Soins intensifs, danger
Il y a deux ans, l’émission s’était intéressée aux unités de soins intensifs des grands hôpitaux de la région de Montréal. L’enquête révélait que la situation était critique, au point que des patients gravement malades ne pouvaient être admis, faute de place. Aujourd’hui, les choses ont-elles changé ? L’équipe d’Enquête est retournée sur place pour le vérifier. Dans certaines unités de soins, la situation est toujours aussi préoccupante et il arrive que des patients meurent en attendant qu’on leur trouve un lit. L’équipe d’Enquête est retournée sur place pour le vérifier. Dans certaines unités de soins, la situation est toujours aussi préoccupante et il arrive que des patients meurent en attendant qu’on leur trouve un lit. Mais des initiatives locales, comme le programme de résidence pour les infirmières mis en place à l’hôpital du Sacré-Coeur, montrent que des améliorations sont possibles.
Dans le reste du Québec, il apparaît que la situation peut grandement varier selon les hôpitaux, et selon les régions.
Je ne veux pas politiser ce débat avec la souffrance de ces patients, de leur proche et des médecins stressés qui se rendent bien compte qu’ils n’offrent pas le meilleur service possible. Ceci dit il faut que les responsables politiques rendent des comptes comme Pauline Marois qui a une très lourde responsabilité avec ses coupes et le virage ambulatoire. Depuis 5 ans, le 1er ministre Jean Charest n’arrive pas a redresser la barre du paquebot sanitaire du Québec et avec des promesses excessivement démagogique et racoleuse en 2003 parlant d’amélioration dans les semaines voir jours qui suivraient son élection. Après 5 ans, les choses ne sont pas encore améliorés et je crains une dégradation avec le départ en retraite prochain des médecins de la génération du “baby boom”. Seul point positif l’accord signé entre la France et le Québec pour reconnaitre mutuellement a partir de la fin 2010 les diplômes dont ceux du domaine médical. Ce n’est pas trop tard. Cela aurait été ma 1ere mesure avec la réforme du système “gratuit” qui coute tres cher par rapport a la qualité des services rendus à la population.
Comme immigrant français si j’avais mieux connu cette situation, jamais je ne serai venu m’installer au Québec. Au consulat du Québec à Paris, il refusait en 1998 pour le visa permanent les professionnels de la santé. A l’époque je me disais que c’était probablement à cause d’une abondance de médecins et infirmieres. C’était le contraire une grave pénurie car salariés par l’état et qui cherchait à réduire ses dépenses de santé. Une décision politique que je qualifierai de criminelle puisque l’alternative privée n’était pas autorisé. Ces “économies” coutent en réalité sur le long terme bien plus cher à la société avec ces ratés comme les canalisations mal entretenu durant des décennies à Montréal et qui explosent actuellement avec le cout des réparations associées.