars directement aux gouvernements européens.

L’article ne dit pas à quel taux elles pretent aux gouvernements européens mais c’est certainement bien supérieur à 1%. Une affaire qui rapporte et sans grand risque.

Super-Madoff  (MoneyWeek)

Une arnaque faisant 200 fois la taille de celle de Bernie Madoff pourrait exploser dans les mois qui viennent et réduire à néant l’épargne de millions de Français…

En 2009, le gouvernement américain devrait emprunter 2 500 MILLIARDS de dollars — qui viennent s’ajouter à 500 milliards l’an dernier. Et à une dette nationale de plus de 10 000 milliards de dollars.

La dette est si gigantesque… et grandit si rapidement… que le gouvernement US a du mal ne serait-ce qu’à payer les intérêts. Et si vous imaginez qu’il va pouvoir rembourser ses précédents prêts… vous allez être très déçu. C’est une véritable “arnaque en pyramide” — qui demande de nouveaux investissements en permanence. Avant que cette crise ne termine, les investisseurs se retrouveront “dans le rouge” de plus de 20 000 milliards de dollars.

Mais les Américains ne sont pas idiots. Ils savent qu’ils ne peuvent pas financer cette sorte d’emprunts éternellement. S’ils essayaient, cette immense demande d’argent ferait certainement grimper les taux d’intérêt — ruinant ainsi leurs efforts. En fait, les prêteurs étrangers réduisent déjà leurs engagements ; la proportion de dette US entre des mains étrangères chute rapidement.

Mais les Américains ont un vilain petit secret — et réservent une bien mauvaise surprise aux investisseurs qui ne se doutent de rien. En toute discrétion, la Réserve fédérale (la banque centrale des Etats-Unis) s’est vu accorder le droit de prêter de l’argent directement au gouvernement américain.

Bilan positif en 2008 pour Desjardins

Non ce n’est pas un poisson d’avril que je sache enfin pas officiellement. Par contre nous pouvons nous moquer du titre donné par un journaliste à cette nouvelle.

Un mauvais bilan pour Desjardins

Les actifs du Mouvement Desjardins ont connu un très faible rendement positif de 0,8 % cette année contre 12,3 % l’an dernier.

Ce “mauvais” bilan me semble tres correct compte tenu de la crise financière et la perte de 40 G$ de la Caisse des dépots et placement du Québec (CDPQ). Les actifs de Desjardins ont progressé de 144 G$ à 152 G$ malgré le tsunami financier mondial initié le 15 septembre  2008. Il faudra surveiller le bilan pour 2009. La présidente et chef de la direction Monique Leroux me parait être un excellent gestionnaire dans ce contexte délicat avec un excellent sens de la communication efficace de ce que j’ai pu observé.

Mme Leroux a impressionné bien des gens au cours des 12 derniers mois. Elle a pris le soin de communiquer sans cesse avec sa base, multipliant les tournées, les communications sur Internet et les séances d’explication du tableau financier réel.

C’est toujours reconfortant de voir des dirigeant(e)s et gestionnaires talentueux au Québec.  :)

Crise financière : Plan de nettoyage du secteur bancaire

Crise financière : Plan de nettoyage du secteur bancaire

Le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a dévoilé lundi matin les premiers détails de son plan de rachat de centaines de milliards de dollars de créances toxiques des banques américaines afin de relancer la confiance dans les marchés et l’économie. Le Trésor américain propose un plan de 500 milliards de dollars pour racheter les mauvaises créances qui freinent l’offre de crédit aux entreprises et aux particuliers. En fonction du succès du plan, les rachats pourraient atteindre plus de 1000 milliards.

Le plan du secrétaire au Trésor est construit autour de trois axes majeurs.

  1. les milliards de dollars engagés proviendront non seulement du Trésor américain, mais également de la Corporation fédérale d’assurance dépôt (FDIC) ainsi que de la Réserve fédérale pour « mobiliser le capital des investisseurs privés ».
  2. le plan doit assurer un partage de risques équitable entre les secteurs publics et privés qui engageront conjointement leurs ressources dans le plan. Le secteur public devra aussi toucher sa juste part des bénéfices potentiels que pourraient engendrer ces investissements.
  3. la valeur des prêts et des créances toxiques que rachètera le Trésor américain sera déterminée par enchères pour éviter que l’État ne paie un prix trop élevé pour ces mauvais placements.

Et comment se débaresse t’on des comportements toxiques ? Un certain Eric J. Fry y répond de façon tres directe et sans nuance sur un site d’actualité financiere.

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Implosion à venir du système bancaire Européen ?

L’analyse financière de Michel Santi est assez alarmante. En même temps, avec l’expansion accélérée de l’UE ces dernieres années j’envisageais le scénario à plus ou moins long terme d’une eclatement politique mais la crise financière et économique va probablement accelerer le mouvement et changer la cause. Nous sommes dans l’hypothèse et des scénarios +/- probables.

Gestion Suisse

Le système bancaire Européen, on le constate, a ses subprimes bien à lui si ce n’est que les Banques Européennes – exposées en Europe mais aussi aux Etats-Unis! – se retrouvent dans une posture nettement plus délicate que leurs consoeurs Américaines qui, elles, sont exposées seulement dans leur propre pays. De surcroît, selon le F.M.I., les Banques Européennes sont créancières à hauteur de 74% de la totalité des 4′900 milliards de dollars dus par l’ensemble des pays émergeants ! Toujours selon le F.M.I., outre que cette exposition des Banques Européennes vis-à-vis des nations émergeantes est cinq fois plus grande que celle des Banques Américaines et Japonaises, elle est également deux fois plus importante du fait de l’effet de levier utilisé! L’Espagne a elle aussi son marché subprimes, à savoir l’Amérique Latine qui s’installe progressivement à son tour dans la crise, le Brésil ayant ainsi créé 650′000 chômeurs de plus en un mois tandis que les ventes de voitures s’effondrent de plus de 50% en un mois au Mexique…

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Crise économique USA

Les économistes parlent actuellement de la relance par la consommation selon la théorie keynésienne à la mode. Avec une dette publique US de plus 10.000 G$, il faudra ajouter avec l’aide gouvernementale récente contre la crise immobilière, bancaire et financière 3.651 G$ d’après le calcul ci-dessous.

Relance par la consommation… ou déficits cauchemardesques ?

Mais les Américains n’épargnent pas ; ils impriment. Regardez l’exemple donné par ceux qui sont à la tête du plus gros budget de la nation, le gouvernement fédéral. Jim Rogers donne quelques détails sur le calcul.

- “Voici comment l’argent se répartit :

- 29 milliards de dollars pour Bear Stearns ;
- 143,8 milliards de dollars pour AIG (pour l’instant, mais ça continue d’augmenter) ;
- 100 milliards de dollars pour Fannie Mae ;
- 100 milliards de dollars pour Freddie Mac ;
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