Présumé coupable et lenteur administrative policière

L’arrestation médiatisée de DSK m’a un peu rappelé une affaire judiciaire qui s’est produit dans d’autres circonstances a Montreal il y a un peu plus d’un an. J’ai souvent commenté cette affaire DSK qui a été abondamment traité dans les média de masse via différents médias: journaux, radio, TV et web.

Aujourd’hui, je vous offre un scoop dont personne a encore parlé puisque c’est un événement vécu personnellement. Après avoir été arrêté et menotté dans le dos par la SPVM pour une petite altercation ridicule et mis en cellule durant 3h, les fonctionnaires de la police ont présumé que j’étais un dangereux et grand criminel :lol: ou plus probablement appliqué une règle administrative policière de manière automatique et systématique. Comme tel ils ont pris assez rapidement mes empreintes digitales et ma photo de face et profil. J’ai deja décrit cela plus en détail dans Prisonnier au Québec et la suite au Palais de justice a Montréal.

Une fois acquitté, pour effacer mon dossier et ces empreintes digitales prises, une assez longue démarche administrative s’annonce a moi qui n’ai pas voulu payer $300 a un avocat pour s’occuper de cela et du proces.

Je suis de nature plutot économe avec les avantages et inconvénients. Au final, avec mes 3 déplacements au Palais de justice j’ai du payer mon essence, plusieurs dollars pour les parcomètres, une amende de stationnement 50$ (dépassement de temps) et sans compter une perte de temps importante (>10h). Le service de l’avocat vaut largement les 300$ demandés pour une personne aisée financièrement. Ceci dit, je ne regrette pas mon choix “économique” car ça m’a permit de découvrir ce système judiciaire et de pouvoir écrire mon article pour en informer les citoyens du Québec et qui doit probablement être aussi valable pour le reste du Canada.

Bref, j’appelle la police et on m’indique le téléphone du service des empreintes digitales des criminels 514-393-2034. On me dit poliment que je dois demander une copie de mon proces verbal au palais de justice de Montreal. Ils ne communiquent pas entre eux. Misère ça commence mal!

Entre temps il y a eu un grève au Palais de Justice de Montreal. (1)

Après plusieurs semaines, je me déplace finalement au Palais de Justice de Montreal. L’attente est relativement courte et j’expose mon cas a l’employée. Elle me donne un billet avec les frais de greffe a aller payer a la caisse 1016 au sous-sol. 7$ pour avoir une simple photocopie recto-verso c’est cher mais raisonnable quand on pense qu’il faut payer tout ces fonctionnaires assis.

A la greffière, je demande pour la suite de la procédure avec la police mais elle ne sait pas. Ca ne fait pas partie de son travail. Elle me demande si je veux rendre confidentiel mon dossier. Je répond oui et je signe un papier. C’est fini pour le Palais de Justice et je recevrai ma confirmation par la poste au bout de quelques semaines.

Au centre ville de Montreal, j’entre dans un grand commissariat pour avoir mon formulaire. Ils cherchent mais n’en ont pas et m’indique un autre commissariat. Sachant qu’on peut me le faxer, je demande par tel. un fax de ce formulaire que je rempli et renvoie le tout par fax avec le proces verbal. 2 mois environ passe et je n’ai rien reçu comme confirmation écrite. Je rappelle le service des empreintes digitales et l’employé m’informe aimablement que le temps pour traiter le dossier est habituellement d’environ 11 mois:(

Ah l’administration publique et les fonctionnaires j’adore !
Ils se donnent du travail et puis ils le font tres mais tres lentement car ils doivent être “débordés” s’ils fichent n’importe qui a la moindre occasion. Le responsable c’est aussi le législateur donc le politique qui créé ce genre de règlement et puis les cadres de l’administration publique doivent faire sans doute aussi un peu de zèle.

Si on doit faire des économies j’aimerai bien qu’on coupe dans tout ça et que les cols bleus de Montreal que je vois longuement discuter entre eux on les réaffecte a refaire les routes ou ils perdent leur emploi de “relation publique” (glandeur). Quand aux policiers “crayon” qui passent leur temps a mettre des amendes aux automobilistes a la moindre petite infraction au code de la route qu’on les licencient massivement. Ras le bol de payer des fonctionnaires parasites !

1 : Procureur de la couronne en grève au Québec, en janvier et février 2011

Je suis pour améliorer leur productivité et éviter les procédures judiciaires qui s’étalent sur plusieurs années. Dans un contexte d’économie budgétaire le gouvernement doit légiférer pour réduire leur charge de travail. Cela implique de réduire et simplifier le nombre de lois et règlements administratifs trop lourd a gérer. Et diminuer les appels et recours qui allongent le processus.

Il faut repenser a tout ces services publics dans ce nouveau contexte de crise économique, que ce soit la police, la justice, la sante, l’éducation et les services d’urgence comme les pompiers ou les ambulances. Bien sur, il faut sauvegarder et améliorer les services essentiels et vitaux a la population. L’administration est devenu obèse au fil du temps et il faut restructurer et l’optimiser grâce a une volonté politique. L’administration publique ne reformera pas d’elle même mais cherchera a justifier plus de ressources humaines et financières.

Sinon en septembre ils ont obtenu une entente “historique” qui ne règle rien sur le fond a part les salaires des procureurs:

Le salaire des procureurs nouvellement embauchés sera bonifié grâce à une restructuration de l’échelle salariale qui retranche deux échelons à la base. «Ça va permettre d’avoir un salaire d’entrée plus élevé et d’aller chercher des gens plus expérimentés, a remarqué Christian Leblanc.» L’entente prévoit également une augmentation salariale de 6 % en cinq ans, comme celle qu’a obtenue l’ensemble des employés de l’État.

À cette augmentation s’ajoutera une prime salariale de 10 % pour les procureurs de la Couronne qui accepteront de travailler pour des équipes spécialisées comme l’Unité permanente anticorruption (UPAC) et le Bureau de lutte contre le crime organisé. Rappelons que le printemps dernier, les procureurs avaient boycotté les postes ouverts à l’UPAC pour protester contre la loi spéciale qui les forçait à rentrer au travail. Cette prime sera-t-elle suffisante pour régler les problèmes de recrutement rencontrés par l’UPAC? «On pense que c’est un outil qui est très pertinent et qui va certainement donner un coup de main, croit Christian Leblanc. Évidemment, l’argent, ce n’est pas tout dans la vie. Il faut que l’ensemble des conditions de travail des procureurs soient améliorées. Il faut que le personnel de soutien soit en nombre suffisant.»
(source)

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